Premières lignes – 17 novembre

Premières lignes (en retard)

Je bois un café en attendant que la chimie se diffuse dans l’organisme du patient, jetant de rapides coups d’oeil aux écrans de monitoring entre deux aspirations de liquide bouillant. Tout semble normal, respiration, température, fréquence cardiaque…. D’un mouvement de tête, j’indique à François, mon assistant, qu’il peut installer la sonde respiratoire ainsi que le cathéter, au cas où nous aurions besoin d’administrer des médicaments en urgence. dès que le dispositif est mis en place, je me saisis d’un scalpel tout en regardant les radios affichées sur le mur lumineux, derrière la table d’opération.

J’ai lu beaucoup de romans de Didier Daeninckxun auteur que j’apprécie pour pas mal de raisons. Il écrit de très bons romans noirs et polars ( Le géant inachevé, , Le facteur fatal   , Le Der des ders, Métropolice), des romans historiques ( Meurtres pour mémoire  et le célèbre – et très étudié en cours dorénavant – Cannibale).  J’ai aussi une raison très personnelle d’aimer les livres de Daeninckx : ils racontent ce qui a été ma banlieue, la Seine-St-Denis, pendant un peu plus de 20 ans. Et rarement un écrivain en a parlé aussi bien. La précision des descriptions me ramène dans des lieux que je visualise aisément ; les gens qu’il décrit me sont familiers (la nostalgie, camarade).
C’est encore un fois le cas avec Artana ! Artana ! (le cri d’alerte des guetteurs dans les cités à l’approche de la police). On y voit un vétérinaire établi en Normandie revenir dans la banlieue où il a passé sa jeunesse pour enquêter sur la mort du fils d’une amie. La ville qu’il redécouvre a bien changé — c’est logique, cela fait des années qu’il a coupé les ponts. Or, la ville en question, c’est Courvilliers, un savant mélange d’Aubervilliers (pour la description des lieux, c’est Auber), La Courneuve (la ville mitoyenne), St Denis et Bagnolet (tout ça est très proche géographiquement, la banlieue dite de la petite couronne). On y retrouve aussi un certain Boisy-en-France qui ressemble étrangement à Noisy-le-Sec.
Toute la première partie du roman se lit avec attention, comme une enquête : on a envie de savoir ce qui se cache derrière le meurtre de Rayan, là-bas, en Thaïlande où il avait fait sa vie et quels sont les liens avec certains élus locaux pas très nets. Car on en apprend  des vertes et des pas très mûres, mais guère surprenantes en fait, sur la vie politique locale. Le roman est censé se dérouler en 2016 et il sonne de façon très actuelle, évidemment. Pour autant, tout ce que Daeninckx dénonce n’est pas nouveau quand on s’est intéressé à la vie publique locale.

 » Dans la fiction, les élus pactisent avec des caïds de la drogue pour conserver leur pouvoir. Si la démonstration n’était pas assez explicite, à la fin du « roman », il écrit : « En 2014, dans les villes comme Aubervilliers, Saint-Denis, Noisy-le-Sec, Bobigny, des têtes de liste aux municipales ont passé une alliance avec les bandits du secteur pour se faire élire ou se maintenir en place.
Il compose une galerie de personnages affublés de pseudo cousus de fil blanc. « Patrick Muletier », le maire de Courvilliers, « dont la plus grande des qualités a été d’épouser la fille du Commandeur », ressemble à s’y méprendre à l’ancien maire PCF d’Aubervilliers, Pascal Beaudet. Le Commandeur pourrait bien être le double de Jack Ralite.  » (source)

C’est sans doute ce qui m’a poussé à lire avec plus d’intérêt le roman qui s’effiloche un peu en cours de route. On perd de vue l’essentiel : la mort de Rayan, les retrouvailles avec sa famille et d’autres arcs plus intimistes qui auraient été intéressants à être développés. La fin est la plus décevante puisque tout paraît se « résoudre » en quelques pages  : une lettre de Rayan qui ne dit rien, finalement.

