Premières lignes – 17 mai

Premières lignes au rendez-vous !

Il y a huit ans, dans un vieux journal, Paris-soir, qui datait du 31 décembre 1941, je suis tombé à la page trois sur une rubrique :  » D’hier à aujourd’hui « .  Au bas de celle-ci, j’ai  lu :
« Paris
On recherche une jeune fille, Dora Bruder, 15 ans, 1, 55 m, visage ovale, yeux gris-marron, manteau sport gris, pull-over bordeaux, jupe et chapeau bleu marine, chaussures sport marron.

 

Et cette semaine, pas de polar, pas de Sf ni même de fantasy. Oh. (je dois être malade🤣)
Non, Modiano ! Tout arrive.
Je dois dire que cela faisait très longtemps que je n’avais pas lu un livre de Modiano ; je ne vais même pas dire combien parce que je ne m’en souviens pas mais ça doit dater des années 90, peut-être un peu avant. On m’avait dit quand je faisais ma formation des métiers du livre quelque chose du genre :  » vous avez envie de devenir libraire et vous n’avez même pas lu un roman de Modiano ? Vous savez que c’est l’un des plus grands écrivains de notre temps ?« . Le formateur ou la formatrice qui nous avait dit ça n’avait pas tort : en 2014, Modiano a reçu le Prix Nobel de Littérature. Quand même.
( Il avait eu le Goncourt en 78 et un tas d’autres prix bien avant cela ).
Je ne suis pourtant pas archi-fan de l’écriture de Modiano : on se retrouve souvent dans une recherche et/ou une exploration des lieux avec des détails qui parfois reste un peu énervante. Et encore, quand on a la chance de visualiser un tant soit peu les rues ou les espaces, je trouve que ça apporte un plus même si on baigne dans la nostalgie la plus totale. Mais j’ai entendu un jour un groupe de lecture assemblé dans la bibliothèque à côté de chez moi qui parlait d’un des livres de Modiano (pas celui-ci). Une personne a mentionné le fait que cela lui évoquait beaucoup de souvenirs puisqu’elle avait vécu longtemps à Paris. Un autre lui a répondu que ce n’était pas son cas et que, du coup, cela l’avait laissé sur sa faim.
Je peux comprendre ce genre de réaction car, en lisant Dora Bruder puisque c’est de ce récit qu’il s’agit, j’ai fait un mini bond quand Modiano épluche la vie des parents de Dora et mène ses recherches du côté de Sevran/Livry-Gargan (93) où le père de Dora aurait travaillé. Il y a même tout un passage qui m’a fortement intéressée sur le passé de ces villes que je connais très bien, ayant vécu longtemps en Seine-St-Denis (et juste à côté).  Pour ce qui est de la géographie parisienne même, je ne suis pas non plus ignorante, bien sûr.
J’ai donc suivi Modiano sur les traces de cette jeune Dora, disparue un jour de 1941. Dora Bruder, c’est un incroyable mélange de reconstitution historique et de biographie fantasmée, plus qu’un roman. Une enquête, un récit sobre et pudique écrit de façon nette et magistrale.
Ah, oui :  je me demandais pourquoi je l’avais sur mes étagères, celui-ci. Je l’avais acheté pour ma fille il n’y a pas si longtemps (en Première peut-être ?) et il est resté. 😉

Résumé :
«J’ignorerai toujours à quoi elle passait ses journées, où elle se cachait, en compagnie de qui elle se trouvait pendant les mois d’hiver de sa première fugue et au cours des quelques semaines de printemps où elle s’est échappée à nouveau. C’est là son secret. Un pauvre et précieux secret que les bourreaux, les ordonnances, les autorités dites d’occupation, le Dépôt, les casernes, les camps, l’Histoire, le temps – tout ce qui vous souille et vous détruit – n’auront pas pu lui voler.»

Dora Bruder par Modiano

 

 

 

 

 

 

Les autres premières lignes sont chez :

• Au baz’art des mots
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• Les livres de Rose
• Le monde enchanté de mes lectures
• Cœur d’encre
• Les tribulations de Coco
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• Les lectures de Nae
• Prête-moi ta plume

Premières lignes #12mai

Me revoilou avec une connexion internet retrouvée, ce qui est tout de même plus pratique.  Premières lignes tout de suite !

