La nuit du faune – Romain Lucazeau

 

Résumé : «  Au sommet d’une montagne vit une petite fille nommée Astrée, avec pour seule compagnie de vieilles machines silencieuses. Un après-midi, elle est dérangée par l’apparition inopinée d’un faune, en quête de gloire et de savoir. Mais sous son apparence d’enfant, Astrée est en réalité une très ancienne créature, dernière représentante d’un peuple disparu, aux pouvoirs considérables.

Le faune veut appréhender le destin qui attend sa race primitive. Astrée, pour sa part, est consumée d’un mortel ennui, face à un cosmos que sa science a privé de toute profondeur et de toute poésie.

A la nuit tombée, tous deux entreprennent un voyage intersidéral, du système solaire jusqu’au trou noir central de la Voie Lactée, et plus loin encore, à la rencontre de civilisations et de formes de vies inimaginables. »

 » La nuit du faune » est un roman court mais ô combien dense ; certaines personnes diront même exigeant, trop, peut-être. Mais est-il possible qu’une lecture en demande trop ?
J’ai même lu, assez étonnée, qu’on ne devrait pas le conseiller à tout le monde ou alors, en prenant des pincettes. Je ne partage pas vraiment cette opinion. Et je vais tout de suite  parler de cet aspect qui me semble important.
Au fil des pages, il est vrai qu’ on rencontre des notions de plus en plus complexes, particulièrement dans ce qui pourrait être considérée  comme la seconde partie du périple (au hasard, l’intrication quantique, par ex. ).  D’accord, il faut mettre en marche ses neurones.
Et donc ?
Ce n’est pas parce que tu n’as mené des études dans cette branche, parce que tu ne sens pas légitime, etc… que tu dois te sentir exlu.e. Car, au final,  la curiosité intellectuelle l’emporte, tu as envie de savoir (comme le faune du roman ou l’enfant d’éléphant de Kipling) ou du moins, d’en connaître plus. Pas tout, pas besoin non plus de devenir un expert.
Et puis, Internet est ton ami, si tu n’as pas la chance d’avoir quelqu’un près de toi pour t’expliquer simplement certaines notions (de physique ou de philo).
Enfin,  et surtout, Romain Lucazeau est un  bon vulgarisateur. Pour ma part, je n’ai pas ce genre de réticences et je n’ai pas décroché.

Non, ce qui m’a fait craindre de ne pas accrocher, dès le départ, a tenu au style de l’auteur, au rythme particulier, marqué par de nombreuses virgules qui cisaillent la phrase. Pas autant que peut le faire une Duras, par exemple,  qui sait manier les phrases courtes et utiliser les points à merveille. Non, simplement cette utilisation des virgules donne parfois l’impression de légères semi-pauses qui surprennent. Mais, une fois que je m’y suis faite, j’ai littéralement plongé dans le récit, appréciant aussi l’utilisation des (nombreux) adjectifs, quelquefois un peu surannés, de même que le vocabulaire utilisé par les personnages d’Astrée ou de Polémas.

A ce sujet, la référence au roman d’Honoré d’Urfé n’est pas là pour faire simplement joli. Il y a un de multiples clins d’oeil : dont les noms des personnages qui, cependant n’ont pas grand chose en commun avec les amours d’Astrée et de Céladon. Il est vrai que l’Astrée est moins connu de nos jours. Nous avons  en grande partie oublié les romans de la première moitié du XVIIe siècle pour leur préférer la seule Princesse de Clèves,  la nouvelle de Mme de La Fayette correspondant davantage à ce qui se publie depuis le siècle dernier, i.e des récits dont le nombre de péripéties est limité. L’Astrée, est un roman à tiroirs, peuplé de bergères et de nymphes, de chevaliers qui habitent  une contrée idyllique au Ve siècle de notre ère. Plus de deux cents personnages évoluent  dans ce roman pastoral.

« La nuit du faune » se concentre autour de trois personnages : Astrée (la dernière de son espèce, une « vieille-petite fille »), Polémas (le faune, représentant d’une toute jeune espèce de la Terre) puis Alexis.
Polémas  désire la connaissance. Car la connaissance mène au pouvoir, dit-il. Il a gagné le droit d’obtenir des réponses en parvenant jusqu’à  Astrée. Joueuse, la petite finitpar lui répondre  et accepte de l’emmener avec elle pour un très long voyage,  jusqu’au centre de la Voie Lactée, à la rencontre d’êtres qui peuplent la galaxie. Mais elle le prévient :  Polémas obtiendra des réponses qui ne seront guère  agréables à entendre (et on verra que ce sera le cas).
Mais avant de partir, Astrée lui montre le passé et l’avenir. Un éternel retour .