L’aspect documentaire a, à mon avis, trop pris le pas sur l’intrigue, ce qui donne un roman qui n’en est plus vraiment un. Il reste le style de Daeninckx que j’aime quand il veut se donner la peine d’écrire les gens et la cité, à la façon de Modiano : les énumérations de rues, l’importance de la géographie. Daeninckx est un vieux banlieusard : il habite le département depuis 65 ans, ça n’est pas rien. C’est un écrivain touché, ému, par ce qui se passe autour de lui. C’est ce qui rend son écriture sensible – et touchante.

Artana ! artana ! est un llivre qui parlera aux séquano-dionysiens, sûrement et aux curieux et curieuses mais qui ne tient pas toutes ses promesses quant à l’intrigue. Un bon documentaire, en fait. Pour les autres, mieux vaut se tourner vers se sautres oeuvres : il y a le choix, une bonne centaine.

Pour finir :

Une vidéo de Daeninckx qui parle des artistes d’Aubervilliers, de la créativité du 93 à Aubervilliers ; il y parle aussi de Norek, ex-flic et écrivain de polars ; on voit à quel point Daeninckx est passionné, ça fait du bien)

Un entretien avec Daeninckx

 

 

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Premières lignes #12mai

Me revoilou avec une connexion internet retrouvée, ce qui est tout de même plus pratique.  Premières lignes tout de suite !

« Dimanche de Pâques, quatorzième jour d’avril, 1471
Richard Neville, comte de Warwick, sortit de sa tente pour sonder les ténèbres scellées de brouillard. Du camp montait le bruit de ses hommes qui s’armaient pour la bataille. Warwick vit la brume s’épaissir au Creux de l’Homme Mort, près du bois de Wrotham, et recouvrir la plaine de Barnet. Les petites couleuvrines seraient donc inefficaces. Dans le brouillard, son armure collait au toucher, tandis que les bannières de commandement pendaient mollement à leur hampe. Signe des événements à venir ? « 

J’ai terminé cette période de confinement en relisant plus qu’en m’attaquant à des ouvrages pas encore lus. Donc, après une bonne grosse relecture des Chroniques de San Francisco, j’ai pioché ailleurs. Dans les polars. Et dans les enquêtes historiques. Celle-ci fait partie d’une série signée Paul Doherty qui est connu pour ses séries policières médiévales : celle de Hugh Corbett étant celle qui l’a fait connaître.
Ici, le personnage principal est une femme médecin et apothicaire, Kathryn Swinbrooke. L’action se déroule pendant la guerre des Deux Roses à Canterbury (au XVème siècle, donc). D’aileurs, les contes de Canterbury du poète Chaucer y tiennent une grande place.

Les enquêtes sont très bien faites, bien documentées, comme d’habitude chez Doherty. J’ai lu un bon nombre de ses romans et j’ai rarement été déçue. Il a un don pour brosser des personnages intéressants et attachants en quelques phrases et quelques pages. C’est déjà le cas avec son personnage Hugh Corbett, si je me souviens bien, ou son autre personnage Mathilde de Westminster, une  femme médecin à l’époque de Philippe le Bel.
Une série qui se lit très bien. et que je recommande.

La série Kathryn Swinbrooke était éditée chez 10/18 (qui d’autre ?) en 7 volumes, sous le pseudonyme de C. L Grace (Paul Doherty, l’homme aux multiples pseudos !). Pas sûre qu’elle le soit toujours….

L'oeil de dieu par Grace

Résumé : Sous le pseudonyme de C. L. Grace, Paul C. Doherty nous invite à découvrir un nouveau personnage qui, après Master Hugh Corbett, nous dévoile les désordres de Moyen Âge anglais. En cette fin du XVe siècle, la guerre des Deux-Roses déchire le pays, un temps de tueries que le poète Chaucer, avant lui, illustra ainsi : « Une voleuse mystérieusement appelée Mort avançait dignement aux côtés de celui qui, ici-bas, fait trépasser les humains. »
C’est dans ce décor chaotique et périlleux que Kathryn Swinbrooke, médecin apothicaire, officie

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Premières lignes #2 septembre

Les premières lignes de la rentrée !
( ou bien : youpi, c’est septembre, au choix )

