Lazare – Lars Kepler

Lazare est  donc le septième tome de la série policière Joona Linna, commencée avec L’hypnotiseur. Le couple « Lars Kepler » signe une fois de plus un thriller haletant, plus noir que jamais, tout ce qui a fait leur succès.

Lazare par Kepler

Résumé : 

Un appartement d’Oslo, donc l’occupant a été trouvé mort, dans un état de décomposition avancée. Quand la police investit les lieux, elle fait une autre découverte macabre : la victime était visiblement un profanateur de tombes qui collectionnait des « trophées ». Au nombre desquels le crâne de l’épouse de Joona Linna. Quelques jours plus tard, une inspectrice allemande prend contact avec Joona pour solliciter son aide sur une troublante affaire de meurtre dans un camping aux abords de Rostock. Rien n’aurait pu le préparer au choc qui l’attend, car ce qui n’était d’abord qu’un pressentiment absurde va basculer irrémédiablement vers une certitude terrifiante : le redoutable tueur série Jurek Walter est de retour. L’inspecteur sait qu’il ne lui reste qu’une chose à faire : mettre sa fille à l’abri. Et il ne peut compter sur l’aide de personne, car ses collègues le jugent en plein délire paranoïaque. Qui d’autre qu’un fou tremblerait devant un fantôme ? Mais tout le monde ne vit pas dans la même réalité. Si quelqu’un revenait d’entre les mort, certains criaient au miracle, d’autres évoqueraient un cauchemar. Plus noir que jamais, Lars Kepler, maître incontesté du thriller scandinave, est de retour avec la septième enquête de l’inspecteur Joona Linna.

C’est difficile de juger un roman de Lars Kepler : on se dit à chaque fois qu’on ne va pas se laisser reprendre au jeu, qu’il y a trop d’imperfections, que la recette est toujours la même, sans surprise mais sans génie non plus (ou alors, peut-être est-ce cette solution efficace qui tiendrait du génie, justement…). On se le dit, on se le répète et on se retombe dans le piège dès qu’un nouvel opus sort. Démoniaque…

Pourtant, depuis quelques romans, je trouve que le couple Ahndoril (le véritable nom des deux auteurs ) s’essouffle vraiment. J’avais survolé plus que lu Le Chasseur de lapins ; j’avais trouvé que l’ensemble manquait de subtilité (la fin était un grand n’importe quoi, en particulier).

J’espérais un peu mieux de ce Lazare qui voit le retour de la Nemesis de Joona Linna, à savoir le tueur en série qu’on croyait mort, Jurek Walter. Personnage terrifiant, Jurek Walter tient plutôt du roman d’horreur que du thriller, même si les deux genres peuvent facilement se confondre.
Jurek énonce des prédictions comme un oracle, froidement. Il pousse ses victimes au suicide, entrant dans leurs têtes. Le manipulateur ultime, en quelque sorte.

Jurek Walter se tourna vers Joona. Son visage était sillonné de fines rides et ses yeux clairs vinrent croiser les siens.
— Bientôt les deux fils de Samuel Mendel vont disparaître, dit Jurek d’une voix mesurée. Et Rebecka, la femme de Samuel, va disparaître. Mais… Non, écoutez-moi, Joona Linna. La police va enquêter et quand elle abandonnera, Samuel va poursuivre les recherches, mais il finira par comprendre qu’il ne reverra jamais sa famille et il se donnera la mort.

(Le marchand de sable)

Je dois dire que je n’ai pas trouvé très habile de la part des auteurs d’avoir encore une fois recours à ce grand ennemi ; Jurek Walter est comme Sauron ou Voldemort, il revient toujours… et il recrute des disciples qu’il endoctrine ! C’est un peu éculé comme concept, non ? Bien sûr, cela fonctionne.

