L’automne en images et en musique — 47

Pour ce dernier numéro de « L’automne … » 2021, ce sera en musique.

Florilège éparpillé 2021

 

Toujours un gros coup de coeur pour cet album de Feu ! Chatterton

Pour diverses raisons, une place spéciale à Adèle de Videoclub (ici, avec Waxx). Videoclub, le duo, s’est séparé et Adèle était sur scène pour boucler cette dernière tournée à Nantes mardi dernier (là où tout a commencé).

Autre coup de coeur de ces dernières années (je sais, ça ressemble vraiment à Joy Division)  Fontaines D.C

Et parce que nouvel album : l’un des très bons titres sur Senjutsu. 

Je boucle la boucle. L’une des bonnes surprises de cette fin d’année sur YT. Les Hanukkah sessions de Dave Grohl, ici avec sa fille Violet qui reprend Amy Winehouse — et cette voix…

 

Les dossiers de la pop : Lucifer

Issu de l’univers du comics pensé par Neil Gaiman, Lucifer Samael Morningtar (l’étoile du matin) est devenu le personnage principal d’une série TV bien connue habilement nommée …. « Lucifer » (pourquoi faire compliqué ?).
Si le Lucifer de la série s’inspire de celui du comics, c’est très librement (en gros : de loin, par temps de brouillard).

Lucifer, donc,   c’est une série créée par Tom Kapinos, adaptée du personnage de bandes dessinées créé par Neil GaimanSam Kieth et Mike Dringenberg,  chez Vertigo DC Comics —  adaptée du comics de Mike Carey, lui-même dérivé du Sandman de Neil Gaiman.

Lucifer16.jpg

Lucifer Morningstar, le personnage principal, est interprété par Tom Ellis. Lucifer est donc  l’ ange déchu, – jusque là, on suit –  qui, lassé de devoir garder l’Enfer,  décide d’aller s’installer parmi les humains, et pourquoi pas,  à Los Angeles (ah, ah, la ville des Anges, ce clin d’oeil ! ).
Là, il devient  propriétaire d’une boîte de nuit appelée  Le Lux  (Lucifer/Lux, tout est une question de lumière, et ça vient tout droit du comics).
Que fait-il ? Bah, il mène une jolie vie de débauche, parce qu’il est le diable, quand même. Et puis, il a entraîné avec lui dans sa sortie des Enfers, la démoniaque Mazikeen (raccourcie en Maze, dans la série mais beaucoup plus développée que dans la BD), excellement jouée par Lesley-Ann Brandt. 

Mazikeen.jpgLucifer saison 5: Maze très "vulnérable" dans la nouvelle saison !
Quoi d’autre ?  Lucifer a un certain  don, bien pratique : il peut contraindre les gens à révéler leurs désirs les plus profonds. Et le diable va être très persuasif  — surtout quand il se nomme Tom Ellis et qu’il a l’accent anglais, à mon avis, démonstration en vidéo :

Ceci posé, un jour,  Lucifer assiste au meurtre d’une chanteuse devant son club. Il décide donc d’aller à la recherche du coupable et croise une policière nommée Chloe Decker ( un personnage peu convaincant, souvent trop mièvre, parfois même larmoyant, joué par Lauren German ) qui résiste à son don. C’est très étrange et le diable est intrigué. Il arrive à faire équipe avec elle au sein de la police  — et ça, c’est totalement tiré par les cheveux, comme beaucoup d’éléments de cette série mais on va dire que cela fait partie du charme de ce show… jusqu’à un certain point.
Donc, alors que Lucifer Morningstar et Chloé Decker font équipe pour trouver le meurtrier, voilà que Dieu lui-même envoie un ange  sur Terre, son fils préféré (ou presque), le plus sage, du moins. Amenadiel ( joué par un D.B Woodside très en forme, très agréable ) doit convaincre Lucifer de revenir prendre sa place aux Enfers.