« Dimanche de Pâques, quatorzième jour d’avril, 1471
Richard Neville, comte de Warwick, sortit de sa tente pour sonder les ténèbres scellées de brouillard. Du camp montait le bruit de ses hommes qui s’armaient pour la bataille. Warwick vit la brume s’épaissir au Creux de l’Homme Mort, près du bois de Wrotham, et recouvrir la plaine de Barnet. Les petites couleuvrines seraient donc inefficaces. Dans le brouillard, son armure collait au toucher, tandis que les bannières de commandement pendaient mollement à leur hampe. Signe des événements à venir ? « 

J’ai terminé cette période de confinement en relisant plus qu’en m’attaquant à des ouvrages pas encore lus. Donc, après une bonne grosse relecture des Chroniques de San Francisco, j’ai pioché ailleurs. Dans les polars. Et dans les enquêtes historiques. Celle-ci fait partie d’une série signée Paul Doherty qui est connu pour ses séries policières médiévales : celle de Hugh Corbett étant celle qui l’a fait connaître.
Ici, le personnage principal est une femme médecin et apothicaire, Kathryn Swinbrooke. L’action se déroule pendant la guerre des Deux Roses à Canterbury (au XVème siècle, donc). D’aileurs, les contes de Canterbury du poète Chaucer y tiennent une grande place.

Les enquêtes sont très bien faites, bien documentées, comme d’habitude chez Doherty. J’ai lu un bon nombre de ses romans et j’ai rarement été déçue. Il a un don pour brosser des personnages intéressants et attachants en quelques phrases et quelques pages. C’est déjà le cas avec son personnage Hugh Corbett, si je me souviens bien, ou son autre personnage Mathilde de Westminster, une  femme médecin à l’époque de Philippe le Bel.
Une série qui se lit très bien. et que je recommande.

La série Kathryn Swinbrooke était éditée chez 10/18 (qui d’autre ?) en 7 volumes, sous le pseudonyme de C. L Grace (Paul Doherty, l’homme aux multiples pseudos !). Pas sûre qu’elle le soit toujours….

L'oeil de dieu par Grace

Résumé : Sous le pseudonyme de C. L. Grace, Paul C. Doherty nous invite à découvrir un nouveau personnage qui, après Master Hugh Corbett, nous dévoile les désordres de Moyen Âge anglais. En cette fin du XVe siècle, la guerre des Deux-Roses déchire le pays, un temps de tueries que le poète Chaucer, avant lui, illustra ainsi : « Une voleuse mystérieusement appelée Mort avançait dignement aux côtés de celui qui, ici-bas, fait trépasser les humains. »
C’est dans ce décor chaotique et périlleux que Kathryn Swinbrooke, médecin apothicaire, officie

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Premières lignes – 26 avril

Je ne sais pas si c’est l’effet « confinement » mais j’en profite pour relire ….au lieu de m’attaquer aux livres que je n’ai pas encore lus ! ( il y en a quelques uns comme ça, sur mes étagères ) Et donc, cette semaine, voilà pour mes Premières Lignes : 

« Elisabeth avait cinquante-sept ans quand elle vit San Francisco pour la première fois.
Tandis que la limousine quittait le labyrinthe de béton de l’aéroport, elle jeta par la vitre un coup d’oeil à la pluie qui tombait et poussa un soupir pour pester contre ce temps exécrable.
— Je sais, dit le prince comme s’il lisait dans ses pensée. Mais il paraît que le ciel va s’éclaircir dans la journée. (….)
Au premier carrefour, la limousine ralentit solennellement et Philip lui fit signe du menton :
— Regardez là-bas, ma chère : vos premiers admirateurs !
Elle tourna la tête et fit un geste à une cinquantaine de personnes rassemblées au coin de la rue. Elles agitèrent les mains avec enthousiasme en brandissant une banderole en cuir noir où les mots « God save The Queen » avaient été inscrits en rivets argentés. Ce n’est que lorsqu’elle les entendit pousser des hourras qu’elle se rendit compte que c’étaient tous des hommes.
Philip grimaça un sourire désabusé :
— Qu’y a-t’il ? demanda-t’elle.
— Des homosexuels.
— Où cela ?
Mais là, ma chère ! Sous la banderole.
Elle se retourna et vit qu’ils étaient regroupés devant un bâtiment appelé l’Arena. 
— Ne dites pas de bêtises ! le corrigea-t’elle. Il est évident que ce sont des sportifs…