Cette fois encore, personne ne croit Joona Linna : on pense qu’il est devenu paranoïaque, il sort de prison, il a sûrement une case en moins !  Cela devient un running gag, à ce stade, mais passons… Et malgré l’évidence qui se profile, personne au sein de la police ne prend les bonnes décisions, multipliant les erreurs qui vont permettre au tueur….de tuer, donc.

Les détails sont toujours aussi sordides, avec Jurek Walter qui enterrent les gens en les maintenant vivants. Il a maintenant un acolyte nommé Beaver qui pourrait être intéressant – et dont on va évidemment entendre parler dans le prochain livre – mais qui n’est guère développé. Pourquoi est-il si instable ? Pourquoi s’est-il laissé recruter par Walter ? On ne sait pas. Il y a très peu d’indices. On nous flanque cela comme une évidence (Jurek le recrute, point).  C’est un peu maladroit et à la limite de l’incohérence.

Pour les points positifs parce que j’ai l’air de tout démonter mine de rien :
on retrouve un très bon découpage de chapitres, des scènes courtes, bien documentées, un rythme qui se maintient tout du long.

Les personnages  (Joona Linna, sa fille Lummi, Saga Bauer, sa soeur… et même des personnages secondaires) sont toujours très bien décrits, avec suffisamment d’épaisseur pour être crédibles.

Pour le plus négatif :
une tendance au porno qui se s’accentue avec une scène  lors du tournage d’un film X du point de vue d’ une actrice dont on se demande encore l’utilité. Je n’en vois aucune sinon la complaisance pour les scènes de sexe décrites par le détail (et dont on se passerait, surtout avec des remarques dignes d’un porno lourdingue dont je vous passe les citations mais qui m’ont bien agacées à la lecture). Je n’ai rien contre les scènes de sexe mais quand elles sont utiles pour l’intrigue ! Et aussi quand on peut éviter les phrases sorties de 50 nuances de Grey … 

Une lecture finalement mitigée puisque j’ai été tenue en haleine (je voulais vraiment savoir où tout cela nous menait) mais qui ne m’a pas rassurée sur le chemin que prend la série. Dommage parce que j’avais plutôt de la sympathie et de l’indulgence pour les enquêtes de Joona Linna….

 

 

Lu à l’occasion de l’opération Masse Critique – merci à Babelio et aux éditions Actes Sud  » Actes Noirs » 

Premières lignes #2 septembre

Les premières lignes de la rentrée !
( ou bien : youpi, c’est septembre, au choix )

« Brouillard. Brume. Ou même bruine. Un nuage épais s’enroule comme uné charpe autour du réverbère de la gare, assourdit sa lueur. Sortis de nulle part, des rails jumeaux émergent de la purée de pois, tandis que le néant avale doucement le bout du quai. « 

Il y a deux semaines, j’étais plongée dans les aventures foldinguesques d’Agatha Raisin, cette fois, je suis  retournée en Angleterre, dans le Yorkshire, pour changer. En compagnie  de Samson et Delilah (ça ne s’invente pas ) j’ai donc pris  un Rendez-vous avec le crime  tout droit sorti de la veine des cosy mysteries  (ou cozies,  catégorie de romans policiers où la violence et le meurtre sont traités avec humour et minimisés; les enquêtes se déroulent souvent dans des petits villages et le ou les enquêteurs est souvent amateur ).

J’ai passé un très bon moment dans ce village malgré les secrets, les rancoeurs et les rancunes accumulés par les protagonistes (oh, ces histoires de famille !). 
Trouver le véritable meurtrier ne m’a pas paru trop difficile malgré la volonté de l’autrice de semer le doute.  Je suis donc une assez bonne détective et c’est avec plaisir que je suivrais à nouveau si j’en ai l’occasion des tribulations de nos détectives du Yorshire.

