Premières lignes #9septembre

Un roman précurseur de la fantasy, cette semaine avec ces Premières Lignes :

« L’Etat indépendant du Dorimare était un pays minuscule. Bordé au sud par la mer, au nord ainsi qu’à l’est par des montagnes, et tapissé en son centre d’une vaste plaine luxuriante irriguée par deux rivières, ses paysages et ses végétations ne manquaient pourtant pas de diversité. « 

Lud-en-Brume

 

Lud-en-Brume (Lud in the Mist) est sorti avant le Hobbit : il date de 1926On ne parle pas encore de fantasy, bien sûr et pourtant, avec ce roman de Hope Mirrlees, on plonge dans la faërie. Tour à tour conte, comédie, roman policier, critique sociale, Lud-en Brume dégage un charme certain (le trafic de fruits féeriques, quand même !). On peut parfois avoir de la peine avec les envolées lyriques ou quelques digressions qui nous semblent d’un autre âge mais je pense que tout cela fait partie du charme parfois suranné du roman. Il ne faut pas s’attendre à un rythme palpitant ni à une intrigue complexe et mieux vaut savoir prendre son temps pour apprécier les tribulations de Nathaniel Chantecler. Un roman à découvrir pour qui s’intéresse au merveilleux, à l’imaginaire et à la fantasy. 

A lire en parallèle :

  •  Stardust – Neil Gaiman
  • Jonathan Strange & Mr.Norrell – Susanna Clarke

 

Lud-en-Brume
Hope MIRRLEES,
Préface Douglas A. ANDERSON, Neil GAIMAN
CALLIDOR
360pp – 20,00 €

 

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi au RDV Premières Lignes de Ma Lecturothèque:

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Mille rêves en moi

 

Premières lignes : Les Nocturnes – Tess Corsac

 Premières lignes tout de suite :

« Ces derniers temps, mes nuits sont courtes.
Le robinet couine et pleure son eau glacée dans la cuvette de céramique. Mes doigts frissonnent. J’asperge mon visage avant de me regarder dans le miroir. Mes cernes sont lourds, les lèvres abîmées, mes traits affaissés. J’essaie de sourire et mon reflet se tord. « 

J’avais beaucoup entendu parler de ce roman YA à sa sortie (avril de cette année) puisque la maison d’édition (Editions Lynks) avait alors fait un gros travail de teasing. Avec une superbe couverture créée par Miesis , qui ne pouvait qu’attirer l’oeil, je dois dire que j’avais vraiment envie de savoir ce que ce roman avait dans le ventre. D’un autre côté, j’avais aussi peur d’être déçue…

Les Nocturnes par Corsac

De quoi parle donc Les Nocturnes ? Résumé tout de suite avant de dire ce que j’en ai pensé :

Résumé : Nous avons cherché par tous les moyens à découvrir pourquoi nous étions enfermés ici. Si seulement nous avions su… Aurions-nous quand même été jusqu’au bout ?

Un nom, un bloc, une couleur d’uniforme : Rouge ou Vert. Ce sont les seules informations dont disposent les deux-cent-cinquante pensionnaires de la Croix d’If, entrés dans l’institut sans le moindre souvenir et sans opportunité de sortir.
Natt Käfig est un Rouge du bloc 3A. Il est le dernier à avoir vu Laura, une Verte, avant sa mystérieuse disparition. Il se fait approcher par un groupe d’élèves… Qui sont ces « Nocturnes » qui ont besoin de son aide et qui pensent que Laura avait découvert les raisons de leur présence dans l’institut ? Rouges et Verts vont devoir collaborer pour percer le secret de la Croix d’If et échapper à l’administration. Y parviendront-ils en apprenant qu’ils sont prisonniers pour des motifs différents ?