« Brouillard. Brume. Ou même bruine. Un nuage épais s’enroule comme uné charpe autour du réverbère de la gare, assourdit sa lueur. Sortis de nulle part, des rails jumeaux émergent de la purée de pois, tandis que le néant avale doucement le bout du quai. « 

Il y a deux semaines, j’étais plongée dans les aventures foldinguesques d’Agatha Raisin, cette fois, je suis  retournée en Angleterre, dans le Yorkshire, pour changer. En compagnie  de Samson et Delilah (ça ne s’invente pas ) j’ai donc pris  un Rendez-vous avec le crime  tout droit sorti de la veine des cosy mysteries  (ou cozies,  catégorie de romans policiers où la violence et le meurtre sont traités avec humour et minimisés; les enquêtes se déroulent souvent dans des petits villages et le ou les enquêteurs est souvent amateur ).

J’ai passé un très bon moment dans ce village malgré les secrets, les rancoeurs et les rancunes accumulés par les protagonistes (oh, ces histoires de famille !). 
Trouver le véritable meurtrier ne m’a pas paru trop difficile malgré la volonté de l’autrice de semer le doute.  Je suis donc une assez bonne détective et c’est avec plaisir que je suivrais à nouveau si j’en ai l’occasion des tribulations de nos détectives du Yorshire.

Résumé : » Quand Samson O’Brien débarque sur sa moto rouge à

Bruncliffe, dans le Yorkshire, pour y ouvrir son agence de détective privé, la plupart des habitants voient son arrivée d’un très mauvais oeil. De son côté, Delilah Metcalfe, génie de l’informatique au caractère bien trempé, tente de sauver de la faillite son site de rencontres amoureuses. Pour cela, elle décide de louer le rez-de-chaussée de ses locaux. Quelle n’est pas sa surprise quand son nouveau locataire se révèle être Samson? et qu’elle découvre que son entreprise porte les mêmes initiales que la sienne ! Les choses prennent un tour inattendu lorsque Samson met au jour une série de morts suspectes dont la piste le mène tout droit… à l’agence de rencontres de Delilah ! »

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Premières lignes #11novembre

En ce 11 novembre, non, je ne vais pas citer des Premières Lignes en relation avec l’Armistice. Je vais parler …de brumes :

 » Adamsberg, assis sur un rocher de la jetée du port, regardait les marins de Grimsey rentrer de la pêche quotidienne, amarrer, soulever les filets. Ici, sur cette petite île islandaise, on l’appelait « Berg ». Vent du large, onze degrés, soleil brouillé et puanteur des déchets de poisson. Il avait oublié qu’il y a un temps, il était commissaire, à la tête des vingt-sept agents de la Brigade criminelle de Paris, 13 ème arrondissement. « 

Pour les fidèles,  dès les premières lignes, on reconnaît le commissaire Jean-Baptiste Adamsberg, qu’on avait laissé en Islande dans le tome précédent: Temps glaciaires.

 

Cette fois, après un retour délicat en France, le commissaire va se pencher sur une affaire étrange qui va menacer de faire exploser son équipe (sédition au sein de la Brigade !) – une affaire de venin… et d’araignées recluses  (arachnophobes, ne craignez rien, j’ai pu lire sans problèmes les passages en lien avec les araignées alors que je suis gravement atteinte ^^) – ou bien parle-t’on d’une autre forme de réclusion ? La question restera longtemps en suspens…

Si vous avez déjà lu Fred Vargas, vous retomberez vite sous le charme de son écriture circulaire : on avance doucement, comme si de rien n’était, dans l’enquête – qui est, une fois de plus, brillante ! . Et si vous ne l’avez jamais lue, alors, prenez le temps de vous laisser capter par les brumes et les bulles gazeuses qui errent dans le cerveau du personnage d’Adamsberg.