Voilà le ton des Chroniques de San Francisco dans lesquelles je me replonge. J’en suis au quatrième tome parce que ça se lit vite et bien. Comme je les connais assez bien ( je n’en suis pas non plus à ma première re-lecture ) mais qu’il y a toujours des petits détails que j’avais oubliés entre-temps, je savoure à la fois l’humour, le développement des personnages, la tendresse et ….mince, que d »émotion !
C’est aussi l’occasion de se plonger dans l’ambiance des années 80 avec ce tome – les années Reagan ( les années Mitterrand chez nous ), la fameuse « guerre des étoiles » (pas le film ) et le SIDA.
Dans ce tome, l’action se déplace aussi en Angleterre, ce qui redonne une autre dynamique aux Chroniques (des chroniques qui ressemblent de plus en plus au format du roman, d’ailleurs).
Armistead Maupin parle ici d’amour, d’enfants, de stérilité, de deuil, d’amitié, de réussite professionnelle, et même de la reine d’Angleterre, et tout cela sur le même ton léger. Presque.
Les Chroniques, comment dire…. il fait partie des livres qu’il faut avoir lu au moins une fois dans sa vie !

Chroniques de San Francisco, tome 4 : Babycakes par Maupin

Résumé : Début des années quatre-vingt, Reagan dirige l’Amérique, hésitant entre conservatisme pur et dur et saut en avant technologique. Les Yuppies dopés sont des acharnés du travail, les gays californiens sont à la pointe du combat pour l’évolution des mœurs et des mentalités et le sida commence à frapper les corps et les esprits. C’est ce moment que choisit la reine Elisabeth II pour effectuer sa première visite à San Francisco. Un symbole à elle seule, la reine d’Angleterre ! Représentante de la vieille Europe, des traditions et d’un certain art de vivre. En décalage complet avec celui des avant-gardistes californiens. Mais c’est justement ce côté kitsch qui leur plaît. Son côté bonne vieille mamie ! Comme Mme Madrigal, la logeuse de la petite résidence communautaire de Barbary Lane.

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Premières lignes – 20avril

 

Premières lignes de cette semaine !

 » Ce matin-là, Réséda se réveilla avec la certitude qu’un événement allait se produire.
Elle sauta de son matelas d’air pulsé. A l’autre bout de la cellule d’habitation, un signal sonore avertit Cyclamen que sa fille était réveillée.
Dans un angle de sa chambre se trouvait une salle de douche en forme de fleur. Réséda courut s’y enfermer. « 

J’ai fait un grand bond dans le temps avec cette lecture.
Pas parce que l’intrigue du roman est censée se dérouler sur notre Terre  en 6112  – d’où le titre : Cheyenne 6112 – mais parce que j’ai lu cette histoire quand je devais avoir entre 9 et 11 ans (bon, je ne me souviens pas exactement à 1 ou 2 ans près, on ne rigole pas!). 🤣

Ce roman fait partie de ceux qui m’ont fait aimer la SF. En fait, je l’aimais déjà : je lisais Yoko Tsuno en BD et les romans de Philippe Ebly (Les évadés du temps, par ex, en Bibliothèque verte — mais c’était moins fun que Yoko, les personnages principaux étaient toujours des garçons….).
Cheyenne 6112 date de 1974. C’est ce que je viens de lire dans la préface qui est contenue dans l’édition que j’ai (celle de 1984, en Folio Junior ).  Le roman est le fruit d’une collaboration entre l’écrivain William Camus, mi-iroquois mi-français, spécialiste des Amérindiens et Christian Grenier. 

