Premières lignes #24mars

Premières lignes avec de la fantasy, cette semaine et un début percutant :

 » Si vous compter tuer une moniale, assurez-vous que votre armée est de taille suffisante. Pour soeur Ronce du couvent de la Mansuétude, Lano Tacsis s’était entouré de deux cents hommes. « 

Les moniales dont il est question dans ce premier volume, « Soeur écarlate », ne sont pas de simples religieuses retirées dans la prière: ce sont aussi des combattantes farouches, rompues aux arts martiaux, des espionnes, des tueuses.
Nous suivons ici le destin de Nona, une enfant de huit ans, qui a échappé de peu à une condamnation à mort.

J’avais déjà lu le cycle de l’Empire brisé, de Mark Lawrence, il y a quelques années et c’est avec plaisir que je me suis lancée dans ce premier tome du Livre des Anciens.
Mark Lawrence est un habile conteur qui sait planter des personnages forts (ici, une majorité féminine) et sait se jouer des lignes narratives de temporalité avec habileté.
Les  moniales de Soeur écarlate, surtout les professeures du couvent,  m’ont fait penser à certaines femmes d’un autre ordre : le Bene Gesserit de Dune.

De la fantasy comme on aimerait en lire plus souvent…

 

 

 

résumé : Au couvent de la Mansuétude, on forme des jeunes filles à devenir des tueuses. Dans les veines de certaines coule le sang ancien, révélant des talents presque disparus depuis que les Anciens ont accosté sur le rivage d’Abeth. Mais les maîtresses de la lame furtive ne mesurent pas ce dont elles ont hérité à l’arrivée de Nona, une enfant de huit ans qui a déjà du sang sur les mains. Ayant échappé à la potence, elle est recherchée par de puissants ennemis aux mystérieux desseins. Et au cours de son apprentissage de la voie de la lame, elle est rattrapée par les secrets d’un passé violent. Tandis qu’un soleil mourant se lève sur l’Empire, Nona devra affronter ses démons et devenir une redoutable guerrière si elle veut rester en vie…

 

 

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Premières lignes #3mars

 

C’est le mois de mars et cette semaine, on aurait pu penser que le printemps était déjà là (un printemps chaud avec plus de 20° C  l’après-midi). Voici donc les premières Premières Lignes de mars :

 » A partir du mois d’octobre 76 et jusqu’en 1979, lorsque je revins vivre à Naples, j’évitai de renouer une relation stable avec Lila. Mais ce ne fut pas facile. Elle chercha presque tout de suite à revenir de force dans ma vie; moi, je l’ignorai, la tolérai ou la subis ».

Voici des premières lignes qui résument bien la relation spéciale entre Elena (Lenu) et Lina (Lila). Puisque nous suivons le duo au travers du seul point de vue d’Elena, depuis leur petite enfance, nous continuons à recevoir cette vision partielle et partiale, tronquée et, on le sent, très biaisée. C’est bien là la base de ces quatre romans; c’est en partie ce qui fait sa force.

Avec ce quatrième (et dernier) tome, Elena Ferrante met un point final à la formidable histoire commencée à Naples soixante ans plus tôt. Si les tomes ne sont pas égaux, si certains passages relativement ennuyeux (beaucoup de redites, à mon goût) peuvent se lire en diagonale, il reste un récit en majorité passionnant, riche en personnages attachants et complexes. L’Italie que décrit Ferrante est plus que jamais vivante sous sa plume.

Je boucle donc l’histoire de Lenu et Lila et je ne regrette en aucun cas ma lecture même si je reste mitigée sur certaines parties.
Ce dernier tome est un peu longuet: on survole les époques sans toujours entrer dans la vie des deux amies mais raconter  40 ans dans ce dernier tome nécessite des choix d’écriture. On s’attarde beaucoup sur l’histoire d’amour entre Lenu et Nino – et ce qui en résulte. Une fois de plus, même si Lenu semble nous conter sa vie (et on a souvent envie de s’énerver contre elle ^^) , c’est bien Lila qui est le personnage central : l’amie prodigieuse, c’est elle.