Lire Vargas, c’est une gourmandise. On a l’impression à chaque fois de retrouver des potes (la Brigade, mais aussi Mathias, l’un des « évangélistes » rencontré pour la première fois dans « Debout les morts » qui vient ici donner un sacré coup de main ), on attend, on hésite et la magie opère au fil de dialogues décalés, d’idées saugrenues et de personnages fantasques.  Un exemple :

«  »- Raconte-moi cette femme qui t’a offert une araignée morte.
– Les hommes offrent bien des manteaux de fourrure. Quelle idée. Imagine-toi serrer dans te bras une femme qui porte soixante écureuils morts sur le dos.
– Tu vas porter ton araignée sur le dos ?
– Je l’ai déjà sur les épaules. Louis. » (dialogue Adamsberg/Veyrenc)

Mais si le commissaire peut paraître toujours aussi perché (le « pelleteur de nuages »), l’affaire dont il est question est ficelée avec brio – et fort bien documentée. Que dire de plus ? Il faut lire Fred Vargas !

 

 

«- Trois morts, c’est exact, dit Danglard. Mais cela regarde les médecins, les épidémiologistes, les zoologues. Nous, en aucun cas. Ce n’est pas de notre compétence.
– Ce qu’il serait bon de vérifier, dit Adamsberg. J’ai donc rendez-vous demain au Muséum d’Histoire naturelle.
– Je ne veux pas y croire, je ne veux pas y croire. Revenez-nous, commissaire. Bon sang mais
dans quelles brumes avez-vous perdu la vue?
– Je vois très bien dans les brumes, dit Adamsberg un peu sèchement, en posant ses deux mains à plat sur la table. Je vais donc être net. Je crois que ces trois hommes ont été assassinés.
– Assassinés, répéta le commandant Danglard. Par l’araignée recluse?»
  • Editions Flammarion
  • Hors collection – Policier et thriller
  • Paru le 10/05/2017
  • Genre : Policiers, thrillers

 

Premières lignes #16septembre

J’avais le choix, cette semaine, pour ces Premières lignes. Contrairement à la semaine passée où j’hésitais beaucoup …. Parler une nouvelle fois d’un tome d’une série ou mettre l’accent sur une lecture qui ne m’a pas forcément emballée. J’essaie, avec ce rendez-vous hebdomadaire de présenter des Premières lignes lues récemment.

 

« Les deux amoureux regardaient par la fenêtre de leur chambre d’hôtel. Ils rayonnaient de bonheur, mais pour différentes raisons.
Les chutes de neige annoncées depuis près d’une semaine étaient enfin arrivées dans la nuit. « 

Attention, derrière ces lignes totalement innocentes, se cache un polar très bien ficelé et documenté, comme sait le faire Peter James.  L’auteur anglais poursuit ici sa série des Roy Grace entamée en 2005 avec Comme une tombe (Dead simple). Toucher mortel, le 12ème tome,  nous plonge dans une histoire de veuve noire (au sens propre comme au figuré) et de venins… Pour les habitué.es de Roy Grace, on suit sa trajectoire ainsi que sa vie à Brighton. Bref, Toucher Mortel tient en haleine jusqu’au bout et, sans être révolutionnaire, est un très bon thriller hautement venimeux.

 

Vilain petit canard lorsqu’elle était enfant, Jodie Bentley a deux rêves dans la vie : être belle et devenir riche. Le premier réalisé – avec un petit coup de pouce de la chirurgie plastique –, elle travaille désormais ardemment sur le deuxième. Sa philosophie concernant l’argent est simple : on peut soit le gagner, soit se marier avec. Le mariage, facile. C’est se débarrasser du mari après coup qui s’avère compliqué, et qui requiert un réel talent. Rien de mieux que la pratique pour se perfectionner…
De son côté, le commissaire Roy Grace subit la pression de la part de son supérieur et sa précédente affaire lui donne encore des insomnies. De plus, l’enquête sur la disparition de sa femme Sandy est relancée grâce à de nouveaux éléments, alors qu’un ancien adversaire fait son grand retour. Mais pire que tout, il est convaincu qu’une veuve noire opère en ville. Une femme à l’esprit venimeux et mortellement efficace. Grace réalise bien vite qu’il a sous-estimé sa dangerosité…

 

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Premières lignes #15août

Avec un peu de retard, voici les Premières lignes de la semaine avec le début d’un roman noir déniché à la bibliothèque :