 » Il comprit, par cette seule expérience, qui ne constituait pas encore la leçon, une vérité sur le monde. Et ainsi, Astrée ne la lui transmit pas par le truchement de la parole, mais par  cette absorption qu’elle lui faisait subir, et à laquelle il ne résista pas. le savoir résidait dans le récit, et le récit représentait bien plus que la description, l’adéquate relation au réel : une croissance, un bourgeonnement, un développement organique, de la graine à l’arbre et au fruit. »

C’est ainsi qu’on pourrait résumer « La nuit du faune » : tout réside dans le récit. Car le récit est essentiel. Il est au centre de ce roman. Il est savoir, il est connaissance (donc science). Il est langage, donc poésie. Et c’est toute la force de ce livre, de se situer au-delà de la SF, hard ou pas, d’un conte philosophique ou d’être tout cela à la fois. C’est un voyage fabuleux, une Odyssée.  Un récit.

La Nuit du faune par Lucazeau

Et pour le reste, je renvoie à toutes les chroniques brillantes et référencées sur la blogosphère  (je ne les citerais pas toutes, de peur d’oublier quelqu’un).

Merci à Gilles Dumay et aux éditions Albin Michel Imaginaire pour le service de presse.

  • Titre : La Nuit du Faune
  • Auteur : Romain Lucazeau
  • Publication : 1 septembre 2021
  • Collection : Albin Michel Imaginaire
  • Nombre de pages : 256 pages
  • Format : papier et numérique

 

 

Premières lignes — 23 mars

Premières lignes

 » Vos voisins se brûlent-ils vifs les uns les autres  » voilà comment fraa Orolo entama la conversation avec artisan Flec.
L’embarras me frappa. L’embarras est une chose que je ressens dans ma chair, comme une motte de boue chauffée au soleil s’écrasant sur ma tête.
 » Vos chamans se déplacent-ils sur des échasses ? » poursuivit fraa Orolo, en consultant une feuille, qui, à en juger par son aspect brunâtre, avait au moins cinq cents ans.

Anatèm, tome 1 par Stephenson

En commençant Anatèm, je me suis dit que je n’allais pas le terminer. Surtout qu’il s’agit du tome 1, l’oeuvre gigantesque de Neal Stephenson a été scindée en 2 tomes pour l’édition française.
Je me suis dit que je n’allais rien y comprendre. Mais, après tout, il y a longtemps, j’avais bien survécu à L’empereur-dieu de Dune (quand mes proches disaient que c’était insupportable). Et en fait, j’ai assez vite accroché, malgré les … 100 ou 200 premières pages assez raides, truffées de néologismes et de notions étranges qui sont explicitées lentement, grâce à des extraits d’un pseudo-dictionnaire. Mais, une fois ces pages franchies, j’ai été happée par l’histoire, les personnages. En fait, il se dégage de tout le livre un puissant magnétisme et je n’avais qu’une envie : en savoir plus sur ce monde qui n’est pas le nôtre mais qui pourrait l’être.

Nous suivons le jeune fraa Erasmas, une sorte de moine, dans sa concente ( plus ou moins un monastère, donc ), où vivent des fraa et des soor. Leur « religion » n’en est pas une : ils réfléchissent sur des concepts scientifiques, des idées, ils philosophent, ils étudient des théories. Les ordres sont différents : certains ont fait voeu de rester cloîtrés pour dix ans ; ce sont les dixies comme fraa Erasmas. Mais existe aussi des unitariens, des séculiers et des millénariens et eux, n’ont de contacts entre eux et avec le monde extérieur que lors des apertes (les ouvertures, donc) respectives de leurs ordres.

L’histoire est basée sur l’Histoire du monde de fraa Erasmas, Arbre (et non la Terre), un long passé riche et dense, sur la façon dont les idées ont évolué. L’intrigue, quant à elle, reste assez simple : un mystère est à résoudre. Fraa Erasmas se lance à l’aventure et embarque un groupe de personnes avec lui…
Le livre est truffé d’idées, de notions, parfois sans être vraiment utiles à l’histoire il faut le reconnaître, mais l’ensemble est splendide. Pas confortable, surtout au début, mais fascinant.

Et j’ai vraiment hâte de me lancer dans le second.

Résumé :

Fraa Erasmas est un jeune chercheur vivant dans la congrégation de Saunt-Edhar, un sanctuaire pour les mathématiciens et les philosophes.
Depuis des siècles, autour du sanctuaire, les gouvernements et les cités n’ont eu de cesse de se développer et de s’effondrer. Par le passé, la congrégation a été ravagée trois fois par la violence de conflits armés. Méfiante vis-à-vis du monde extérieur, la communauté de Saunt-Edhar ne s’ouvre au monde qu’une fois tous les dix ans. C’est lors d’une de ces courtes périodes d’échanges avec l’extérieur qu’Erasmas se trouve confronté à une énigme astronomique qui n’engage rien de moins que la survie de toutes les congrégations.
Ce mystère va l’obliger à quitter le sanctuaire pour vivre l’aventure de sa vie. Une quête qui lui permettra de découvrir Arbre, la planète sur laquelle il vit depuis toujours et dont il ignore quasiment tout.