Parce que, enfin, qu’est-ce que c’est que ce bazar ? Le diable ne travaille plus ?
Et non ! Le diable joue les enquêteurs. Il est même de plus en plus intégré à l’équipe qu’on va apprendre à découvrir, avec l’ex-mari de Chloé, Daniel (Kevin Alejandro, qui en fait des tonnes, mais apporte la touche comique, surtout dans les premières saisons – et ça fonctionne), l’experte en médecine légale, Ella Lopez (Aimée Garcia, une autre touche comique en zébulon sautillant, hélas de plus en plus énervante au fil des saisons, jusqu’à en devenir insupportable vers les saisons 5 et 6). On suit aussi les déboires de Lucifer qui finit sur le divan de la psy, la très compétente Dr. Linda Martin (excellente Rachael Harris, qu’on ne voit sans doute plus assez vers les dernières saisons).
D’autres personnages célestes viendront jouer les trouble-fêtes dans la vie terrestre de Lucifer, démontrant qu’il est difficile de jouer au bon petit diable tranquille, à commencer par une certaine déesse de la Création, jouée par Tricia Helfer , la maman de Lucifer. Et là aussi, l’histoire est capillotractée, mais c’est Lucifer, on aime ça.
On va également trouver Caïn, un type complexe, Eve, une personnalité extravertie. Le personnage d’Eve, abordé dans la saison 4 (Inbar Lavi) sera développé plus longuement en saison 6. D’autres anges passeront, aussi. Et même le patron, je veux dire : le père de Lucifer, provoquant une réunion familiale houleuse.

Et donc ? Cette série ?

Lucifer, un gentil petit diable

La série, débutée en 2016,  aurait dû être annulée en 2018, après 3 saisons. Tollé général sur les réseaux sociaux… Donc, Netflix a repris le flambeau pour la quatrième saison.
Et, si vous voulez mon avis, Lucifer aurait très bien pu s’arrêter là. Cette quatrième saison n’était déjà pas géniale mais pouvait conclure la série, si elle avait été bien écrite, ce qui n’est pas réellement le cas, après l’avoir revue… Les saisons 5 et 6 sont des échecs pitoyables, une suite de plantages lamentables. Il y a des idées mais les scénaristes ont tout fait pour rallonger la sauce. Le pire étant la deuxième partie de la saison 5 et cette inutile saison 6 où, pour remplir le vide, on fait chanter pas (pas toujours de façon réussie), danser (hum, hum), où on place les personnages dans un dessin animé (moche et mal dessiné et, disons-le, carrément inutile), tout ça dans un fil dégoulinant de soi-disant bons sentiments qui ne sonnent pas sincères. En fait, on y trouve tous les ressorts utilisés dans les telenovelas d’Amérique latine, mais en moins bien faits : le jumeau (si possible maléfique), l’enfant caché, le personnage qui meurt, le voyage dans le temps… Je crois, mais je peux me tromper, qu’on n’a pas eu le personnage qui souffre d’amnésie. Bouh, quel gâchis. Comme je ne veux quand même pas divulgâcher, comme on ne dit pas en français puisqu’on parle franglais (spoiler), je ne parlerai pas de l’intrigue qui peut être intéressante (même si assez simple).

Lucifer, de toute façon, ce n’est pas la série où tu te tortures le cerveau. Les enquêtes sont une parodie d’investigation. La (les) romance(s) est(sont) mignonne(s), pas exceptionnelle(s), non plus.  L’histoire principale n’est pas compliquée. Non, je pense plutôt qu’on suit la série pour : les personnages qui sont sympas, bien construits, parfois plus complexes qu’on ne le pense et  amusants pour certains.  Ah, bien sûr,  certaines personnes vont ajouter  sexy, aussi. C’est vrai que beaucoup sont charmants et il y a le choix. Je crois que le fait d’avoir fait tourner Tom Ellis en petite tenue dans un bon nombre de scènes a dû ajouter au succès de la série… Un peu comme Henry Cavill dans The Witcher, quoi (le sorceleur prend son bain, etc, etc…).
Il y a également un bon côté décalé parfois qui, sans être trop poussé, est attractif. Les dialogues sont en général bien faits. Mais il faut l’admettre, non, ce n’est pas la série du siècle non plus.
C’est un peu le refuge qui fait qu’on passe un bon moment, sans trop se prendre la tête. Et bien sûr, il faut des séries comme ça. Après, je trouve dommage d’avoir noyé les dernières saisons sous des aspects à la fois dramatiques et larmoyants en se prenant trop au sérieux. Lucifer ne fonctionne pas ainsi. Tout fonctionne plutôt sur le quiproquo : « Oh, vous êtes vraiment diabolique, vous ! » (Lucifer, sans rire) : « Mais je le suis ! » (etc, etc…). Le décalage du début est le principal intérêt de la série, avec une façon légère d’aborder des aspects plus graves sans en rajouter trois louches (au pif : garder le contact avec son ex ; grandir dans une famille dysfonctionnelle ; aimer une personne du même sexe, etc…). Le registre du drame et du premier degré est vraiment à côté de la plaque et c’est aussi ce qui pêche dans les dernières saisons, avec des séances musicales plus ou moins réussies.