Résumé : » Quand Samson O’Brien débarque sur sa moto rouge à

Bruncliffe, dans le Yorkshire, pour y ouvrir son agence de détective privé, la plupart des habitants voient son arrivée d’un très mauvais oeil. De son côté, Delilah Metcalfe, génie de l’informatique au caractère bien trempé, tente de sauver de la faillite son site de rencontres amoureuses. Pour cela, elle décide de louer le rez-de-chaussée de ses locaux. Quelle n’est pas sa surprise quand son nouveau locataire se révèle être Samson? et qu’elle découvre que son entreprise porte les mêmes initiales que la sienne ! Les choses prennent un tour inattendu lorsque Samson met au jour une série de morts suspectes dont la piste le mène tout droit… à l’agence de rencontres de Delilah ! »

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Premières lignes #18août

Changement radical de ton et de genre cette semaine et même de langue, tiens, puisque je vous emmène faire un tour en Angleterre, dans la région des Cotswolds pour ces Premières Lignes : 

« A mild damp winter was edging towards spring when Agatha Raisin motored slowly homeward to the villageof Carsely after a long holiday. She persuaded herself that she had had a wonderful time far away from this grave of a village. She had gone to New York, then to Bermuda, then to Montreal, and then straight to Paris, and so on to Italy, Greece and Turkey. »

 

Agatha Raisin enquête, tome 3 : Pas de pot pour la jardinière par Beaton

Jusqu’ici,  je n’avais pas encore essayé la série de M.C Beaton, Agatha Raisin. Je me disais toujours « plus tard, plus tard » et vu l’état de ma PAL, ça peut se comprendre. Mais je suis tombée un peu par hasard sur une diffusion d’un des épisodes de l’adaptation en série à la TV… et c’était tellement bien fichu et décalé que Monsieur et moi-même sommes partis à la recherche des oeuvres de Ms. Beaton.
Et cette dame a écrit énormément de romans !   Si les Agatha Raisin sont traduits en français, beaucoup d’autres séries qu’elle a publiées sous ses autres pseudonymes (et elle en a pas mal) sont inconnus ici. Son autre série-phare, Hamish McBeth, écrite avant Agatha Raisin commence à être éditée en France. J’ai d’ailleurs lu Qui va à la chasse, une succulente enquête en Ecosse, totalement décalée une fois de plus (merci  la tradition de l’humour à la Wodehouse, Tom Sharpe, David Lodge)

Hamish Macbeth, tome 2 : Qui va à la chasse par Beaton

Agatha Raisin se situe à peu près dans la même veine. On pense suivre une enquête tranquille dans un village tout aussi tranquille des Cotswolds (cette superbe région d’Angleterre) mais petit à petit, tout déraille. Les gens ne sont pas ceux que l’on pense. Ils ont la langue bien pendue – et acérée. A commencer par notre Miss Marple délurée qui traque aussi bien les criminels que les célibataires du coin, Ms. Raisin.
M.C. Beaton a elle aussi une plume bien affûtée et tisse des dialogues comme personne.
Et l’enquête n’est pas bâclée pour autant. Bref, une bonne histoire, des personnages bien campés, une écriture acérée: je comprends pourquoi les enquêtes d’Agatha ont autant de succès, c’est totalement mérité !

Agatha Raisin and the Potted Gardener (English Edition) par [Beaton, M.C.]

 

Résumé : Au retour de ses vacances, Agatha Raisin rencontre Mary Fortune, jardinière émérite qui a pris la place qu’elle convoitait dans le cœur de son voisin, James Lacey. Mais avant qu’elle n’ait le temps de l’évincer, la séductrice est retrouvée morte, enfoncée tête la première dans un de ses grands pots de fleurs.

 

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Premières lignes #15juillet

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. J’en profite pour chroniquer le livre également.
Les premières lignes rendez vous créé par le blog, Ma lecturothèque.