Cheyennes 6112 par Camus

Ce qui est intéressant, c’est que les questions abordées sont plus qu’actuelles. On y parle d’une Terre dévastée par la pollution, où les animaux n’existent plus, où les humains ne peuvent plus vivre à l’air libre et sont réfugiés dans des villes-bulles, à l’abri de tous les microbes et autres attaques polluantes. Une chose est certaine : personne ne peut vivre à l’extérieur depuis plusieurs milliers d’années. (oui, c’est énorme). 
Sauf que… c’est faux.
Une tribu de Cheyennes a gardé son mode de vie et a été préservée. Ils ignorent ce que sont devenus les autres et ignorent que des êtres humains vivent non loin d’eux, protégés dans leurs bulles. Bon, c’est un peu léger sur ce point. On peut se demander comment ils ont pu survivre, et avec qui ils se sont reproduits pendant tout ce temps (bonjour la consanguinité !). 🤔

Bref, parfois c’est un peu bancal. Mais l’histoire reste intéressante. Les humains des bulles vont avoir à affronter un ennemi inconnu d’eux – qui nous est bien familier, surtout en ce moment : le virus de la grippe.
Personne ne développant plus d’anticorps, c’est une épidémie terrible qui commence…
Mais l’un des deux personnages principaux, Réséda une jeune fille, va se retrouver à l’extérieur et a peut-être une solution…
Je jure que je ne savais plus qu’il était question de maladie ou de virus dans ce roman ! ou alors, une part de mon cerveau s’en souvenait et m’a joué un tour ! C’est bien possible… Je ne faisais que ranger quelques livres quand j’ai eu envie de le relire. 🤨

En tout cas, c’est assez bien fait, malgré les failles dont je parlais plus haut. On suit les deux jeunes protagonistes, Réséda et Longues-Jambes, avec intérêt. Les autres personnages sont un peu plus en retrait.
Il y a aussi des détails amusants, pour nous qui le lisons en 2020 :  le « cassétriphone »  pour enregistrer des données – cela se lit à la manière des anciennes cassettes audio, et ainsi de suite. Le futur vu par le filtre des années 70.

C’est donc à la fois très pertinent et gentiment vintage.
Une (re)découverte sympa.

Résumé : En l’an 6112 les hommes vivent sous quatre bulles géantes disséminées sur le globe. Au-delà des bulles c’est un monde effrayant, hostile et inhabité, du moins le croient-ils …
     Pourtant, aux abords du Missouri, menacés par la forêt, les intempéries, la maladie et les tabous, une tribu de Cheyennes survit …
     Les hommes des bulles, eux, ne connaissent pas la guerre. Ils ont vaincu la maladie et ils pensent avoir acquis la sagesse.
     Pourtant un grain de sable va subitement dérégler cette belle mécanique et ce sera le chaos…
     Réséda et son père Cyclamen parviendront-ils à neutraliser le cataclysme ? Le genre humain est-il condamné à disparaître ?

Il existe une suite (que j’ai lue mais  je n’ai pas ) : Une squaw dans les étoiles

Cheyenne 6112 – Camus & Grenier – Folio Junior (1984 – réed. 1990)

— Prenez soin de vous,  lisez et gardez le moral   !❤️ — 

 

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Premières lignes #12avril

Premières lignes de retour après une petite pause :

« A l’âge de sept ans, je découvris un lucion mort sur un banc à la lisière des bois qui formaient la limite de notre jardin et que le jardinier n’avait pas encore ramassé. Très excitée, je le ramenai pour le montrer à ma mère, mais lorsque j’arrivai, il s’était transformé e cendres dans mes mains. Maman poussa un cri de dégoût et m’envoya me laver. « 

Le premier tome des « Mémoires par Lady Tent » nous emmène à une époque très similaire à l’ère victorienne. La jeune Isabelle a une obsession, peu convenable pour une future dame de la haute société : les dragons.
Et nous voilà partis sur les traces de ces créatures mythiques à travers les souvenirs de Lady Trent.
Il y a déjà pas mal de temps que je voulais lire les Mémoires de Lady Trent mais je ne tombais jamais sur le premier tome à la bibliothèque. Ou alors, je n’arrivais pas à caser le livre dans mes lectures en cours. Les circonstances ont fait que j’ai le temps, cette fois.
Par contre, j’ai un peu l’impression de m’ennuyer ; peut-être est-ce dû aux longs passages descriptifs, très bien faits pourtant. J’avance sans peine car le style est agréable. Mais je ne trouve pas ça très passionnant. Il y a cependant des touches d’humour ; l’héroïne a un caractère bien trempé.
Il reste que que ça ne m’enthousiasme pas. Parfois, il ne faut pas chercher : le livre est bon mais ce n’est pas le livre qui vous convient et c’est tout. Je crois que c’est ce qui est en train de se passer.
J’ai donc envie de dire : allez-y, lisez-le mais ce n’est pas du tout un coup de coeur pour ma part même si je n’y vois pas de défauts.