La fin reste sans surprises, sans révélation finale, tout compte fait. Le lecteur s’ attache à Lila alors que la narratrice (Lenu) a  tout fait pour le dégoûter du personnage.  Je n’en dis pas plus, c’est à découvrir.

Résumé :

À la fin de Celle qui fuit et celle qui reste, Lila montait son entreprise d’informatique avec Enzo, et Elena réalisait enfin son rêve : aimer Nino et être aimée de lui, quitte à abandonner son mari et à mettre en danger sa carrière d’écrivain. Car elle s’affirme comme une auteure importante et l’écriture l’occupe de plus en plus, au détriment de l’éducation de ses deux filles, Dede et Elsa.

L’histoire d’Elena et de Nino est passionnelle, et bientôt Elena vit au gré de ses escapades pour retrouver son amant. Lors d’une visite à Naples, elle apprend que Lila cherche à la voir à tout prix.

Après avoir embrassé soixante ans d’histoire des deux femmes, de Naples et de toute l’Italie, la saga se conclut en apothéose. Plus que jamais, dans L’enfant perdue, Elena Ferrante nous livre un monde complet, riche et bouillonnant, à la façon des grands romanciers du xixe siècle, un monde qu’on n’oublie pas. « 

 

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Premières lignes #17février

 

Retour à une série déjà lue il y a une dizaine d’années pour ces Premières Lignes :

 » Par trois fois, je me suis réveillée dans la pénombre des premières heures de l’aube : d’abord, la gorge nouée par le chagrin; ensuite, le sourire aux lèvres; et enfin, le coeur écrasé par une terrible solitude. « 

Ainsi débute ce qui constitue le deuxième tome de Outlander (Le chardon et le tartan)  la série-fleuve de Diana Gabaldon (elle n’a pas encore fini de l’écrire).
On retrouve avec plaisir des personnages qui deviennent pour le lecteur aussi familiers que de vieux amis : Claire, revenue au XXème siècle, bien sûr mais on apprend à connaître sa fille  (et celle de Jamie), Brianna.
Très vite, Gabaldon nous replonge dans les aventures de Claire et Jamie qui les ont conduits à cette séparation temporelle.

Outlander touche à plusieurs genres : ce n’est pas seulement une romance, ce n’est pas juste un roman historique et c’est, très légèrement, de la science-fantasy (plus que de la SF, vu comme le thème du voyage temporel est traité).

Ma première lecture date d’il y a déjà 10 ans et, depuis, la série a été adaptée brillamment à la télé. Aujourd’hui, j’ai les mêmes objections à la relecture qu’en 2008/09 : trop de scènes de sexe, dont certaines ne servent à rien; quelques incohérences parfois (par ex : on a du mal à comprendre comment Jamie et Jack Randall peuvent se retrouver dans la même pièce après la scène de torture et de viol du tome précédent). C’est l’avantage de la série TV : en allant à l’essentiel, elle évite ces passages un peu faibles et peu cohérents. D’ailleurs, en relisant ces premiers tomes d’Outlander, je trouve que les acteurs ont su apporter une touche personnelle, une humanité,  qui rend les personnages beaucoup plus agréables que dans les romans (dans les tomes 1 et 2, Jamie est très souvent une grosse brute; Claire a tendance à osciller entre l’oie blanche et la femme mûre, sûre de ses compétences, sans être plus sympathique que cela…etc..).

Par contre, Gabaldon a un talent fou pour rendre vivants ses personnages et pour restituer une époque. Et même si la traduction française est toujours un peu faible, c’est un bonheur que de se replonger dans les péripéties de Claire, Jamie et cie.


C'est assez amusant de relire ces premiers tomes et
 en parallèle, de regarder à nouveau les saisons 1 et 2... 
(oui, oui, je suis à fond ^^).