Challenge de l’Imaginaire, évidemment !

Premières lignes – 9 mars

 Premières lignes (en retard, mais premières lignes quand même) 

« Aster retira de sa trousse deux scalpels pour les faire tremper dans une solution désinfectante. Ses doigts tremblaient à cause du froid, et elle peinait à tenir ses instruments ; ils lui échappèrent et tombèrent avec un ploc disgracieux dans l’épais liquide. dans dix minutes, elle allait amputer le pied grangréneux d’un enfant. « 

Ce premier roman de Rivers Solomon,  An Unkindness of Ghosts ( 2017) traduit en français par  Francis Guévremont  sous le titre L’Incivilité des fantômes ( Aux Forges de Vulcain ) a été remarqué et souvent salué favorablement, surtout en raison des thèmes qui y sont abordés :
la domination d’une partie de la population du vaisseau regroupée sur les « hauts ponts » sur une autre (les « bas-ponts), oppression liée à la couleur de peau ( pour résumer : la domination blanche, particulièrement celle des hommes) ; la violence et la ségrégation ; la notion de genre ; et la perception interne du handicap ( autisme Asperger ).
Le roman se déroule à bord d’un immense vaisseau spatial, une arche générationnelle, un thème bien connu en SF ( Croisière sans escale — Brian Aldiss ; Les orphelins du ciel — Robert Heinlein ;  et toutes ces représentations dans les séries TV  plus proches de nous). Le Matilda, nommé en référence au dernier bateau négrier le Clotilda à avoir accosté aux  USA, est en route depuis plus de 300 ans pour une planète qui accueillera enfin les rescapés d’une Terre mourante. Nous n’en saurons pas plus, ni des conditions de l’extinction de la Terre, ni de l’époque, ni de rien d’autre, d’ailleurs (et c’est là que ça commence à être faible mais j’y viens).
A bord, comme dans le Transperceneige, on trouve différents ponts répartis de A à Z :  une élite, sociale, politique, économique, religieuse et blanche se situe dans les « hauts ponts. Les ponts inférieurs sont occupés par ce qu’on pourrait appeler des esclaves, une population noire, exploitée, laissée sans soins médicaux, sans confort, violentée, etc…
Ponts, vaisseau, tout cela rappelle les navires négriers.
Petit aparté personnel (vous pouvez sauter le passage): je sais de quoi je parle, j’habite à Nantes, une ville dont une certaine « élite » riche et blanche a prospéré en affrétant des navires négriers. Enfant, j’ai été sensibilisée — et été horrifiée — par ce que je voyais/lisais à la section du musée qui est consacré au commerce triangulaire. Donc, les récits de torture, viols et autres atrocités commises durant cette période ne me sont pas (hélas)  inconnus. Sans oublier qu’une partie de ma famille  vient des Antilles françaises et pas de la partie des propriétaires blancs, au contraire.
Je clos la parenthèse pour dire que je n’ai rien lu de neuf, ici. Rien et surtout pas de fiction. Je ne dis pas qu’il ne faut pas l’écrire pour continuer à le dénoncer. Je dis simplement qu’il s’agit d’une transposition sans nuances et sans finesse. Même en voulant faire du « coup de poing », c’est à peine bien fait. C’est répétitif, et surtout, au bout du compte, on se demande : quel est l’intérêt pour l’intrigue ?
Mais voilà où se situe le principal défaut du livre : l’intrigue.
Je veux bien excuser de petites faiblesses si on me raconte une histoire.
Le personnage d’Aster, femme noire, rebelle, autiste, aux caractéristiques  transgenres, paria parmi les autres pourrait être intéressant. Sa recherche des origines, même si elle est un peu tirée par les cheveux, m’aurait intéressée, si l’auteur.ice ne l’avait pas laissée tomber au beau milieu du roman. Aster cherche ce qui est arrivé à sa mère, Lune, qui aurait découvert un grand secret.
Et, au final, tout retombe.
J’en ressors assez mitigée, au final.
Certains passages sont tout à fait bouleversants, d’autres carrément inutiles (et alors, j’ai décroché tellement c’était ennuyeux). Il n’y a pas assez de construction pour donner un semblant de cohérence, pas assez de SF non plus. On a l’impression d’avoir un brouillon entre les mains et non la version finale.
Bref, je me dis que ce roman n’est pas pour moi et qu’il profite sans doute mieux à d’autres. Mais, au moins, je l’aurais lu….