Avec un résumé intrigant à souhait, on s’attend à découvrir de sombres secrets dans cet institut perdu au milieu de nulle part et, surtout, on s’attend  à haleter tout au long de la lecture. Certes, on est tenu en haleine, mais en raison de la grande révélation : on est vite fixé sur ce qui distingue les Verts des Rouges – et c’est bien trouvé. J’apprécie beaucoup ce genre de trouvaille : l’autrice ne cherche pas à être la plus originale qui soit (à ce sujet, le roman m’a fait penser à Caïn, de Dario Alcide)  mais elle vise juste, elle est bien renseignée et sait mettre en place un système, des personnages qui trouvent leur place et évoluent de façon cohérente. Et ça fonctionne !
L’atmosphère devient de plus en plus sombre, de plus en plus pesante. Le danger finit par se situer au sein de l’institut, lorsque les Verts et les Rouges, livrés à eux-mêmes, commencent à se battre entre eux pour des raisons que je ne vais pas révéler ici.
La fuite devient la seule solution…
Mais l’extérieur est-il plus accueillant ? Quel est le danger ? Les autres ? Eux-mêmes ? Car si ces jeunes adultes se sont retrouvés un jour dans cet institut, privés de leurs souvenirs, n’était-ce pas parce qu’ils le souhaitaient ? N’était-ce pas pour oublier une partie d’un passé traumatisant et traumatique ?
Les questions posées,  comme dans Caïn, même si le thème diffère,  sont ici aussi cruciales.

J’ai passé un bon moment avec Les Nocturnes et j’ai particulièrement apprécié le développement des personnages (avec un bonus pour celui de La Chouette).
Tess Corsac est une jeune autrice. J’espère sincèrement qu’elle continuera sur cette voie car elle nous promet de bonnes surprises dans ce cas.

Tess Corsac – Les Nocturnes
Editions Lynks – 16, 90€

Premières lignes

Des Premières lignes consacrées au #HMSFFF challenge  aujourd’hui
Le thème de ce mois de juillet était « Espace et temps » :

Un petit point sur la sélection de juillet

La sélection proposée était, une fois de plus, très sympa. Découvrir la sélection ressemble un peu à l’ouverture d’un paquet-cadeau: on a hâte !
J’avais déjà lu (de nombreuses fois) Fondation ; le cycle de Fondation entier a longtemps fait partie de mes relectures favorites, durant les années 90, avec Dune et Le Seigneur des anneaux. 

Cette fois, je ne me suis pas replongée dans les aventures de la psycho-histoire. Lu aussi La horde du contrevent  dont je ne suis définitivement pas fan. Ce roman est le type même du « soit on adore, soit on déteste ». Je passe mon tour….

Ah, et Replay ! Ce roman de Ken Grimwood avait été une très bonne surprise. Je l’avais trouvé par hasard à la bibliothèque et je n’avais pas été déçue. Car, pour voyager dans le passé, ça, on y fait des allers-retours. Je le recommande vivement, celui-ci et, si possible, j’en parlerai à nouveau.

Premières lignes x 2

Cette semaine, donc, double découverte et doubles premières lignes !
C’est par ici :

 » Je donnerai à mon rapport la forme d’un récit romancé. C’est ce que l’on m’a appris lorsque j’étais petit, sur ma planète natale, que la Vérité est l’affaire d’imagination. « 

Le décor est planté dès le début. Ce livre sera le récit d’une rencontre; entre un « étranger » et une planète, une civilisation, une culture, une société, les problèmes de compréhension des mœurs, politiques, comportements et langages. L’hermaphrodisme posant le plus de soucis à l’envoyé de l’espace.
Très souvent, La main gauche de la nuit m’a fait penser aux romans de Jack Vance – et ça, c’est mon point positif ! – avec sa richesse, sa diversité et souvent, ses chocs culturels (refrain bien connu: il faut lire Jack Vance).
Pourtant, je ne sais pas si je dois accuser la canicule qui a rendu mon cerveau complètement apathique, mais j’ai eu du mal avec ce roman au rythme lent, très intériorisé. Cela ne me dérange pas en règle générale mais cette fois, Ursula Le Guin a eu du mal à m’embarquer sur la planète Nivôse. Je pense qu’il faut prendre son temps, savourer ce livre pour bien l’apprécier. Je n’exclus pas une relecture, plus tard.

