L’illustration de l’Antiquité par Joseph Kuhn-Régnier – L’été de l’art #43

 

Cette fois, c’est bien le dernier de cet été de l’art. On arrive doucement en automne….
Je clos cette série 2019 avec un illustrateur du début du XXème siècle, connu en France pour avoir été l’un des spécialistes de l’illustration d’ouvrages pédagogiques relatifs à l’Antiquité. Mais pas seulement pédagogiques puisqu’il est aussi connu pour avoir illustré de façon joliment érotique « Les chansons de Bilitis » de Pierre Louÿs (un bel exemple de mystification littéraire, d’ailleurs).
Joseph Kuhn-Régnier a aussi fait des illustrations pour des contes.

 

 

Joseph Kuhn-Régnier 7

 

Joseph Kuhn-Régnier 5

Joseph Kuhn-Régnier 4

 

Joseph Kuhn-Régnier 3

 

 

Joseph KUHN-REGNIER (1873-) L'enlèvement de la Belle Hélène

 

 

 

 

 

Publicités

Premières lignes #16septembre

Visiblement, mes premières lignes de septembre sont carrément décalées le lundi. Je suis aussi assez en retard dans mes lectures – bien en retard pour le thème de septembre du HMSFFF Challenge par exemple : un très beau thème, pourtant, consacré à la littérature jeunesse. Je pensais avoir le temps de relire La Passe-Miroir ou/et La Croisée des Mondes ( je pense quand même le relire d’ici la diffusion de l’adaptation en série, en novembre ) mais finalementje lis plus lentement que d’habitude. Le roman que je termine appartient bien à la fantasy, par contre et en voici les premières lignes :

 » Hérus Tork avait toujours attendu la mort de Mérot l’Ancien.
Cela datait du jour même de son arrivée à la Haute-Ecole. Le directeur était venu jeter un coup d’oeil aux nouveaux, envoyés par leurs parents à peine d=célébré leur sixième anniversaire. Levé à l’aube, il s’était lavé à l’eau froide et avait avalé un petit-déjeuner loin d’être succulent, mais copieux. Puis il s’était mis en rang avec une douzaine de nouvelles recrues dans une des innombrables cours des multiples bâtiments qui jouxtaient le château. « 

 

C’est connu, dès que je tombe sur une histoire où il est question de mages, de magicien.nes, de pouvoirs de quelque chose, je suis très faible. Il faut que je lise… même si c’est pour refermer très vite le livre parce que je suis tombée sur une intrigue particulièrement indigente . Mais ça n’est pas le cas, heureusement pour moi, avec Haute-Ecole. Au contraire.
J’ai vite été captivée par cette histoire de magiciens exploités – conditionnés et réduits en esclavage serait plutôt les termes corrects- ainsi que par les efforts des magiciens clandestins qui tentent de renverser ce système. Il y a de l’aventure, de l’héroïsme, des trahisons, de l’amour (et la romance ne gâche rien, contrairement à ce que j’ai pu lire quelque part …). On suit les points de vue de différents protagonistes – et là aussi, c’est une réussite : voilà des personnages forts et complexes à commencer par Arik Renshaw (ce charisme de fou…). L’univers est très intéressant à découvrir et j’avais envie de dire « mais je veux en savoir plus ! « .
Et l’écriture ? Je pense que c’est là  ma plus agréable surprise. Pas seulement fluide, mais aussi fine et souvent poétique.
Le seul petit bémol, c’est sûrement que certains passages auraient mérité d’être développés. Et puis, et puis…. y-a t’il une suite ? Sincèrement, cet univers en mérite une.
Parce que si ce n’est pas un livre qui révolutionne la fantasy , c’est un bon livre et ça, c’est important.
Et le meilleur, c’est qu’il est sorti en poche (merci  pour nos étagères) à l’Atalante. 

Haute-Ecole – Sylvie Denis 

Résumé : Le sort des magiciens n’intéresse que quelques intellectuels contestataires. Les enfants dotés de pouvoirs magiques sont enlevés à leurs familles afin d’être éduqués à la Haute-École et contrôlés par la noblesse. Au moment où le règne d’Urbain IV s’achève, Mérot l’Ancien, le directeur de la Haute-École, meurt et les complots se multiplient : marchands rêvant de pouvoir politique, soldats amers, paysans appauvris, magiciens asservis. Hérus Tork, qui intrigue pour succéder à Mérot, achève sa patrouille annuelle à la recherche des magiciens cachés. Lors de sa dernière halte il capture Raoul des Crapauds, le fils d’un boulanger, mais ne repère pas Ian qui décide de partir à la capitale à la recherche des magiciens clandestins…

 

 

 

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi au RDV Premières Lignes de Ma Lecturothèque:

• Au baz’art des mots
• Light & Smell
• Chronicroqueuse de livres
• Les livres de Rose
• Le monde enchanté de mes lectures
• Cœur d’encre
• Les tribulations de Coco
• La Voleuse de Marque-pages
• Vie quotidienne de Flaure
• Ladiescolocblog
• Selene raconte
• La Pomme qui rougit
• La Booktillaise
• Les lectures d’Emy
• Songes d’une Walkyrie
• Aliehobbies
• Rattus Bibliotecus
• Ma petite médiathèque
• Prête-moi ta plume
• L’écume des mots
• Chat’Pitre
• Pousse de ginkgo
• Ju lit les mots
• À vos crimes
 Mille rêves en moi

 

 

Premières lignes #9septembre

Un roman précurseur de la fantasy, cette semaine avec ces Premières Lignes :

« L’Etat indépendant du Dorimare était un pays minuscule. Bordé au sud par la mer, au nord ainsi qu’à l’est par des montagnes, et tapissé en son centre d’une vaste plaine luxuriante irriguée par deux rivières, ses paysages et ses végétations ne manquaient pourtant pas de diversité. « 

Lud-en-Brume

 

Lud-en-Brume (Lud in the Mist) est sorti avant le Hobbit : il date de 1926On ne parle pas encore de fantasy, bien sûr et pourtant, avec ce roman de Hope Mirrlees, on plonge dans la faërie. Tour à tour conte, comédie, roman policier, critique sociale, Lud-en Brume dégage un charme certain (le trafic de fruits féeriques, quand même !). On peut parfois avoir de la peine avec les envolées lyriques ou quelques digressions qui nous semblent d’un autre âge mais je pense que tout cela fait partie du charme parfois suranné du roman. Il ne faut pas s’attendre à un rythme palpitant ni à une intrigue complexe et mieux vaut savoir prendre son temps pour apprécier les tribulations de Nathaniel Chantecler. Un roman à découvrir pour qui s’intéresse au merveilleux, à l’imaginaire et à la fantasy. 

A lire en parallèle :

  •  Stardust – Neil Gaiman
  • Jonathan Strange & Mr.Norrell – Susanna Clarke

 

Lud-en-Brume
Hope MIRRLEES,
Préface Douglas A. ANDERSON, Neil GAIMAN
CALLIDOR
360pp – 20,00 €

 

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi au RDV Premières Lignes de Ma Lecturothèque:

• Au baz’art des mots
• Light & Smell
• Chronicroqueuse de livres
• Les livres de Rose
• Le monde enchanté de mes lectures
• Cœur d’encre
• Les tribulations de Coco
• La Voleuse de Marque-pages
• Vie quotidienne de Flaure
• Ladiescolocblog
• Selene raconte
• La Pomme qui rougit
• La Booktillaise
• Les lectures d’Emy
• Songes d’une Walkyrie
• Aliehobbies
• Rattus Bibliotecus
• Ma petite médiathèque
• Prête-moi ta plume
• L’écume des mots
• Chat’Pitre
• Pousse de ginkgo
• Ju lit les mots
• À vos crimes
Mille rêves en moi

 

Premières lignes #18août

Changement radical de ton et de genre cette semaine et même de langue, tiens, puisque je vous emmène faire un tour en Angleterre, dans la région des Cotswolds pour ces Premières Lignes : 

« A mild damp winter was edging towards spring when Agatha Raisin motored slowly homeward to the villageof Carsely after a long holiday. She persuaded herself that she had had a wonderful time far away from this grave of a village. She had gone to New York, then to Bermuda, then to Montreal, and then straight to Paris, and so on to Italy, Greece and Turkey. »

 

Agatha Raisin enquête, tome 3 : Pas de pot pour la jardinière par Beaton

Jusqu’ici,  je n’avais pas encore essayé la série de M.C Beaton, Agatha Raisin. Je me disais toujours « plus tard, plus tard » et vu l’état de ma PAL, ça peut se comprendre. Mais je suis tombée un peu par hasard sur une diffusion d’un des épisodes de l’adaptation en série à la TV… et c’était tellement bien fichu et décalé que Monsieur et moi-même sommes partis à la recherche des oeuvres de Ms. Beaton.
Et cette dame a écrit énormément de romans !   Si les Agatha Raisin sont traduits en français, beaucoup d’autres séries qu’elle a publiées sous ses autres pseudonymes (et elle en a pas mal) sont inconnus ici. Son autre série-phare, Hamish McBeth, écrite avant Agatha Raisin commence à être éditée en France. J’ai d’ailleurs lu Qui va à la chasse, une succulente enquête en Ecosse, totalement décalée une fois de plus (merci  la tradition de l’humour à la Wodehouse, Tom Sharpe, David Lodge)

Hamish Macbeth, tome 2 : Qui va à la chasse par Beaton

Agatha Raisin se situe à peu près dans la même veine. On pense suivre une enquête tranquille dans un village tout aussi tranquille des Cotswolds (cette superbe région d’Angleterre) mais petit à petit, tout déraille. Les gens ne sont pas ceux que l’on pense. Ils ont la langue bien pendue – et acérée. A commencer par notre Miss Marple délurée qui traque aussi bien les criminels que les célibataires du coin, Ms. Raisin.
M.C. Beaton a elle aussi une plume bien affûtée et tisse des dialogues comme personne.
Et l’enquête n’est pas bâclée pour autant. Bref, une bonne histoire, des personnages bien campés, une écriture acérée: je comprends pourquoi les enquêtes d’Agatha ont autant de succès, c’est totalement mérité !