 

Résumé du Tome 2 : 1968. A la mort de son mari, le docteur Claire Beauchamp-Randall emmène sa fille en Ecosse, sur les lieux mêmes où, vingt ans plus tôt, elle a vécu d’extraordinaires aventures… Là, elle révèle à Brianna l’incroyable secret qu’elle n’a jamais dévoilé depuis qu’elle fut retrouvée inanimée auprès d’un menhir, dans un ancien site mégalithique, après trois années d’une absence inexpliquée. Ce second volet des aventures de Claire Beauchamp à travers l’Histoire entraîne le lecteur dans le Paris du siècle des Lumières. Après avoir fui l’Ecosse où ils sont devenus hors-la-loi, Claire et Jamie, le jeune Highlander qu’elle a épousé, gagnent la capitale française à la rencontre de Charles-Edouard Stuart, le prétendant au trône d’Ecosse et d’Angleterre, venu solliciter l’appui de son cousin Louis XV Leur objectif : décourager ses tentatives d’accession au trône qui, Claire le sait, marqueraient à coup sûr le début d’une répression sanglante dans les Highlands. Le couple se lance alors dans une course effrénée pour modifier le cours de l’Histoire. Pour cela, il devra affronter un monde sans pitié où il ne pourra compter que sur lui-même et la force de son amour avant de découvrir, à ses dépens, qu’on ne joue pas impunément avec la destinée humaine.

 

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Premières lignes (en retard) #5février

Je trouve enfin le temps de poser ici ces Premières Lignes de février, les premières du mois !

 » Chère Maman,
Depuis mes premiers instants de conscience, je t’ai vue comme une gladiatrice – pour moi, tu es le plus farouche exemple possible de la puissance d’une femme.
Nous sommes un peu jumeaux, nous pouvons nous reconnaître dans une pièce où tous les yeux sont fermés, nous entendre dans un monde de silence, et cela, malgré les traumatismes enchâssés dans notre histoire. « 

L’auteur.e commence ainsi ce qui va constituer le récit de son enfance et de son adolescence – et c’est un sacré récit !
iO Tillett-Wright nous embarque au sein de sa propre histoire, au sein d’une famille, d’un quartier, d’une époque. L’écriture est sensible, poignante, elle prend aux tripes et au coeur. Ce livre parle du genre, mais pas que. Il parle des hommes, des femmes , des pères, des mères – du fait de ne pas à avoir à choisir: iO (à prononcer : « aïe-oh » et non comme en français : eeyoh) est née fille. Très tôt, iO a choisi d’être un garçon avant d’opter pour un nouveau changement à l’adolescence. Depuis peu, elle(il) a déclaré vouloir être désigné(e) par le pronom « il »… pour l’instant.
(et c’est là qu’on voit les complications du français quand on veut écrire de façon on-binaire : pas si simple d’utiliser « iels », « ille s», « iel », « ul », « ol » ou encore « ele  » ).

J’ai vraiment accroché à ce récit qui est terriblement touchant.

 

 

iO Tillett Wright, est né en 1985 à New York, dans le quartier de Bowery, connu à l’époque pour ses loyers bon marché et son taux de criminalité élevé : « Pendant les derniers jours du punk et au cœur des épidémies de sida et de crack, la 3Rue se distinguait par le raffinement de sa violence (…). Ça faisait dix ans que l’Amérique fermait ses hôpitaux psychiatriques, dont les patients se mêlaient aux déchets de la société – ceux qui ont échoué, se sont paumés ou ont abandonné. » Wright a pour marraine la photographe Nan Goldin, et le peintre Jean-Michel Basquiat (1960-1988) est un ami de son père. Deux artistes apparaissant à peine dans le livre mais qui, eux aussi, ont saisi ce temps et cet univers.(source)

 

A propos de Darling Days :

 

Résumé : New York, 1985, 3e Rue, territoire des SDF, des junkies, des pseudo-artistes de génie. Au milieu des travestis et des punks, iO Tillett Wright naît sous les auspices rayonnants de Nan Goldin (sa marraine) et de Jean-Michel Basquiat (un ami de son père).

Celui qui dès les premières années d’école décidera qu’il est un garçon plutôt qu’une fille, qui deviendra l’un des porte-parole de la communauté LGBT aux États-Unis, s’est construit dans la pauvreté et la violence de cette rue, de cette ville et surtout de cette mère accro aux médicaments et aux revirements d’humeur dévastateurs.