Larry Speed débarqua à l’aéroport de Majorque le samedi 18 mars 1967 en milieu d’après-midi.
A la sortie de l’avion, il cligna des yeux, chaussa ses lunettes noires et ôta son blouson de cuir. Lorsqu’il avait quitté Tempelhof, quelques heures plus tôt, Berlin se perdait dans la brume et la température ne dépassait pas cinq degrés »

 

 

Back up est une découverte, et une très bonne surprise !
Roman sex (un peu), drugs (beaucoup) et rock’n’ roll (l’essentiel), Back Up est un roman noir, plus qu’un polar qui retrace le parcours de la musique depuis les années 60 et celui d’un personnage au fil de ses errances en Europe : Bruxelles, Paris,  Londres version swinging London, Berlin – oh, merci pour cette description de Berlin que j’adore!
L’auteur relate qu’il a été influencé par une émission de radio sur les morts suspectes dans le rock (Brian Jones, Kurt Cobain, j’en passe). Paul Colize fournit un récit à l’écriture serrée, très bien documenté.
Mieux que cela, le texte est truffé de petites anecdotes et de clins d’oeil à la petite histoire du rock.

A la fin, vous trouverez une playlist, ainsi qu’une bibliographie (que je connais bien …).
Dans un certain sens, ce roman m’a fait penser à Armageddon Rag de GRR.Martin (sans la dimension fantastique).

A lire pour en savoir plus sur le rock ou parce que vous aimez àa

 

Résumé : En 1967, les quatre membres du groupe de rock Pearl Harbor meurent les uns après les autres, tous dans des circonstances étranges.
En 2010, un SDF est renversé par une voiture à la gare du Midi à Bruxelles. Diagnostiqué souffrant du Locked In Syndrom, X Midi est transporté dans un centre spécialisé au sein duquel Dominique, kiné, va tout faire pour découvrir l’histoire de son patient.
Deux histoires différentes ? Non, des destins fortement liées qui nous entraînent à travers l’Europe, sur les traces de Chuck Berry, des Beatles et des Rolling Stones.

 

L’auteur à St Maur (le roman a reçu le prix St Maur en poche):

 

La playlist:

 

 

 

Back Up – La Manufacture des Lettres

Folio 

 

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Light and smell

 

Premières lignes #15juillet

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. J’en profite pour chroniquer le livre également.
Les premières lignes rendez vous créé par le blog, Ma lecturothèque.

« Jeremy Harrington sourit devant son rosier, car il a toutes les raisons d’être heureux. dans deux jours, Il fêtera ses cinquante ans. Iris va enfin mettre un pied hors de sa maison de Pittsburgh et venir lui présenter le petit Lucas. »

Ce sont des #Premièreslignes bien trompeuses qui introduisent ce (très bon) thriller. Vincent Hauuy signe ici son quatrième roman: le 1er,  Au-delà du cercle est sur Wattpad; le 2nd, Bribes électriques, sur Scribay et le 3ème, Le loup du Saguenay, sur Fyctia, une plateforme que je ne connaissais pas.
Le tricycle rouge entame un cycle qui met en scène Noah Wallace, génial profileur bien cabossé, Sophie Lavallée, journaliste-blogueuse et Clémence Leduc, enquêtrice de la police canadienne.
Que dire sinon que ce thriller est une réussite ? Les chapitres sont courts, efficaces, servis par une écriture  limpide et particulièrement agréable, parfois nerveuse aux bons moments. L’intrigue découpée en deux enquêtes sont très habilement menées pour nous mener à un dénouement étourdissant. Les codes du genre sont bien vus et respectés.
Les meurtres sont brutaux (le « âmes sensibles s’abstenir » est de rigueur); on y retrouve la force d’un James Ellroy, voire d’un Stephen King (l’un des inspirateurs de Vincent Hauuy).

Le petit plus des « mots difficiles » utilisés par le protagoniste est un coup de génie (ayant la version papier puisque j’ai lu Le tricycle rouge pour le Prix Polar Livre de Poche, j’ai noté quelques mots particulièrement intéressants !).

Je pense que je ne vais pas tarder à me procurer la suite (Le Brasier) …et conseiller aux amateurs du genre autour de moi cette lecture, bien entendu.

