Music is might #20

Music is might est une série d’articles faisant des liens entre des chansons )ou des vidéos qui, a priori, n’ont rien à voir entre elles; parlant de liens émotionnels, d’ univers musicaux découverts ou à découvrir. Quand la musique fait sens…

Le titre est une référence à JK Rowling qui dans Harry Potter utilise le  slogan  « Magic is might ». En français, l’allitération en « m » est malheureusement perdue (la traduction est « la magie est puissance », chap. 12 des « Reliques de la mort »

C’est  l’une des histoires  » d’inspiration  » qui me fait le plus sourire, celle-ci.

En 2009, Flo Rida sort ce titre, hautement critiqué, autant pour ses paroles misogynes que pour sa façon de faire un mauvais remake. Ecoutez plutôt, il s’agit de « Right round »:

 

Vu comme ça, on dirait bien que c’est, en effet, un remake peu inspiré de « You spin me round » de Dead or Alive:

Le plus drôle de l’histoire se passe en 2009 quand le chanteur de Big Bang, G Dragon,  sort sur son album solo « Heartbreaker » :

Sony Music envoie alors des menaces à l’agence  qui produit Gd (la YG), accusant l’artiste coréen d’avoir plagié  Flo Rida. La YG répond qu’il n’y a rien de fait au plan légal puis contacte les représentants de Flo Rida. Finalement, tout s’arrange quand Flo Rida accepte d’apparaître dans une version de Heartbreaker avec G Dragon.

Ce qu’en dit Flo Rida interrogé à ce sujet? Pas grand chose, en fait. On le voit ici en compagnie de G Dragon:

Je n’ai pas l’impression que la chanson de Flo Rida soit restée dans les mémoires. Mais je peux attester que celle de Gd l’est, puisque c’est celle qu’il choisit pour introduire son show ( ici à Paris Bercy en septembre dernier):

 

 

 

 

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Music is might #18

 

Music is might est une série d’articles faisant des liens entre des chansons )ou des vidéos qui, a priori, n’ont rien à voir entre elles; parlant de liens émotionnels, d’ univers musicaux découverts ou à découvrir. Quand la musique fait sens…

Le titre est une référence à JK Rowling qui dans Harry Potter utilise le  slogan  « Magic is might ». En français, l’allitération en « m » est malheureusement perdue (la traduction est « la magie est puissance », chap. 12 des « Reliques de la mort »

En 1963, le groupe féminin The Chiffons sort ce qui sera son unique hit: He’s so fine.

Un titre encore plus connu pour avoir été plagié par le Beatles George Harrison avec « My sweet lord »:

L’affaire va en justice et en 1976, Harrison est condamné de « plagiat involontaire et inconscient ».

En 75, The Chiffons enregistrent leur version de « My sweet lord »:

 

 

Music is might #14

Music is might est une série d’articles faisant des liens entre des chansons )ou des vidéos qui, a priori, n’ont rien à voir entre elles; parlant de liens émotionnels, d’ univers musicaux découverts ou à découvrir. Quand la musique fait sens…

Le titre est une référence à JK Rowling qui dans Harry Potter utilise le  slogan  « Magic is might ». En français, l’allitération en « m » est malheureusement perdue (la traduction est « la magie est puissance », chap. 12 des « Reliques de la mort »

 

Cette semaine, un spécial « reprise »!
Je me perds souvent sur Youtube et parfois, je tombe sur des perles; dont cette cover de « Seven Nation Army », titre des White Stripes repris malheureusement comme hymne par les supporters de foot.

La version originale:

 

Reprise:

Bien sûr, il y a cette cover de PMJ – mais je ne suis pas très fan de l’interprétation de Haley Reinhardt qui a tendance à en faire des tonnes (et sur scène, c’est pire):

Celle de Ben l’Oncle Soul est très sympa:

Et je ne peux pas parler de reprise sans citer la version de Leo Moracchioli qui, décidément, est un maître du genre:

T’as pas vu ma pop (le retour): vous avez dit « trilogie »?

 

Dans le premier volet de T’as pas vu ma pop, j’avais parlé de la structure narrative du Voyage du héros. 
Aujourd’hui, je vais aborder la construction en 3 parties de Star Wars….

 


Rappel du monomythe et du voyage du héros

Construite selon le modèle du Voyage du Héros de Joseph Campbell, l’oeuvre de Lucas se découpe en trois parties (et en 3 trilogies) dans lesquelles nous verrons que les duos  sont des constantes pour la narration.

C’est donc une narration en 3 trilogies de 3 épisodes chacune, chaque épisode étant construit en 3 actes.

Par exemple, dans « Un nouvel espoir »:

  • 1er acte: c’est l’exposition  – on  installe l’histoire , les principaux personnages et le personnage qui la portera, le protagoniste.
    Au début, on rencontre Vader, Leia, Obiwan Kenobi, Luke Skywalker. On comprend très vite quel sera le but du protagoniste: Luke doit apprendre à utiliser la Force (ou non). Luke refuse en premier lieu et aussi reste-t’on dans ce premier acte d’exposition jusqu’à ce qu’il retourne sur Tattoine et trouve son oncle et sa tante assassinés (mésaventure suscitant la compassion du public qui en vient à s’identifier au héros). Là, on bascule dans la seconde partie.
  • 2ème acte: c’est le voyage du héros. Pendant cet acte,   les obstacles et les embûches  se multiplient et s’intensifient autour du personnage. Grâce à l’identification préalablement établie, le public ressent de la peur pour le protagoniste, mais aussi pour lui-même.