Sous-titres en anglais

Et sous-titres en français:

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Premières lignes #13janvier

 

J’espère que l’année 2019 a bien commencé pour vous et, bien sûr, que les lectures déjà faites ou à venir sont nombreuses…
Pour les Premières lignes de cette semaine, j’ai récidivé avec une autrice qui ne m’avait pas convaincue. Je vous en dis plus juste après les premières lignes :

 

 » Les serviteurs les appelaient les malenchki, les petits fantômes, parce qu’ils étaient les plus petits et les plus jeunes, et parce qu’ils hantaient la demeure du duc en gloussant. »

 

 

Résumé : Depuis des siècles, le royaume de Ravka est divisé par le Shadow Fold, épaisse nappe de ténèbres peuplée de créatures sanguinaires. En tant que cartographe pour la Ire armée, Alina doit le traverser pour la première fois. Aussitôt, des volcras l’attaquent. Elle est sauvée par Mal, son meilleur ami, dont elle est secrètement amoureuse et qui, à son tour, se retrouve acculé par les créatures. Elle émet alors malgré elle une lumière puissante, qui repousse les volcras. Dès lors, son destin prend une autre tournure : Alina est l’Invocatrice de lumière, celle qui pourrait vaincre le Shadow Fold et rendre la paix au royaume. La voilà emmenée à la capitale, au Little Palace, où elle entame son apprentissage aux côtés des Grisha, caste de magiciens qui gouverne le royaume avec le roi, et du plus puissant d’entre eux, le Darkling. Mais les intrigues de la cour sont moins simples qu’il n’y paraît, et Alina ignore où est censée aller son allégeance : au roi ?

Après avoir tenté par 3 fois de lire « Six of crows »  et après l’avoir abandonné en cours de route ( tout ressemble beaucoup à « Fils des Brumes  » de Sanderson en beaucoup, beaucoup moins abouti et réussi), j’ai persisté en empruntant les deux premiers tomes de l’autre série située dans l’univers des Grisha.

Malheureusement, je n’ai toujours pas été convaincue. L’histoire se tient, certes mais l’univers et les compétences des Grisha sont vraiment trop survolés. Je ne parle pas des personnages : leur psychologie semble tenir à pas grand chose ( Leigh Bardugo ou comment construire des personnages en carton….). Si j’ai lu le premier tome en entier, je suis allée de déception en déception, rencontrant les mêmes soucis qu’avec Six of Crows : l’univers pourrait être vraiment intéressant mais il n’est pas assez développé, pas assez décrit – il manque de profondeur. C’est ce que je trouve dommage : il y a des tas d’idées mais l’univers n’est pas assez complexe. Et, en fantasy, ce genre de défaut lasse très vite. Alors, oui, on peut lire Grisha si on est novice dans le genre , peut-être (et encore…), ou pour se détendre.
Mais cette fois, je laisse tomber: Leigh Bardugo comme Sabaa Tahir (Une braise sous la cendre)  ou pire, Sarah J. Maas ( Keleana, etc..) me paraissent sorties du même moule.

Par contre, les couvertures de Grisha ou Six of Crows sont de réelles réussites. Dommage que l’intérieur ne soit pas à la hauteur de l’extérieur….

 

 

 

 

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Premières lignes #6janvier

Premières premières lignes de l’année !
Et toujours bonne année, bonne santé et des tas de bonnes et belles choses en 2019

 

 » Nous l’avons pendu sur le parvis de la cathédrale de Kingsbridge. C’est là  qu’ont habituellement lieu les exécutions. Après tout, si vous n’êtes pas capable de tuer un homme à la face de Dieu, mieux vaudrait  sans doute ne pas le tuer du tout. « 

 

C’est avec un pavé que j’ai commencé l’année, un Ken Follett qui poursuit la grande série des Piliers de la terre (puis : Un monde sans fin). J’avais beaucoup aimé Les Piliers de la terre. On retrouve ici les mêmes ingrédients: une documentation très fournie, des personnages ayant existé, plusieurs familles dont les destins vont se croiser…
Dans Une colonne de feu, les personnages sont bien trouvés : un peu trop manichéens, comme souvent chez Follet, on n’est pas là pour explorer en finesse des détails psychologiques. Non, ce qui est bien fait, c’est une certaine reconstitution de l’époque. Parfois, on croirait avoir pris une machine à remonter le temps.