Comme j’ai regardé Lucifer depuis le début, dès que la série a été disponible, j’avais quand même envie de la terminer (un peu en m’arrachant les cheveux, j’avoue). Pour moi, les premières saisons valent le coup, les dernières, je passe mon tour.
Lucifer reste une série agréable à regarder.  Il y a de très bons moments, des personnages vraiment bien écrits, des dialogues pleins d’humour.

Description de cette image, également commentée ci-après

Et pour revenir à l’univers de Gaiman, la série The Sandman est annoncée – et j’ai hâte de savoir ce que ça va donner.

 

Trois airs, c’est tout

En général, je partage ce que j’écoute ou ce que je découvre par hasard (ou selon le « hasard » des algorithmes) sur certains réseaux sociaux mais je me disais qu’ici, ça serait sympa aussi, de temps en temps.

J’ai donc, dans l’ordre ou le désordre :

Une découverte récente

Ils sont russes ; c’est leur première vidéo. J’ai lu qu’il faisait de la « folk atmosphérique » et quelqu’un les a comparés à Wardruna aussi. Ils s’appellent ЛЕДЪ : ce qui signifie « glace » en russe (lyod). Ils m’ont fait penser aussi à the Hu (et c’est sans doute à cause de the Hu et Wardruna que je les retrouve en « proposition » sur YT).

Un vieux titre

Et ça, je le dois à une radio qui a diffusé l’un de leurs titres (« Love shack ») l’autre jour pendant que j’étais dans la voiture. The B52’sPrivate Idaho

En français

Je ne me souviens plus qui a partagé cette vidéo mais j’ai ainsi découvert Rit (artiste marseillais).

Découverte des Découvertes du Printemps de Bourges en 2001, il assure ensuite, en Homme Orchestre, les premières parties de Maxime le Forestier, Sergent Garcia, Zebda, Tryo.

Et c’est tout pour aujourd’hui 😉

Premières lignes — 31 mai

Premières lignes

« En France, et à vrai dire, un peu partout en Occident, voire dans le monde, on aime les séries britanniques; bien sûr, nous regardons surtout des séries américaines parce qu’elles sont plus les nombreuses, les plus en en vue, parce que certaines sont très novatrices. Mais nous aimons les séries britanniques. Nous les aimons parce qu’elles sont souvent réussies, bien produites, et très bien interprétées, tout particulièrement les séries historiques. « 

L'Angleterre en série par Deroide

L’Angleterre en séries est un petit livre attractif (les illustrations sympas) qui aborde trois séries anglaises : The Crown, Dowtown Abbey et Peaky Blinders et prétend les décortiquer pour analyser les XXème siècle au travers de leurs épisodes. Cela m’a paru intéressant, de prime abord. C’est bien pour cette raison que je l’ai emprunté à la bibliothèque, ayant regardé les 3 séries. Enfin, j’en suis à la fin de la saison 4 pour the Crown (mon enthousiasme a sérieusement diminué, j’avoue) ; j’ai vu et revu Downtown Abbey car, même si la série comporte de nombreux défauts, dont une terrible indulgence envers l’aristocratie très peu crédible, la série reste bien écrite et bien interprétée ; et je visionne lentement Peaky Blinders en ce moment (je dois en être à la saison 4).

Découpé en quatre grandes parties (personnages historiques ; la représentation des moments-clés du XXe siècle ; groupes sociaux et communautés en Angleterre ; la British touch ), le livre est aussi truffé d’anecdotes historiques et également de « secrets » de tournage (qui sont souvent bien connus, mais ce n’est pas très grave). La présentation est claire, aérée, bien illustrée. Tout est fait pour que le sujet soit attractif…
Mais au final, il y a un hic. Car non seulement on n’apprend rien, mais à part énumérer quelques informations historiques que l’on peut retrouver n’importe où (à peu près dignes de la wikipedia), cet ouvrage n’apporte vraiment rien. C’est assez triste quand on lit que l’auteur est agrégé d’Histoire et enseignant…
Un livre assez inutile au final. Dommage.

