Premières lignes — 31 mai

Premières lignes

« En France, et à vrai dire, un peu partout en Occident, voire dans le monde, on aime les séries britanniques; bien sûr, nous regardons surtout des séries américaines parce qu’elles sont plus les nombreuses, les plus en en vue, parce que certaines sont très novatrices. Mais nous aimons les séries britanniques. Nous les aimons parce qu’elles sont souvent réussies, bien produites, et très bien interprétées, tout particulièrement les séries historiques. « 

L'Angleterre en série par Deroide

L’Angleterre en séries est un petit livre attractif (les illustrations sympas) qui aborde trois séries anglaises : The Crown, Dowtown Abbey et Peaky Blinders et prétend les décortiquer pour analyser les XXème siècle au travers de leurs épisodes. Cela m’a paru intéressant, de prime abord. C’est bien pour cette raison que je l’ai emprunté à la bibliothèque, ayant regardé les 3 séries. Enfin, j’en suis à la fin de la saison 4 pour the Crown (mon enthousiasme a sérieusement diminué, j’avoue) ; j’ai vu et revu Downtown Abbey car, même si la série comporte de nombreux défauts, dont une terrible indulgence envers l’aristocratie très peu crédible, la série reste bien écrite et bien interprétée ; et je visionne lentement Peaky Blinders en ce moment (je dois en être à la saison 4).

Découpé en quatre grandes parties (personnages historiques ; la représentation des moments-clés du XXe siècle ; groupes sociaux et communautés en Angleterre ; la British touch ), le livre est aussi truffé d’anecdotes historiques et également de « secrets » de tournage (qui sont souvent bien connus, mais ce n’est pas très grave). La présentation est claire, aérée, bien illustrée. Tout est fait pour que le sujet soit attractif…
Mais au final, il y a un hic. Car non seulement on n’apprend rien, mais à part énumérer quelques informations historiques que l’on peut retrouver n’importe où (à peu près dignes de la wikipedia), cet ouvrage n’apporte vraiment rien. C’est assez triste quand on lit que l’auteur est agrégé d’Histoire et enseignant…
Un livre assez inutile au final. Dommage.

Résumé éditeur :

Les trois séries so British préférées des Français enfin décryptées ! En France, on aime les séries anglaises parce que l’histoire des Britanniques au XXe siècle, au fond, c’est aussi la nôtre : deux guerres mondiales, une industrie florissante, l’émancipation des femmes… Et quoi de mieux que d’analyser ce siècle riche en événements grâce à trois séries désormais cultes, qui se démarquent par leur succès international, leur production irréprochable, et leur charme incontestable ? Vous aurez bien sûr reconnu les maîtres et valets de Downton Abbey, les gangsters de Peaky Blinders, et les royals de The Crown ! Dans cet ouvrage richement illustré, retrouvez vos personnages préférés des familles Crawley, Shelby et Windsor, et plongez avec eux au coeur d’une époque inoubliable, où les majestueuses tenues du tea time se mêlent à la rigueur de l’étiquette de la famille royale et aux fumées des usines de Birmingham.

Ioanis Deroide
Boris Zaïon (Illustrateur)EAN : 9782412052983
160 pages
Éditeur : FIRST (27/02/2020)

Premières lignes – 10 mai

Premières lignes avec un choix un peu particulier cette semaine :

 » Tenir comme moi si peu de place dans le monde et vouloir faire le changement le plus considérable qui ait eu lieu encore dans l’ordre social (juin 1883) —

Mes efforts frappent les oreilles humaines aussi inutilement que les vagues de la mer frappent les rochers. Nous nous brisons inutilement, les vagues contre les récifs, moi contre les préjugés —

Il ferait bon de vivre si je n’étais seule ! Mais je me seule partout, seule dans la république, seule dans la vie privée » (1885)