Résumé:

Noah Wallace est un homme usé, l’ombre du brillant profileur qu’il était jusqu’à ce qu’un accident lui enlève à la fois sa femme et sa carrière. Mais une carte postale trouvée sur le lieu d’un crime atroce au Canada l’implique directement et le ramène à une série de meurtres commis cinq ans plus tôt. Dans le même temps, à New York, la journaliste-blogueuse Sophie Lavallée enquête sur un reporter disparu dans les années soixante-dix. Et si les deux affaires étaient liées par le même sombre secret ?

D’autres blogueuses ont également eu un coup de coeur dont: Isa , Alec à la Bibliothèque,et ManedWolf.

 

 

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Premières lignes #8juillet

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. J’en profite pour chroniquer le livre également.
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Nous revoilà partis pour une plongée dans le polar avec le « Premières lignes » de cette semaine – et pas n’importe quel genre: du polar scandinave.

« Une marée de coques blanches avait envahi le port. Partout, sur les bateaux, on faisait la fête. Une foule désordonnée de jeunes éméchés allait et venait sur les pontons en ce tiède soir d’été. Mais la jeune fille qui titubait dans la cohue tremblait de froid. »

Résumé:
Une froide journée de septembre, l’étudiant Marcus Nielsen est retrouvé mort dans son appartement de Nacka. Tout semble indiquer un suicide. Mais sa mère, convaincue qu’il a été assassiné, supplie la police de ne pas classer l’affaire.Quand l’inspecteur Thomas Andreasson commence à enquêter, les pistes semblent mener à la base militaire de Korsö, devant l’île de Sandhamn, où le corps d’un autre homme vient d’être retrouvé. Contactée par Thomas, Nora Linde, qui depuis sa séparation passe beaucoup de temps sur l’île, essaie d’en savoir plus sur cette base fortifiée où, pendant des décennies, ont été formées les unités d’élite des chasseurs côtiers. Y a-t-il dans ce passé-là quelque chose qui ne doit à aucun prix surgir au grand jour ?

Le genre est particulièrement prolifique depuis une bonne dizaine d’années.  on se demande même dans quelle mesure le froid inspire les écrivains du crime. Il y a eu les précurseurs Sjöwall et Wahlöö , puis Henning Mankell (et là, c’était brillant). Puis Stieg Larsson. Et avec la sortie de Millénium , soudain, les romans policiers nordiques se multiplièrent. Pour le meilleur et le pire.

Je ne sais pas où ranger encore Viveca Sten. C’est assez bien fichu, facilement addictif. Cela me fait penser assez à  Camilla Läckberg -et comme pour Läckberg, je suis assez ambivalente. Les tomes se laissent dévorer aisément. Il n’y a rien de pénible, de mal fait, de « mal écrit ». Mais je peux le dire: la recette me paraît à la fois trop évidente et terriblement déjà-vu.
J’ai peut-être trop lu de polars nordiques mais parfois, rien à faire: la sauce ne prend pas ou, du moins, si elle prend, elle est un peu indigeste.
La construction est plus ou moins toujours la même : c’est un  lourd secret dans le passé ou un traumatisme ancien qui ressurgit et vient influer/expliquer le ou les meurtres commis. L’auteur nous livre des bribes de ce fameux « lourd passé », nous permettant de jouer au détective amateur. Mais le jeu est biaisé puisque nous n’avons jamais tous les éléments en main. On en ressort bluffé quand le dénouement se  produit. « Quel tour de force! Il/elle est trop fort.e ! » Et de nous précipiter sur le tome suivant où l’écrivain.e va nous ressortir la même recette.
Ajoutons à cela des éléments culturels (la fête de la St Jean, par exemple), un contexte social (un divorce; l’alcoolisme;la perte d’un enfant – trio gagnant!) et le tour est joué!

Apparemment, le public français n’est pas encore lassé – pour l’instant. Mais je crois que cet enième tome de Viveca Sten (oui, j’en lu plusieurs !) me fera le même effet que  Camilla Grebe,  Asa Larsson ou Camilla Läckberg : je n’en retiendrais pas grand chose.

