Premières lignes – 23 août

Premières lignes 

 » Le roi se tenait , à la dérive, dans une flaque de lumière bleue. C’était l’acte IV du Roi Lear, un soir d’hiver à l’Elgin Theatre de Toronto. En début de soirée, pendant que les spectateurs entraient dans la salle, trois fillettes — versions enfantines des filles de Lear — avaient joué à se taper dans les mains sur le plateau, et elles revenaient maintenant sous forme d’hallucinations dans la scène de la folie. « 

Station Eleven par St. John  Mandel

J’ai sans doute eu une idée étrange en lisant le roman d‘Emily St John Mandel en ce moment  (mais j’avais déjà lu Cheyenne 6112 en avril et en plein confinement) puisqu’il y est question de pandémie et pas d’une petite : la grippe de Géorgie qui y sévit détruit en quelques temps 99 % de la population mondiale. De quoi faire basculer l’humanité dans un vrai monde d’après.
On va donc suivre plusieurs personnages (Arthur, Miranda, Kisten, Clark, Jeevan) avant que l’épidémie de grippe ne sévisse. On les retrouve à la fois pendant que la maladie s’installe et vingt ans plus tard, surtout au travers du point de vue de Kirsten, devenue comédienne itinérante. Car que reste-t’il  une fois que tout ou presque a disparu, l’électricité, internet, l’essence ? Et bien, l’art, la musique, un musée dans un ancien aéroport… Mais pourtant, les dangers rôdent.
Ce n’est pas un roman triste ou particulièrement anxiogène. C’est sombre, parfois, interrogateur, traversé de pensées pleines d’espoir, de visions d’un monde redevenant naturel et beau. C’est plutôt positif et les personnages sont bien dessinés et intéressants.
Bien sûr, il y a de forts échos avec la crise que nous traversons (vivons) actuellement.
Est-ce qu’il faut pour autant éviter de lire ce genre de romans pour autant ? J’ai envie de dire que cela dépend de la sensibilité de chacun.e. Celui-ci est tellement bine fait que ce serait dommage de s’en priver.
L’autrice a sorti un nouveau roman The Glass Hotel et a parlé des similarités de Station Eleven avec la crise actuelle . 

Résumé : Une pandémie foudroyante a décimé la civilisation. Une troupe d’acteurs et de musiciens nomadise entre de petites communautés de survivants pour leur jouer du Shakespeare. Ce répertoire classique en est venu à représenter l’espoir et l’humanité au milieu des étendues dépeuplées de l’Amérique du Nord.

Centré sur la pandémie mais s’étendant sur plusieurs décennies avant et après, Station Eleven entrelace les destinées de plusieurs personnages dont les existences ont été liées à celle d’un acteur connu, décédé sur scène la veille du cataclysme en jouant Le Roi Lear. Un mystérieux illustré, Station Eleven, étrangement prémonitoire, apparaît comme un fil conducteur entre eux…

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Premières lignes — L’espace d’un an

Premières lignes de la semaine :

« En s’éveillant dans le module, elle se souvint de trois choses. La première : elle voyageait dans l’espace large. La deuxième : elle allait prendre un nouveau poste. La troisième : elle avait corrompu un fonctionnaire pour obtenir un fichier d’identité falsifié. Même si aucune de ses informations ne constituait une nouveauté, elles n’assuraient pas un réveil agréable. « 

Depuis que j’ai lu Semiosis de Sue Burke, je me suis dit que j’étais réconciliée avec la SF. Ou presque. Pas tout à fait, quand même.
Je le suis avec les livres, mais pas forcément avec le milieu, en généra. Exemple :  lorsque j’entends ou quand je lis, très effarée des phrases peu subtiles du type   » la SF c’est bon, la fantasy c’est de la m…. » ou encore  « il faut avoir forcément  une formation scientifique pour apprécier la SF », j’ai l’impression de tomber des nues (ou sur le cul, et ça fait mal). Cela me rappelle une époque que je croyais révolue où le milieu de la SF était presque exclusivement masculin, blanc, peuplé de matheux – des gens qui vous rejetaient avec un paquet de moqueries quand vous ne correspondiez pas aux critères. (je veux parler de souvenirs des années 80, avant cela j’étais bien trop petite). 
Oh, wait… Serait-ce encore un peu le cas ? Aurais-je mal compris ? 