Mémoires de Lady Trent, tome 1 : Une histoire naturelle des dragons par Brennan

 

Résumé :« Soyez avertis, cher lecteur : les volumes de cette série contiendront des montagnes gelées, des marais fétides, des étrangers hostiles, des compatriotes hostiles et à l’occasion des membres de ma famille hostiles, de mauvaises décisions, des mésaventures géographiques, des maladies dépourvues d’attrait romantique et une abondance de boue. Vous poursuivrez votre lecture à vos risques et périls. »

Les mémoires de lady Trent, mises en scène par Marie Brennan, racontent la vie et les recherches d’Isabelle Trent, naturaliste mondialement connue et désormais vieille dame, dont l’esprit et le style empreints d’humour s’avèrent sans pitié pour les imbéciles. Dans ce premier volume, Isabelle, petite fille puis jeune femme, brave les conventions de sa classe et de son temps pour satisfaire sa curiosité scientifique et accompagner son mari lors d’une expédition à la recherche des dragons de Vystranie…

Une histoire naturelle des dragons: Mémoires, par Lady Trent, T1 (Mémoires de Lady Trent)
de Marie Brennan(Auteur), Sylvie Denis(Traduction) – Editions l’Atalante

— Prenez soin de vous,  lisez  !❤️ — 

 

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Le printemps de l’art – 18

Je vais parler d’un peintre russe, surtout connu pour ses illustrations de contes aujourd’hui.

Ivan Bilibine (Иван Яковлевич Билибин) 1876-1942 est un illustrateur de livres et décorateur de théâtre,

Parmi les contes que Bilibine a illustrés, on trouve : « Le Conte d’Ivan-Tsarévitch, de L’Oiseau de feu et du Loup gris », « La Princesse-Grenouille », « Vassilissa-la-très-belle », « La Plume de Finist Fier-Faucon », « Maria des mers », « Sœur Alionouchka et frère Ivanouchka ».

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Ivan Bilibin’s illustration.

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“Sadko” by Ivan Bilibin. Sadko (Russian: Садко) is a character in an East Slavic epic bylina. He was an adventurer, merchant, and gusli musician from Novgorod. The character may be based on Sedko Sitinits, who is mentioned in the Novgorodian First...

“Stepan Razin” by Ivan Bilibin. Stepan Razin was a Don Cossack leader who led a major uprising against the nobility and tsarist bureaucracy in southern Russia in 1670-1671. Stepan Razin is the hero of a Russian folk song, Stenka Razin. The words were...

Художник Иван Яковлевич Билибин (Ivan Bilibin) (138 работ)

Premières lignes #17mars

Semaine de confinement, profitons-en pour lire !

Mes premières lignes de cette semaine concernent le roman d’une autrice que j’aime beaucoup … 😍

 » Mais qui parmi nous pourrait écrire un livre ? Moi, je n’arriverais pas à raconter ce qui s’est passé dans le bon ordre. Et par quoi commencer ? « 

C’est une histoire qui raconte … des histoires. Plusieurs histoires : celles du passé, celle du présent, celles à venir. Jo Walton joue avec les temporalités, et avec le temps qui ne s’écoule pas de la même manière, dans ce monde, à l’ouest qu’à l’est. On pourrait croire que le résultat est un bel embrouillamini : ça n’est pas le cas. On s’y retrouve très bien.
Pierre-de-Vie explore plusieurs thèmes :
– un monde où la magie (la yeya) est parfois puissante, parfois inconnue (« sans intérêt »)
– les liens familiaux et (poly) amoureux
– la place des femmes
– la curiosité et le savoir
– prendre sa place dans une famille, dans une société, etc…
– la question des dieux et des déesses
– l’identité, enfin

Je ne vais pas me répéter mais j’adore vraiment ce qu’écrit Jo Walton, son imaginaire, ses thèmes, ses idées. de plus, c’est une personne adorable (cf. les Utopiales 2019)
Pierre-de-vie est encore une fois un excellent roman.

Une bonne idée de lecture donc !