 

  • Le 3ème acte :  c’est le point culminant, le climax, et la solution. En effet,  c’est dans ce  troisième acte que se trouve le plus haut point de tension du drame (climax).  Avec la décision d’attaquer l’Etoile de la mort (l’étoile noire en VF), Luke détient la solution ( se confronter, utiliser la Force, rétablir la paix).

C’est une structure classique, mais efficace, qui est utilisée là.

Avant Star Wars, les trilogies telles que nous les concevons actuellement n’étaient pas de mise à Hollywood ( nous avons des exemples dans le cinéma français, par contre: Fantomas, la Trilogie marseillaise, les Bronzés – et oui !)
Dans le cinéma américain, il y avait des suites numérotées, comme pour le Parrain (1, 2 – le troisième sera réalisé après Star Wars, ce n’est pas un hasard). Mais on évitait à Hollywood, de produire des films découpés de cette sorte. Ainsi, « Autant en emporte le vent » (Gone with the wind), souvent diffusé à la télé en deux parties, est bien sorti sur les écrans en un long film de presque 4h!
Star Wars impose une autre structure : une structure en trois parties ou plutôt en: 1+2.
Cela signifie que le premier épisode se suffit à lui-même (Un Nouvel espoir; la Menace fantôme; beaucoup moins flagrant pour Le réveil de la Force qui appelle une suite). Les deux films suivants sont reliés, le second contenant un véritable appel à suivre.
La seconde partie reprend les éléments dans la première mais les intensifie. La structure scénaristique est plus complexe- ce qui fait que les seconds films sont souvent plus sombres, plus denses (L’empire contre-attaque). Les deuxièmes et troisièmes épisodes paraissent souvent ne former qu’un seul bloc narratif scindés en deux; c’est particulièrement visible avec L’empire contre-attaque et Le retour du Jedi. Il en est de même avec L’attaque des Clones et La Revanche des Sith, qui, de plus, sont séparés temporellement du premier film par une ellipse de plusieurs années.

Exemples:

la fin d’Un Nouvel Espoir – happy ending, tout aurait pu s’arrêter là. 

 

Fin de l’Attaque des clones (si, avec ça, on n’a pas compris que les ennuis ne faisaient que commencer!):

 Autre exemple d’un « à suivre » dans la scène finale de The Last Jedi :

Il est quand même intéressant de constater que la forme de la trilogie adoptée par Lucas servira pour de nombreux films. On ne compte plus les films en 3 parties qui sortent actuellement… à tort ou à raison. Une fois de plus, Star Wars a su influencer une partie de la pop culture, n’inventant pas grand chose puisque, avant lui, la littérature  fantasy avait connu son maître de la structure ternaire avec …JRR.Tolkien.
Pourrait-on dire alors, que Star Wars tient plus de la science fantasy que de la science fiction? Je vous laisse réfléchir sur cette idée et vous donne rendez-vous très bientôt.

 La prochaine fois, nous poursuivrons ensemble ce voyage  dans les étoiles et en compagnie de héros de la pop culture: des couples, des duos, des tandems, des jumeaux….

Music is might #9

Music is might est une série d’articles faisant des liens entre des chansons ou des vidéos qui, a priori, n’ont rien à voir entre elles; parlant de liens émotionnels, d’ univers musicaux découverts ou à découvrir. Quand la musique fait sens…

Le titre est une référence à JK Rowling qui dans Harry Potter utilise le  slogan  « Magic is might ». En français, l’allitération en « m » est malheureusement perdue (la traduction est « la magie est puissance », chap. 12 des « Reliques de la mort »

Cette fois, c’est Sunmi qui ouvre le bal pour ce 9ème Music is might. Sunmi est une artiste qui est souvent jugée comme extravagante mais cette fois, elle a été accusée littéralement de plagiat avec son nouveau titre « Heroine » . La réponse  de son label a été celle-ci: « Nous révélons sans équivoque que « Heroine » est à 100% une création originale sans aucune référence et sans aucun lien avec la chanson citée dans la controverse. ».

Ecoutez plutôt: « Heroine » de Sunmi

Cheryl Cole « Fight for your love »

Hum, je ne suis pas la seule visiblement à avoir fait le rapprochement.
Mais j’ai lu que plusieurs personnes , lors de la sortie de « Fight for your love« , avaient trouvé que Cheryl Cole s’était lourdement inspirée de Peter Cetera/Paul Anka « Hold me till the morning comes » (couplet, alors, parce que pour le reste…..):

Bon, si on disait plutôt qu’en musique, comme dans beaucoup d’autres arts, tout est question d’influences et que, souvent, le plagiat n’est pas voulu?

Music is might #1

Il y a quelques mois, en écoutant ce début de concert, mon oreille a été intriguée. Non, bizarre, j’ai déjà entendu quelque chose de similaire quelque part.

Alors, j’ai cherché, pas très longtemps, puisque le début de la chanson d’EXO (et de leur concert qui débute …très fort! dans le genre « c’est du lourd ») me rappelait deux autres morceaux. Je ne dis pas que les uns ont copié sur les autres, vu que j’aime de façon différentes les trois morceaux, je dis que la musique est universelle. Et c’est magique!