Agatha Raisin and the Potted Gardener (English Edition) par [Beaton, M.C.]

 

Résumé : Au retour de ses vacances, Agatha Raisin rencontre Mary Fortune, jardinière émérite qui a pris la place qu’elle convoitait dans le cœur de son voisin, James Lacey. Mais avant qu’elle n’ait le temps de l’évincer, la séductrice est retrouvée morte, enfoncée tête la première dans un de ses grands pots de fleurs.

 

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi au RDV Premières Lignes de Ma Lecturothèque:

• Au baz’art des mots
• Light & Smell
• Chronicroqueuse de livres
• Les livres de Rose
• Le monde enchanté de mes lectures
• Cœur d’encre
• Les tribulations de Coco
• La Voleuse de Marque-pages
• Vie quotidienne de Flaure
• Ladiescolocblog
• Selene raconte
• La Pomme qui rougit
• La Booktillaise
• Les lectures d’Emy
• Songes d’une Walkyrie
• Aliehobbies
• Rattus Bibliotecus
• Ma petite médiathèque
• Prête-moi ta plume
• L’écume des mots
• Chat’Pitre
• Pousse de ginkgo
• Ju lit les mots
• À vos crimes

Premières lignes #11août

N’ayant pas encore trouvé le courage – ni l’envie – de me plonger dans un roman post-apocalyptique, le thème du mois d’août pour le challenge HMSFFF ( trop de zombies pour moi dans cette sélection, les créatures que j’aime le moins avec les vampires ), je me suis tournée vers un roman que je cherchais depuis quelques mois et que je ne pensais pas,  ou plus trouver… Finalement, la médiathèque a exaucé mon souhait ! Premières lignes tout de suite :

« Ces derniers temps, mes nuits sont courtes.
Le robinet couine et pleure son eau glacée dans la cuvette de céramique. Mes doigts frissonnent. J’asperge mon visage avant de me regarder dans le miroir. Mes cernes sont lourds, les lèvres abîmées, mes traits affaissés. J’essaie de sourire et mon reflet se tord. « 

J’avais beaucoup entendu parler de ce roman YA à sa sortie (avril de cette année) puisque la maison d’édition (Editions Lynks) avait alors fait un gros travail de teasing. Avec une superbe couverture créée par Miesis , qui ne pouvait qu’attirer l’oeil, je dois dire que j’avais vraiment envie de savoir ce que ce roman avait dans le ventre. D’un autre côté, j’avais aussi peur d’être déçue…

Les Nocturnes par Corsac

De quoi parle donc Les Nocturnes ? Résumé tout de suite avant de dire ce que j’en ai pensé :

Résumé : Nous avons cherché par tous les moyens à découvrir pourquoi nous étions enfermés ici. Si seulement nous avions su… Aurions-nous quand même été jusqu’au bout ?

Un nom, un bloc, une couleur d’uniforme : Rouge ou Vert. Ce sont les seules informations dont disposent les deux-cent-cinquante pensionnaires de la Croix d’If, entrés dans l’institut sans le moindre souvenir et sans opportunité de sortir.
Natt Käfig est un Rouge du bloc 3A. Il est le dernier à avoir vu Laura, une Verte, avant sa mystérieuse disparition. Il se fait approcher par un groupe d’élèves… Qui sont ces « Nocturnes » qui ont besoin de son aide et qui pensent que Laura avait découvert les raisons de leur présence dans l’institut ? Rouges et Verts vont devoir collaborer pour percer le secret de la Croix d’If et échapper à l’administration. Y parviendront-ils en apprenant qu’ils sont prisonniers pour des motifs différents ?

Avec un résumé intrigant à souhait, on s’attend à découvrir de sombres secrets dans cet institut perdu au milieu de nulle part et, surtout, on s’attend  à haleter tout au long de la lecture. Certes, on est tenu en haleine, mais en raison de la grande révélation : on est vite fixé sur ce qui distingue les Verts des Rouges – et c’est bien trouvé. J’apprécie beaucoup ce genre de trouvaille : l’autrice ne cherche pas à être la plus originale qui soit (à ce sujet, le roman m’a fait penser à Caïn, de Dario Alcide)  mais elle vise juste, elle est bien renseignée et sait mettre en place un système, des personnages qui trouvent leur place et évoluent de façon cohérente. Et ça fonctionne !
L’atmosphère devient de plus en plus sombre, de plus en plus pesante. Le danger finit par se situer au sein de l’institut, lorsque les Verts et les Rouges, livrés à eux-mêmes, commencent à se battre entre eux pour des raisons que je ne vais pas révéler ici.
La fuite devient la seule solution…
Mais l’extérieur est-il plus accueillant ? Quel est le danger ? Les autres ? Eux-mêmes ? Car si ces jeunes adultes se sont retrouvés un jour dans cet institut, privés de leurs souvenirs, n’était-ce pas parce qu’ils le souhaitaient ? N’était-ce pas pour oublier une partie d’un passé traumatisant et traumatique ?
Les questions posées,  comme dans Caïn, même si le thème diffère,  sont ici aussi cruciales.

