Sergio Toppi, un maître de la BD

 

Sergio Toppi (1932- 2012) est un dessinateur et scénariste de BD (fumetto en italien).

Il a fait ses débuts dans l’animation puis il a travaillé régulièrement dans la presse enfantine italienne. Dans les années 70, il sera partie prenante de l’évolution de la bande dessinée transalpine. Il se fera particulièrement remarquer chez nous par sa participation à l’Histoire de France en BD, puis à la série Un Homme une Aventure.
Dans les années 80, Toppi va développer dans les plus grandes revues italiennes un style profondément original et novateur. Les éditions Mosquitoproposent en 1997, avec le Dossier Kokombo puis avec Ile Pacifique, de découvrir cette remarquable production. Entre 1998 et 2000 est paru le cycle des quatre albums du Collectionneur. Puis son oeuvre, Sharaz-De. (source)

Je cherchais où j’avais vu ses dessins pour la première fois, vu que je ne lisais pas Pilote, mais plutôt Pif Gadget (et apparemment, il n’y était pas publié). J’ai trouvé :  il a illustré une bonne partie de l’Histoire de France en bande-dessinées et La découverte du monde en bande dessinées qui étaient des BD dites « éducatives » (de vraies BD) mais surtout des prétextes à se gaver d’aventures pour les personnes de ma génération 😉

Les dessins l’ont vraiment marquée, et vu que je dessinais, donné envie de progresser, surtout à l’encre par la suite.

Du coup, voilà ce que ça donnait illustré par Toppi :

Sergio Toppi Girl Illustration par Sergio Toppi - Illustration

 

Sergio Toppi  (1932-2012)

Серджио Топпи | XX-XXIe | Sergio Toppi

Premières lignes #3mars

 

C’est le mois de mars et cette semaine, on aurait pu penser que le printemps était déjà là (un printemps chaud avec plus de 20° C  l’après-midi). Voici donc les premières Premières Lignes de mars :

 » A partir du mois d’octobre 76 et jusqu’en 1979, lorsque je revins vivre à Naples, j’évitai de renouer une relation stable avec Lila. Mais ce ne fut pas facile. Elle chercha presque tout de suite à revenir de force dans ma vie; moi, je l’ignorai, la tolérai ou la subis ».

Voici des premières lignes qui résument bien la relation spéciale entre Elena (Lenu) et Lina (Lila). Puisque nous suivons le duo au travers du seul point de vue d’Elena, depuis leur petite enfance, nous continuons à recevoir cette vision partielle et partiale, tronquée et, on le sent, très biaisée. C’est bien là la base de ces quatre romans; c’est en partie ce qui fait sa force.

Avec ce quatrième (et dernier) tome, Elena Ferrante met un point final à la formidable histoire commencée à Naples soixante ans plus tôt. Si les tomes ne sont pas égaux, si certains passages relativement ennuyeux (beaucoup de redites, à mon goût) peuvent se lire en diagonale, il reste un récit en majorité passionnant, riche en personnages attachants et complexes. L’Italie que décrit Ferrante est plus que jamais vivante sous sa plume.

Je boucle donc l’histoire de Lenu et Lila et je ne regrette en aucun cas ma lecture même si je reste mitigée sur certaines parties.
Ce dernier tome est un peu longuet: on survole les époques sans toujours entrer dans la vie des deux amies mais raconter  40 ans dans ce dernier tome nécessite des choix d’écriture. On s’attarde beaucoup sur l’histoire d’amour entre Lenu et Nino – et ce qui en résulte. Une fois de plus, même si Lenu semble nous conter sa vie (et on a souvent envie de s’énerver contre elle ^^) , c’est bien Lila qui est le personnage central : l’amie prodigieuse, c’est elle.

La fin reste sans surprises, sans révélation finale, tout compte fait. Le lecteur s’ attache à Lila alors que la narratrice (Lenu) a  tout fait pour le dégoûter du personnage.  Je n’en dis pas plus, c’est à découvrir.

Résumé :

À la fin de Celle qui fuit et celle qui reste, Lila montait son entreprise d’informatique avec Enzo, et Elena réalisait enfin son rêve : aimer Nino et être aimée de lui, quitte à abandonner son mari et à mettre en danger sa carrière d’écrivain. Car elle s’affirme comme une auteure importante et l’écriture l’occupe de plus en plus, au détriment de l’éducation de ses deux filles, Dede et Elsa.