Résumé : Applekirk est un village rural situé dans les Marches, la région centrale d’un monde où le temps ne s’écoule pas à la même vitesse selon que l’on se trouve à l’est – où la magie est très puissante et où vivent les dieux – ou à l’ouest – où la magie est totalement absente. C’est la fin de l’été, et la vie s’écoule paisiblement pour les villageois. Mais le manoir va être mis sens dessus dessous par le retour de Hanethe, qui fut autrefois la maîtresse des lieux. Partie en Orient, elle y est restée quelques dizaines d’années. Mais, plus à l’ouest, à Applekirk, plusieurs générations se sont succédé. Ayant provoqué la colère d’Agdisdis, la déesse du mariage, Hanethe la fuit. Mais Agdisdis est bien décidée à se venger.

Subtil roman de fantasy – prix Mythopoeic en 2010 -, Pierre-de-vie dresse le portrait de femmes simples et merveilleuses, d’une famille sans histoires mais singulière, confrontées à des changements qui les dépassent, dans un monde hors du commun.

Pierre-de-vie par Walton

— Prenez soin de vous, restez chez vous, lisez  !❤️ — 

 

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Premières lignes #10mars

Avant de commencer un gros pavé (dont je parlerais sûrement bientôt), je me suis laissé tenter par un tome qui marque la fin d’une série. Voici les Premières Lignes : 

« Je m’éveillai dans une obscurité totale, les membres glacés, l’esprit vide de tout souvenir.
Qui suis-je ?
Etendue sur le dos, je fixai un grand ciel noir dépourvu d’étoiles. La lune énorme qui flottait bas à l’horizon était couleur sang.
L’angoisse m’envahit.
Qui suis-je ? »

Fin du suspense. Bienvenue dans le dernier tome de l’Epouvanteur, avec pour narrateur Tom Ward ; je précise, car Joseph Delaney prévoit deux autres romans ayant un autre narrateur et mettant en scène Tom et Alice en personnages secondaires. Le premier de ces deux romans s’appelle en anglais « Brother Wulf » (je crois qu’il est prévu pour ce mois-ci, en anglais).
Avec l’Héritage de l’Epouvanteur (Dark Assassin) , on retrouve Grimalkin, la sorcière, la tueuse du clan Malkin, tuée dans le volume précédent durant la guerre contre les Kobalos. Mais Grimalkin n’a pas dit son dernier mot ; la voilà dans l’Obscur d’où, évidemment, elle va ressortir. Pas de grandes surprises, ici.
C’est même le problème de tout le roman : il n’y a pas de surprise, pas de vrai retournement de situation (sinon un très mauvais dont je ne parlerais même pas tant il est bâclé).
Alors, oui, quand on a suivi les personnages tout au long des… 16 tomes, on a envie de lire la conclusion. Même si parmi les derniers tomes de la série, on a pu constater que le rythme s’essoufflait ou que l’auteur était peut-être plus concentré sur ses autres séries (Arena 13 ou Aberrations, de très bons romans, par ailleurs). Mais voilà : on a envie de savoir.
Oui. Hum. Que dire ? ça n’est pas fameux, tout ça.
Je vais digresser un peu : je suis en train de regarder à nouveau Game of Thrones en entier, en ce moment. Je suis bien fan des livres. Et d’une autre manière, je le suis de l’adaptation TV. Ce qui est vraiment flagrant, c’est de constater la manière dont une très bonne série (il faut le noter, c’est très bon), bien réalisée, bien jouée mais surtout au storytelling impeccable bascule peu à peu dans la précipitation et l’incohérence (la saison 8 et dernière – que je n’ai pas en DVD, d’ailleurs, sciemment – je ne suis pas maso non plus). Et bien, vous le voyez le parallèle avec l‘Epouvanteur ?
Tout allait bien. Delaney a bouclé des livres formidables. Puis il a allongé la sauce, il a commencé à éliminer des personnages importants à toute vitesse. Et c’est parti en vrille.
Le dernier tome est donc décevant. Il se lit, en diagonale parce qu’il contient beaucoup (trop) de répétitions et de blablas inutiles. A part Grimalkin, les personnages ont perdu de leur épaisseur comme un oreiller qui se vide de sa substance (je ne sais pas d’où vient cette comparaison, c’est purement gratuit ^^).
Bref. C’est donc fini pour cette série. Je n’ai rien d’autre à dire sinon : j’attends avec impatience le tome 2 de Aberrations.