Les phrases en exergue sont celles qui sont tirées des pages journal d’Hubertine Auclert, reconstitué par Nicole Cadène après un travail méticuleux. On connaît mal, peu ou pas, Hubertine Auclert (1848 – 1914). Et ce n’est pas étonnant car son journal a été oublié par l’Histoire ainsi que son travail, comme trop souvent les actes significatifs des femmes. Pourtant, elle fait partie de celles qui se sont battues pour acquérir le droit de vote. Trouvant que les mouvements de son époque ne sont pas avancer les choses, elle fonde la société «Le Droit des femmes » qui devient par la suite « Suffrage des femmes ». et même un journal, « La Citoyenne », pour revendiquer des droits politiques. Quand elle s’établit en Algérie pour quelques années avec son mari, Pierre Antonin Lévrier, elle observe les femmes du pays et note :

« Pour les étrangers, les fonctionnaires, les Israélites, les colons, les trafiquants, l’Arabe, moins considéré que ses moutons, est fait pour être écrasé. Le refouler dans le désert pour s’emparer de ce qu’on ne lui a pas encore pris, tel est le rêve. Les Français algériens, qui ont déclaré que le fanatisme rendait les Arabes incivilisables, s’obstinent à ne rien tenter pour les tirer de l’ignorance, si favorable à l’exploitation et à la domination. »

— Hubertine Auclert, Les femmes arabes en Algérie

Toute sa vie, Hubertine lutte contre les préjugés.

Son journal intime, intitulé ici Journal d’une suffragiste (chez Folio inédit Histoire) a été étudié, traduit et surtout, perdu. Nicole Cadène relate dans une longue et très intéressante introduction le récit de son enquête pour retrouver les pages manquantes et en faire une transcription fidèle.
J’ai lu toute cette partie ainsi que la postface avec beaucoup d’intérêt. Et je vous invite à en faire autant si vous vous intéressez aux femmes engagées. Le journal se lit rapidement.

Hubertine Auclert est enterrée au Père-Lachaise. Il existe à Paris (11ème) une place qui porte son nom.

Journal d'une suffragiste par Auclert

Hubertine Auclert
Nicole Cadene (Autre)EAN : 9782072901546
240 pages
Éditeur : GALLIMARD (18/02/2021) – Folio inédit Histoire


Pour l’anecdote : je cherchais des figures françaises de femmes actives en faveur du droit de vote. Si on trouve facilement des livres sur les suffragettes anglaises –– j’ai parlé de Sylvia Pankhurst il y a peu — j’étais un peu en panne avec les françaises.

Il est vrai que le droit de vote n’a été accordé aux femmes qu’en 1944 en France, le Sénat n’ayant eu de cesse de refuser l’adoption du projet de loi depuis 1919 :

  • 20 mai 1919: vote en faveur d’une proposition de loi pour le suffrage intégral des femmes
  • 21 novembre 1922 : Trois ans et demi après son vote à la Chambre, la proposition est rejetée au Sénat par 156 voix contre 134
  • 7 avril 1925 : la Chambre des députés adopte par 390 voix contre 183 une proposition de loi en faveur du suffrage des femmes lors des élections municipales et cantonales
  • etc….jusqu’en 1944

Et comme la date est un peu symbolique aujourd’hui : 10 mai 2021, j’en profite pour rappeler que le 10 mai 1981 marque l’élection du seul président qui aura nommé une femme premier ministre. Et comme je suis assez âgée pour me souvenir, même vaguement (j’avais 13 ans en 81) de ce qui s’est passé lors de cette élection, je me souviens par contre très bien à quel point Edith Cresson avait été discréditée, non pas parce qu’elle n’était pas compétente mais surtout parce qu’elle était une femme. Le gouvernement de Mme. Cresson comportait en 1991 six femmes ministres. Je dis ça, hein, je dis rien… Pour ces années-là, c’était déjà quelque chose.


Premières lignes #17février

 

Retour à une série déjà lue il y a une dizaine d’années pour ces Premières Lignes :

 » Par trois fois, je me suis réveillée dans la pénombre des premières heures de l’aube : d’abord, la gorge nouée par le chagrin; ensuite, le sourire aux lèvres; et enfin, le coeur écrasé par une terrible solitude. « 

Ainsi débute ce qui constitue le deuxième tome de Outlander (Le chardon et le tartan)  la série-fleuve de Diana Gabaldon (elle n’a pas encore fini de l’écrire).
On retrouve avec plaisir des personnages qui deviennent pour le lecteur aussi familiers que de vieux amis : Claire, revenue au XXème siècle, bien sûr mais on apprend à connaître sa fille  (et celle de Jamie), Brianna.
Très vite, Gabaldon nous replonge dans les aventures de Claire et Jamie qui les ont conduits à cette séparation temporelle.