Ensuite, je n’ai pas forcément adhéré à 100% aux descriptions des grands événements historiques comme la St Barthélémy (tellement plus prenante chez Dumas ou chez Robert Merle, par ex.). J’ai eu l’impression aussi que parfois, Follett avait été un brin trop ambitieux et ne développait pas certains aspects. Par exemple, les relations entre Marie Stuart et Elisabeth 1ère sont plus qu’expédiées; idem pour la tentative d’invasion espagnole et la grande Armada.

Pour finir, le roman se lit très bien, particulièrement les deux-tiers. On ne peine pas avec les 900 pages. J’ai un peu survolé la fin qui m’a parue un peu bâclée, par contre.

 

Résumé :En 1558, les pierres patinées de la cathédrale de Kingsbridge dominent une ville déchirée par la haine religieuse. En Angleterre, Elisabeth Tudor devient reine et le pouvoir passe de manière précaire des mains des catholiques à celles des protestants.

Toute l’Europe se dresse contre elle. La jeune souveraine, habile et déterminée, crée les premiers services secrets du pays, afin d’être avertie à temps des complots qui se trament contre sa vie, des projets de rébellion et des plans d’invasion.

À Paris, Marie reine d’Écosse, proclamée souveraine légitime de l’Angleterre, attend son heure. Jeune femme séduisante et obstinée appartenant à une famille française d’une ambition sans scrupule, elle possède de nombreux partisans qui intriguent pour se débarrasser d’Elisabeth.

Ned Willard n’a qu’un désir : épouser Margery Fitzgerald. Mais lorsque les amoureux se retrouvent de part et d’autre de la fracture religieuse qui divise le pays, Ned se place au service de la princesse Elisabeth. En ce demi-siècle tourmenté où l’extrémisme attise la violence d’Edimbourg à Genève en passant par Paris, l’amour entre Ned et Margery paraît condamné.

 

A lire aussi:

  • Les piliers de la terre – même auteur
  • La cathédrale de la mer (saga formidable) – Ildefonso Falcones
  • Fortune de France – Robert Merle
  • Les rois maudits – Maurice Druon
  • La reine Margot – Alexandre Dumas

 

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Premières lignes #30décembre

Et hop ! les dernières Premières Lignes de l’année 2018 !

« Ils avaient fait tout le chemin jusqu’à la maison de Mr.Styles avant qu’Anna s’aperçoive que son père était nerveux. D’abord, elle avait été distraite par le trajet, en filant sur l’ Ocean Parkway comme s’ils mettaient le cap sur Coney Island, quatre jours après Noël alors qu’il faisait incroyablement froid pour aller à la plage. « 

 

Je termine l’année 2018 avec deux romans américains : Les Fantômes du vieux pays de Nathan Hill (The Nix, en VO) et celui-ci : Manahattan beach de Jennifer Egan. Et autant je me suis ennuyée comme rarement avec le roman de Nathan Hill (le grand roman américain des dernières années ? non, impossible ), autant Manhattan Beach me ravit.

On est tout de suite happé par cette histoire qui se déroule à la fin des années 30 et durant la seconde guerre mondiale. La famille d’Anna, les Kerrigan, des  irlandais plongés, dans la Grande Dépression puis de la Seconde Guerre mondiale. La jeune Anna décide un jour de devenir  plongeur scaphandrier …et elle y parviendra. C’est passionnant et surtout, on se laisse embarquer par les personnages et leurs tribulations. Il y a peu de longueurs, le style est fluide, bref, tout ce qui m’a manqué dans Les fantômes du vieux pays, lu juste avant. Brillant !

 

Résumé : Alors qu’elle a presque douze ans, Anna Kerrigan accompagne son père chez Dexter Styles, un homme qui, comprend-elle, est crucial pour la survie de sa famille. Derrière sa maison, elle aperçoit l’océan, qui l’émerveille autant que le mystère pesant qui lie les deux hommes. Des années plus tard, son père a disparu, et le pays est en guerre. Anna travaille au chantier naval de Brooklyn, où les femmes effectuent des tâches autrefois réservées aux hommes, désormais au front. Elle devient la première femme scaphandrier ; sa mission essentielle, des plus dangereuses, consiste à réparer les navires qui aideront les États- Unis à remporter la guerre. Un soir, dans un club, elle croise de nouveau le chemin de Dexter Styles, et commence à comprendre la complexité de la vie de son père, ainsi que les possibles raisons de sa disparition.