La Main gauche de la nuit (Le Cycle de Hain, Tome 4)

Résumé : Sur Gethen, la planète glacée que les premiers hommes ont baptisée Hiver, il n’y a ni hommes ni femmes, seulement des êtres humains. Des androgynes qui, dans certaines circonstances, adoptent les caractères de l’un ou l’autre sexe.
Les sociétés nombreuses qui se partagent Gethen portent toutes la marque de cette indifférenciation sexuelle. L’Envoyé venu de la Terre, qui passe pour un monstre aux yeux des Géthéniens, parviendra-t-il à leur faire entendre le message de l’Ekumen ?

Et pour terminer avec ce spécial HMSFF challenge, des premières lignes issues de l’autre roman que j’ai choisi de découvrir :

« Le 14 novembre 1971
La route de Long Valley qui défile sous mes pneus. Belle journée; soleil radieux, ciel bleu. Les lisses en béton blanc se succèdent de part et d’autre de la route. un cheval m’examine. Les verts pâturages de la région de Los Angeles. « 

Voilà un roman de Richard Matheson qui débute …à la manière de Matheson. Le point de vue est celui du personnage principal, le récit à la première personne (c’est aussi le cas dans Je suis une légende ou l’excellente nouvelle Journal d’un monstre). Matheson utilise une méthode redoutable : nous faire entrer dans l’intimité d’un personnage, généralement solitaire voire exclu, le développer, nous faire participer à son évolution et à ses aventures pour,  au final, brutalement le plonger dans le malheur. Ou presque.
Mais, si le procédé est diablement efficace dans Je suis une légende, il fonctionne moins bien ici. Le héros est vite plongé dans d’interminables atermoiements,  auto-apitoiements, et autres plaintes qui, même si compréhensibles de la part d’un homme tombé fou amoureux, ne font que ralentir la lecture. Le rythme en pâtit. Quant au dénouement, il est évident et provoque peu de surprise.
Bref, on s’ennuie pas mal. Je ne garderai pas en mémoire Le jeune homme, la mort et le temps (adapté au cinéma en 1980 sous le titre « Quelque part dans le temps « – Somewhere in time )  préférant d’autres romans et nouvelles de Matheson.

Le Jeune Homme, la mort et le temps par Matheson

Résumé : A trente-six ans, il n’a plus que quelques mois à vivre. Que peut-il faire face à son désespoir?
Le voici échouant dans un vieil hôtel au bord de la mer, où il trouve la photographie d’une jeune femme ravissante, qui fut actrice à la fin du XIXème siècle.
Il tombe amoureux du portrait et cherche à découvrir la vie de cette actrice qui, comme lui, ne s’est jamais mariée.
Et, peu à peu, cette curiosité passionnée devient un véritable lien, un véritable amour.
Mais comment va-t-il pouvoir rejoindre sa bien-aimée ?

Premières lignes #30juin spécial HMSFFF de juin

Dernière lecture consacrée au thème du mois de juin « Monstres et créatures  du challenge HMSFFF, ces premières lignes appartiennent à un célèbre auteur de fantasy:

« Depuis des temps immémoriaux, la Maison du Ver restait livrée à la corruption – ce qui allait de soi, car la corruption n’est autre qu’un des attributs du Ver blanc. Les yaga-la- bai, les enfants du Ver, se contentaient de sourire et de vivre leur vie, bien que les tentures pourrissent sur les parois de leurs tunnels interminables, que leurs effectifs se réduisent année après année, que la viande se fasse de plus en plus rare et que la roche qui les entourait tombe en poussière. « 

Nouvelle publiée en 1976, Dans la maison du ver a été rééditée récemment chez Pygmalion avec de belles illustrations – et est signée GRR Martin qui a aussi écrit de la SF.
Court récit initiatique, horrifique, descente (ça, on descend! ), rencontre avec l’autre, nous rappelant que les monstres ne sont toujours pas ceux auxquels pense, Dans la maison du ver aurait mérité d’être plus amplement développée – même si le fait de croiser de gros vers blancs est passablement un brin dégoûtant. Bah oui, que voulez-vous, je sais bien qu’ils sont utiles, n’empêche que je les trouve pas très ragoûtants…
A part ça, j’aurais bien aimé en savoir plus : que s’est-il passé ? Quel est ce monde ?
A noter en positif : l’ambiance dans ces tunnels. Tout se déroule dans le noir et on y est! On avance avec les personnages, à l’aveugle. L’atmosphère en devient pesante, irrespirable, terrifiante. C’est superbement bien fait. S’il fallait prouver une fois de plus que Martin est un très bon écrivain….