EXO – début de « Mama  » live

 

Me fait penser à : Era en 1993 avec « Enae volare » (qui a été pris comme BO des Visiteurs):

Qui, lui-même, m’a toujours évoqué.. Led Zeppelin – le début de Kashmir (et EXO  rend un bel hommage au zeppelin, je trouve):

 

Mon CV de fan – le CV multi-fandom

C’est l’article de Fan-Actuel qui m’a donné envie de faire un CV  de fan – ou, du moins, de le mettre à jour, puisque j’avais tenté de le créer au brouillon. Mais, comme « améliorer son CV »  tient une place importante dans ma vie, et ceci  à double-titre: en tant que demandeur-se d’emploi et depuis mon orientation vers  la formation et l’insertion professionnelle, le voilà.

Mais, dites-moi, en quoi « être fan de….  » développe-t’il des compétences professionnelles?

On peut illustrer la compétence professionnelle avec ce schéma
(c’est ce qu’on utilise dans la formation professionnelle):

 

 

(source : didapro – les notions de savoir, savoir-faire, savoir-être sont détaillées sur le blog à l’aide vidéos)

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Mais revenons à nos fandoms!
Que développe-t’on quand on est fan? Quelles compétences?
J’ai mis quelques exemples ci-dessous mais ceci ne constitue pas une liste complète, bien sûr:

Des Savoirs:

  •  navigation internet
  • création de blogs/de sites (ne serait-ce que la base)
  • photographie (le B.A- BA)

 

Des Savoir-faire:

  • utiliser un logiciel:
    – de traitement de textes, tableau, diaporama, etc..
    – de post-traitement (= « retouches de photos » selon la formule populaire ex: Gimp, Photoshop, Lightroom, etc..)
  • rechercher de la documentation (différents supports), d’où:
    – identifier les sources
    – répertorier, classifier
  • perfectionner la maîtrise de langues étrangères ( l’anglais, souvent)
    – comprendre, lire, rédiger dans une langue étrangère
  • organiser : des voyages, des séjours, des rencontres entre fans
  • réaliser une estimation du budget (déplacements, voyages, achats, …)
  • réaliser des projets ( communauté de fans; lettres aux artistes, etc..)
  • rédiger (articles, messages sur les forums)
  • maîtriser l’utilisation des réseaux sociaux et communiquer de façon appropriée
  • créer des blogs/de sites (ne serait-ce que la base HTML, etc)
  • utiliser son appareil photos
  • faire de la veille

 

Des Savoir-être ou soft skills : 

  • sens artistique
  • curiosité
  • ouverture d’esprit
  • capacité à anticiper et à planifier (ex: gestion de projets)
  • réactivité
  • gestion du stress (votre artiste vient dans votre ville/votre pays; les fans hystériques et autres relous; les commentaires de rageux sur les réseaux sociaux; keep it cool!)
  • relationnel (autres fans, événements, accueil, etc..)

On en rajoutera beaucoup d’autres comme, par exemple, la capacité à jouer d’un instrument de musique (pour jouer les chansons de votre groupe préféré; le générique de votre série/anime favori) ou à chanter; la danse; le cosplay; la rédaction de fan-fictions; le fanart en général.

 

Passons à une ébauche de CV fandom (là non plus, je ne serais pas exhaustive) :

DESSINS ANIMÉS, BD ,  MANGAS , ANIME, COMICS

Je suis devenue fan de Yoko Tsuno dès mon enfance – et de beaucoup d’autres BD (Thorgal, par ex). Mon rêve était alors de devenir dessinatrice de bandes- dessinées.
Puis sont arrivés les anime/manga avec Albator, Goldorak, Capitaine Flam…
J’étais une fan totale de Goldorak/Albator.
Je lisais en parallèle de temps en temps les Strange où j’ai découvert les X-men (Wolverine s’appelait Serval). A la même époque, le dessin animé Spiderman passait à la télé

 

Conséquences:
-Beaucoup de dessins (j’ai très tôt adopté un style manga )
-J’ai souvent reproduit les génériques (à la flûte à bec, puisque c’était obligatoire au collège – mais je me débrouillais pas mal)

Et surtout, j’ai découvert la SF…(donc j’ai lu – beaucoup)

Séries et films de SF:

Cosmos1999, Galactica l‘ancienne formule, Battlestar Galactica ou Battlestar Galactica 1978) ) et Star Wars! Puis, Blade Runner, Dune, en série Babylon 5

Conséquences:

  • J’ai encore ma collection de figurines Star Wars
  • J’ai écrit ma première fanfiction (vers 14 ans je crois), librement inspirée de Battlestar Galactica.
  • Lire lire encore lire et découvrir d’autres auteurs de SF, par ex.
  • Un minimum de connaissances sur: la narration, la cinéma, le scénario