Résumé :
Aster est une jeune femme que son caractère bien trempé expose à l’hostilité des autres. Son monde est dur et cruel. Pourtant, elle se bat, existe, et aide autant qu’elle le peut, avec son intelligence peu commune, ceux et celles qu’elle peut aider. Mais un jour, un type la prend en grippe. Et Aster comprend qu’elle ne peut plus raser les murs, et qu’il lui faut se tenir grande. Sa rébellion est d’autant plus spectaculaire qu’elle est noire, dans un vaisseau spatial qui emmène les derniers survivants de l’humanité vers un éventuel Eden, un vaisseau où les riches blancs ont réduit en esclavage les personnes de couleur. Un premier roman qui prend pour prétexte la science-fiction pour inventer un microcosme de l’Amérique, et de tous les maux qui la hantent, tels des fantômes.

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi :

Arts d’hiver — 27

Rowena Morrill est décédée récemment et, si vous lisez de la SF ( et si vous aimez les éditions un peu pas forcément récentes en poche, celles qui ont tout leur charme), vous connaissez sans le savoir ce qu’elle faisait.

Et elle a dessiné Asimov sur un trône aussi :

 

Rowena Morrill. Le gardien

Rowena Morrill. Jardin de pierre

Rowena Morrill. Temps de Bender

Rowena Morrill. Le sorcier

Sa vision de Tolkien ( oui….) — Beren et Luthien :

Rowena Morrill. Beren et luthien

Le cygne-bateau de Galadriel :

Rowena Morrill. Cygne bateau galadriel

Le Gondor :

Rowena Morrill. Dernier gouverneur du gondor

Rowena Morrill. Maître en général

Et Asimov :

Rowena Morrill. Opus 200

Premières lignes – 23 août

Premières lignes 

 » Le roi se tenait , à la dérive, dans une flaque de lumière bleue. C’était l’acte IV du Roi Lear, un soir d’hiver à l’Elgin Theatre de Toronto. En début de soirée, pendant que les spectateurs entraient dans la salle, trois fillettes — versions enfantines des filles de Lear — avaient joué à se taper dans les mains sur le plateau, et elles revenaient maintenant sous forme d’hallucinations dans la scène de la folie. « 

Station Eleven par St. John  Mandel

J’ai sans doute eu une idée étrange en lisant le roman d‘Emily St John Mandel en ce moment  (mais j’avais déjà lu Cheyenne 6112 en avril et en plein confinement) puisqu’il y est question de pandémie et pas d’une petite : la grippe de Géorgie qui y sévit détruit en quelques temps 99 % de la population mondiale. De quoi faire basculer l’humanité dans un vrai monde d’après.
On va donc suivre plusieurs personnages (Arthur, Miranda, Kisten, Clark, Jeevan) avant que l’épidémie de grippe ne sévisse. On les retrouve à la fois pendant que la maladie s’installe et vingt ans plus tard, surtout au travers du point de vue de Kirsten, devenue comédienne itinérante. Car que reste-t’il  une fois que tout ou presque a disparu, l’électricité, internet, l’essence ? Et bien, l’art, la musique, un musée dans un ancien aéroport… Mais pourtant, les dangers rôdent.
Ce n’est pas un roman triste ou particulièrement anxiogène. C’est sombre, parfois, interrogateur, traversé de pensées pleines d’espoir, de visions d’un monde redevenant naturel et beau. C’est plutôt positif et les personnages sont bien dessinés et intéressants.
Bien sûr, il y a de forts échos avec la crise que nous traversons (vivons) actuellement.
Est-ce qu’il faut pour autant éviter de lire ce genre de romans pour autant ? J’ai envie de dire que cela dépend de la sensibilité de chacun.e. Celui-ci est tellement bine fait que ce serait dommage de s’en priver.
L’autrice a sorti un nouveau roman The Glass Hotel et a parlé des similarités de Station Eleven avec la crise actuelle . 

Résumé : Une pandémie foudroyante a décimé la civilisation. Une troupe d’acteurs et de musiciens nomadise entre de petites communautés de survivants pour leur jouer du Shakespeare. Ce répertoire classique en est venu à représenter l’espoir et l’humanité au milieu des étendues dépeuplées de l’Amérique du Nord.