Résumé éditeur :

Les trois séries so British préférées des Français enfin décryptées ! En France, on aime les séries anglaises parce que l’histoire des Britanniques au XXe siècle, au fond, c’est aussi la nôtre : deux guerres mondiales, une industrie florissante, l’émancipation des femmes… Et quoi de mieux que d’analyser ce siècle riche en événements grâce à trois séries désormais cultes, qui se démarquent par leur succès international, leur production irréprochable, et leur charme incontestable ? Vous aurez bien sûr reconnu les maîtres et valets de Downton Abbey, les gangsters de Peaky Blinders, et les royals de The Crown ! Dans cet ouvrage richement illustré, retrouvez vos personnages préférés des familles Crawley, Shelby et Windsor, et plongez avec eux au coeur d’une époque inoubliable, où les majestueuses tenues du tea time se mêlent à la rigueur de l’étiquette de la famille royale et aux fumées des usines de Birmingham.

Ioanis Deroide
Boris Zaïon (Illustrateur)EAN : 9782412052983
160 pages
Éditeur : FIRST (27/02/2020)

Les dossiers de la pop : un rattrapage Armitage

Je ne suis pas exactement ce qu’on pourrait qualifier de « fan de Richard Armitage ». En fait, je ne suis jamais une « très bonne fan ». Je suis des artistes depuis de longues, voire de très longues années, particulièrement des musiciens et aussi quelques acteurs et actrices. Gary Oldman étant ma référence absolue et à part avoir été un très gros/grand coup de coeur pendant longtemps, c’est vraiment quelqu’un que je trouve admirable.

Que puis-je donc dire au sujet du sieur Armitage ? Que j’ai dû le découvrir dans la série Robin Hood qui passait sur une chaîne française ( certainement sur France 4 ) dans les années 2010/2013. Il n’y a pas grand chose à ajouter : jouer un sale type en noir qui devient de plus en plus ambigu et sexy, franchement, qui dit mieux ? (ah, si, on en a un : Hook, dans Once Upon a Time, bien sûr).

A partir de là, on peut parler de « l’effet Hobbit » :
Armitage en Thorin, c’était, et ça l’est toujours en re-visionnant les films, d’ailleurs, un match parfait. Parce que le Thorin de Tolkien n’a vraiment pas grand chose à voir avec ce que Peter Jackson nous montre à l’écran, i.e une bande de nains rock’n’roll qui se baladent en Terre du Milieu pour aller botter des culs. Même si ça se termine mal, l’aventure est belle (et les films le sont tout autant).
Thorin devient un personnage complexe, bien plus que ne le laisse transparaître Tolkien. En même temps, le Hobbit de Jackson a bien changé et n’est plus ce petit conte moral destiné aux enfants. Il s’égare dans les méandres de la psyché et ne se contente plus de brosser le portrait de nains aux bonnets de couleurs sortis droit des légendes. Le Thorin de Tolkien est un être revanchard, qui aime l’or par-dessus tout ( ce vice qui le perdra) et se montre particulièrement grognon. Ceci dit, Armitage en Thorin a marqué les esprits.

Mais depuis le Hobbit, j’avoue que j’ai du mal à trouver un film ou même une série où Richard Armitage est crédible. Berlin Station, peut-être ? Seulement, la série a tendance à tourner en rond et à utiliser les mêmes ficelles au fil des saisons, donc mon intérêt a vite diminué. Je vais passer sur ce film inepte avec une tempête (Black Storm /Into the Storm)😕


Bref, j’en viens à ce qui m’occupe aujourd’hui : mon (gros) rattrapage Armitage via Netflix, avec The Stranger ; Brain on fire ; The Pilgrimage. J’en ressors pour l’instant avec un sentiment assez mitigé.

Je ne vais pas décortiquer les films et séries mais simplement dire ce que j’en ai pensé, assez rapidement. Je ne suis pas certaine que tout soit très bien argumenté dans ce petit fatras mais voilà en vrac un résumé de mon rattrapage :

Je commence par ce qui m’a le moins plu et qui, à mon avis, n’est pas vraiment une réussite (cette litote !) : The Pilgrimage.

 » ça parle de quoi ? » : Dans l’Irlande du XIIIème siècle, un groupe de moines entreprend une mission périlleuse pour livrer une précieuse relique à Rome.  Ils commencent un pèlerinage forcé à travers une île déchirée par des guerres tribales et devenue la proie des envahisseurs normands. Le point de vue adopté est celui d’un jeune novice accompagné par un affranchi muet, suite à un passé sombre. 