MUSIQUE

  • Stray Cats – 1982-84
    beaucoup de dessins, d’écriture – j’ai appris l’argot américain aussi
  • The Clash – 1982/83 ——-longtemps
    Et tout le mouvement punk en même temps.
    Beaucoup d’illustrations car j’avais commencé à écrire des articles sur la musique – rédaction et gestion d’un journal amateur
  • The Stranglers- 1984—– 1990
    Déclic: j’écris mon premier roman
  • Metallica – 1984—– aujourd’hui
    Beaucoup de pages écrites (une nouvelle, un fan-fic)
    Inscrite au fan-club officiel dans les années 90
    Concert
    Livre dédicacé
    J’ai appris à jouer quelques accords à la guitare
  • BigBang – 2016—
    Vive la Corée! Grâce à eux, j’ai quelques notions de coréen. (des notions vagues, le début de l’alphabet, etc..)
    Réseaux sociaux, etc…

Autres périodes rapides de fan :
Madonna/Prince – 1986/88
Influence considérable sur ma garde-robe
Iron Maiden – 1982(?) —-
Midnight Oil 

  • Beaucoup de coupures de presse, d’articles, de photos en stock = documentation
  • Livres
  • Concerts
  • Rédaction
  • Langues étrangères

PAYS

Japon – puis Asie en général
J’ai déjà raconté à quel point le Japon était présent à la maison quand j’étais enfant.
Il me reste des bases pas si mauvaises de japonais, une connaissance de la culture, de la littérature.
Des rencontres, bien sûr. Et l’envie d’aller là-bas.

Royaume – Uni
Je dis souvent que j’ai été élevée grâce au thé dans le biberon.
C’est presque ça.
J’ai eu cette chance d’aller en Angleterre régulièrement depuis mes 4 ans.
Pratique: je lis l’anglais, je me suis rendue compte que je savais le parler encore pas trop mal (je ne pratique pas).
Donc, connaissance  de la culture, de la langue, des réalités aussi (l’Angleterre façon « thé, scones, Downton Abbey »  n’est pas ma vision du pays).

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LECTURES

J’ai deux univers de prédilection – et un tas d’autres en parallèle

Marion Zimmer Bradley – Ténébreuse
Les télépathes de Ténébreuse m’ont définitivement pris le coeur depuis de très nombreuses années.
D’où:
– fan fiction
– grosse influence quand j’écris
– collectionite

JK Rowling – Harry Potter
Contrairement à la « génération HP », j’étais adulte quand je suis tombée dedans.
Mais ça ne change pas grand chose. C’est Harry Potter qui m’a donné envie de me remettre à lire en anglais.
D’où:
– écriture de grandes fanfic (qui, parfois, mélangent allègrement les univers)
– un peu de collectionite (réduite par le manque de budget et d’espace)
– Un blog (clos à présent)
– participation à une encyclopédie HP.
fan art

 

JEUX, MMORPG – 2010-2015

D’accord, je suis adulte et pourtant, j’ai longuement joué à…Dofus. J’aime beaucoup l’univers développé par Ankama. (ah, ces personnages; les quêtes aux noms improbables; les jeux de mots..)
Je joue de temps en temps sur la console à Minecraft (je suis devenue architecte grâce à Minecraft!).
– J’ai appris un tas de vocabulaire en jouant en ligne.
– Des rencontres virtuelles amusantes
– Réactivité, rapidité, une certaine habileté
– Créativité

 

Les acteurs

Gary Oldman – 1986—-aujourd’hui
– collection d’articles, photos et de films
– réseaux sociaux, blogs, sites de fans
– échanges avec les fans en plusieurs langues

Alan Rickman – 2007—–
Une collection impressionnante de photos, heureusement numériques.
Un blog (clos)
Des textes et  des poèmes 

Richard Armitage – 2011 ou 12—-
Ah, ce fandom….Je l’aime beaucoup. Même si je suis moins active (photos, blogs ), c’est grâce à lui que j’ai eu de très bons échanges (virtuels) ces dernières années. Je ne pourrais pas citer tous les blogs intéressants qui s’y rattachent ni toutes les personnes passionnantes.
Ce serait trop long.

 

 

 

Bref, être fan, ce n’est pas connaître les chansons par coeur pendant les concerts – pas seulement -, cela va bien au-delà. Qu’on soit fan hard-core ou bien fan par intermittence, on en arrive à développer des compétences qui devraient figurer quelque part dans un CV.

 

Standing in line to see the show tonight : le Tag Concerts

Avec une telle référence (j’adore ce titre de RHCP), je ne pouvais que sauter à pieds joints (?!) dans l’aventure – merci à Fan Actuel pour cette bonne idée de tag!

1) LE MEILLEUR CONCERT AUQUEL TU AS ASSISTÉ

Le « meilleur concert » n’est sûrement pas la meilleure prestation de ce groupe (totalement méconnu ...)  mais il demeure un excellent souvenir à tous points de vue.

Metallica –  à celui qui s’appelait encore le POPB dans les années 90.

Meilleur, pourquoi?  parce que j’attendais depuis plusieurs années (depuis 1984, en fait) de voir le groupe sur scène; parce que j’avais réussi à trouver deux places,  (donc :à avoir le budget pour les acheter); parce que j’étais accompagnée de mon frère, parce que j’étais très fan du groupe, alors…

Voilà ce que ça donne  dans les années 90:
2) LE MEILLEUR CONCERT AUQUEL TU N’AS PAS ASSISTÉ (DVD…)

Je pensais à des concerts variés (The Doors; the Clash…) mais celui qui me reste en tête est le Tokyo 1992 (pas fait exprès!) de Guns and Roses.