Centré sur la pandémie mais s’étendant sur plusieurs décennies avant et après, Station Eleven entrelace les destinées de plusieurs personnages dont les existences ont été liées à celle d’un acteur connu, décédé sur scène la veille du cataclysme en jouant Le Roi Lear. Un mystérieux illustré, Station Eleven, étrangement prémonitoire, apparaît comme un fil conducteur entre eux…

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi :

• Au baz’art des mots
• Light & Smell
• Les livres de Rose
• Le monde enchanté de mes lectures
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• Les tribulations de Coco
• Vie quotidienne de Flaure
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• Claire Stories 1, 2, 3
• Tales of Something
• Read For Dreaming
• Ju lit les mots
• Illie’z Corner
• Voyages de K
• Prête-moi ta plume

Premières lignes — L’espace d’un an

Premières lignes de la semaine :

« En s’éveillant dans le module, elle se souvint de trois choses. La première : elle voyageait dans l’espace large. La deuxième : elle allait prendre un nouveau poste. La troisième : elle avait corrompu un fonctionnaire pour obtenir un fichier d’identité falsifié. Même si aucune de ses informations ne constituait une nouveauté, elles n’assuraient pas un réveil agréable. « 

Depuis que j’ai lu Semiosis de Sue Burke, je me suis dit que j’étais réconciliée avec la SF. Ou presque. Pas tout à fait, quand même.
Je le suis avec les livres, mais pas forcément avec le milieu, en généra. Exemple :  lorsque j’entends ou quand je lis, très effarée des phrases peu subtiles du type   » la SF c’est bon, la fantasy c’est de la m…. » ou encore  « il faut avoir forcément  une formation scientifique pour apprécier la SF », j’ai l’impression de tomber des nues (ou sur le cul, et ça fait mal). Cela me rappelle une époque que je croyais révolue où le milieu de la SF était presque exclusivement masculin, blanc, peuplé de matheux – des gens qui vous rejetaient avec un paquet de moqueries quand vous ne correspondiez pas aux critères. (je veux parler de souvenirs des années 80, avant cela j’étais bien trop petite). 
Oh, wait… Serait-ce encore un peu le cas ? Aurais-je mal compris ? 

En outre, les personnes qui ont à la bouche de telles….assertions ( âneries?)  ne font aucun bien au(x) genre(s). Les littératures de l’imaginaire, les fameux « mauvais genres« , sont multiples, complexes et s’adressent à un ensemble de personnes, complexes, aussi. En écarter certaines pour une ou plusieurs raisons, il me semble que cela ressemble à une forme d’élitisme, exactement ce que certain.e.s reprochent aux  gens appartenant au milieu de la littérature dite « blanche » (comprenez : non-imaginaire même si parfois, les frontières deviennent floue).
Bref. Je digresse. Revenons à mes premières lignes et à cette excellente lecture :

Je vais donc parler d’un autre roman de SF qui m’a à peu près autant plu que Semiosis bien que différent. Un roman de SF, donc. Un space opera qui défie les codes : L’espace d’un an, de Becky Chambers (L’ Atalante).  Nous sommes invités à suivre Rosemary, une jeune femme qui commence une nouvelle vie à bord  la vie du Voyageur,  un vaisseau chargé de creuser des tunnels dans l’espace (d’où le terme ‘tunnelier »). Très vite, nous faisons connaissance avec les différents membres de l’équipage, tous d’espèces différentes : Sissix , une Aandriske, sorte de reptile  à plumes ; le Dr. Miam  un Grum amphibien doté de plusieurs mains/pieds ;  Ohan, paire Sianate à qui il faut s’adresser au pluriel puisque  son cerveau est l’hôte d’un neurovirus formant la deuxième partie du duo ; sans parler de Lovey, l’Intelligence Artificielle. Il y a aussi quelques humains assez remarquables : Jenks, le tech de petite taille amoureux de l’I.A, Kizzy, l’autre tech aux réactions plus que spontanées et parfois enfantines, Corbin, un ronchon aux préjugés spécistes, et le capitaine Ashby, amoureux d’une extra-terrestre. Tout le monde cohabite tant bien que mal, s’aime, se chamaille, souvent dans un joyeux bazar. C’est un peu Galactica, un peu Babylon 5, un peu Star Trek parfois, mais en plus déjanté, en plus optimiste aussi, malgré les conflits et l’extinction de certaines espèces. On fait le voyage avec eux et quel voyage ! Car il ne s’agit pas seulement un voyage dans l’espace mais surtout un parcours de plusieurs êtres ensemble…
Becky Chambers a le chic pour écrire des personnages attachants, aux histoires mouvementées. On a envie d’en savoir plus — et tant mieux, il y a deux autres livres situés dans le même univers que celui-ci. Le tout est regroupé  dans la trilogie : Voyageurs, à l’Atalante, bien sûr. C’est fin, bien fait, rafraîchissant, marrant, émouvant et tendre (et pas neuneu du tout, contrairement à ce que j’ai pu lire). Oui, c’est à lire. Oui, c’est un grand roman de SF.