J’ai passé un bon moment avec Les Nocturnes et j’ai particulièrement apprécié le développement des personnages (avec un bonus pour celui de La Chouette).
Tess Corsac est une jeune autrice. J’espère sincèrement qu’elle continuera sur cette voie car elle nous promet de bonnes surprises dans ce cas.

Tess Corsac – Les Nocturnes
Editions Lynks – 16, 90€

 

 

Note de la semaine du 15 août 2019 (après écriture de cette critique)

En parlant des éditions Lynks, justement, j’ai été un brin étonnée, cette semaine. Les éditions avaient proposé aux  personnes possédant un compte Insta, un compte Babelio, Booknode, un blog  de se manifester si intéressé.e.s par un service de presse pour un roman à paraître bientôt. Je l’ai fait, le résumé du roman m’intéressait (en même temps, je ne demande jamais quand je ne suis pas emballée). Mais, comme pour « Les Nocturnes », j’ai reçu une fin de non-recevoir.
Pas de souci, bien sûr. Sauf que le ton était légèrement infantilisante : on  me conseillait de « continuer à faire de jolies photos « (de livres), mais sans prêter attention à la qualité de mes critiques ici sur le blog. Visiblement, vendre des livres pour certains, c’est chercher de l’audience, de la visibilité à tout prix : les fameux « influenceur et influenceuses », même si le terme tend à perdre de sa crédibilité dans le web marketing – on parle de plus en plus « de personnes inspirantes » par ex.
De même, je tiens à préciser à aussi qu’on ne vend pas des livres comme on vend des carottes ni des choux (c’est très joli, les choux et les carottes en photos, ceci dit). C’est même la base du marketing littéraire. J’ai bien l’impression que certain.e.s ont loupé le coche, du coup…
Comment dire… si promouvoir des  auteurs et autrices consistent à collectionner de « zolies photos » ( le terme a hérissé ma fibre de photographe) sur instagram, voilà une maison d’éditions qui a une étrange façon d’envisager la littérature et de traiter ses auteurs.
Bon, ce n’est pas très grave pour moi, j’ai beaucoup de livres à chroniquer mais je m’interroge sur de telles pratiques. Je lisais un post du maison d’éditions ce matin (Les Moutons Electriques, pour la citer, vu la qualité de ce qu’ils font) qui disait en substance qu’ils étaient des éditeurs et non des publieurs. (« car nous sommes des éditeurs, pas des « publieurs ».. » sur FB ) C’est bien toute la différence.

 

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi au RDV Premières Lignes de Ma Lecturothèque:

• Au baz’art des mots
• Light & Smell
• Chronicroqueuse de livres
• Les livres de Rose
• Le monde enchanté de mes lectures
• Cœur d’encre
• Les tribulations de Coco
• La Voleuse de Marque-pages
• Vie quotidienne de Flaure
• Ladiescolocblog
• Selene raconte
• La Pomme qui rougit
• La Booktillaise
• Les lectures d’Emy
• Songes d’une Walkyrie
• Aliehobbies
• Rattus Bibliotecus
• Ma petite médiathèque
• Prête-moi ta plume
• L’écume des mots
• Chat’Pitre
• Pousse de ginkgo
• Ju lit les mots
• À vos crimes

 

Premières lignes #4août

Premières lignes pour un coup de coeur, cette semaine ❤️

« C’était le genre de vieille usine qu’on ne trouve que dans les pires quartiers des grandes villes; Des années de crasse et de pollution avaient terni ses briques autrefois rouges et tirant désormais sur le gris-brun. L’enceint extérieure était surmontée de torsades de barbelés acérés. Le métal avait rouillé et cédé à certains endroits sans jamais être réparé, comme si les propriétaires avaient décidé qu’à défaut de pouvoir repousser les cambrioleurs, ils s’efforceraient au moins de leur transmettre le tétanos. »