 

3) LE PIRE CONCERT AUQUEL TU AS ASSISTÉ

Disons que j’ai vu pas mal de petits groupes, peu ou pas connus, sur scène – beaucoup plus que de grands groupes connus – et ceci pour la simple raison que: 1- c’est moins cher 2- j’ai traîné un peu avec un très bon ami bassiste avec qui j’écrivais des chansons 3- je suis tombée dans la marmite rock étant ado.

Le pire, je n’en ai pas réellement. Je peux parler de concerts qui m’ont laissée indifférente, par contre. C’est le cas de Jean-Jacques Goldman (+ Fredericks+Jones + choeurs de l’ex-Armée Rouge) en mai 1994, au Zénith de Paris. Rien à redire: parfait, nickel, très rodé…  Peut-être trop car, franchement, je n’en suis pas ressortie convaincue. (en même temps, je me demande ce que je fichais dans un concert de Goldman….-rires -). A écouter « Rouge » est bien meilleur.

4) LE CONCERT QUI T’A DÉÇUE

Déçue, c’est peut-être un peu fort. Mais je sais que je suis ressortie avec une drôle d’impression d’un concert des Stranglers ( –c’était ma période post-punk-).
A posteriori, je sais ce qui m’a gênée.
Le groupe connaissait un beau succès avec l’album Skin Deep (juste avant « Always the sun« , juste après « Midnight summer dream« ) mais, malheureusement, ne fonctionnait plus très bien – en tant que groupe, j’entends.
Des tensions entre le chanteur et le bassiste (les 2 leaders) firent d’ailleurs que quelques années plus tard, l’un d’entre eux (Hugh Cornwell, le chanteur) quitta le groupe pour mener sa carrière solo – qu’il continue, d’ailleurs.
C’était assez perceptible, déjà, sur scène -sauf que le public n’était pas forcément au courant. Si la prestation était correcte, le coeur n’y était pas. (Cornwell et son ennui visible….! Tout un poème!)

5) LE CONCERT QUI T’A AGRÉABLEMENT SURPRIS

MAIREAD NI MHAONAIGH TRIO en novembre 2009, à la salle Paul Fort, à Nantes.
Mairead (son nom de famille se prononce « ni winnie ») est chanteuse et violoniste.

Je ne m’attendais à rien de spécial. Je connaissais Altan mais jusq’ici, je n’étais jamais allée écouter un groupe irlandais de ce style sur scène.
L’avantage de la salle Paul Fort, c’est qu’elle est petite, conviviale. Le son est correct. Mairead est une virtuose du violon (sans compter sa voix).
Petit bonus: je suis allée faire dédicacer le CD et j’en ai profité pour lui demander comment se prononçait son nom (gaélique irlandais).

6) LE CONCERT POUR LEQUEL TU AS ATTENDU LE PLUS LONGTEMPS

Franchement, je n’en sais rien. L’attente n’étant pas ma tasse de thé (en gros, je déteste ça), je fais en sorte d’effacer ce genre de souvenirs de ma mémoire.

7) LE CONCERT – POUR LEQUEL TU AS ATTENDU LE MOINS LONGTEMPS -EN ÉTANT BIEN PLACÉE QUAND MÊME

J’ai en mémoire un concert à l’Olympia (j’ignore comment nous nous étions débrouillés en les achetant – coup de bol)  en 98, où nous avions de très bonnes places. Comme je suis petite, c’est toujours une galère de me retrouver parmi les géants que je côtoie tous les jours (+ un peu d’angoisse dans la foule, c’est selon).
J’étais partie peu de temps avant en Turquie où j’avais eu le droit d’écouter Tarkan en boucle.
En revenant en France, avec plusieurs CD dans mes valises et un vocabulaire sommaire en turc (que j’ai perdu), j’étais très disposée à le voir sur scène.

8) LE CONCERT AUQUEL TU NE PENSAIS PAS POUVOIR ASSISTER ET FINALEMENT SI

Voir réponse 10

 

9) LE CONCERT LE MOINS CHER

Sans hésiter: le premier concert auquel j’ai assisté! Et la raison est simple: j’avais gagné les places (en écoutant la radio).
J’avais 14 ans, j’étais fan des Stray Cats. – machine à remonter le temps, please! – et donc….


1982: Il se trouve que la scène rockabilly française s’agite aussi. Le groupe les Forbans vient de faire une reprise de « Shout, shout » et va en faire un hit.
« Shout, shout », ça donne ceci:

Et les Forbans (désolée, ça reste dans la tête):

Ce soir-là, trois groupes se sont produits dans une toute petite salle de la banlieue nantaise, dont les Alligators et …- j’ai oublié le 3ème. Concert réussi dans une salle minuscule (nous avions les coudes sur la scène!).

10) LE CONCERT LE PLUS CHER (BILLET SEUL)

Après vérification – et jusqu’à juin 2017 -, la place de concert pour Iron Maiden en 92 (Grande Halle de la Villette) avait été assez coûteuse, compte tenu des prix de l’époque (de ma situation financière, aussi).