Résumé : Sous les ruines d’un monde ancien grouille la vie. Dans une ville croulante, sur une planète mourante et oubliée de tous, le jeune Annelyn profite de la fête organisée à l’occasion de la nouvelle Mascarade solaire. Superbe dans son costume de soie, son arrogance est à la hauteur de sa beauté. Quand il est moqué devant ses nobles amis par le Viandard, chasseur de grouns, il échafaude un plan de revanche. Mais la terrible vérité qui se cache derrière l’histoire de son ennemi va transformer sa tentative en une inexorable descente aux enfers

Prochain thème du challenge pour le mois de juillet :

 

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Frankenstein 1918 — Johan Héliot

Cette fois, c’est  d’un Frankenstein un peu spécial que je vais parler.
Premières lignes :

« La folie de Winston » – extrait 1 (version non censurée et révisée) par Edmond Laroche-Voisin, professeur honoraire des Facultés de Paris et Berlin
Anvers fut l’endroit d’un tournant décisif dans l’évolution des combats qui conduisirent l’Europe, d’abord, puis le monde à la Guerre terminale, même  si bien peu parmi les influents décisionnaires politiques et militaires de l’époque en eurent l’intuition. »

Cet hommage au roman de Mary Shelley est avant tout une uchronie extrêmement bien pensée. Johan Heliot aime détourner  l’Histoire, et il le fait bien.
J’ai apprécié l’aspect « documents » basé sur l’imaginaire ainsi que le fait de jouer avec des personnages existants tels que : Hemingway, Marie Curie, Winston Churchill.
On ne s’ennuie pas et l’alternance des narrateurs apporte des éléments intéressants. Le rythme n’est sans doute pas effréné mais ce n’est pas ce que je recherche principalement.
Je note simplement un petit bémol pour l’intrigue qui se révèle finalement assez plate.

Je conseille ce roman, pour les fans d’uchronie, pour les fans – ou les déçus de Frankenstein de Mary Shelley aussi – un roman que, pour ma part, je ne le relirai pas, ayant eu une indigestion de ce roman pendant mes études.

Et, pour le challenge, niveau créatures, on est servi avec les fameux Frankies !

Résumé : 
Grande Guerre, 1914. Après un premier engagement désastreux, les Anglais décident l’opération Frankenstein : plutôt que de construire des chars, on créera de la chair à canon. À partir des archives du fameux docteur et grâce à la production d’électricité à présent industrialisée, des unités de soldats pouvant être sacrifiés sans remords seront fabriquées,  les champs de bataille du nord de la France fourniront la « matière première ». Winston Churchill est nommé responsable de l’unité de recherche sur la régénération. Les « frankies » vont faire leurs preuves sur le terrain, mais la société se partage entre pro et anti. L’opération finalement interrompue, l’un d’eux, Victor, échappe au massacre puis est secouru par Marie Curie qui le rend à la vie consciente grâce aux radiations. Réfugié dans les décombres de Londres, qui a été détruite et rendue inhabitable par un bombardement à l’arme chimique, Victor retrouve le laboratoire où il est né, y recueille Churchill et engage un combat pour l’émancipation des siens. C’est là qu’un jeune couple, elle, résistante à l’occupation, lui, historien, finit par le retrouver en 1958, dans l’espoir de lever le voile sur ce versant secret de l’Histoire que la censure en vigueur ne suffit pas à expliquer.

Premières lignes – spécial challenge HMSFFF #16juin

La semaine dernière, je vous disais que j’étais en « pause de challenge HMSFFF ». La raison était principalement une première lecture mitigée… dont je vais parler ici aujourd’hui ! Et voici les premières lignes de la semaine :

« Le bruit des échanges radio m’emplit les oreilles. Des voix différentes qui parlent en même temps.
Est ce que ça y est ? Est-ce que je vais la trouver ?
 » Identification confirmée: VMAL New Haven. Il n’a pas donné signe de vie depuis trois ans. 
– Les boucliers énergétiques sont coupés. Vous pouvez approcher sans problème.  » « 