Ainsi débute le deuxième tome de la série Alex Verus, de Benedict Jacka, une série de fantasy urbaine, classée en Y.A en France (chez les adultes, en Angleterre). J’avais choisi totalement par hasard à la médiathèque le 1er tome Malédiction, et surprise ! ce livre est une pépite !
Les personnages sont intéressants, jamais manichéens. Le monde magique présenté ici est d’ailleurs peuplé de mages et créatures magiques qui ne cessent de surprendre le lecteur. L’action est vraiment bien menée (on est accroché du début à la fin, encore plus pour le deuxième tome que pour le premier). Et malgré des scènes plus sombres (combats, tortures, …), il y a beaucoup d’humour.
A ce jour, cinq tomes ont été traduits ici en France. Neuf sont parus en anglais (le dixième est annoncé pour septembre prochain).
Certains ont voulu y voir des liens avec Harry Potter, (?) mais, à part le fait qu’un monde magique soit évoqué, je ne vois vraiment pas le rapport. Nous avons ici des personnages adultes, une magie différente – et  le personnage principal est un devin, non un petit  sorcier à l’école.

Faut-il le lire ?
Oui, si on aime la magie, la fantasy, Londres, la mythologie, les intrigues  – et même si on est arachnophobe.

Alex Verus, tome 1 : Destinée par Jacka

 

Alex Verus, tome 2 : Malédiction par Jacka

Résumé : Alex Verus vit à Londres et il est devin. Il peut voir le futur comme un faisceau de probabilités. Pour le commun des mortels, c’est un don impressionnant, mais pour les autres mages, c’est le bas de l’échelle des arts occultes. De toute façon, Alex a tourné le dos à cette confrérie. Trop de rivalités, de secrets, de complots, trop de morts… Sa seule ambition est de mener une existence sans histoires, caché dans sa petite boutique d’accessoires pour magiciens amateurs. Dans l’arrière-salle, il continue à faire un peu de marché noir, c’est risqué mais le commerce des vrais objets magiques lui permet de payer le loyer

 

Les blogueurs et blogueuses qui  participent aussi  aux Premières Lignes : 

• Vie quotidienne de Flaure
• Au baz’art des mots
• Light & Smell
• Chronicroqueuse de livres
• Les livres de Rose
• Au détour d’un livre
• Le monde enchanté de mes lectures
• Cœur d’encre
• Les tribulations de Coco
• La Voleuse de Marque-pages
• Vie quotidienne de Flaure
• Ladiescolocblog
• Selene raconte
• Les lectures d’Angélique
• Pousse de gingko
• Rattus Bibliotecus
• La Pomme qui rougit
• Ma Petite médiathèque
• Chat’Pitre
• La Booktillaise
• Lectoplum
• Encore un livre
• Le monde de Gulia
• Alohomora
• Le monde de Callista

Premières lignes #29juillet spécial HMSFFF de juillet

Des Premières lignes consacrées au #HMSFFF challenge  aujourd’hui !
Le thème de ce mois de juillet était « Espace et temps » :

Un petit point sur la sélection de juillet

La sélection proposée était, une fois de plus, très sympa. Découvrir la sélection ressemble un peu à l’ouverture d’un paquet-cadeau: on a hâte !
J’avais déjà lu (de nombreuses fois) Fondation ; le cycle de Fondation entier a longtemps fait partie de mes relectures favorites, durant les années 90, avec Dune et Le Seigneur des anneaux. 

Cette fois, je ne me suis pas replongée dans les aventures de la psycho-histoire. Lu aussi La horde du contrevent  dont je ne suis définitivement pas fan. Ce roman est le type même du « soit on adore, soit on déteste ». Je passe mon tour….

Ah, et Replay ! Ce roman de Ken Grimwood avait été une très bonne surprise. Je l’avais trouvé par hasard à la bibliothèque et je n’avais pas été déçue. Car, pour voyager dans le passé, ça, on y fait des allers-retours. Je le recommande vivement, celui-ci et, si possible, j’en parlerai à nouveau.

 

Premières lignes x 2

Cette semaine, donc, double découverte et doubles premières lignes !
C’est par ici :

 » Je donnerai à mon rapport la forme d’un récit romancé. C’est ce que l’on m’a appris lorsque j’étais petit, sur ma planète natale, que la Vérité est l’affaire d’imagination. « 

Le décor est planté dès le début. Ce livre sera le récit d’une rencontre; entre un « étranger » et une planète, une civilisation, une culture, une société, les problèmes de compréhension des mœurs, politiques, comportements et langages. L’hermaphrodisme posant le plus de soucis à l’envoyé de l’espace.
Très souvent, La main gauche de la nuit m’a fait penser aux romans de Jack Vance – et ça, c’est mon point positif ! – avec sa richesse, sa diversité et souvent, ses chocs culturels (refrain bien connu: il faut lire Jack Vance).
Pourtant, je ne sais pas si je dois accuser la canicule qui a rendu mon cerveau complètement apathique, mais j’ai eu du mal avec ce roman au rythme lent, très intériorisé. Cela ne me dérange pas en règle générale mais cette fois, Ursula Le Guin a eu du mal à m’embarquer sur la planète Nivôse. Je pense qu’il faut prendre son temps, savourer ce livre pour bien l’apprécier. Je n’exclus pas une relecture, plus tard.