 

11) LE CONCERT LE PLUS CHER EN COMPTANT LES FRAIS DE VOYAGE (TRANSPORT, LOGEMENT ETC)

C’est quelque chose qui me reste à faire: voyager et aller en concert.
Ma fille insiste de temps en temps pour que nous allions en Asie (Thaïlande, Japon) pour aller voir Exo:

Et c’est à ce moment que je rajoute: le prochain concert auquel je vais (nous allons) aller, en septembre à Bercy (pardon , Accor Hotels Arena). C’est une occasion rare et, de plus, je viendrais juste de fêter mon anniversaire (un demi-siècle, il me semble que je peux marquer le coup – lol, cette excuse!)

Donc, rendez-vous avec Kwon Jiyong (G-Dragon, alias GD) sur scène le 28/09, à Paris.

12) LE CONCERT LE PLUS CHER QUI AURAIT PU TE TENTER MAIS QUE LOL NON FAUT PAS DÉCONNER

Des tas, à mon avis. Mais comme « non, faut pas déconner », je reste sérieuse.

 

13) LE CONCERT POUR LEQUEL TU SERAIS PRÊT(E) À PAYER UN BRAS S’IL AVAIT LIEU

Je précise que je ne paye pas un bras pour …pour rien, en fait. Je fais trop attention aux dépenses (j’ai de bonnes raisons, si, si).
Mais je peux rêver en mode « et si?…. »
Si the Clash existait encore (et Joe Strummer était encore vivant); si les Doors faisaient toujours des chansons (avec un Morrison vivant – bis);si INXS  ( et Michael Hutchence vivant )et  si Nirvana était encore là (et Kurt Cobain….oh! stop it!).
Ils sont pénibles, ces artistes, à décéder trop tôt, non?
Je sais que c’est idiot de regretter en mode « j’étais trop jeune pour les voir » mais c’est le cas.

Entendons-nous bien, je ne suis pas allée à des tonnes de concerts mais, suffisamment je pense, pour pouvoir faire un tri. J’ai surtout assisté à une grande  quantité de répèts’ ou de concerts improvisés (sans parler les enregistrements datant de l’époque où j’écrivais – aussi – des paroles de chansons).

Je me dis en finissant ce tag vraiment sympa que cela fait 35 ans que je suis très accro au rock/pop, que j’écoute beaucoup de musique, de tout ou quasiment,  aussi pas mal. Et vous savez quoi?
Je suis toujours aussi facilement enthousiaste!

 

 

 

 

T’as pas vu ma pop #3

En évoquant le style camp la semaine dernière, j’ai parlé de l’une des icônes pop; j’ai nommé Lady Gaga.

Icône pop

L’icône pop telle qu’incarnée par  Stefani Germanotta (Lady Gaga) pose la question de l’authenticité dans la pop culture.
A une époque où copier/emprunter équivaut à se réapproprier,  voire à se réinventer une identité, on peut se demander: « Mais où passé l’authentique? La pop culture ne serait-elle qu’un fake?  »

Quand Gaga écrit « Born this way » (dont j’ai déjà parlé la semaine passée), elle déclare l’avoir fait en une dizaine de minutes. Et nous, pas complètement idiots, de nous exclamer: « Forcément…quand on copie… c’est facile ! »

En effet, on entend dans « Born this way » , le « Express yourself «  de Madonna (autre icône pop) mais aussi un peu de « Libertine » de Mylène Farmer (encore une icône pop !) et même quelque chose du « When love takes over » de David Guetta; les deux morceaux commençant de façon très similaire :

Alors copie ou pas ? Lorsqu’on lui en fait la remarque, Gaga a préféré citer Pablo Picasso :« Les bons artistes copient, les grands artistes volent ». Une citation déjà utilisée par le monsieur à la pomme, Steve Jobs:

L’artiste pop est donc un voleur d’idées, mieux, un ré-inventeur. Aussi est-il logique qu’il utilise le travestissement ( et l’incarnation de personnages, merci Mr.Bowie) afin  de s’exprimer pleinement.
Ce n’est pas pour rien que je parlais de David Bowie, l’homme aux multiples avatars (Ziggy Stardust, Halloween Jack, The Thin White Duke,etc ….) et à l’androgynie revendiquée puisqu’il incarne parfaitement l’icône pop:

Sans oublier Iggy :

Ou les New York Dolls:

Come on, vogue! 

Le travestissement emprunte ses codes aux drags. Il est intéressant de noter que l’influence de la communauté gay est majeure pour les artistes et icônes pop.

Dans les années 70 et 80, les gay balls (autrement dit: les bals gays) font émerger un mouvement qui sera repris par Madonna des années plus tard : le vogueing ou voguing. 

« Apparu dans les années 1970 parmi la communauté transgenre et gay des afro et latino-américains le voguing est caractérisé par la pose-mannequin, telle que pratiquée dans le magazine américain Vogue durant les années 60 et lors des défilés de mode, intégrée avec des mouvements angulaires, linéaires et rigides du corps, des bras et des jambes.

Les danseurs se regroupent en équipes appelées « house »1. Ces équipes se retrouvent, et s’affrontent en chorégraphie, lors d’événements, les « balls » ou « balls de voguing ». Les« houses » (maisons) portent le nom de maisons de couture ou marques de luxe. »

wiki

Je vous conseille ce documentaire (avec sous-titres en français) : Paris is burning qui parle de ces bals.