Les points forts :
un casting bien fichu : Tom Holland,  Jon Bernthal ( très crédible même sans un mot),  Stanley Weber (le Comte St Germain dans Outlander; et aussi le fils de Jacques Weber, d’ailleurs).
de superbes paysages
un effort pour varier les langues : on passe du gaélique au français (moderne, à l’époque, c’est assez peu crédible, mais bon, on n’aurait pas compris grand chose) et à l’anglais.

Les points faibles :
Mais où sont les femmes ? la réponse est : il n’y en a aucune. Et vraiment, c’est un point qui continue de me troubler…
Trop mais vraiment de tortures et de violence. Insoutenable parfois.
L’intrigue est vite bâclée.
La conclusion, de même.
Pas beaucoup de moyens et ça se voit.
Les personnages ont tendance à être presque tous caricaturaux, à commencer par Raymond De Merville (Richard Armitage).

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Au sujet de Richard Armitage, alors ?

On l’entend beaucoup crier en français, de façon assez compréhensible, je confirme. Pour l’anecdote, j’ai même souri en entendant hurler un « bâtard(s) !  » (singulier ou pluriel, je ne me souviens plus), très convaincant. Presque prononcé avec l’accent de nos quartiers.😂 Mais je suis mesquine…
J’ai été assez vite lassée de le voir vociférer. Un peu, ça va, trop, c’est caricatural. (mais le film l’est, de toute façon).
Donc, pas convaincue et assez dégoûtée par ce que j’avais vu sur l’écran.

J’ai persévéré et j’ai donc regardé Brain on fire

« ça parle de quoi? »

Une journaliste du New York Post, Susannah Cahalan (Chloë Grace Moretz), dit commencer à avoir de graves problèmes de santé, comme les convulsions et entendre des voix. Comme les semaines passent, son état se détériore et passe rapidement de la violence à la catatonie. Après de nombreux diagnostics erronés et un hôpital, un médecin donne enfin le diagnostic et l’espoir de reconstruire sa vie.

Le film est basé sur le livre de Susannah Cahalan qui relate sa propre expérience (et donc une maladie peu connue).

Les points forts :
La prestation de Chloe Grace Moretz : c’est simple, on ne voit qu’elle ou presque. Elle est vraiment formidable.
La mise en scène sobre.
Tout est centré autour du personnage principal.
Les explications médicales sont claires et jamais lourdes.

Les points faibles :
A trop vouloir aborder le positif et à ne pas s’appesantir sur les côtés sombres, on a du mal, en tant que spectateur à éprouver de l’empathie parfois et on reste dans le détachement.
Idem pour le parti-pris de rester centré sur le personnage principal : les autres personnages sont assez effacés (les parents, le petit ami) et pas forcément intéressants.
Au sujet de Richard Armitage, alors ?
Je vais me répéter : il crie beaucoup, en père mécontent. A un moment, j’aimerais que la frustration et la méfiance (envers les médecins ou le petit ami — ce cliché… ) s’expriment autrement. 🙄Donc, non, pas convaincue. Heureusement, le film était bien.

Et donc, à ce stade, j’étais un peu fatiguée. Mais je suis tombée sur The Stranger.

En version française, le titre est Intimidation, comme pour le roman d’Harlan Coben, que je n’ai pas lu, Coben n’étant pas ma tasse de thé. D’après les avis des personnes qui connaissent le livre, ce serait l’un des moins bons romans de l’auteur : ouille, ça commence mal, ça. Et puis, on connaît plusieurs adaptations de Coben, en France qui ne sont pas brillantes ( Une chance de trop et Juste un regard, par ex.)

« ça parle de quoi? »
Adam Price (Richard Armitage) mène une vie confortable. Avocat, il a deux fils, et son mariage semble sans faille. Mais son bonheur va voler en éclats lorsque « l’étrangère » (Hannah John-Kamen) lui dévoile un secret choquant au sujet de sa femme, Corinne (Dervla Kirwan). Or, celle-ci disparaît peu après. Et Adam ne va pas être la seule cible de cette femme mystérieuse ; d’autres secrets sont révélés peu à peu.

Richard Armitage et Hannah John-Kamen dans Intimidation, série créée par Danny Brocklehurst, d’après Harlan Coben.