L'espace d'un an par Chambers

Résumé : Rosemary, jeune humaine inexpérimentée, fuit sa famille de richissimes escrocs. Elle est engagée comme greffière à bord du Voyageur, un vaisseau qui creuse des tunnels dans l’espace, où elle apprend à vivre et à travailler avec des représentants de différentes espèces de la galaxie : des reptiles, des amphibiens et, plus étranges encore, d’autres humains. La pilote, couverte d’écailles et de plumes multicolores, a choisi de se couper de ses semblables ; le médecin et cuistot occupe ses six mains à réconforter les gens pour oublier la tragédie qui a condamné son espèce à mort ; le capitaine humain, pacifiste, aime une alien dont le vaisseau approvisionne les militaires en zone de combat ; l’IA du bord hésite à se transférer dans un corps de chair et de sang… Les tribulations du Voyageur, parti pour un trajet d’un an jusqu’à une planète lointaine, composent la tapisserie chaleureuse d’une famille unie par des liens plus fondamentaux que le sang ou les lois : l’amour sous toutes ses formes. Loin de nous offrir un space opera d’action et de batailles rangées.

J’ajoute cette lecture au thème du mois de mars du HMSFFF challenge : les autrices et au Challenge de l’Imaginaire 

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Premières lignes #11février

 Premières lignes

 » An 1 – première génération
 » Reconnaissants de l’occasion qui nous est donnée de fonder une nouvelle société en pleine harmonie avec la nature, en scellant ce pacte, nous nous promettons confiance mutuelle et soutien. Nous serons confrontés à des épreuves, des dangers voire à l’échec, mais nous rechercherons avec prudence et raison la joie, l’amour, la beauté, la communauté et la vie ».
Extrait de la Constitution de la Communauté de Pax, rédigée sur Terre en 2065″

C’est un livre formidable que j’ai fini par ouvrir et à lire en deux jours. C’est l’un des meilleurs romans de SF récents que j’ai pu lire aussi. Je peux dire que j’en ai lu pas mal et que j’étais lassée de la SF ces dernières années…
Mais Semiosis, puisqu’il s’agit du roman de Sue Burke m’a donné à nouveau envie !

Semiosis, c’est l’histoire d’une colonisation d’une planète (un thème que j’aime bien) : 50 colons qui trouvent un site d’atterrissage (pas celui prévu à l’origine). Les débuts sont difficiles : des morts dont des scientifiques essentiels à la survie, et surtout la destruction  des unités avec le patrimoine génétique à déployer ainsi que le synthétiseur de nourriture. Les survivants vont donc se débrouiller. Et on assiste à un passage de génération en génération, à une prise de contact incroyable puisque la forme de vie autochtone est surprenante….
Les points de vue divers sont très bien maîtrisés, le rythme est bien géré – le tout est passionnant !
On pense à beaucoup de romans de SF. Pour ma part, à divers endroits, j’ai eu un gros flash du premier contact entre les Terriens et la planète Ténébreuse, La planète aux vents de folie de MZ Bradley, sûrement à cause de la flore et des conditions de survie.
Semiosis est plus que le récit d’une utopie, c’est celui d’une communication – et un roman qui donne la parole à une plante, chapeau !

Il y a une suite, sortie en anglais en 2019. J’ai hâte…. (site du roman)

Semiosis par Burke

sémiose : désigne la signification en fonction du contexte. On peut donc noter que dans la mesure où la signification et le contexte sont un ensemble d’autres signes, la sémiose peut être simplement définie comme un ensemble de signes indissociables.C’est une notion de sémiologie. Le signe « lever le doigt » peut signifier :

  1. Je voudrais la parole s’il est employé dans une salle de classe ;
  2. mais aussi Arrêtez-vous s’il est utilisé à un arrêt de bus.

Ce même signe a plusieurs sémioses c’est-à-dire qu’il appartient à plusieurs ensembles « signe-contexte-signification ».
La sémiose est donc de la communication.

Sémiosis faisait partie du HMSFFF Challenge du mois de janvier.

Les autres premières lignes sont chez :

• Au baz’art des mots
• Light & Smell
• Chronicroqueuse de livres
• Les livres de Rose
• Le monde enchanté de mes lectures
• Cœur d’encre
• Les tribulations de Coco
• La Voleuse de Marque-pages
• Vie quotidienne de Flaure
• Ladiescolocblog
• Selene raconte
• La Pomme qui rougit
• La Booktillaise
• Les lectures d’Emy
• Songes d’une Walkyrie
• Aliehobbies
• Rattus Bibliotecus
• Ma petite médiathèque
• Prête-moi ta plume
• L’écume des mots
• Chat’Pitre
• Pousse de ginkgo
• Ju lit les mots
• À vos crimes
 Mille rêves en moi

 

Premières lignes #6 octobre

Il est assez facile de reconnaître le roman simplement en lisant ses premières lignes, cette semaine :

« Lyra et son daemon traversèrent le Réfectoire où grandissait l’obscurité, en prenant bien soin de rester hors de vue des cuisines. Les trois longues tables qui occupaient toute la longueur du Réfectoire étaient déjà dressées, l’argenterie et les verres réfléchissaient la lumière déclinante, et les longs bancs étaient tirés, prêts à accueillir les convives. « 

À la Croisée des Mondes, tome 1 : Les Royaumes du Nord par Pullman

A la croisée des mondes (His dark materials, en VO) est une oeuvre que j’ai lue il y a 10/12 ans et que j’avais alors particulièrement appréciée.