Outlander touche à plusieurs genres : ce n’est pas seulement une romance, ce n’est pas juste un roman historique et c’est, très légèrement, de la science-fantasy (plus que de la SF, vu comme le thème du voyage temporel est traité).

Ma première lecture date d’il y a déjà 10 ans et, depuis, la série a été adaptée brillamment à la télé. Aujourd’hui, j’ai les mêmes objections à la relecture qu’en 2008/09 : trop de scènes de sexe, dont certaines ne servent à rien; quelques incohérences parfois (par ex : on a du mal à comprendre comment Jamie et Jack Randall peuvent se retrouver dans la même pièce après la scène de torture et de viol du tome précédent). C’est l’avantage de la série TV : en allant à l’essentiel, elle évite ces passages un peu faibles et peu cohérents. D’ailleurs, en relisant ces premiers tomes d’Outlander, je trouve que les acteurs ont su apporter une touche personnelle, une humanité,  qui rend les personnages beaucoup plus agréables que dans les romans (dans les tomes 1 et 2, Jamie est très souvent une grosse brute; Claire a tendance à osciller entre l’oie blanche et la femme mûre, sûre de ses compétences, sans être plus sympathique que cela…etc..).

Par contre, Gabaldon a un talent fou pour rendre vivants ses personnages et pour restituer une époque. Et même si la traduction française est toujours un peu faible, c’est un bonheur que de se replonger dans les péripéties de Claire, Jamie et cie.


C'est assez amusant de relire ces premiers tomes et
 en parallèle, de regarder à nouveau les saisons 1 et 2... 
(oui, oui, je suis à fond ^^).

 

Résumé du Tome 2 : 1968. A la mort de son mari, le docteur Claire Beauchamp-Randall emmène sa fille en Ecosse, sur les lieux mêmes où, vingt ans plus tôt, elle a vécu d’extraordinaires aventures… Là, elle révèle à Brianna l’incroyable secret qu’elle n’a jamais dévoilé depuis qu’elle fut retrouvée inanimée auprès d’un menhir, dans un ancien site mégalithique, après trois années d’une absence inexpliquée. Ce second volet des aventures de Claire Beauchamp à travers l’Histoire entraîne le lecteur dans le Paris du siècle des Lumières. Après avoir fui l’Ecosse où ils sont devenus hors-la-loi, Claire et Jamie, le jeune Highlander qu’elle a épousé, gagnent la capitale française à la rencontre de Charles-Edouard Stuart, le prétendant au trône d’Ecosse et d’Angleterre, venu solliciter l’appui de son cousin Louis XV Leur objectif : décourager ses tentatives d’accession au trône qui, Claire le sait, marqueraient à coup sûr le début d’une répression sanglante dans les Highlands. Le couple se lance alors dans une course effrénée pour modifier le cours de l’Histoire. Pour cela, il devra affronter un monde sans pitié où il ne pourra compter que sur lui-même et la force de son amour avant de découvrir, à ses dépens, qu’on ne joue pas impunément avec la destinée humaine.

 

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Premières lignes #6janvier

Premières premières lignes de l’année !
Et toujours bonne année, bonne santé et des tas de bonnes et belles choses en 2019

 

 » Nous l’avons pendu sur le parvis de la cathédrale de Kingsbridge. C’est là  qu’ont habituellement lieu les exécutions. Après tout, si vous n’êtes pas capable de tuer un homme à la face de Dieu, mieux vaudrait  sans doute ne pas le tuer du tout. « 

 

C’est avec un pavé que j’ai commencé l’année, un Ken Follett qui poursuit la grande série des Piliers de la terre (puis : Un monde sans fin). J’avais beaucoup aimé Les Piliers de la terre. On retrouve ici les mêmes ingrédients: une documentation très fournie, des personnages ayant existé, plusieurs familles dont les destins vont se croiser…
Dans Une colonne de feu, les personnages sont bien trouvés : un peu trop manichéens, comme souvent chez Follet, on n’est pas là pour explorer en finesse des détails psychologiques. Non, ce qui est bien fait, c’est une certaine reconstitution de l’époque. Parfois, on croirait avoir pris une machine à remonter le temps.