Les points forts :
Simple et efficace : le principe des différents arcs narratifs (et ici, c’est bien mené)
Le casting: Siobhan Finneran, Anthony Head, Jennifer Saunders, Stephen Rea
Des épisodes assez courts (42 mn, c’est bien)
Les personnages sont tous plutôt bien développés.
L’ambiance dans la ville ajoute au suspense.
Les secrets : j’ai bien aimé cette histoire de façon générale mais si elle ne brille pas forcément par l’originalité

photo, Intimidation, Richard Armitage

Les points faibles :
La surenchère : en plus des secrets et la menace de l’Etrangère, on assiste à tout un tas d’histoires parallèles ayant un lien plus ou moins ténu comme : les histoires des adolescents qui sont allés à une soirée ; la drogue ; la tête de l’alpaga coupé (mais non, pauvre alpaga !) Au bout d’un moment, ça en rajoute mais ça n’apporte pas grand chose.
Beaucoup de ficelles sont assez grossières et on peut s’interroger sur la cohérence (j’ai quelques doutes aussi sur la vraisemblance : les enquêtes de police, par ex. 🙄)
Finalement, pour un thriller, j’ai découvert assez vite qui faisait quoi (ce n’est pas très complexe). Et la fin est carrément évidente à mon avis.

Il reste que la série se regarde assez bien et qu’on a hâte de connaître la suite.

Au sujet de Richard Armitage, alors ?
Et bien… Il campe un personnage très juste, convaincant, sans en faire trop (enfin!). J’ai vraiment apprécié ce qu’il a fait avec son personnage. Et non, je n’ai pas été déçue. 😉


J’ai en réserve Space Sweepers, à regarder. un film qui me fait bien envie (coréen et SF, ça me va tout à fait, ça). Le rattrapage n’est donc pas fini.

L’automne en images et en musique – 33

Voilà cette semaine les oeuvres d’un graphiste/designer russe, Sergey Kyrmanov. 

Son instagram 
Sur Behance

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

There’s always the sun

De retour par ici.
Un peu fatiguée par des séances d’écriture intensive ( mon dos, surtout, en a marre ) — mais c’est fait.
Par contre, les nouvelles de ces derniers jours ont été moyennes : la rubrique nécrologique s’est encore allongée.

On a appris le décès de   Millie Small l’interprète de « My boy Lollipop » mais aussi chanteuse de ska. Pour résumer, né en Jamaïque dans les années 50, le ska évolue vers le rocksteady puis vers le très populaire reggae (nous connaissons surtout le ska grâce à Madness).  Malheureusement, la chanteuse n’a connu qu’un succès et a vécu dans la pauvreté le reste de sa vie.
Pour le ska, un autre titre que « My boy lollipop » :

Autre triste nouvelle, le décès du co-fondateur de Kraftwerk Florian Schneider

Bel hommage sur ARTE :

Pour finir et parce que c’est la nouvelle qui m’a fait un petit coup au coeur, le décès dû au Coronavirus, de Dave Greenfield, le claviériste de the Stranglers (carrément l’un de mes groupes favoris). Même si je ne suis plus l’activité du groupe depuis que le chanteur d’origine Hugh Cornwell l’a quitté il y a de cela 30 ans (ah oui, quand même), Greenfield reste un génie du clavier, une part importante de leurs morceaux — et quels morceaux ! Je me souviens très bien les avoir vus sur scène, ici à Nantes, dans les années 80. Peut-être pas le meilleur concert du monde, ni la meilleure salle mais cette claque quand même…

Dave Greenfield c’est : ce son sur « Golden brown » 

Sur la reprise de « Walk on by » 

L’intro de « Midnight summer dream »

Mais bien avant ce son sur « Hanging around : 

Et puis, pour conclure en beauté, « Waltzinblack » ( les ricanements maléfiques appartenant aux membres de Téléphone qui enregistraient alors dans un studio voisin — du moins, c’est ce que tout le monde a toujours prétendu, Aubert and co à l’époque pour commencer  ) :

En espérant des jours meilleurs. La musique reste, elle, heureusement !

L’automne en séries

Comme chaque année, l’automne est synonyme de : nouvelles saisons pour certaines séries et nouvelles séries !