J’ai relu les tomes 1 et 2 pour les besoins du HMSFFF challenge (thème du mois de septembre : la littérature jeunesse ). Même si j’ai un sérieux bémol à apporter au sujet de ce classement : si la trilogie de Pullman se lit très bien, les thèmes abordés ne sont pas simples. Clairement, ce n’est pas de la littérature « enfantine ». J’entends même pas mal d’adultes qui ont lu A la croisée des mondes assez jeunes (au collège, par ex.) et qui n’ont pas compris grand chose. Les romans de Pullman ne se contentent pas brosser les aventures de Lyra parmi des ours en armure et des sorcières mystérieuses au milieu de gitans lancés dans le grand nord.
C’est bien plus que cela.
Bien sûr, on peut se contenter de ce niveau de lecture – comme on peut se satisfaire du film qui, malgré plusieurs erreurs, n’est pas à jeter à la poubelle . Il souffre en particulier d’un casting discutable (Daniel Craig et Nicole Kidman en Lord Asriel et Marisa Coulter, mais qui a eu cette idée absurde ? ). 

L’adaptation TV arrive bientôt … à voir…

De même, je ne vois pas l’intérêt de comparer La croisée des mondes à Harry Potter. Hormis le fait que les deux séries sont sorties à la fin des années 90 (95 à 2000 pour celle de Pullman, 97 à 2007 pour celle de Rowling) et qu’elles sont classées en littérature jeunesse, il y a peu de lien entre elles et les thèmes abordés sont résolument différents (religion, Paradis Perdu, humanisme, science, etc… dans la Croisée des mondes). Il est plus intéressant de faire une étude comparée du Monde de Narnia de CS Lewis avec La croisée des mondes. 

Ce que je peux dire après m’être replongée dans ce premier tome, c’est que la lecture est toujours aussi fascinante. Pour ceux et celles qui l’auraient encore dans leur PAL et qui hésiteraient, foncez !

 

Résumé : Ce n’était pas une vie ordinaire pour une jeune fille de onze ans : Lyra vivait, en compagnie de son dæmon Pantalaimon, parmi les Érudits du Jordan Collège, passant ses journées à courir dans les rues d’Oxford à la recherche éperdue d’aventures. Mais sa vie bascule le jour où elle entend parler d’une extraordinaire particule. D’une taille microscopique, la Poussière – que l’on trouve uniquement dans les vastes étendues glacées des Royaumes du Nord – est censée posséder le pouvoir de briser les frontières entre les mondes, un pouvoir qui suscite effroi et convoitises… Jetée au cœur d’un terrible conflit, Lyra sera forcée d’accorder sa confiance aux gitans et à de terribles ours en armure. Et, lors de son périlleux voyage vers le Nord, elle devra découvrir pourquoi son propre destin semble étroitement lié à cette bataille sans merci où s’opposent des forces que nul ne l’avait préparée à affronter.

 

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 Mille rêves en moi

Visions de Dune par Simon Goinard – L’été de l’art. 36

C’est en suivant l’actualité du prochain film Dune (version 2020) que je suis (re)tombée sur le travail de Simon Goinard autour de la série de Frank Herbert. Car, si ses illustrations ne sont pas en lien direct avec le développement du film, elles donnent une vision vraiment intéressante. 

Et, disons-le, c’est magnifique !

Les Fremen

Feyd Rautha:

Simon Goinard a travaillé pour de gros clients (Ubisoft, Walt Disney Company, Applibot Inc, Nexus Prod UK, ArenaNet/ NCsoft, Warner Bros, …)
Un aperçu :

Son site
Art Station

Premières lignes #29juillet spécial HMSFFF de juillet

Des Premières lignes consacrées au #HMSFFF challenge  aujourd’hui !
Le thème de ce mois de juillet était « Espace et temps » :

Un petit point sur la sélection de juillet

La sélection proposée était, une fois de plus, très sympa. Découvrir la sélection ressemble un peu à l’ouverture d’un paquet-cadeau: on a hâte !
J’avais déjà lu (de nombreuses fois) Fondation ; le cycle de Fondation entier a longtemps fait partie de mes relectures favorites, durant les années 90, avec Dune et Le Seigneur des anneaux. 