En outre, les personnes qui ont à la bouche de telles….assertions ( âneries?)  ne font aucun bien au(x) genre(s). Les littératures de l’imaginaire, les fameux « mauvais genres« , sont multiples, complexes et s’adressent à un ensemble de personnes, complexes, aussi. En écarter certaines pour une ou plusieurs raisons, il me semble que cela ressemble à une forme d’élitisme, exactement ce que certain.e.s reprochent aux  gens appartenant au milieu de la littérature dite « blanche » (comprenez : non-imaginaire même si parfois, les frontières deviennent floue).
Bref. Je digresse. Revenons à mes premières lignes et à cette excellente lecture :

Je vais donc parler d’un autre roman de SF qui m’a à peu près autant plu que Semiosis bien que différent. Un roman de SF, donc. Un space opera qui défie les codes : L’espace d’un an, de Becky Chambers (L’ Atalante).  Nous sommes invités à suivre Rosemary, une jeune femme qui commence une nouvelle vie à bord  la vie du Voyageur,  un vaisseau chargé de creuser des tunnels dans l’espace (d’où le terme ‘tunnelier »). Très vite, nous faisons connaissance avec les différents membres de l’équipage, tous d’espèces différentes : Sissix , une Aandriske, sorte de reptile  à plumes ; le Dr. Miam  un Grum amphibien doté de plusieurs mains/pieds ;  Ohan, paire Sianate à qui il faut s’adresser au pluriel puisque  son cerveau est l’hôte d’un neurovirus formant la deuxième partie du duo ; sans parler de Lovey, l’Intelligence Artificielle. Il y a aussi quelques humains assez remarquables : Jenks, le tech de petite taille amoureux de l’I.A, Kizzy, l’autre tech aux réactions plus que spontanées et parfois enfantines, Corbin, un ronchon aux préjugés spécistes, et le capitaine Ashby, amoureux d’une extra-terrestre. Tout le monde cohabite tant bien que mal, s’aime, se chamaille, souvent dans un joyeux bazar. C’est un peu Galactica, un peu Babylon 5, un peu Star Trek parfois, mais en plus déjanté, en plus optimiste aussi, malgré les conflits et l’extinction de certaines espèces. On fait le voyage avec eux et quel voyage ! Car il ne s’agit pas seulement un voyage dans l’espace mais surtout un parcours de plusieurs êtres ensemble…
Becky Chambers a le chic pour écrire des personnages attachants, aux histoires mouvementées. On a envie d’en savoir plus — et tant mieux, il y a deux autres livres situés dans le même univers que celui-ci. Le tout est regroupé  dans la trilogie : Voyageurs, à l’Atalante, bien sûr. C’est fin, bien fait, rafraîchissant, marrant, émouvant et tendre (et pas neuneu du tout, contrairement à ce que j’ai pu lire). Oui, c’est à lire. Oui, c’est un grand roman de SF.

L'espace d'un an par Chambers

Résumé : Rosemary, jeune humaine inexpérimentée, fuit sa famille de richissimes escrocs. Elle est engagée comme greffière à bord du Voyageur, un vaisseau qui creuse des tunnels dans l’espace, où elle apprend à vivre et à travailler avec des représentants de différentes espèces de la galaxie : des reptiles, des amphibiens et, plus étranges encore, d’autres humains. La pilote, couverte d’écailles et de plumes multicolores, a choisi de se couper de ses semblables ; le médecin et cuistot occupe ses six mains à réconforter les gens pour oublier la tragédie qui a condamné son espèce à mort ; le capitaine humain, pacifiste, aime une alien dont le vaisseau approvisionne les militaires en zone de combat ; l’IA du bord hésite à se transférer dans un corps de chair et de sang… Les tribulations du Voyageur, parti pour un trajet d’un an jusqu’à une planète lointaine, composent la tapisserie chaleureuse d’une famille unie par des liens plus fondamentaux que le sang ou les lois : l’amour sous toutes ses formes. Loin de nous offrir un space opera d’action et de batailles rangées.

J’ajoute cette lecture au thème du mois de mars du HMSFFF challenge : les autrices et au Challenge de l’Imaginaire 

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Premières lignes #17mars

Semaine de confinement, profitons-en pour lire !