Voilà ce que j’ai vu récemment ( ou un peu moins récemment) : on dira que c’est un automne étendu…

Des nouveautés plus ou moins nouvelles

Carnival Row

Carnival Row est une série qui se déroule dans un univers fantasy très steampunk complètement inventé puisque le scénario est original ne se basant pas sur un roman – ce qui est à souligner dans une période où tout est adapté de Shannara (bof) à The Witcher, en passant par The Magicians (sans commentaires, je suis trop fan des livres pour apprécier ce qu’ils en ont fait à l’écran…).
Carnival Row a de nombreux points positifs : des décors somptueux, de bonnes idées, des personnages intéressants. Le story-telling est plutôt bien fait. Les acteurs sont corrects, pas géniaux non plus. ( je ne suis toujours pas très convaincue par Cara Delevingne mais elle fait une bonne fée).
Le message en lien avec notre actualité est un peu lourd (les réfugiés, la tolérance, etc…). L’enquête policière est cousue de fils blancs (de câbles !). Disons que ça manque un peu de finesse.
Finalement, même si la première saison se regarde bien, on en attend plus ; et le petit « plus » n’est pas là. Mais c’est une première saison. La seconde est en cours de tournage, donc pourquoi pas ? J’attends vraiment de voir le développement….

Résumé : Dans une cité où des créatures féériques doivent cohabiter avec des humains, le détective Rycroft Philostrate (Orlando Bloom)  et une fée réfugiée du nom de Vignette Stonemoss (Carla Delevingne) vivent une dangereuse relation au cœur d’une société de plus en plus intolérante. Des meurtres violents sont commis…

Carnival Row

 

Dark Crystal : l’âge de la résistance

Celle-ci n’est plus si nouvelle mais, puisque je n’en ai pas parlé, c’est le bon moment de le faire !
La série se déroule avant le film, pour replacer dans l’ordre (et pour tous ceux et celles qui aiment le film).
Ce qui est formidable, c’est que toute la série a été faite avec des marionnettes, des vraies, plantes, objets, animaux, etc… Du coup, pour les plus vieux qui se souviennent du film de 82, c’est un peu  une injection de nostalgie. Pour les plus jeunes, une découverte.

Le scénario est bien sombre, l’univers, très riche et on est vite happé par l’histoire. Les personnages sont très attachants et doublés par un tas d’acteurs et d’actrices connus. A regarder en VOSTFR, surtout.
C’est une vraie réussite et c’est à voir !

Résumé : Le monde de Thra se meurt. Le Cristal est le cœur de Thra, une source de pouvoirs mystérieux endommagée par les Skeksès. Lorsque des Gelfling découvrent l’horrible vérité qui se cache derrière le pouvoir des Skeksès, les feux de la rébellion s’allument et une bataille épique pour la planète commence.

 

Des séries qui débutent

His Dark Materials

Résumé Lyra se retrouve embarquée dans une folle aventure dans les contrées du Nord, à la recherche de son meilleur ami disparu. Pourquoi cette jeune fille orpheline, élevée dans l’atmosphère austère et confinée du prestigieux Jordan College, fait-elle l’objet de tant d’attentions ? Serait-elle investie d’une mystérieuse mission ? Sur les traces de ravisseurs d’enfants aux motivations obscures, Lyra va faire d’étonnantes rencontres et surmonter de multiples dangers…

Celle-ci, je l’attendais et je n’étais pas la seule pour la simple raison que c’est l’adaptation en série de la trilogie de Philip Pullman appelée en français A la croisée des mondes. Une première adaptation avait été faite au cinéma en 2007 et n’avait pas été concluante, même si l’esthétique était superbe. Trop d’éléments avaient été changés – dont la fin du livre. D’ailleurs, les deux livres suivants n’ont jamais été adaptés …(heureusement!)
Cette fois, le format série convient mieux à l’univers de Pullman .
L’esthétisme est très différent du film, certes, mais je n’y vois pas de quoi crier à la déception ( j’ai lu ça quelque part dans un article qui m’a fait lever les yeux au ciel🙄).
Le casting me paraît bon. Ruth Wilson campe une bien meilleure Mme. Coulter que Nicole Kidman, bien plus proche du livre. D’ailleurs, les dialogues sont incroyablement fidèles à ceux de Pullman. Pour avoir relu la trilogie récemment, j’ai été époustouflée.
Mon reproche tient au fait qu’on voit très peu de daemons, surtout dans le scènes de foule.  Sachant que chaque être humain dans cet univers ne peut être séparé de son daemon, une expression de l’âme humaine extérieure au corps, qui adopte une apparence animale, où sont-ils donc passés ? 🤔
A suivre puisque la série est en cours.