L'Épouvanteur, tome 16 : L'Héritage de l'Epouvanteur par Delaney

Résumé « L’armée noire des Kobalos, ces êtres bestiaux, se rapprochait des côtes de la mer du Nord. Ils fixaient déjà sur notre pays leur regard maléfique. Et un danger plus immédiat nous menaçait : leurs Hauts Mages étaient capables de se transporter directement dans le Comté, accompagnés de quelques guerriers. Une attaque était à craindre à tout instant. »

Alors que Tom Ward a perdu sa plus ancienne alliée, le Comté est sous la menace d’un ennemi redoutable, dont l’ambition est d’envahir et d’asservir toute la terre. Le jeune Épouvanteur va devoir livrer une bataille sans merci contre des êtres aux pouvoirs surnaturels.
Une fois encore, il lui faudra s’allier avec les forces de l’obscur. Car l’avenir de tout un peuple – et peut-être du monde entier – dépend de cet ultime combat. Un combat qui lui pourrait bien lui révéler la part la plus secrète de lui-même…

 

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Premières lignes #19février

Et je vais même parler d’autre chose que de SF ou de fantasy ! Si ! Premières lignes un peu en retard (toujours la même rengaine, gnégnégné, connexion en panne, SFR se fiche de nous, ça devient une histoire de fous) : 

 

« Dee le repéra avant tout le monde. Elle en fut très heureuse et fit durer l’instant. Elle se sentait spéciale, de l’avoir pour elle seule pendant quelques secondes, avant que le monde autour d’eux ne s’arrête et que personne ne s’en remette jusqu’à la fin de la journée. « 

Le nouveau est un roman de Tracy Chevalier et c’est bien en voyant le nom de l’autrice que j’ai choisi d’emprunter le livre, contente de me plonger dans l’un de ses récits dont elle a le secret. C’est un peu l’effet que fait Tracy Chevalier : on prend le livre les yeux fermés, sans même lire la quatrième de couverture. Parce qu’il y a eu La jeune fille à la perle, Prodigieuses créatures, La dernière fugitive ou A l’orée du verger. Et ce sont toutes de formidables histoires captivantes, bien écrites, dont on garde d’excellents souvenirs. Alors je suis partie confiante – hum… j’ai assez vite déchanté.

Celui-ci se déroule dans les années 70 dans une école américaine de Washington DC. On comprend vite que l’arrivée d’un élève noir en classe de CM2 alors qu’il n’y a que des blancs va poser certains problèmes.

Le nouveau est en fait une version adaptée d’ Othello de Shakespeare. On y retrouve les personnages principaux, les unités de lieux et de temps. Jusque là, l’originalité est plutôt intéressante. Là où le bât blesse, c’est que T. Chevalier a choisi comme protagonistes des enfants (des élèves de CM2 dont des 10/11 ans) pour mettre en scène non seulement l’amour passionnel mais aussi le désir. Et là, disons-le, ça passe moyen. Bien sûr, il pourrait être question d’amour et de jalousie mais à ce point…
Les pensées ainsi que les propos tenus par les gosses sont assez en décalage avec leur âge : cela fonctionnerait vraiment mieux s’ils étaient au collège, par exemple. Parce que des CM2 qui pensent à coucher ensemble, je ne dis pas que ça n’existe pas du tout mais ça n’est pas vraiment la majorité des gamins et des gamines….

C’est le premier gros défaut du roman.
Le second se situe au niveau du racisme vécu par l’élève africain. J’ai eu beaucoup de mal à le croire plausible, là aussi. Tout ce que j’ai lu, c’est un racisme vu par une femme blanche qui n’a jamais été confrontée à cela et qui essaie tant bien que mal à transposer sa culpabilité (de blanc) sur le papier. Il y a des remarques qui ne ressemblent à rien, vraiment à rien… Je regrette de ne pas avoir pris le temps de tout noter mais  il y a une phrase bien lourde  sur le malaise engendré par l’omniprésence des yeux bleus (?!) que j’ai gardée   :

 » Quand Dee.-quel merveilleux hasard qu’elle aussi, on l’appela par la première lettre de son prénom– releva les yeux, Osei sentit son corps s’embraser. Elle avait les yeux marron : le brun clair et liquide du sirop d’érable. Pas le bleu qu’il avait vu dans tant de cours d’école, le bleu des ancêtres anglais, écossais, irlandais, le bleu de l’Allemagne et de la Scandinavie. Le bleu des Européens du Nord venus s’installer en Amérique, qui avaient conquis les yeux bruns des Indiens et importés des yeux noirs d’Afrique pour faire leur travail à leur place.« 

J’ai trouvé l’utilisation du « bleu qui génère de la gêne » (cité ailleurs encore dans le roman) terriblement maladroite — et peu sinon, absolument pas, crédible. C’est pataud,  et le pire, c’est que toutes les réflexions liées au racisme sont du même cru.