 

Si vous ne repassez pas par le blog avant 2019, bonne fin d’année ! 

Premières lignes #23décembre

On arrive presque à la fin de l’année et j’ai trouvé le temps cette semaine de préparer ce Premières Lignes.

Cette semaine, ce sont les premières lignes d’une suite que je vous propose (le début du tome 3 :

« La dernière fois que j’ai vu Lila, c’était il y a 5 ans, pendant l’hiver 2005. Nous nous promenions de bon matin le long du boulevard et, comme cela se produisait depuis des années déjà, nous n’arrivions pas à nous sentir véritablement à l’aise. « 

Dès les premières lignes, tout est dit : la relation entre les deux filles devenues femmes, leur amitié, l’évolution de ce lien (qui, souvent, ressemble peu à de l’amitié sinon à une relation étrange de dépendance, de mise en compétition).
Dans ce tome de l’âge adulte, on retrouve notre narratrice, Elena « Lenu » mariée puis mère, installée à Florence. Mais au-delà de la relation Lila/Elena, c’est l’Italie et son agitation politique violente des années autour de 1968.  On croise des membres du Part Communiste Italien mais surtout on assiste (tiens, tiens…) la montée des extrêmes. les fascistes  et les Brigades Rouges  d’extrême  gauche s’affrontent dans les rues, aux portes des usines et des universités.

Les deux amies traversent les années de plomb, chacune à leur manière. 

Ce troisième tome nous permet aussi de retrouver les personnages qui nous sont familiers depuis le premier tome . Il relate de façon documentée ce pan de l’Histoire italienne. Et même si parfois les interrogations d’Elena (qui ne peut s’empêcher d’être particulièrement énervante) lassent un peu, on a envie d’avancer dans le roman…et de lire le suivant (le dernier).

Résumé : Pour Elena, comme pour l’Italie, une période de grands bouleversements s’ouvre. Nous sommes à la fin des années soixante, les événements de 1968 s’annoncent, les mouvements féministes et protestataires s’organisent, et Elena, diplômée de l’École normale de Pise et entourée d’universitaires, est au premier rang. Même si les choix de Lila sont radicalement différents, les deux jeunes femmes sont toujours aussi proches, une relation faite d’amour et de haine, telles deux sœurs qui se ressembleraient trop. Et, une nouvelle fois, les circonstances vont les rapprocher, puis les éloigner, au cours de cette tumultueuse traversée des années soixante-dix.
Celle qui fuit et celle qui reste n’a rien à envier à ses deux prédécesseurs. À la dimension historique et intime s’ajoute même un volet politique, puisque les dix années que couvre le roman sont cruciales pour l’Italie, un pays en transformation, en marche vers la modernité

Je dois dire un mot de la série TV qui est diffusée en ce moment. Je trouve l’adaptation très fidèle. Le casting est vraiment bien fait. Mais le format de la série apporte encore plus de punch et m’a fait oublier certaines longueurs  (ma principale critique vis à vis des romans d’Elena Ferrante, d’ailleurs).
Je trouve les personnages d’autant plus attachants et je ne peux que conseiller de regarder L’amie prodigieuse (My brilliant friend). Il est à noter que la version italienne sous-titrée en anglais est bien meilleure à la version française. C’est dommage que nous n’ayons pas droit à l’italien sous-titré en français….

 

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Premières lignes #2décembre

 

Les Premières lignes de cette semaine proviennent d’un roman qui a reçu en France le Prix des Lecteurs en littérature étrangère (Livre de Poche). Ayant fait partie du jury pour la section Polars, j’ai eu la chance de recevoir le livre.

 

 

 

 

 

Et je n’ai pas été déçue. Ce premier roman est magistralement bien pensé.
La structure n’était pas forcément évidente puisque nous partons du Ghana, où une femme donne naissance à deux filles issues de deux unions. Les deux soeurs ne se rencontreront jamais et suivront un chemin diamétralement opposés: Effia se marie au gouverneur blanc du Fort de Cape Coast, dans l’un de ces forts où les négriers regroupaient les futurs esclaves destinés à être déportés. Sa demi-soeur Esi fera partie de ses esclaves.