Mes premières lignes de cette semaine concernent le roman d’une autrice que j’aime beaucoup … 😍

 » Mais qui parmi nous pourrait écrire un livre ? Moi, je n’arriverais pas à raconter ce qui s’est passé dans le bon ordre. Et par quoi commencer ? « 

C’est une histoire qui raconte … des histoires. Plusieurs histoires : celles du passé, celle du présent, celles à venir. Jo Walton joue avec les temporalités, et avec le temps qui ne s’écoule pas de la même manière, dans ce monde, à l’ouest qu’à l’est. On pourrait croire que le résultat est un bel embrouillamini : ça n’est pas le cas. On s’y retrouve très bien.
Pierre-de-Vie explore plusieurs thèmes :
– un monde où la magie (la yeya) est parfois puissante, parfois inconnue (« sans intérêt »)
– les liens familiaux et (poly) amoureux
– la place des femmes
– la curiosité et le savoir
– prendre sa place dans une famille, dans une société, etc…
– la question des dieux et des déesses
– l’identité, enfin

Je ne vais pas me répéter mais j’adore vraiment ce qu’écrit Jo Walton, son imaginaire, ses thèmes, ses idées. de plus, c’est une personne adorable (cf. les Utopiales 2019)
Pierre-de-vie est encore une fois un excellent roman.

Une bonne idée de lecture donc !

Résumé : Applekirk est un village rural situé dans les Marches, la région centrale d’un monde où le temps ne s’écoule pas à la même vitesse selon que l’on se trouve à l’est – où la magie est très puissante et où vivent les dieux – ou à l’ouest – où la magie est totalement absente. C’est la fin de l’été, et la vie s’écoule paisiblement pour les villageois. Mais le manoir va être mis sens dessus dessous par le retour de Hanethe, qui fut autrefois la maîtresse des lieux. Partie en Orient, elle y est restée quelques dizaines d’années. Mais, plus à l’ouest, à Applekirk, plusieurs générations se sont succédé. Ayant provoqué la colère d’Agdisdis, la déesse du mariage, Hanethe la fuit. Mais Agdisdis est bien décidée à se venger.

Subtil roman de fantasy – prix Mythopoeic en 2010 -, Pierre-de-vie dresse le portrait de femmes simples et merveilleuses, d’une famille sans histoires mais singulière, confrontées à des changements qui les dépassent, dans un monde hors du commun.

Pierre-de-vie par Walton

— Prenez soin de vous, restez chez vous, lisez  !❤️ — 

 

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J’ajoute cette lecture au thème du mois de mars du HMSFFF challenge (autrices) et au Challenge de l’Imaginaire 

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Premières lignes #03mars

J’ai bien commencé ce mois de mars, avec une autrice (Mars est au féminin). Voici tout de suite les premières lignes 

« L’hiver était déjà bien avancé en Rus’ septentrionale et l’air lourd d’une humidité qui n’était ni la pluie ni la neige. Les  paysages resplendissants de février avaient fait place à la morne grisaille de mars, et tous dans la maisonnée de PiotrVladimirovitch avaient la goutte au nez et la maigreur de qui s’est sustenté six semaines de pain noir et de chou fermenté. Mais personne ne pensait aux engelures ou aux reniflements ni même n’avait la nostalgie des bouillies et des viandes rôties parce que Dounia allait raconter une histoire. « 

Et des histoires, dans L’ours et le rossignol, il y en a beaucoup ; des contes qui se mêlent au réel, tant et si bien que les vieilles légendes deviennent réelles (ou l’ont-elles toujours été ?). Mais voilà… les mythes et les anciennes coutumes sont menacés par la montée fulgurante d’un christianisme qui ne supporte plus la concurrence.
Katherine Arden nous emmène dans une Russie semi-imaginaire, basée sur celle du 14ème (sous le règne d‘Ivan Kalita, pour info) quand la Russie était sous domination mongole (la Horde d’or et les différents khanats).
Le récit suit le schéma traditionnel et la jeune héroïne aurait pu être un peu ennuyeuse mais ça n’est pas le cas ! Il y a déjà une ribambelle de créatures fantastiques toutes plus attachantes les unes que les autres  : l’esprit de la maison, le domovoï en russe ; l’esprit des eaux, une sorte de naïade assez vorace, la roussalka; l’esprit des forêts, le liéchi .
Sans compter les membres de la famille de la jeune Vassia, qui sont autant d’atouts pour mettre en valeur un protagoniste féminin passionnant.
Le récit gagne en intensité (et même en horreur) au fil des pages pour se terminer sur un final impressionnant.
On referme le livre avec une seule envie, celle de poursuivre la suite des aventures de Vassia et des autres. Et ça tombe bien car il s’agit du premier tome d’une trilogie, dont le deuxième La fille dans la tour, est sorti et la troisième L’hiver de la sorcière  paraîtra ce mois-ci.