La Main gauche de la nuit (Le Cycle de Hain, Tome 4)

Résumé : Sur Gethen, la planète glacée que les premiers hommes ont baptisée Hiver, il n’y a ni hommes ni femmes, seulement des êtres humains. Des androgynes qui, dans certaines circonstances, adoptent les caractères de l’un ou l’autre sexe.
Les sociétés nombreuses qui se partagent Gethen portent toutes la marque de cette indifférenciation sexuelle. L’Envoyé venu de la Terre, qui passe pour un monstre aux yeux des Géthéniens, parviendra-t-il à leur faire entendre le message de l’Ekumen ?

Et pour terminer avec ce spécial HMSFF challenge, des premières lignes issues de l’autre roman que j’ai choisi de découvrir :

« Le 14 novembre 1971
La route de Long Valley qui défile sous mes pneus. Belle journée; soleil radieux, ciel bleu. Les lisses en béton blanc se succèdent de part et d’autre de la route. un cheval m’examine. Les verts pâturages de la région de Los Angeles. « 

Voilà un roman de Richard Matheson qui débute …à la manière de Matheson. Le point de vue est celui du personnage principal, le récit à la première personne (c’est aussi le cas dans Je suis une légende ou l’excellente nouvelle Journal d’un monstre). Matheson utilise une méthode redoutable : nous faire entrer dans l’intimité d’un personnage, généralement solitaire voire exclu, le développer, nous faire participer à son évolution et à ses aventures pour,  au final, brutalement le plonger dans le malheur. Ou presque.
Mais, si le procédé est diablement efficace dans Je suis une légende, il fonctionne moins bien ici. Le héros est vite plongé dans d’interminables atermoiements,  auto-apitoiements, et autres plaintes qui, même si compréhensibles de la part d’un homme tombé fou amoureux, ne font que ralentir la lecture. Le rythme en pâtit. Quant au dénouement, il est évident et provoque peu de surprise.
Bref, on s’ennuie pas mal. Je ne garderai pas en mémoire Le jeune homme, la mort et le temps (adapté au cinéma en 1980 sous le titre « Quelque part dans le temps « – Somewhere in time )  préférant d’autres romans et nouvelles de Matheson.

Le Jeune Homme, la mort et le temps par Matheson

Résumé : A trente-six ans, il n’a plus que quelques mois à vivre. Que peut-il faire face à son désespoir?
Le voici échouant dans un vieil hôtel au bord de la mer, où il trouve la photographie d’une jeune femme ravissante, qui fut actrice à la fin du XIXème siècle.
Il tombe amoureux du portrait et cherche à découvrir la vie de cette actrice qui, comme lui, ne s’est jamais mariée.
Et, peu à peu, cette curiosité passionnée devient un véritable lien, un véritable amour.
Mais comment va-t-il pouvoir rejoindre sa bien-aimée ?

 

Les blogueurs et blogueuses qui  participent aussi  aux Premières Lignes : 

• Vie quotidienne de Flaure
• Au baz’art des mots
• Light & Smell
• Chronicroqueuse de livres
• Les livres de Rose
• Au détour d’un livre
• Le monde enchanté de mes lectures
• Cœur d’encre
• Les tribulations de Coco
• La Voleuse de Marque-pages
• Vie quotidienne de Flaure
• Ladiescolocblog
• Selene raconte
• Les lectures d’Angélique
• Pousse de gingko
• Rattus Bibliotecus
• La Pomme qui rougit
• Ma Petite médiathèque
• Chat’Pitre
• La Booktillaise
• Lectoplum
• Encore un livre
• Le monde de Gulia
• Alohomora
• Le monde de Callista

Premières lignes #21juillet

Premières lignes consacrées à un roman qui se situe dans les années 60/70  aujourd’hui

« Son prénom se prononçait « Jack-ah-ran-dah », évoquant ces lampions-citrouilles nommés « jack-‘o’-lantern », sur le même rythme. Le nom d’un arbre fleuri, flamboyant, d’Amérique Centrales, qui pousse à Los Angeles, et en espagnol on disait à l’origine : » Hawk-ah-rahn-dah ». C’était ses parents tout craché, d’appeler leur fille Jacaranda. « 

Sex & Rage par Babitz

Eve Babitz est une figure de la scène artistique des années 60/70. Son roman, Sex & rage, publié en 1979 est son deuxième livre traduit en France (seulement).
Derrière le personnage de Jacarandah, on devine sans peine le sien, celui d’une jeune femme qui posa nue à 20 ans pour une célèbre photo de Julian Wasser, sur laquelle elle affronte Marcel Duchamp aux échecs. 