Je vais m’arrêter là. Ce n’est donc pas une réussite, c’est même assez mauvais. Et c’est dommage car l’idée de base était vraiment intéressante. Ce n’est pas grave, ça sera meilleur au prochain livre !
– je crois que je vais retourner à la SF et à la fantasy avec tout ça ^^ – 

 

Le nouveau par Chevalier

 

Washington D.C., dans les années 1970. En six ans, c’est la quatrième fois qu’Osei, fils d’un diplomate ghanéen, découvre une nouvelle école. Tout heureux de rencontrer Dee, la fille la plus populaire de sa classe, il ne s’inquiète pas des manigances et de la jalousie de ceux qui voient d’un mauvais œil l’amitié entre un garçon noir et une jolie blonde.

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Premières lignes #11février

Toujours pas de connexion internet chez moi, je tiens le coup avec une mini-box (et cette galère dure depuis maintenant une semaine…). Ce n’est pas une raison pour ne pas poster mes Premières lignes (pas d’images à charger ou trop de liens à mettre, la connexion tient le coup, contrairement à mon blog photos où c’est impossible en ce moment).

 » An 1 – première génération
 » Reconnaissants de l’occasion qui nous est donnée de fonder une nouvelle société en pleine harmonie avec la nature, en scellant ce pacte, nous nous promettons confiance mutuelle et soutien. Nous serons confrontés à des épreuves, des dangers voire à l’échec, mais nous rechercherons avec prudence et raison la joie, l’amour, la beauté, la communauté et la vie ».
Extrait de la Constitution de la Communauté de Pax, rédigée sur Terre en 2065″

C’est un livre formidable que j’ai fini par ouvrir et à lire en deux jours. C’est l’un des meilleurs romans de SF récents que j’ai pu lire aussi. Je peux dire que j’en ai lu pas mal et que j’étais lassée de la SF ces dernières années…
Mais Semiosis, puisqu’il s’agit du roman de Sue Burke m’a donné à nouveau envie !

Semiosis, c’est l’histoire d’une colonisation d’une planète (un thème que j’aime bien) : 50 colons qui trouvent un site d’atterrissage (pas celui prévu à l’origine). Les débuts sont difficiles : des morts dont des scientifiques essentiels à la survie, et surtout la destruction  des unités avec le patrimoine génétique à déployer ainsi que le synthétiseur de nourriture. Les survivants vont donc se débrouiller. Et on assiste à un passage de génération en génération, à une prise de contact incroyable puisque la forme de vie autochtone est surprenante….
Les points de vue divers sont très bien maîtrisés, le rythme est bien géré – le tout est passionnant !
On pense à beaucoup de romans de SF. Pour ma part, à divers endroits, j’ai eu un gros flash du premier contact entre les Terriens et la planète Ténébreuse, La planète aux vents de folie de MZ Bradley, sûrement à cause de la flore et des conditions de survie.
Semiosis est plus que le récit d’une utopie, c’est celui d’une communication – et un roman qui donne la parole à une plante, chapeau !

Il y a une suite, sortie en anglais en 2019. J’ai hâte…. (site du roman)

Semiosis par Burke

sémiose : désigne la signification en fonction du contexte. On peut donc noter que dans la mesure où la signification et le contexte sont un ensemble d’autres signes, la sémiose peut être simplement définie comme un ensemble de signes indissociables.C’est une notion de sémiologie. Le signe « lever le doigt » peut signifier :

  1. Je voudrais la parole s’il est employé dans une salle de classe ;
  2. mais aussi Arrêtez-vous s’il est utilisé à un arrêt de bus.

Ce même signe a plusieurs sémioses c’est-à-dire qu’il appartient à plusieurs ensembles « signe-contexte-signification ».
La sémiose est donc de la communication.

Sémiosis faisait partie du HMSFFF Challenge du mois de janvier.

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