 

 

Titre : L’ours et le rossignol
Cycle/Série : Trilogie d’une nuit d’hiver, tome 1
Auteur : Katherine Arden
Éditeur : Denoël
Date de publication : 2017
(paru en poche en Folio SF)

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L’ours et le rossignol entre dans le thème du mois de mars du HMSFFF Challenge Women in charge 

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Et dans le challenge de l’Imaginaire

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Premières lignes #16décembre

Je ne l’ai pas fait exprès mais voilà les premières lignes d’un roman qui, lui, entre complètement dans le thème du HMSFFF challenge  de ce mois-ci : Mythes, contes et légendes

Dans la liste proposée, il y a déjà pas mal de titres que j’ai lus, d’autres que je n’ai pas du tout envie de relire et d’autres que je n’ai pas le temps de chercher en bibliothèque. Tiens, un point  ceux que je ne vais pas relire :
Jaworski : je suis devenue totalement allergique à son style. Je n’ai pas de mal à le lire. C’est intéressant, très bien documenté. Le vocabulaire ne m’a même pas demandé trop d’efforts. Mais je ne suis pas en adéquation. Cela vient de moi.
Orson Scott Card :  j’évite vraiment pour des considérations personnelles  – parce qu’un type qui tient des propos racistes et homophobes à longueur de temps, j’ai du mal, vraiment. Même en séparant l’artiste de l’homme, ce que je fais pourtant en général. A croire qu’il y a des exceptions… Pour l’instant, je fais une exception pour Alvin le Faiseur – mais pour combien de temps encore ?  Donc, j’ai lu Enchantement il y a déjà longtemps, c’est fait. 
Neil Gaiman : je n’ai rien contre lui mais dès que j’ouvre un de ses romans, j’ai envie de le refermer, ça ne loupe pas. Quand j’ai lu  » De bons présages », je sautais les parties de Gaiman pour lire celles de Pratchett, c’est dire… Bref, il a des idées mais il m’ennuie et ça recommence à chaque fois. Je n’y peux rien. Là aussi, cela vient de moi 🙂

Sinon, j’ai Circé de Madeline Miller, acheté à Londres en avril dernier, tout juste entamé. Je n’ai pas eu le temps de me plonger dedans pour des questions de PAL bondée. Pour l’instant, la pile a du mal à descendre donc à voir…

J’arrête de bavarder et j’en viens à mes premières lignes :

« Désoeuvré, le garçon avait les yeux rivés sur les murs gris et froids. Il se demandait si les cachots du château pouvaient être plus inhospitaliers que la pièce glaciale de cette tourelle, dont l’unique fenêtre donnait sur le nord, plein vent. Certes, un feu luisait dans l’âtre, mais il chauffait si peu qu’il aurait tout aussi bien pu s’agir d’une des illusions de Maedhlyn. « 

C’est le premier tome de deux (Les pierres de pouvoir) c’est signé David Gemmell, l’auteur de Légende, Waylander mais on pensera plutôt à Jon Shannow, pour les pierres, ici,  mais aussi à Troie ou Le lion de Macédoine, pour la relecture de l’Histoire et de la légende.

Les Pierres de Pouvoir, tome 1 : Le fantôme du roi par Gemmell

Cette fois, Gemmell nous embarque dans la Grande-Bretagne romaine (on retrouve la 9ème légion, on parle de Boudicca) et revisite la légende arthurienne, un peu à la façon de Marion Zimmer Bradley dans les Dames du Lac (et les autres romans qui sont liés, comme :  Atlantis, La colline du dernier adieu).
Nous voilà avec un très jeune Uther Pendragon, aux accents d’Arthur (ce n’est pas un hasard si son prénom d’enfant est Thuro…) formé par un mystérieux guerrier à la lance nommé Culain ( qui a reconnu le héros irlandais Cúchulainn ? ) amoureux d’une jeune fille, Laitha (en arabe, le prénom signifie « la lionne », d’où « la bravoure »). Contre son gré, les événements le mènent à un destin auquel il ne peut échapper : celui de Haut Roi de Bretagne, le Pendragon. Mais il lui faut passer dans un monde parallèle, affronter une reine sorcière, ….
Tout est très habile : les figures de la légende arthurienne se retrouvent ici réinventées, comme cela avait été le cas dans Troie, par exemple mais aussi représentés plusieurs fois.
Merlin, par ex.  est à la fois Maedhlyn puis par Pendarric ( le même personnage que dans Jon Shannow, le roi atlante). Laitha incarne  Guenièvre puis Viviane.  Thuro est Uther et Arthur. Culain est Cúchulainn puis Lancelot.
C’est malin, c’est épique. Tout n’est pas à la hauteur des meilleurs Gemmell mais ça se lit très bien. Et, surtout, on attend la suite, La dernière épée de pouvoir (que je vais bientôt enchaîner). 