The Mandalorian

La première série Star Wars, donc.
Je ne m’attendais à rien de spécial, avec ce Mandalorian et pourtant, j’ai plutôt apprécié les deux épisodes déjà diffusés. Ils sont courts, efficaces, complètement dans l’esprit de la première trilogie (la trilogie originale, j’entends), totalement dans l’humeur des films de 77 et 83. Car, Star Wars, on l’oublie un peu trop vite, avant d’en faire des théories sur la Force et tutti quanti, c’est surtout de l’action, l’application du voyage du héros, et basta. Il n’y a rien de super original, de foncièrement génial, dans Star Wars. Ce qui était génial, c’était simplement d’avoir su réunir les bons ingrédients au bon moment dans un même film alors que personne ne s’y attendait – d’où la surprise. Et nous avons été surpris – et là, je parle surtout pour les gens qui ont pu voir les premiers films à leur sortie, et tant pis si ça fait vieux croûton –😂

Pour l’instant, rien à redire. A suivre aussi….

Pour finir, les nouvelles saisons de séries en quelques mots 

The Crown 

Saison 3, pour la famille royale et changement de casting. Il faut un temps d’adaptation pour se faire aux « nouveaux » qu’on connaît tous et qui sont très bons. Olivia Colman est excellente en reine plus mûre, même si on n’oublie pas Claire Foy.  Idem pour Tobias Menzies, que j’avais adoré dans Outlander (un terrible Jack Randall !) et Helena Bonham-Carter.

The Walking Dead – saison 10

Allez, pas d’automne sans une horde de walkers et une bonne dose de post- apocalypse, voyons ! Si pas mal de fans de la première heure se sont lassés et se plaignent du manque de rythme (saison 7 et 8), d’autres sont d’accord pour dire qu’il y a un certain nouveau souffle dans The Walking Dead, surtout avec l’apparition des terrifiants Chuchoteurs (The Whisperers), ces gens qui se glissent parmi les walkers, revêtus de peaux humaines (oui, oui) afin de passer inaperçus. C’est un concept peu ragoûtant…
Et ça ne s’arrange pas dans cette saison 10 où les Chuchoteurs semblent vraiment pouvoir s’infiltrer comme ils le veulent… Toujours de bons personnages, des retournements de situations inattendus, beaucoup d’humour (merci Negan/Jeffrey Dean Morgan pour ces phrases!). Et, bien sûr, c’est toujours aussi bien filmé (ces plans avec la lumière…). Il y a beaucoup plus que du gore et du zombie dans The Walking Dead.

Saison 10 en cours – (et en pause hivernale)

C’est à peu près tout pour aujourd’hui ! 👌🏽

 

Invitation chez Alice in Wonderland

Pas de premières lignes cette semaine pour des raisons diverses ( lectures non terminées, week-end un peu bousculé, challenge HMSFFF à peaufiner, ….) mais je vous invite à entrer aux pays des Merveilles en photos avec un thème Alice.

En effet, récemment nous avons fêté nos (presque) non-anniversaires, Mr. Chours et moi sur le thème d’Alice au Pays des Merveilles. Je dis « presque » puisque les anniversaires étaient un peu dépassés (d’ 1 semaine pour JB, d’un peu plus pour moi). C’était surtout l’occasion de réunir des gens sympas autour de nous et de passer un bon moment. Nous avions déjà fait un thème Harry Potter il y a deux ans, alors que nous venions de passer tous les deux une nouvelles dizaine (pas la même ^^, mais on s’en fiche). 

 

C’est le Chat du Cheschire qui accueillait tout le monde. 

alice

Sablés salé, madeleine salées, c’est le monde à l’envers

 On trouve de tout dans les tasses

Les champignons de la chenille

eat me 

 

Les illustrations d’Arthur Rackham

Et la référence au dessin animé….

Je trouve que préparer une petite soirée comme ça est vraiment agréable : cela demande pas mal d’imagination et de créativité. Il y a moins de sites pour trouver des idées de recettes Alice : toutes tournent autour des gâteaux… De même, pour la déco, on trouve pas mal de : tea party, anniversaires d’enfants et de …mariages ! Mais en général, c’est moins fourni que pour Harry Potter ( des tas de sites sont consacrés à la déco, aux recettes, aux objets à fabriquer…). J’ai donc mis à contribution un peu tout le monde : par ex.,   j’ai demandé de la vaisselle anglaise (service à café, assiettes) à ma mère (vaisselle qui provient réellement de mon arrière-grand-mère ).  So british...

Inutile de préciser qu’on a passé une très bonne soirée….

Et quAlice in Wonderland reste un classique universel.