« Jeremy Harrington sourit devant son rosier, car il a toutes les raisons d’être heureux. dans deux jours, Il fêtera ses cinquante ans. Iris va enfin mettre un pied hors de sa maison de Pittsburgh et venir lui présenter le petit Lucas. »

Ce sont des #Premièreslignes bien trompeuses qui introduisent ce (très bon) thriller. Vincent Hauuy signe ici son quatrième roman: le 1er,  Au-delà du cercle est sur Wattpad; le 2nd, Bribes électriques, sur Scribay et le 3ème, Le loup du Saguenay, sur Fyctia, une plateforme que je ne connaissais pas.
Le tricycle rouge entame un cycle qui met en scène Noah Wallace, génial profileur bien cabossé, Sophie Lavallée, journaliste-blogueuse et Clémence Leduc, enquêtrice de la police canadienne.
Que dire sinon que ce thriller est une réussite ? Les chapitres sont courts, efficaces, servis par une écriture  limpide et particulièrement agréable, parfois nerveuse aux bons moments. L’intrigue découpée en deux enquêtes sont très habilement menées pour nous mener à un dénouement étourdissant. Les codes du genre sont bien vus et respectés.
Les meurtres sont brutaux (le « âmes sensibles s’abstenir » est de rigueur); on y retrouve la force d’un James Ellroy, voire d’un Stephen King (l’un des inspirateurs de Vincent Hauuy).

Le petit plus des « mots difficiles » utilisés par le protagoniste est un coup de génie (ayant la version papier puisque j’ai lu Le tricycle rouge pour le Prix Polar Livre de Poche, j’ai noté quelques mots particulièrement intéressants !).

Je pense que je ne vais pas tarder à me procurer la suite (Le Brasier) …et conseiller aux amateurs du genre autour de moi cette lecture, bien entendu.

Résumé:

Noah Wallace est un homme usé, l’ombre du brillant profileur qu’il était jusqu’à ce qu’un accident lui enlève à la fois sa femme et sa carrière. Mais une carte postale trouvée sur le lieu d’un crime atroce au Canada l’implique directement et le ramène à une série de meurtres commis cinq ans plus tôt. Dans le même temps, à New York, la journaliste-blogueuse Sophie Lavallée enquête sur un reporter disparu dans les années soixante-dix. Et si les deux affaires étaient liées par le même sombre secret ?

D’autres blogueuses ont également eu un coup de coeur dont: Isa , Alec à la Bibliothèque,et ManedWolf.

 

 

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Meurtre en écho – Anne Perry

Je reste dans le domaine du policier, cette semaine, avec un tome des enquêtes de Monk d’Anne Perry

– Ce n’est pas beau à voir, monsieur.
Le policier secoua la tête et fit un pas en arrière pour permettre au commissaire Monk, le chef de la brigade fluviale de la Tamise, de gravir les marches du quai. Hooper, qui avait déjà amarré leur barque, suivait ce dernier de près.

Le commandant Monk a déjà vu la mort. Trop souvent de près. Mais le meurtre de ce Hongrois, retrouvé dans un entrepôt du bord de la Tamise, s’avère aussi cruel qu’atypique. Doigts disloqués, lèvres découpées, cadavre transpercé d’une baïonnette et entouré de dix-sept bougies éteintes dans le sang… Tout évoque un rituel glaçant qui place d’emblée ce crime loin des mobiles habituels. Tandis que sa femme Hester essaie d’aider un homme surgi de son passé qui se trouve mêlé à l’affaire, Monk tente de pénétrer la petite communauté hongroise londonienne, repliée sur elle-même. Et alors que le premier meurtre rituel se mue en une série terrifiante, il va lui falloir combattre la défiance, l’hostilité et les menaces de ceux qu’il est censé protéger.