 

Résumé : La terreur et le chaos frappent le royaume de Bretagne. Le roi a été assassiné par des traîtres et l’Épée de pouvoir a disparu. Les armées d’invasion se fraient un chemin sanglant à travers le pays, guidées par la Reine Sorcière et un seigneur mort-vivant. Le seul espoir repose sur le jeune Thuro. Le sang des rois coule dans ses veines, et l’épée légendaire lui revient de droit. Il devra tenter d’instaurer la paix dans son royaume, malgré des menaces toujours plus puissantes.
     Bientôt, tous le connaîtront sous le nom d’Uther Pendragon…

 

 

 

 

 

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Premières lignes #11novembre

Les premières lignes de cette semaine entrent très bien dans le thème du mois de novembre du HMSFFF challenge : des héroïnes.

 

 » J’essaie de ne pas penser à elle.
Mais quand ça m’arrive, je pense au riz.
Lorsque Mama était parmi nous, une odeur de riz wolof flottait toujours dans notre ahéré.
Je pense aussi à sa peau sombre, dont l’éclat était pareil au soleil d’été. (….)
J’entends les légendes qu’elle me racontait le soir. (…)

Les pleurs de Baba quand les soldats ont enroulé une chaîne autour de son cou. Ses cris à elle, quand ils l’ont traînée dans le noir.
Ses incantations, vomies comme de la lave. La magie de la mort qui l’a mise en transe.
Je pense à son corps sans vie, pendu à cet arbre.
Je pense au roi qui nous l’a enlevée. « 

Avec le premier tome d’une série nommée « Legacy of Orisha », Tomi Adeyemi ne nous fait  pas seulement le portrait d’une héroïne, mais de plusieurs femmes fortes. Les deux personnages centraux sont deux jeunes femmes dont les chemins vont rapidement se croiser : Zélie est l’héritière de son peuple, les « maji » persécutés,  une combattante un peu rebelle qui aura la lourde tâche de faire revenir les arts magiques dans son monde ; Amari, elle, est la princesse, la fille du roi qui a ordonné les persécutions et les massacres. A ces deux points de vue féminins, s’ajoute celui du fils du roi, le propre frère d’Amari, un jeune homme plus ambigü qu’on n’y songerait au premier abord.

L’évolution des  différents personnages est intéressante et bien faite. On ne peut pas dire ici que les personnages sont sans épaisseur et c’est agréable pour un roman de fantasy Y.A. 

On progresse vite dans l’intrigue : beaucoup d’action, de combats, mais aussi du temps pour planter le décor. Car c’est un monde riche et dense, que cette Afrique revisitée qui à aucun moment ne flirte avec un faux exotisme de pacotille.
Les systèmes de magie auraient sans doute besoin d’être un peu plus développés ainsi que d’autres détails de cet univers. Mais un tome 2 s’annonce pour la fin de l’année….

Mon seul bémol tient au grand nombre de combats et de morts (je dois dire que je suis arrivée assez vite à saturation avec le sang versé, mais c’est personnel). Mais malgré quelques petites maladresse, j’ai beaucoup aimé cette lecture. C’est fort, intense…et prometteur pour la suite.

Un très bon premier roman, dont le succès n’est pas usurpé.

Tomi Adeyemi est claire au sujet de son roman :
« Pour faire simple c’est Black Panther avec de la magie », sur le plateau du « Tonight show » de Jimmy Fallon en 2018, pour indiquer la résonance sociale de son œuvre de fantasy, écrite à l’heure du mouvement Black Lives Matter.

 

Résumé : Ils ont tué ma mère.

Ils ont pris notre magie.

Ils ont voulu nous éliminer.

À présent, dressons-nous.

Il fut un temps où la terre d’Orïsha était baignée de magie. Mais une nuit, tout a basculé, le roi l’a fait disparaître et a asservi le peuple des majis. Zélie Adebola n’était alors qu’une enfant. Aujourd’hui, elle a le moyen de ramener la magie et de rendre la liberté à son peuple – même si face à elle se dresse le prince héritier du trône, prêt à tout pour la traquer.