 

Je ne crois pas que nous avions conscience de tous ces éléments quand nous dansions  sur  « Vogue » :

Un aspect intéressant: le défilé de mannequins a déjà été utilisé dans « Funny face » – avec Audrey Hepburn (icône pop, sûrement!) en 1957 :

Pourtant, ce que l’on juge dans le voguing, c’est la realness, ce qu’on traduirait par « authenticité ». Etre « real » n’est pas seulement être vrai, réel; c’est atteindre ce point d’authenticité afin de pouvoir devenir ce qu’on ne fait que faire semblant d’être. 

RuPaul, célèbre drag-queen américain.e, a même sorti une chanson sur le sujet. Les paroles disent ceci:

« If real is what you feel
Feelings aren’t real
Put your money down
Place your bet and spin the wheel »

N’oublions pas non plus l’utilisation de cette realness mise en avant dans la série d’émissions de RuPaul:

 

Etre real, c’est savoir s’imposer, sans devenir ce qu’on prétend être.
C’est à peu près ce que dit Gaga :

 » Lady Gaga est ce que les autres pensent qu’elle est. Ce n’est pas nécessaire ce que je suis réellement »

« Même si je me sens Gaga, c’est-à-dire cette individualité très forte que j’ai découverte quand j’étais jeune à New York, aimais la musique, rencontrais de jeunes talents, travaillais avec des musiciens, des auteurs, quand j’étudiais cette scène et que j’ai embrassé ce style de vie, j’ai commencé à m’appeler moi-même Gaga après que les autres m’ont appelé comme ça »

(interview ici)

Et la boucle est bouclée quand Gaga rend hommage à David Bowie aux Grammys 2016:

« You’re born naked and the rest is drag » (RuPaul)

 

« Tu es né nu, » dit l’un. « Tu es né comme ça« , fait Gaga. Alors, quoi de mieux que d’incarner une persona pour mieux être soi-même ?

My mama told me when I was young
Ma maman me disait quand j’étais jeune
We are all born superstars
Que nous sommes tous nés superstars
She rolled my hair and put my lipstick on
Elle brossait mes cheveux et me mettait mon rouge à lèvres
In the glass of her boudoir
Dans le miroir de son boudoir

Born this way

 

La persona (du latin : per-sonare = parler à travers; le masque que portaient les   comédiens au théâtre pour prendre la parole; rien d’anodin, en fin de compte) n’est qu‘un prétexte pour devenir ce que l’on est, en gardant à l’esprit que la vie peut être parodie, jeu, trouble, mais qu’il est nécessaire de la vivre maintenant.

Je ne peux m’empêcher de penser à une autre icône pop, Jim Morrison, en écrivant ces mots.
Dans « When the music is over », Morrison lance: »We want the world and we want it now« . Le roi Lézard (persona de Morrison, on y revient) avait déjà jeté bien des bases de la pop culture et, a fortiori, de l’icône pop.  Le mythe était en marche…

Je reviendrais sur cette notion de « mythe » la semaine prochaine. Merci de me suivre dans ce voyage dans le monde de la pop!

N.B  pour écrire ces articles, je me sers, entre autres, de:

  • Pop Culture – Réflexions sur les industries du rêve et l’invention des identités – Richard Mèmeteau – (Zones)
  • Life – Keith Richards & JamesFox -(Points)
  • Apathy for the devilLes Seventies. Voyage au coeur des ténèbres–  Nick Kent (Rivages rouges)
  • Et de mes propres notes

T’as pas vu ma pop? #2

Pop culture, pop art, pop music: tout ce qui fait émerge (en anglais : « to pop up », émerger, pousser, surgir) est-il soluble dans la culture?

La Pop culture ne se réduit pas à une vulgaire marchandise destinée aux masses consuméristes. Cette culture populaire demeure traversée par des contradictions et peut alimenter un imaginaire de révolte

Aujourd’hui, je vais m’intéresser à ce qui pourrait définir la pop en la comparant au style camp, une notion que nous n’employons pas ou peu en France. Il existe des similitudes entre les deux, même si l’un n’est pas synonyme de l’autre.

Le camp  englobe une esthétique et une attitude kitsch distanciées, pensées. Aux États-Unis, la culture camp est liée à la culture gay masculine et à l’art du travestissement.

Toutefois, un nombre important d’œuvres, d’artistes et de pratiques culturelles françaises exprime une sensibilité camp telle qu’elle a été décrite par les critiques culturels anglo-saxons.

Le camp repose sur le kitsch, le démodé, sur la création d’un personnage, sur l’absurdité de la morale et une vision comique du monde. Le camp semble incarné par des artistes homosexuels qui assument leur décalage avec les normes et le conformisme.

(wiki etc)

C’est Susan Sontag (romancière, écrivain, essayiste américaine; 1933-2004) qui en parle le mieux.En 1964, elle publie un article sur le « Camp » appelé à devenir le texte de référence. Alors,  Sontag elle-même faisait  cette distinction :

« Le « Pop Art » est plus sec et plus plat, plus sérieux, plus détaché de son objet, nihiliste en fin de compte. »

Notes on camp 

Il est intéressant avec le recul de pouvoir trouver plus de points de convergence que de différences, finalement. Car, depuis les années 60,  le camp a gagné en visibilité.  On peut citer de grands réalisateurs associés à cette sensibilité (John Waters, Pedro Almodóvar, par ex.) qui ont fait preuve d’une démarche délibérée dans ce sens.