L’histoire d’Elena et de Nino est passionnelle, et bientôt Elena vit au gré de ses escapades pour retrouver son amant. Lors d’une visite à Naples, elle apprend que Lila cherche à la voir à tout prix.

Après avoir embrassé soixante ans d’histoire des deux femmes, de Naples et de toute l’Italie, la saga se conclut en apothéose. Plus que jamais, dans L’enfant perdue, Elena Ferrante nous livre un monde complet, riche et bouillonnant, à la façon des grands romanciers du xixe siècle, un monde qu’on n’oublie pas. « 

 

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Premières lignes #23décembre

On arrive presque à la fin de l’année et j’ai trouvé le temps cette semaine de préparer ce Premières Lignes.

Cette semaine, ce sont les premières lignes d’une suite que je vous propose (le début du tome 3 :

« La dernière fois que j’ai vu Lila, c’était il y a 5 ans, pendant l’hiver 2005. Nous nous promenions de bon matin le long du boulevard et, comme cela se produisait depuis des années déjà, nous n’arrivions pas à nous sentir véritablement à l’aise. « 

Dès les premières lignes, tout est dit : la relation entre les deux filles devenues femmes, leur amitié, l’évolution de ce lien (qui, souvent, ressemble peu à de l’amitié sinon à une relation étrange de dépendance, de mise en compétition).
Dans ce tome de l’âge adulte, on retrouve notre narratrice, Elena « Lenu » mariée puis mère, installée à Florence. Mais au-delà de la relation Lila/Elena, c’est l’Italie et son agitation politique violente des années autour de 1968.  On croise des membres du Part Communiste Italien mais surtout on assiste (tiens, tiens…) la montée des extrêmes. les fascistes  et les Brigades Rouges  d’extrême  gauche s’affrontent dans les rues, aux portes des usines et des universités.

Les deux amies traversent les années de plomb, chacune à leur manière. 

Ce troisième tome nous permet aussi de retrouver les personnages qui nous sont familiers depuis le premier tome . Il relate de façon documentée ce pan de l’Histoire italienne. Et même si parfois les interrogations d’Elena (qui ne peut s’empêcher d’être particulièrement énervante) lassent un peu, on a envie d’avancer dans le roman…et de lire le suivant (le dernier).

Résumé : Pour Elena, comme pour l’Italie, une période de grands bouleversements s’ouvre. Nous sommes à la fin des années soixante, les événements de 1968 s’annoncent, les mouvements féministes et protestataires s’organisent, et Elena, diplômée de l’École normale de Pise et entourée d’universitaires, est au premier rang. Même si les choix de Lila sont radicalement différents, les deux jeunes femmes sont toujours aussi proches, une relation faite d’amour et de haine, telles deux sœurs qui se ressembleraient trop. Et, une nouvelle fois, les circonstances vont les rapprocher, puis les éloigner, au cours de cette tumultueuse traversée des années soixante-dix.
Celle qui fuit et celle qui reste n’a rien à envier à ses deux prédécesseurs. À la dimension historique et intime s’ajoute même un volet politique, puisque les dix années que couvre le roman sont cruciales pour l’Italie, un pays en transformation, en marche vers la modernité

Je dois dire un mot de la série TV qui est diffusée en ce moment. Je trouve l’adaptation très fidèle. Le casting est vraiment bien fait. Mais le format de la série apporte encore plus de punch et m’a fait oublier certaines longueurs  (ma principale critique vis à vis des romans d’Elena Ferrante, d’ailleurs).
Je trouve les personnages d’autant plus attachants et je ne peux que conseiller de regarder L’amie prodigieuse (My brilliant friend). Il est à noter que la version italienne sous-titrée en anglais est bien meilleure à la version française. C’est dommage que nous n’ayons pas droit à l’italien sous-titré en français….