Dans une Afrique imaginaire où rôdent les léopardaires blancs et où les esprits ont soif de vengeance, Zélie s’élance dans une quête périlleuse…

 

Children of Blood and Bone, tome 1 : De sang et de rage par Adeyemi

De sang et de rage – Tomi Adeyemi
traduit de l’anglais par Sophie Lamotte d’Argy, éditions Nathan, 560 pages,

 

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L’anti-magicien – Sébastien de Castel / premières lignes

Ce mois d’octobre aura été un bon crû, surtout pour la fantasy. Grâce au thème du mois de challenge HMSFFF  , la magie , je passe un super moment de lecture (sûrement le meilleur thème pour l’instant !). Et voici donc les premières lignes de cette semaine :

 » Les vieux maîtres de sort aiment raconter que la magie a un goût. Les sorts de braise ressemblent à une épice qui vous brûle le bout de la langue. La magie du souffle est subtile, presque rafraîchissante, un peu comme si vous teniez une feuille de menthe entre vos lèvres. Le sable, la soie, le sang, le fer…chacune de ces magies a son parfum. « 

J’ai enfin lu cet Anti-magicien, conseillée par Mr. Chours qui s’était laissé happer par les deux premiers tomes et en était ressorti plutôt enthousiaste. L’originalité de l’histoire est due à un jeune héros, Kelen, qui évolue dans un monde structuré par la magie – ressemblant fort à l’Egypte antique, d’ailleurs –  et qui est presque entièrement dépourvu de dons magiques. De la magie sans magie, donc.
Cet univers ne supportant pas la faiblesse des « sans magie » – en gros, si tu ne possèdes pas l’art de la magie, tu es voué à devenir un esclave -, Kelen est confronté à un sérieux problème : comment passer son examen de mage et raffermir la puissance de sa famille à un moment-clé (son père brigue un titre de chef) alors qu’il ne peut pas jeter un sort ?
Il va être coaché par une femme étonnante, une vagabonde aux répliques qui font mouche — les seuls moments sympas du livre, à mon goût, le reste étant assez plat et convenu.
Au choix :
« La magie, c’est de l’escroquerie. » ou « Une femme, c’est un homme en plus malin et avec plus de couilles. »
Si j’ai bien aimé le système de magie, je suis restée sur ma faim (fin). Quant au reste, c’est très light. Les méchants sont méchants. On sait d’emblée où tout ça va finir. Trop de points faibles, à mon sens.  Et c’est dommage et un peu énervant. Surtout quand on peut lire des pépites bien mieux écrites ou plus sombres ( Benedict Jacka et Alex Verus – impeccable)  ou bien plus drôles comme Audrey Alwett avec « Magic Charly! « . Ce qui me rassure sur la santé de la fantasy « jeunesse ou YA » (peu importe sa classification, on y trouve des pépites).
Ici, je sais que c’est un premier tome. L’univers est peut-être développé ultérieurement. Mais à ce stade, je n’ai pas très envie de poursuivre cette série. Ou alors, si j’ai du temps à perdre, rien à lire et…. ça fait beaucoup de « si », quand même.
Disons que j’ai essayé et que je n’ai pas été convaincue, ça sera mieux.

L'Anti-Magicien, tome 1 par  Castell

Résumé :

Kelen, 16 ans, est l’héritier d’une des grandes familles qui se disputent le trône de la cité. Il prépare son premier duel pour devenir mage. Mais ses pouvoirs ont disparu. Il doit ruser… ou tricher, quitte à risquer l’exil, voire pire.
Ses seuls soutiens, deux acolytes explosifs: Furia, la vagabonde imprévisible et Rakis, un chacureuil féroce et acerbe.

La saga d’un jeune héros tiraillé entre rébellion et loyauté envers les siens. Action et secrets dans une société au bord du chaos: une grande fresque originale et puissante, où la fantasy rencontre l’humour.

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Premières lignes #14octobre

Un roman qui s’intègre bien au thème du mois d’octobre du HMSFFF Challenge (la magie ) et dont voici tout de suite les premières lignes :

 » Je suis au chaud, à l’abri dans la tanière, en compagnie de mon frère et de ma soeur. ils sont plus grands et plus vigoureux que moi. Né le dernier, je suis le plus chétif des trois ; mes yeux ont été lents à s’ouvrir, et je suis le moins aventureux. Mon frère et ma soeur se sont risqués plus d’une fois à suivre notre mère jusqu’à l’entrée de la tanière  creusée dans la rive que sape le torrent ; elle les a toujours refoulés en grondant et en claquant des mâchoires. « 

Pas de suspense : on est dans la fantasy avec une autrice qui a écrit des suites très connues (et à rallonge) : Robin Hobb .