Je conseillerais plutôt  les islandais ( Indriðason,  Sigurðardóttir, en tête) ou bien le couple Lars Kepler qui n’a pas encore épuisé le filon. D’autres auteur.e.s nordiques sont cités dans cet article. 

 

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Premières lignes #25mars

 

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit.
Les premières lignes rendez vous créé par le blog, Ma lecturothèque .

Direction polar, cette semaine avec un thriller de Clare Mackintosh lu pour le Prix des Lecteurs LDP 2018 polar: « Je te vois ». 

 

 

« Je sens sur ma nuque l’haleine humide de l’homme debout derrière moi. j’avance d’un ou deux centimètres et me colle à un pardessus gris qui sent le chien mouillé.  J’ai l’impression qu’il n’a pas arrêté de pleuvoir depuis  début novembre et les corps chauds entassés les uns contre les  autres  dégagent une légère buée. Une mallette me rentre dans la cuisse. « 

Ainsi débute le récit de ce qui apparaît comme la vie ordinaire d’une femme d’une quarantaine d’années, jonglant entre sa vie de famille, les soucis quotidiens, le travail, les transports…

Mais un élément vient bouleverser cette formidable routine: Kate découvre sa photo illustrant une annonce d’un site de rencontres. Qui l’a prise? est-ce bien elle? Et quel est le lien avec les meurtres et agressions de plusieurs femmes?
La tension monte de façon fort bien gérée par Clare MckIntosh. S’il ne révolutionne pas le genre, ce thriller est un page-turner (un tourne pages? ^^) bien conçu, bien écrit dont on a hâte de connaître le dénouement.

Pour ma part, le seul bémol vient justement du dénouement: trop facile à deviner malgré les fausses pistes laissées à dessein (mais de manière trop évidente à mon goût) par l’auteure.
Cela n’a pas gâché le plaisir de cette lecture qui est l’un des meilleurs polars lus pour l’instant dans cette sélection « polar Livre de Poche » ; mes autres favoris étant: « Toxique » de Niko Tackian et « Les larmes noires sur la terre » de Sandrine Collette.

Comme des milliers de Londoniens, Zoe Walker emprunte quotidiennement le métro et feuillette le journal distribué sur le quai. Un matin, elle y découvre sa photo dans les petites annonces, sous l’adresse d’un site Internet. Qui a pris ce cliché à son insu ? Dans quel but ? Et puis, est-ce bien elle ? Sa famille n’en est guère convaincue. Zoe ne trouve qu’une oreille attentive : celle de Kelly Swift, un agent de la police du métro. Car une succession d’incidents étranges, puis le meurtre d’une femme qui avait également découvert sa propre photo dans le journal persuadent Kelly que quelqu’un surveille les moindres faits et gestes des passagères. Chacune de leur côté, Zoe et Kelly vont lutter contre cet ennemi invisible et omniprésent.

❇  A lire pour passer un bon moment, pour le suspense
👍   Thriller bien construit intense
Addictif

Extrait ici 

Premières lignes #11mars

 

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit.
Les premières lignes rendez vous créé par le blog, Ma lecturothèque .

Retour au roman, cette semaine pour ces premières lignes tirées du polar de Niko Tackian « Toxique » (lu pour le jury polar prix des lecteurs LDP 2018):

« Il avait beau fermer les yeux, ça lui bouffait les entrailles depuis toujours. Le froid et la peur. Le garçon filait entre les murs gris, sa tignasse épaisse trempée de sueur. Il courait à en perdre haleine, les pieds nus meurtris par du gravier aux arêtes tranchantes. Il ne se souvenait plus quand ça avait commencé. « 

Doté d’une écriture fluide et efficace,  ce polar est particulièrement efficace. Les codes du genre sont respectés sans tomber dans les clichés.
Le protagoniste est un sociopathe qu’on a l’impression d’avoir déjà vu ici ou là dans des séries? Certes. Mais le roman est admirablement bien construit. La tension monte en à peine plus de 300 pages.

Je lirais avec plaisir d’autres romans du même auteur!

 

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi  :

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