Duchamp Playing Chess with a Nude (Eve Babitz), Duchamp Retrospective, Pasadena Art Museum, 1963

Mais ce n’est pas pour cette anecdote, ni pour ses relations avec Jim Morrison ou Harrison Ford, que Sex & Rage est un livre intéressant. C’est, avant tout, unroman d’apprentissage, écrit de façon nette et sans ornementation, servi par une très bonne traduction. Eve Babitz va à l’essentiel et on se prend au jeu. Intéressant.

 

A lire

  • si vous aimez les romans d’apprentissage, les années 60/70, les grandeurs et décadences diverses, la pop culture.
  • si vous avez aimé « Daisy Jones & The Six » ou si vous avez très envie de le lire

 

Les blogueurs et blogueuses qui  participent aussi  aux Premières Lignes : 

• Vie quotidienne de Flaure
• Au baz’art des mots
• Light & Smell
• Chronicroqueuse de livres
• Les livres de Rose
• Au détour d’un livre
• Le monde enchanté de mes lectures
• Cœur d’encre
• Les tribulations de Coco
• La Voleuse de Marque-pages
• Vie quotidienne de Flaure
• Ladiescolocblog
• Selene raconte
• Les lectures d’Angélique
• Pousse de gingko
• Rattus Bibliotecus
• La Pomme qui rougit
• Ma Petite médiathèque
• Chat’Pitre
• La Booktillaise
• Lectoplum
• Encore un livre
• Le monde de Gulia
• Alohomora
• Le monde de Callista

Premières lignes #14juillet

Les premières lignes de la fête nationale n’ont rien à voir avec le 14 juillet (je ne suis pas très portée sur les feux d’artifice, la foule et le bal des pompiers, non merci), mais sont très en lien avec les livres et la magie, ce qui me correspond tout à fait !

« Certains prétendront que c’est une mauvaise idée d’amener une araignée-flamme dans une bibliothèque. Ils auront probablement raison, mais cela valait mieux que de la laisser seule chez moi pendant neuf heures d’affilée. J’avais essayé une fois, et Titache avait exprimé son déplaisir en brûlant le couvercle de son vivarium, se forant un terrier dans mon panier de linge sale et incendiant l’équivalent de deux semaines de vêtements. « 

C’est le genre de livres qui fait mouche : avoir le pouvoir magique de tirer des livres des objets ou des êtres puis les faire apparaître dans le monde réel.  Une potion de Narnia, le gâteau d’Alice, une épée, un sabre-laser…  C’est cela, être un.e bibliomancien.ne – et il faut avouer que lorsqu’on s’est suffisamment perdu dans les livres, on a tous rêvé d’avoir un don pareil !
Le héros de l’histoire a un penchant certain pour la SFFF, un côté geek prononcé et des ennuis en pagaille. Le voilà embarqué aux côtés d’une dryade et de son araignée-flamme fétiche dans une course-poursuite musclée au cours de laquelle il va se confronter à des vampires et d’autres  créatures sorties des livres. Les références sont plus qu’amusantes et jamais envahissantes, ce qui n’alourdit pas la lecture.
Certes, il y a beaucoup d’informations sur les lois qui régissent la bibliomancie mais elles sont nécessaires (c’est un premier tome). Tout n’est pas parfait (re-c’est un premier tome) mais le rythme est soutenu et maîtrisé.

Pour faire court:  si vous aimez la magie, les livres
Si vous avez toujours eu envie d’entrer dans un livre
Si vous attendez encore votre lettre pour Poudlard, si vous cherchez le passage pour le pays des Merveilles, l’armoire de Narnia, le TARDIS, l’entrée de la Terre du Milieu, etc
c’est pour vous.

Magie ex libris, tome 1 : Le bibliomancien par Jim C. Hines

Jim C. Hines – Le Bibliomancien – T.1
L’Atalante
trad. Lionel Davoust

Site de l’auteur

Résumé : Isaac Vainio est un bibliomancien. Membre de Die Zwelf Portenære, les Douze Gardiens des Portes, une organisation secrète fondée par Johannes Gutenberg, il dispose d’une magie très particulière : il peut puiser à volonté dans les livres et en tirer n’importe quel objet du récit. Et Isaac, en vrai fan de science-fiction et de fantasy, préfère par-dessus tout utiliser des pistolets laser, des ceintures-bouclier de Dune et des sabres laser de Star Wars quand les Gardiens l’envoient sur le terrain combattre les menaces magiques qui guettent la Terre.
Sauf que, deux ans plus tôt, manquant perdre la raison et la vie au cours d’une mission qui a mal tourné, Isaac a été mis au placard. Réduit au rang de simple catalogueur, il ne conserve de son ancienne vie d’agent de terrain que Titache, sa fidèle araignée-flamme, qui a la particularité de prendre feu en présence d’un danger.
Son existence rangée bascule le jour où trois vampires débarquent dans sa bibliothèque pour le tuer. Les Gardiens auraient déclaré la guerre aux morts-vivants…

Les blogueurs et blogueuses qui  participent aussi  aux Premières Lignes : 