Et pour donner un peu de sens à ce début, le résumé, tout de suite :

CAPITAINE CONRAD HARRIS : DÉCÉDÉ Le voilà, le moment que je déteste. Me réveiller, c’est toujours pire que mourir. Et notre homme sait de quoi il parle ; il en a connu des missions suicides, incarné dans un « simulant », un clone aux capacités neurophysiologiques exceptionnelles. Ce n’est pas pour rien qu’on l’a surnommé Lazare, cet éternel ressuscité. Son équipe de SimOps et lui sont les soldats d’élite de l’Alliance, engagés dans la guerre impitoyable de l’humanité contre les Krells. À qui d’autre confier la mission « Clef-de-voûte » ? Elle les entraînera en territoire ennemi, vers une station de recherche secrète chargée d’étudier un mystérieux artefact qui n’est ni krell ni humain. Mais les meilleurs guerriers ne sont pas toujours préparés à ce qui les attend. Et Harris lui-même poursuit une autre quête qui le tourmente…

Lazare en guerre: l’artefact est donc le premier tome d’une trilogie (suivie d’une seconde trilogie : La guerre sans fin).
Premier point dont j’aurais dû me méfier: il s’agit de SF militaire. Je dois le dire tout de suite: ce qui se rapporte à l’armée n’est pas ma tasse de thé. Et cela s’est confirmé avec cette lecture.
Le roman débute par un premier chapitre percutant à la fin duquel il s’avère que notre personnage principal est décédé.
Enfin, pas tout à fait: son clone est mort.
Le principe fait d’ailleurs largement penser à Avatar, de James Cameron. Mais l’usage de ces super-clones n’est pas sans effet sur leurs utilisateurs: les soldats sont tous rongés psychologiquement, voire instables, souffrant de trouble de stress post-traumatique, le personnage principal Conrad Harris en tête !
Les scènes de bataille/baston sont bien décrites, ceci dit mais n’étant pas fan de déchaînement de violence/armes à feu, je ne peux pas dire que j’y ai été très sensible.
J’ai souvent eu l’impression de revoir Aliens (particulièrement le second film), avec les marines embarqués dans une mission suicide face aux vilaines bébêtes – sauf que je préfère regarder Alien !
D’ailleurs, qu’en est-il, des créatures ?
Pas grand chose, justement. Elles semblent être un prétexte, une justification de cette guerre. J’aurais aimé qu’on en apprenne plus, qu’elles soient plus présentes…

De même, j’aurais aimé que les personnages soient moins stéréotypés: le capitaine traumatisé, la seule femme, le latino, le bleu… Voilà, c’est sympa mais on a déjà vu/lu ça mille fois. Tout est un peu trop caricatural à mon goût (les flash-backs du capitaine, par ex.). J’ai eu l’impression de revoir des scènes de films de guerre, particulièrement ceux qui se passent durant la guerre du Vietnam ( Platoon, Full metal jacket, Apocalypse now , peut-être en ai-je trop vu, finalement ? ).
Le plus délectable est la big référence à Joseph Conrad (qui donne son nom au capitaine, en passant) et à Au coeur des ténèbres, qui inspira Coppola pour son Apocalypse Now (la connexion est très forte entre ces oeuvres).
Beaucoup de thèmes sont  abordés : la guerre, la mort, l’utilisation de drones et ce qui en découle,  la folie, le mysticisme…

Il reste que le livre n’est pas mauvais du tout: il se lit bien, on a envie d’avancer, de savoir. C’est solide, bien construit.
Malgré tout, je me suis ennuyée en le lisant et, non, je n’ai pas envie de connaître la suite. Je pense que je ne constitue simplement pas le bon public pour ce genre. 

Apocalypse Now – Kurtz:

26/01/2017
Editeur Atalante
Collection Sf Militaire

Une interview de l’auteur qui parle, entre autres, de la nouvelle trilogie et de ses influences.

Je vous parle bientôt de mes autres lectures pour le challenge (j’ai trouvé deux romans en lien avec le sujet à la médiathèque !).

Tous les détails du Hold My SFFF challenge sont à retrouver chez  Charmant Petit Monstre et Pretty Rosemary!

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