Ensuite, je n’ai pas forcément adhéré à 100% aux descriptions des grands événements historiques comme la St Barthélémy (tellement plus prenante chez Dumas ou chez Robert Merle, par ex.). J’ai eu l’impression aussi que parfois, Follett avait été un brin trop ambitieux et ne développait pas certains aspects. Par exemple, les relations entre Marie Stuart et Elisabeth 1ère sont plus qu’expédiées; idem pour la tentative d’invasion espagnole et la grande Armada.

Pour finir, le roman se lit très bien, particulièrement les deux-tiers. On ne peine pas avec les 900 pages. J’ai un peu survolé la fin qui m’a parue un peu bâclée, par contre.

 

Résumé :En 1558, les pierres patinées de la cathédrale de Kingsbridge dominent une ville déchirée par la haine religieuse. En Angleterre, Elisabeth Tudor devient reine et le pouvoir passe de manière précaire des mains des catholiques à celles des protestants.

Toute l’Europe se dresse contre elle. La jeune souveraine, habile et déterminée, crée les premiers services secrets du pays, afin d’être avertie à temps des complots qui se trament contre sa vie, des projets de rébellion et des plans d’invasion.

À Paris, Marie reine d’Écosse, proclamée souveraine légitime de l’Angleterre, attend son heure. Jeune femme séduisante et obstinée appartenant à une famille française d’une ambition sans scrupule, elle possède de nombreux partisans qui intriguent pour se débarrasser d’Elisabeth.

Ned Willard n’a qu’un désir : épouser Margery Fitzgerald. Mais lorsque les amoureux se retrouvent de part et d’autre de la fracture religieuse qui divise le pays, Ned se place au service de la princesse Elisabeth. En ce demi-siècle tourmenté où l’extrémisme attise la violence d’Edimbourg à Genève en passant par Paris, l’amour entre Ned et Margery paraît condamné.

 

A lire aussi:

  • Les piliers de la terre – même auteur
  • La cathédrale de la mer (saga formidable) – Ildefonso Falcones
  • Fortune de France – Robert Merle
  • Les rois maudits – Maurice Druon
  • La reine Margot – Alexandre Dumas

 

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Les Livres de Jakób – Olga Tokarczuk

 

Le livre est dense. C’est même plus une fresque qu’un roman. Olga Tokarczuk nous emmène dans un vaste voyage tout en lançant un véritable défi littéraire au fil des 1000 et quelques pages numérotées à rebours . On se laisse embarquer lentement car il faut être patient pour venir à bout de cette odyssée inspirée. Mais le jeu en vaut largement la chandelle ! Passionnant !

 

Olga Tokarczuk à propos de son roman :

« Comment vous est venue l’idée d’écrire sur le faux messie Jakob Frank ?

O.T :C’est le contexte historique dans lequel Jakob Frank a vécu qui m’a d’abord fascinée. Une époque où les Lumières prennent leur élan et engendrent de nouvelles visions de la société. Le système de croyances frankiste constitue un condensé assez chaotique, extrêmement fluide, voire explosif, de divers types d’hérésies. Il pousse ses racines dans un passé plus ou moins lointain, au-delà des marges du christianisme ou du judaïsme. Son origine première se situe dans le gnosticisme [mouvement religieux des premiers siècles du christianisme, persuadé de l’imminence de la fin du monde]. Or, il y a longtemps que je m’intéresse à ce thème. Un autre aspect, qui n’a rien de secondaire, tient au fait que Frank représente une figure complexe d’un immense intérêt psychologique » (source)

 

Résumé : Hérétique, schismatique, Juif converti à l’islam puis au christianisme, libertin, hors-la-loi, magicien, tour à tour misérable et richissime, Jakób Frank a traversé l’Europe des Lumières comme la mèche allumée d’un baril de poudre. De là à se prendre pour le Messie, il n’y avait qu’un pas – et il le franchit allègrement. Le dessein de cet homme était pourtant très simple : il voulait que ceux de son peuple puissent, eux aussi, connaître la sécurité et le respect de tous.