Je connais la série des Monk (à ne pas confondre avec la série TV) depuis le premier tome paru en France « Un étranger dans le miroir ». Cette série suit le parcours de William Monk, devenu amnésique à la suite d’un accident etd’Hester Latterly ancienne infirmière revenue de la guerre de Crimée dans les années 1850/60.
A ce jour, 23 tomes sont parus chez 10/18.
Si les premiers tomes sont axés sur l’amnésie de Monk, la lutte d’Hester pour s’imposer dans le milieu médical et les procès menés par l’avocat Olivier Rathbone, leur ami, les tomes les plus récents s’attachent à la nouvelle carrière de Monk au sein de la brigade fluviale, à son couple formé avec Hester et au garçon des rues qu’ils ont plus ou moins adopté, Scuff.
Malheureusement, lors de ces derniers tomes, il y a une constante chez Anne Perry dont le lecteur se passerait bien : d’incessants retours dans le passé qu’elle a déjà évoqués (parfois, décrits exactement de la même manière, si bien qu’on a l’impression désagréable d’un copier/coller), des digressions et des redites inutiles pour l’intrigue.
Une fois encore, c’est ce qui se passe avec ce dernier tome en date. On a envie de suivre Monk, Hester et Scuff dans leurs aventures mais ces longueurs lassent rapidement.
Un conseil : lisez les premiers tome de la série, vraiment passionnants, très bien renseignés historiquement et mieux, faites-en de même pour l’autre série policière d’Anne Perry, les enquêtes de Pitt.

Quant à Anne Perry, j’avais découvert son histoire dans le film de Peter Jackson « Créatures Célestes (Heavenly Creatures) » qui relate un fait divers qui a secoué la Nouvelle-Zélande dans les années 1950. On y découvre que  la tueuse adolescente Juliet Hulme est devenue la romancière Anne Perry. Aucun de ses amis, et encore moins son éditeur, n’était au courant, paraît-il. Le film vaut vraiment la peine d’être visionné.


Premières lignes #13mai

 

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit.
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« Ce n’est qu’après coup que je pense au sac et aux serviettes ensanglantées roulées en boule. Ils sont trop volumineux pour que je puisse les enterrer, pourtant je ne peux pas les laisser là. J’aurais peut-être dû mieux me préparer. Davantage penser aux détails. Mais difficile d’être prêt pour quelque chose qu’on ne se serait jamais imaginé faire. »

C’est ainsi que débute « Là où elle repose« , polar de Kimberley McCreight, autrice d’un livre que j’avais vraiment apprécié « Amelia ».
Mais si avec « Amelia », McCreight avait su nouer l’intrigue de façon fort habile, reconstituant le parcours d’une ado et de sa mère, « Là où elle repose » se montre beaucoup plus faible. La narration use et abuse des analepses (flashbacks) plus ou moins utiles – souvent moins que plus, d’ailleurs. On se perd dans des détails du passé en se demandant en quoi ceux-ci vont servir l’intrigue  pour se rendre compte, qu’à part à égarer le lecteur (à dessein, peut-être), certains éléments sont quasiment superflus. C’est là que réside la faiblesse de ce roman qui aborde des sujets intéressants comme la loi du silence qui pèse sur les campus américains, par exemple.
Ainsi, en arrivant au dénouement – qu’on devine peu à peu -, on reste vraiment sur sa faim.
J’ai été assez déçue par ce roman, peinant même au cours de la lecture, entre les clichés familiaux et les détails sans intérêt. Dommage, fera mieux la prochaine fois, j’espère !

À Ridgedale, petite ville aisée du New Jersey, le corps d’un bébé est retrouvé dans les bois voisins de l’université. Malgré toutes les rumeurs et les hypothèses que ne manque pas de susciter le drame, personne ne connaît l’identité de la fillette et encore moins les raisons de sa mort. Molly Anderson, journaliste indépendante récemment arrivée avec son mari et sa fille, est recrutée par le journal local pour couvrir le fait divers. Une affaire, pour la jeune femme, qui réveille un tourment douloureux. En effet, elle a perdu un enfant en bas âge et ne s’est jamais vraiment remise de cette épreuve… Or, ses investigations vont mettre à jour certains secrets bien enfouis de cette petite communauté aux apparences si convenables.

 

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