Cette fois, je (re )lis la suite  de l’Assassin Royal et je la termine puisque tous les tomes sont parus – et disponibles à la bibliothèque. Hourra ! J’avais commencé à lire cette suite des aventures de Fitz et du Fou (le retour du Fou ! ) mais j’avais arrêté, lasse de devoir attendre chaque tome.

Cette fois, on retrouve un Fitz empêtré dans de nouvelles intrigues  ( pour ne pas changer ). Car, même plus âgé, plus aguerri, FitzChevalerie connu sous le pseudonyme de Tom Blaireau reste quand même un grand naïf. Il est toujours le dernier à comprendre qu’il s’est fait berner ou mener par le bout du nez, que ce soit par sa famille, ses amis, la Couronne, le maître-espion Umbre ou des personnes moins bien intentionnées. Mais on ne lui en veut pas à Fitz, c’est ce qui fait son charme, après tout. On a parfois envie de le secouer, comme le fait son ami BienAimé/le Fou, revenu d’une situation périlleuse….pour l’embarquer dans une mission qui s’annonce encore plus hasardeuse !
Ce tome « En quête de vengeance » n’est pas l’un des plus palpitants pour ce qui est de l’action. Il est intéressant parce qu’il ravive tous les doutes de Fitz – et il ré-injecte aussi une bonne dose de nostalgie pour tous les fans de Hobb.
Car on peut dire ce qu’on veut de Robin Hobb, qu’elle fait des séries qui s’étirent un peu trop (parfois, la faute au découpage français, aussi), qu’elle donne dans la facilité ou je ne sais quoi encore, il reste qu’elle sait tenir en haleine ses lecteurs et lectrices – ce qu’elle fait très bien dans ce tome. On passe un moment à retourner au château de Castelcerf où Fitz a grandi, on retrouve des personnages qui nous sont familiers. Les uns ont eu des enfants, les autres ont grandi, ont vieilli. On fait presque partie cette famille étendue, entre Ortie, le Clan d’Art, Kettricken, les Loinvoyant, les Vifiers, les enfants de Molly et de Burrich et tous les autres….

Oui, Hobb sait nous émouvoir comme jamais. Et nous préparer à la suite. Avec le Vif et l’Art. Deux magies sans pareil.

L'Assassin royal, Tome 16 : En quête de vengeance par Hobb

Résumé : FitzChevalerie et le Fou ont changé le cours de l’histoire. Puis leurs chemins se sont séparés. Le bâtard de sang royal s’est détourné de ses activités pour mener une existence paisible à Flétribois, quant à son fidèle compagnon, il n’en a plus entendu parler. Jusqu’à ce qu’il le retrouve, mutilé, au hasard d’une balade avec Abeille. Les graves problèmes de santé de son vieil ami et les intrigues à la cour font baisser la garde de Fitz alors que survient le pire : sa fille est enlevée. Le Fou, au crépuscule de sa vie, a laissé échapper des secrets qui pourraient bien conduire de pâles inconnus à user d’Abeille comme de leur prochaine arme. Mais une magie ancienne coule encore dans les veines de FitzChevalerie Loinvoyant et, bien que ses talents d’Assassin se soient amoindris avec le temps, ennemis comme amis vont apprendre qu’il reste toujours la vengeance à celui qui a tout perdu.

 

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 Mille rêves en moi

Premières lignes #6 octobre

Il est assez facile de reconnaître le roman simplement en lisant ses premières lignes, cette semaine :

« Lyra et son daemon traversèrent le Réfectoire où grandissait l’obscurité, en prenant bien soin de rester hors de vue des cuisines. Les trois longues tables qui occupaient toute la longueur du Réfectoire étaient déjà dressées, l’argenterie et les verres réfléchissaient la lumière déclinante, et les longs bancs étaient tirés, prêts à accueillir les convives. « 

À la Croisée des Mondes, tome 1 : Les Royaumes du Nord par Pullman

A la croisée des mondes (His dark materials, en VO) est une oeuvre que j’ai lue il y a 10/12 ans et que j’avais alors particulièrement appréciée.