 

Nous suivons alors les descendants d’Effia et d’Esi, en Afrique et en Amérique.
Chaque chapitre est consacré à l’un des descendants, alternant la terre natale africaine et celle d’adoption, américaine.
Yaa Gyasi se dit très influencée par les contes et les légendes. Elle a réussi à mêler à son récit des histoires et des rêves qui apportent une dimension magique.
On ne se perd pas trop dans les différents personnages car, heureusement, un arbre généalogique est fourni au début du roman.

Le seul bémol est ce titre français: « no home« (?) alors que le titre original est « Homegoing ».

 

 

Un voyage époustouflant dans trois siècles d’histoire du peuple africain.

Maama, esclave Ashanti, s’enfuit de la maison de ses maîtres Fantis durant un incendie, laissant derrière elle son bébé, Effia. Plus tard, elle épouse un Ashanti, et donne naissance à une autre fille, Esi. Ainsi commence l’histoire de ces deux demi-sœurs, Effia et Esi, nées dans deux villages du Ghana à l’époque du commerce triangulaire au XVIIIe siècle. Effia épouse un Anglais et mène une existence confortable dans le fort de Cape Coast, sans savoir que Esi, qu’elle n’a jamais connue, est emprisonnée dans les cachots du fort, vendue avec des centaines d’autres victimes d’un commerce d’esclaves florissant avant d’être expédiée en Amérique où ses enfants et petits-enfants seront eux aussi esclaves. Grâce à un collier transmis de génération en génération, l’histoire se tisse d’un chapitre à l’autre : un fil suit les descendants d’Effia au Ghana à travers les siècles, l’autre suit Esi et ses enfants en Amérique.

 

« (…) I think I was kind of constantly interacting, I guess, with really what the legacy of slavery is. You know, coming from a country, Ghana, that had a role in slavery, and then ending up in a place where slavery is still so strongly felt institutionally, as racism is still so strongly felt. The irony of that wasn’t lost on me. And I think, had I not grown up in Alabama, I don’t know that I would have ever written this book. »

— Yaa Gyasi, 2016 interview with Scott Simon

 

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Premières lignes #25novembre

 

Je change de registre pour les Premières Lignes de cette semaine avec une biographie. Je vous mets tout de suite dans l’ambiance :

 » Le 10 décembre 1936, un valet de pied annonce la nouvelle à Elisabeth Alexandra Mary Windsor, alors âgée de dix ans : son père va devenir roi par défaut, quatre jours avant son quarante et unième anniversaire. En effet, le frère de ce dernier, le roi Edouard VIII, vient d’abdiquer pour épouser Wallis Warfield Simpson, une américaine déjà divorcée deux fois. »

Nous voilà dans The Crown ou presque puisque Sally Bedell Smith signe ici une agréable biographie qui se lit aussi bien qu’un roman. L’écrivaine est une habituée du genre puisqu’elle a déjà écrit les biographies du Prince Charles ou de Lady Diana. On sent qu’elle a une affection particulière pour la famille royale d’Angleterre. Ici, on ne trouvera aucune critique de la reine. Si l’ouvrage se place en effet très en faveur des Windsor, il n’en est pas moins intéressant pour autant. Le tableau rendu est vivant et le sens de l’humour de la reine est mis en avant.

J’avais emprunté à la médiathèque par pure curiosité et par envie de lire autre chose qu’un roman ; je n’ai pas été déçue et je me suis vue dévorer ce pavé de presque 600 pages. Seules les années les plus récentes m’ont un peu lassée; peut-être parce que nous n’avons pas suffisamment de recul sur cette portion de l’Histoire ou que cela me paraissait trop frais dans ma mémoire.

Anglophiles, fans de The Crown ou du film The Queen, je ne peux que vous conseiller cette biographie.

 

Elisabeth II, la vie d’un monarque moderne
Editions des Equateurs
22/02/2018
Traduction  Elisa Rodriguez
26€

 

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