• Vie quotidienne de Flaure
• Au baz’art des mots
• Light & Smell
• Chronicroqueuse de livres
• Les livres de Rose
• Au détour d’un livre
• Le monde enchanté de mes lectures
• Cœur d’encre
• Les tribulations de Coco
• La Voleuse de Marque-pages
• Vie quotidienne de Flaure
• Ladiescolocblog
• Selene raconte
• Les lectures d’Angélique
• Pousse de gingko
• Rattus Bibliotecus
• La Pomme qui rougit
• Ma Petite médiathèque
• Chat’Pitre
• La Booktillaise
• Lectoplum
• Encore un livre
• Le monde de Gulia
• Alohomora
• Le monde de Callista

Premières lignes #7juillet

Des premières lignes consacrées à une autobiographie, et ça commence fort :

I – Masturbation
Jamais pratiqué. Jamais eu envie. aucune raison particulière de ne pas le faire, on ne m’a pas opprimée, on ne m’a pas dit que c’était mal et je n’estime pas que ça le soit. C’est juste que je n’y pensais pas du tout. Ce n’était pas pour moi une envie naturelle, alors je ne savais même pas que ça existait.

De fringues, de musique et de mecs par Albertine

C’est en rentrant du concert de Midnight Oil et en cherchant une lecture pour le train – bizarrement, je n’avais rien à lire ! – que suis tombée sur l’autobiographie de Viv Albertine enfin sortie en poche. Forcément, je n’ai pas résisté. Viv Albertine, The Slits (les Fentes), les Sex Pistols au féminin, 1977, le punk, quoi !
Pour faire court, je suis un poil trop jeune pour avoir connu le mouvement punk de 76/78 originel – mais pas trop pour avoir vécu  le post-punk, Punk’s not dead, cold-wave et new-wave. The Clash (mes héros-bis!) s’est séparé en 83; j’ai eule temps de voir les Stranglers (line-up originel)  sur scène.

Le lien avec Viv Albertine ?

Viv Albertine était la guitariste des Slits, l’un des groupes punks féminins punks. Féminins, féministes. Elle a croisé le chemin de Johnny Rotten, Sid Vicious, Mick Jones, Johnny Thunders, j’en passe…
Et au-delà de sa courte carrière au sein du groupe, sa vie est un incroyable combat.
Je connaissais rapidement les étapes durant la période « Slits » puisque je suis un peu tombée dans la marmite Rock étant jeune: j’étais d’ailleurs assez fascinée par ce groupe de jeunes femmes qui osaient tout, dont la chanteuse Ari Up avait alors 15 ans…

Viv Albertine retrace des anecdotes émouvantes : sa rencontre avec Mick Jones alors qu’ils étaient tous les deux encore à l’école (cette photo d’un tout jeune Mick Jones !), leur histoire d’amour. D’autres histoires sont plutôt amusantes  (je ne verrai plus jamais Sid Vicious sous le même angle) ou effrayantes. Elle écrit bien et nous fait entrer dans sa vie.


La deuxième partie consacrée à l’après- Slits est peut-être encore plus prenant. Viv nous raconte ses épreuves pour avoir un enfant puis sa lutte contre le cancer. On est avec elle à chaque instant.
J’ai adoré et j’ai dévoré chaque page. Alors, est-ce destiné aux fans de punk-rock ? Non, pas spécialement : pas mal de lecteurs qui n’y connaissaient rien ont accroché facilement à l’écriture mordante de Viv Albertine et à son humour très anglais.
A lire, à lire ! ❤️

Résumé : Itinéraire d’une véritable enfant du rock, l’autobiographie de Viv Albertine revient sur sa carrière de guitariste dans l’un des tout premiers groupes de punk exclusivement féminin Outre-manche, The Slits. Evocation candide et franche d’un mouvement musical et social qui allait changer l’histoire de la musique, De fringues, de musique et de mecs regorge d’anecdotes sur les Clash, les Sex Pistols, Vivienne Westwood, Johnny Thunders et tant d’autres.
Mais ce serait minimiser ce livre féroce et attachant que de le limiter à un énième document rock, car le propos de Viv Albertine va bien plus loin.

 

 

Les blogueurs et blogueuses qui  participent aussi  aux Premières Lignes : 

• Vie quotidienne de Flaure
• Au baz’art des mots
• Light & Smell
• Chronicroqueuse de livres
• Les livres de Rose
• Au détour d’un livre
• Le monde enchanté de mes lectures
• Cœur d’encre
• Les tribulations de Coco
• La Voleuse de Marque-pages
• Vie quotidienne de Flaure
• Ladiescolocblog
• Selene raconte
• Les lectures d’Angélique
• Pousse de gingko
• Rattus Bibliotecus
• La Pomme qui rougit
• Ma Petite médiathèque
• Chat’Pitre
• La Booktillaise
• Lectoplum
• Encore un livre
• Le monde de Gulia
• Alohomora
• Le monde de Callista