 

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Premières lignes #18novembre

 

Pour ces Premières lignes, voici le début d’un deuxième tome :

« Au printemps 1966, Lila, dans un état de grande fébrilité, me confia une boîte en métal contenant huit cahiers. Elle me dit qu’elle ne pouvait plus les garder chez elle car elle craignait que son mari ne les lise. »

 

 

Le nouveau nom suit directement le premier volume de la série L’amie prodigieuse (dont j’ai parlé ici)Ce tome est consacré à la fin de l’adolescence et à l’entrée dans l’âge adulte de Lila et d’Elena, toujours du point de vue d’Elena (Lenu).
Amours, études, déceptions, sur fond de contexte économique et politique; nous retrouvons  les deux amies et leur entourage, tout ce petit monde napolitain mis en place dans le premier volume.
J’ai trouvé ce deuxième tome plus captivant que le premier (la mise en place et les présentations des personnages n’étant plus à faire). On entre pleinement dans l’intimité des amies, on s’attache, on se révolte, on craint pour elles… Et finalement, le livre est déjà fini.
Elena Ferrante a passé la vitesse supérieure et c’est tant mieux !

A noter: la série vient d’être adaptée pour la TV (HBO), , une raison de plus pour lire les livres !

(1ère diffusion ce week-end)

 

Résumé :

« Le soir de son mariage, Lila, seize ans, comprend que son mari Stefano l’a trahie en s’associant aux frères Solara, les camorristes qu’elle déteste. De son côté, Elena, la narratrice, poursuit ses études au lycée. Quand l’été arrive, les deux amies partent pour Ischia. L’air de la mer doit aider Lila à prendre des forces afin de donner un fils à Stefano. »

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Premières lignes #28octobre

Cap au sud, cette semaine pour ces Premières Lignes ! Filons vite vers des températures plus clémentes ( c’est un effet placebo, je crois, dû au fait que j’écris cet article sans chauffage, avec 5°c dehors…. Je vais bientôt devoir taper avec des moufles!)

 » Ce matin, Rino m’a téléphoné, j’ai cru qu’il  voulait encore de l’argent et me suis préparée à le lui refuser. Mais le motif de son appel était tout autre : sa mère avait disparu.
– Depuis combien de temps ?
– Quinze jours.
– Et c’est maintenant que tu m’appelles ? « 

Nous voici à Naples, durant les années 50. Elena Ferrante (cette énigme littéraire)  a su captiver des millions de lecteurs depuis 2011.
J’entendais encore récemment, une dame demander à la libraire si elle pouvait lui trouver une saga aussi passionnante et dixit la lectrice « facile à lire ».
De là, est né un dialogue assez intéressant entre deux lectrices et la libraire pour savoir si, réellement, le cycle de « L’amie prodigieuse »était une « lecture facile » , une lecture accessible au grand public ou bien de la littérature plus « soutenue ». Je ne trancherai pas sur ce point car, pour l’instant, je m’imprègne de ce premier tome qui met en place lieux, personnages, liens entre les personnes…

Si j’ai trouvé le début un peu fastidieux, le roman prend rapidement son rythme. J’ai un peu l’impression de me plonger à nouveau dans une suite familiale du type « La symphonie du hasard « lue il y a peu. On retrouve de nombreux ingrédients communs.
Quant à savoir si ce cycle saura me plaire autant, il est encore trop tôt pour le dire (à suivre, donc).

 

Résumé : Naples, fin des années cinquante. Deux amies, Elena et Lila, vivent dans un quartier défavorisé de la ville, leurs familles sont pauvres et, bien qu’elles soient douées pour les études, ce n’est pas la voie qui leur est promise. Lila, la surdouée, abandonne rapidement l’école pour travailler avec son père et son frère dans leur échoppe de cordonnier. Elena, elle, est soutenue par son institutrice, qui pousse ses parents à l’envoyer au collège puis, plus tard, au lycée, comme les enfants des familles aisées. Durant cette période, les deux jeunes filles se transforment physiquement et psychologiquement, s’entraident ou s’en prennent l’une à l’autre. Leurs chemins parfois se croisent et d’autres fois s’écartent, avec pour toile de fond une Naples en ébullition, violente et dure. Des chemins qui les conduiront, non sans ruptures ni souffrances, à l’aube de l’âge adulte.
Formidable voyage dans Naples et dans l’Italie du boom économique, L’amie prodigieuse trace le portrait de deux héroïnes inoubliables, qu’Elena Ferrante traque avec passion et tendresse jusqu’au plus profond de leur âme.

Gallimard 

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