Le pop art et le glam rock, avec Andy Warhol pour le 1er et David Bowie -pour le 2nd, ont élargi le champ d’investigation du camp.

 

 

1. Pour commencer par des généralités: « Camp » est un certain modèle d’esthétisme. C’est une façon de voir le monde comme un phénomène esthétique. Dans ce sens — celui du Camp — l’idéal ne sera pas la beauté; mais un certain degré d’artifice, de stylisation.

Camp? 

« Le « Camp » est fondamentalement ennemi du naturel, porté vers l’artifice et l’exagération. »
Susan Sontag, L’œuvre parle, p.307

 

On pense assez rapidement à Lady Gaga (avant elle, Madonna; dans une moindre mesure; Britney Spears). Mais Gaga fait plus fort, parodiant même Madonna (« Born this way » et « Express yourself » se ressemblent furieusement, quand même). Gaga serait-elle le summum de l’icône pop?  Même Britney et Mylène (chez nous) n’ont pas réuni autant de critères pop.

Lady Gaga affirme que sa seule ambition a toujours été de devenir une star. La musique et la dance ne sont que des moyens. Mais Lady Gaga s’adresse aux exclus et aux marginaux en leur proposant de devenir également des stars à travers elle. (Born this way)

 

La culture pop comme le style camp aime ce qui est populaire (et non ce qui est « élitiste », la culture dite « savante » qu’elle conteste). D’où les séries (Game of Thrones) , les comics, les blockbusters (Star Wars, en 1er).

« Camp », c’est un art qui se prend au sérieux, mais qui ne peut pas être pris tout à fait au sérieux car il en fait trop. On retrouve cette démesure, cette outrance dans la culture pop.

Gaga et ses tenues improbables car too much :

Bien vu aussi chez 2ne1 :

G-Dragon (Kwon Ji-yong), le Lady Gaga coréen ou presque, androgynie et confusion des genres à l’appui:

 

 

« L’élément essentiel du « Camp », naïf ou pur, c’est le sérieux, un sérieux

qui n’atteint pas son but. »

« En un sens il est tout à fait correct de dire: « C’est trop bon pour que ce soit « camp », ou « c’est trop important », c’est-à-dire pas assez en marge. »

 

Extravagance, décalage, quand je vois ceci: (les lits au milieu du pré, j’imagine)

je pense étrangement à cela:

 

Le mauvais, le raté devient  un canon camp. Et de là, le moche, le kitsch, à la limite du mauvais goût…

 » it’s good because it’s awful »

John Waters, réalisateur, dit ceci:

 »Whatever was camp has mutated into plain mainstream American humor . . . Kitsch, or camp, means something so bad it’s good. But what is so bad it’s good anymore? »

« Quoi qu’il ait été, le camp est maintenant totalement intégré à l’humour grand public américain»

Nous y sommes. John Waters… John Waters et Divine, « Pink Flamingos » en 1972 (je ne raconterais pas la fameuse scène de la crotte de chien) John Waters est l’illustration parfaite (ici, Hairspray-1988); Mauvais goût, outrance, et film-culte.

 

On se moque de la vérité, de la sincérité. Rien de plus insincère en musique que l’usage de l’auto-tune? Le son est uniforme, métallique et surtout, impersonnel.

Doit-on remercier Andy Hildebrand,  l‘inventeur? 
Les précurseurs tels que Cher en 1998:

T.Pain, peut-être (et depuis, on a de l’auto-tune ans tous les raps…):

Et pourtant, Kanye West remercie ici « Dieu et l’auto-tune »; signe des temps…

 

« On est séduit par le « Camp » quand on s’aperçoit que la sincérité ne suffit pas. La sincérité peut être ignorante, et prétentieuse, et d’esprit étroit. »
ibid, p.323

 

Ce qui compte, c’est la naïveté. « Le pur camp est toujours naïf ». La pop est naïve. Tellement 1er degré qu’on pense souvent que c’est du second!

Finalement, 2nd ou 1er, on s’aperçoit que la culture pop est surtout  efficace.
Ce qui compte, c’est l’intensité.

Se nourrir de kitsch, du has-been, du décalage qui s’impose.

Le camp ne jure que par le personnage. Merci, nous sommes à l’ère des télé-réalités, où il est si important de paraître, d’incarner un personnage et non pas d’être, d’évoluer (je ne suis pas sûre que cette réalité aurait pu s’imaginer dans les 60’s sinon sous forme de récit de SF).

Autrement dit, l’attitude, le style, le décalage -malgré lui, j’ai envie dire (la pop est naïve)– sont autant de points qu’on retrouve dans la pop culture.  (ou comment la culture punk est une culture pop…- la culture, hein, pas la musique!).
 Désormais, la star n’est plus la vedette au-dessus de tous,  mais la personnalité dans laquelle chacun doit s’identifier pour changer la culture, la pop, le monde.
« Une race dépourvue de préjugés, sans discrimination, mais dotée d’une liberté sans bornes », propose Lady Gaga.

 

Finalement, la pop culture est-elle celle de la masse? De l’uniformité? Ou bien a-t’elle une tendance  à intégrer les contre-culture? Les différences? N’a t’elle pas absorbé le style camp, entre autres?

Je vous invite à me suivre au pays de la pop la semaine prochaine…

J’ai un tableau consacré à la  pop culture sur pinterest.