Cette fois, je ne me suis pas replongée dans les aventures de la psycho-histoire. Lu aussi La horde du contrevent  dont je ne suis définitivement pas fan. Ce roman est le type même du « soit on adore, soit on déteste ». Je passe mon tour….

Ah, et Replay ! Ce roman de Ken Grimwood avait été une très bonne surprise. Je l’avais trouvé par hasard à la bibliothèque et je n’avais pas été déçue. Car, pour voyager dans le passé, ça, on y fait des allers-retours. Je le recommande vivement, celui-ci et, si possible, j’en parlerai à nouveau.

 

Premières lignes x 2

Cette semaine, donc, double découverte et doubles premières lignes !
C’est par ici :

 » Je donnerai à mon rapport la forme d’un récit romancé. C’est ce que l’on m’a appris lorsque j’étais petit, sur ma planète natale, que la Vérité est l’affaire d’imagination. « 

Le décor est planté dès le début. Ce livre sera le récit d’une rencontre; entre un « étranger » et une planète, une civilisation, une culture, une société, les problèmes de compréhension des mœurs, politiques, comportements et langages. L’hermaphrodisme posant le plus de soucis à l’envoyé de l’espace.
Très souvent, La main gauche de la nuit m’a fait penser aux romans de Jack Vance – et ça, c’est mon point positif ! – avec sa richesse, sa diversité et souvent, ses chocs culturels (refrain bien connu: il faut lire Jack Vance).
Pourtant, je ne sais pas si je dois accuser la canicule qui a rendu mon cerveau complètement apathique, mais j’ai eu du mal avec ce roman au rythme lent, très intériorisé. Cela ne me dérange pas en règle générale mais cette fois, Ursula Le Guin a eu du mal à m’embarquer sur la planète Nivôse. Je pense qu’il faut prendre son temps, savourer ce livre pour bien l’apprécier. Je n’exclus pas une relecture, plus tard.

La Main gauche de la nuit (Le Cycle de Hain, Tome 4)

Résumé : Sur Gethen, la planète glacée que les premiers hommes ont baptisée Hiver, il n’y a ni hommes ni femmes, seulement des êtres humains. Des androgynes qui, dans certaines circonstances, adoptent les caractères de l’un ou l’autre sexe.
Les sociétés nombreuses qui se partagent Gethen portent toutes la marque de cette indifférenciation sexuelle. L’Envoyé venu de la Terre, qui passe pour un monstre aux yeux des Géthéniens, parviendra-t-il à leur faire entendre le message de l’Ekumen ?

Et pour terminer avec ce spécial HMSFF challenge, des premières lignes issues de l’autre roman que j’ai choisi de découvrir :

« Le 14 novembre 1971
La route de Long Valley qui défile sous mes pneus. Belle journée; soleil radieux, ciel bleu. Les lisses en béton blanc se succèdent de part et d’autre de la route. un cheval m’examine. Les verts pâturages de la région de Los Angeles. « 

Voilà un roman de Richard Matheson qui débute …à la manière de Matheson. Le point de vue est celui du personnage principal, le récit à la première personne (c’est aussi le cas dans Je suis une légende ou l’excellente nouvelle Journal d’un monstre). Matheson utilise une méthode redoutable : nous faire entrer dans l’intimité d’un personnage, généralement solitaire voire exclu, le développer, nous faire participer à son évolution et à ses aventures pour,  au final, brutalement le plonger dans le malheur. Ou presque.
Mais, si le procédé est diablement efficace dans Je suis une légende, il fonctionne moins bien ici. Le héros est vite plongé dans d’interminables atermoiements,  auto-apitoiements, et autres plaintes qui, même si compréhensibles de la part d’un homme tombé fou amoureux, ne font que ralentir la lecture. Le rythme en pâtit. Quant au dénouement, il est évident et provoque peu de surprise.
Bref, on s’ennuie pas mal. Je ne garderai pas en mémoire Le jeune homme, la mort et le temps (adapté au cinéma en 1980 sous le titre « Quelque part dans le temps « – Somewhere in time )  préférant d’autres romans et nouvelles de Matheson.

Le Jeune Homme, la mort et le temps par Matheson

Résumé : A trente-six ans, il n’a plus que quelques mois à vivre. Que peut-il faire face à son désespoir?
Le voici échouant dans un vieil hôtel au bord de la mer, où il trouve la photographie d’une jeune femme ravissante, qui fut actrice à la fin du XIXème siècle.
Il tombe amoureux du portrait et cherche à découvrir la vie de cette actrice qui, comme lui, ne s’est jamais mariée.
Et, peu à peu, cette curiosité passionnée devient un véritable lien, un véritable amour.
Mais comment va-t-il pouvoir rejoindre sa bien-aimée ?

 

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