J’ai relu les tomes 1 et 2 pour les besoins du HMSFFF challenge (thème du mois de septembre : la littérature jeunesse ). Même si j’ai un sérieux bémol à apporter au sujet de ce classement : si la trilogie de Pullman se lit très bien, les thèmes abordés ne sont pas simples. Clairement, ce n’est pas de la littérature « enfantine ». J’entends même pas mal d’adultes qui ont lu A la croisée des mondes assez jeunes (au collège, par ex.) et qui n’ont pas compris grand chose. Les romans de Pullman ne se contentent pas brosser les aventures de Lyra parmi des ours en armure et des sorcières mystérieuses au milieu de gitans lancés dans le grand nord.
C’est bien plus que cela.
Bien sûr, on peut se contenter de ce niveau de lecture – comme on peut se satisfaire du film qui, malgré plusieurs erreurs, n’est pas à jeter à la poubelle . Il souffre en particulier d’un casting discutable (Daniel Craig et Nicole Kidman en Lord Asriel et Marisa Coulter, mais qui a eu cette idée absurde ? ). 

L’adaptation TV arrive bientôt … à voir…

De même, je ne vois pas l’intérêt de comparer La croisée des mondes à Harry Potter. Hormis le fait que les deux séries sont sorties à la fin des années 90 (95 à 2000 pour celle de Pullman, 97 à 2007 pour celle de Rowling) et qu’elles sont classées en littérature jeunesse, il y a peu de lien entre elles et les thèmes abordés sont résolument différents (religion, Paradis Perdu, humanisme, science, etc… dans la Croisée des mondes). Il est plus intéressant de faire une étude comparée du Monde de Narnia de CS Lewis avec La croisée des mondes. 

Ce que je peux dire après m’être replongée dans ce premier tome, c’est que la lecture est toujours aussi fascinante. Pour ceux et celles qui l’auraient encore dans leur PAL et qui hésiteraient, foncez !

 

Résumé : Ce n’était pas une vie ordinaire pour une jeune fille de onze ans : Lyra vivait, en compagnie de son dæmon Pantalaimon, parmi les Érudits du Jordan Collège, passant ses journées à courir dans les rues d’Oxford à la recherche éperdue d’aventures. Mais sa vie bascule le jour où elle entend parler d’une extraordinaire particule. D’une taille microscopique, la Poussière – que l’on trouve uniquement dans les vastes étendues glacées des Royaumes du Nord – est censée posséder le pouvoir de briser les frontières entre les mondes, un pouvoir qui suscite effroi et convoitises… Jetée au cœur d’un terrible conflit, Lyra sera forcée d’accorder sa confiance aux gitans et à de terribles ours en armure. Et, lors de son périlleux voyage vers le Nord, elle devra découvrir pourquoi son propre destin semble étroitement lié à cette bataille sans merci où s’opposent des forces que nul ne l’avait préparée à affronter.

 

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Premières lignes – Magic Charly – T.1

Des Premières lignes 

« Dans la douceur du petit matin, la roulotte rouge embaume les confitures. Un lumière dorée tombe dans le coin cuisine et, comme à leur habitude, les trois marmites de cuivre bouillonnent sur le feu.
Charly se balance sur sa chaise. Il ne quitte pas des yeux l’assiette que sa grand-mère remplit de beignets. C’est déjà la deuxième fournée.
– Je pense que cette fois, ils sont parfaits, dit-elle en posant l’assiette devant lui.
Puis elle tape deux fois dans ses mains :
– Grimoire ?
A son signal, un livre obèse se traîne sur la table et s’ouvre poussivement sur une page blanche. « 

Comme je le disais la semaine dernière, je résiste difficilement à une histoire qui parle de mages/de sorcières et de sorciers, bref, de magie. Et ce roman-là, depuis que j’en avais entendu parler, je le guettais dans les bibliothèques. Le voilà !

Cet apprenti magicier qui a tout oublié de ses propres pouvoirs, qui vit hors du monde magique tranquillement avec sa mère, proviseure d’un étrange collège, complètement non-magique suit un parcours assez classique du héros. Charly redécouvre un jour son appartenance à un monde différent et assez cruel (décidément, jamais sympa, l’univers des sorciers et des mages). Parler de balais, de sorts et d’un univers géré par des mages nous renvoie toujours à Harry Potter, évidemment. Ici, les références sont bien faites (je pense aux balais), assumées mais surtout, traitées avec humour. Car, de l’humour, il y en a ! La plume dAudrey Alwett est bien affûtée, ce qui fait qu’on est souvent plus proche d’un Terry Pratchett que d’une énième histoire de petit sorcier (sans lunettes).
Il y a beaucoup de points forts dans ce premier tome. L’écriture et l’humour en font partie largement. Mais sans dévoiler l’intrigue, des détails sont aussi plus poignants et tout aussi bien traités.

J’ai été conquise par ce Magic Charly. De plus, l’autrice sera à Nantes pour Halloween et des contes de terreur (et des dédicaces). Je crois que je suis restée une grande enfant….

Images source