 

La vie de ce personnage historique est tellement stupéfiante qu’elle semble imaginaire. Un critique polonais dit qu’il a fallu à Olga Tokarczuk une « folie méthodique » pour l’écrire. On y retrouve les tragédies du temps, mais on y goûte aussi les merveilles de la vie quotidienne : les marchés, les petits métiers, les routes incertaines et les champs où l’on peine, l’étude des mystères et des textes sacrés, les histoires qu’on raconte aux petits enfants, les mariages où l’on danse, les rires et les premiers baisers.

 

Cette épopée universelle sur l’émancipation, la culture et le désir est une réussite absolue : elle illustre la lutte contre l’oppression, en particulier des femmes et des étrangers, mais aussi contre la pensée figée, qu’elle soit religieuse ou philosophique.

 

Ainsi que le dit le père Chmielowski, l’autre grand personnage de ce roman, auteur naïf et admirable de la première encyclopédie polonaise, la littérature est une forme de savoir, elle est « la perfection des formes imprécises ».

Les Livres de Jakób, par Olga Tokarczuk,
traduit du polonais par Maryla Laurent,
Noir sur Blanc, 1040 p., 29 euros.

Prix Nike 2015 (Pologne)

Prix Transfuge 2018 du Meilleur roman européen

Finaliste Prix Femina étranger 2018

 

Merci à Net Galley et aux éditions Noir et Blanc pour cette lecture. 

Révoltées – Carole Trébor


 

Moscou, octobre 1917. La Première Guerre mondiale fait rage et le règne des tsars vient de prendre fin cédant la place à un gouvernement provisoire sourd à la détresse du peuple russe. Tandis que Lena, 17 ans, rejoint les rangs des révolutionnaires qui préparent l’insurrection, sa sœur jumelle Tatiana rêve d’une carrière au théâtre.
Ensemble elles veulent contribuer à construire un nouveau monde. Ensemble elles veulent y conquérir une nouvelle place.

Roman court pour la jeunesse paru début octobre 2017 chez Rageot, « Révoltées » nous emmène un siècle en arrière lors de la révolution d’octobre en Russie.
Rapide et facile à lire, le roman de Carole Trébor est un régal. La facette historique est très bien mise en place (on fait des révisions ou on apprend, tout dépend).
Je n’en suis pas à mon premier roman sur la révolution russe, loin de là, mais j’ai été agréablement surprise.

 

 

Avant d’écrire pour la jeunesse, Carole Trébor a été historienne, spécialiste de l’histoire culturelle russe et réalisatrice de documentaires (Ina.fr, Arte.tv, Youhumour.com, Silence ça pousse sur France 5). Après avoir écrit des pièces de théâtre chanté (Merci l’ours, Noctambule, Au cirque Fanfaron), elle s’est lancée dans l’écriture de romans pour les adolescents. Sa trilogie historique-fantastique Nina Volkovitch, qui se déroule en Russie en 1948, a remporté un bel accueil auprès des adolescents et un beau succès critique (douze prix littéraires en 2013-2014). En 2015, elle est l’une des auteurs de la saga U4, véritable phénomène de la littérature ado. Étant parisienne, elle a écrit le tome consacré à Jules, le survivant qui habite la capitale (U4.Jules chez Nathan-Syros).
Après cette incursion dans un univers post-apocalyptique, elle est heureuse de retrouver avec Lumière, le voyage de Svetlana, le genre historique-fantastique qu’elle affectionne.
Carole Trébor est également l’auteur de Nina Volkovitch (Gulf Stream) et de U4. Jules (Nathan).

 

Merci à Net Galley et Rageot

 

Hors collection
Grand format
Parution : 4 octobre 2017

256 pages

Prix : 13.90 €

ISBN: 9782700256239