Premières lignes – 12 avril

Des Premières lignes très efficaces :

« Le matin où les étrangers arrivèrent sur l’île, la Main de Sheltel fut la première à les voir.
Elle allait revêtir son masque quand, par la fenêtre, elle aperçut un point sombre à l’horizon. Un mirage, crut-elle ; un tremblement de la chaleur sur l’eau. La mer était vide, bien sûr. Rien ne venait jamais de l’océan.
Elle ne lança pas l’alerte. « 

Avant de commencer à parler de ce roman, je dois faire une petite digression. L’année dernière, quand j’ai appris que Folio SF lançait ce concours pour les 20 ans, j’ai — à peine — hésité et j’ai essayé de mettre les bouchées doubles pour peaufiner un des romans que j’avais mais qui nécessitait pas mal d’ajustements . Mais vu le confinement, les circonstances un peu exceptionnelles ( mon dos faisant des siennes aussi ), les choses ne se sont pas déroulées exactement comme prévu et je n’ai pas réussi à finaliser les corrections en temps et en heure. Un peu dépitée, je me suis donc résolue à leur faire parvenir un autre manuscrit, que j’aime aussi mais qui correspondait moins bien au concours, à mon avis. Moi aussi, j’ai patienté et malgré quelques rumeurs diffuses, je ne voyais rien venir… Jusqu’à ce que j’apprenne le nom de la personne puis du roman qui avait gagné le concours. Autant dire que j’avais hâte, dès les premiers retours, de lire cette histoire. — et non, je n’ai pas été déçue, suite plus bas 😉 —

Derniers jours d’un monde oublié par Vuklisevic

Édition: Folio SF

Parution: 01/04/2021

Résumé : Plus de trois siècles après la Grande Nuit, Sheltel, l’île du centre du monde, se croit seule rescapée de la catastrophe. Mais un jour, la Main, sorcière chargée de donner la vie et de la reprendre, aperçoit un navire à l’horizon. Il est commandé par une pirate impitoyable, bien surprise de trouver une île au milieu du Désert Mouillé.
Si la Main voit en ces étrangers une menace pour ses secrets, Arthur Pozar, commerçant sans scrupules, considère les intrus comme des clients potentiels, susceptibles d’augmenter encore, si possible, son immense fortune. C’est une nouvelle ère qui s’ouvre. Qu’elle les mène à la gloire ou à la ruine, la sorcière, la pirate et le vieux marchand en seront les instigateurs, bien malgré eux.

Derniers jours d’un monde oublié se déroule sur une île, Sheltel ( en yiddish, un shtetl, c’est une petite ville ), une île totalement perdue sur l’océan ; un monde oublié. Ce monde fonctionne en circuit fermé depuis des siècles, basé sur un système bien huilé, même s’il est loin d’être parfait, sur des traditions et des rites fermement ancrés. La vie y est dure : certaines personnes ne peuvent survivre et doivent laisser leur place à d’autres. Mais tout a été pensé de longue date pour que cette société perdure.

L’île est ainsi dirigée par les Natifs, des êtres aux spécificités intéressantes; ce qui m’a fait penser parfois à La Cité des Anciens de Robin Hobb, dans les descriptions.
Deux autres communautés vivent sous la domination des Natifs et de leur Roi : les Dusties (inutile de préciser l’étymologie ) dans la ville de Dust, et les Ashim ( ashim ou hashim, en arabe « généreux, », entre autres, mais aussi « hashem » en hébreu), considérés comme les immigrés, sur l’île, qui ne font qu’emprunter un morceau de territoire. Les Dusties ont des droits plus importants que les Ashim.
Le Natif est censé être le souverain mais son pouvoir est contrebalancé par l’influence de la Bénie, une sorte de prêtresse qui veille sur les plus pauvres. Mais la Bénie se trouve elle-même sous la coupe d’un étrange personnage, un vieux marchand, du nom d’Arthur Pozar.

Et voilà qu’apparaît l’une des trois voix, des trois points de vue du roman qui se construit à la manière du Trône de Fer (par ex.) : un chapitre par point de vue (et oui, c’est efficace). Les deux autres appartiennent à la pirate ( qui aborde l’île, et espère enfin s’établir en paix à terre), Erika ; et à la sorcière, la Main. Cette dernière se nomme Nawomi et elle est certainement l’un des meilleurs personnages féminins, sinon le meilleur, de ce roman.

La sorcière, la pirate et le vieux marchand était le titre initial — et pourrait en constituer le sous-titre tellement il définit avec exactitude le récit de ces derniers jours. Ceci est la chronique de la chute d’un monde, et des atrocités qui vont y être attachées, fruits du désespoir ambiant et gestes de dernier recours de la part de certaines personnes. On accoste sur l’île et très vite, on y reste accroché, en haleine. Les pages défilent vite, sans une seule baisse de rythme. 350 pages qui ne se lâchent pas, entrecoupées d’extraits de journaux, de publicité très bien faits en guise d’incipits ( un peu à la Sanderson ou à la Hobb ). Le monde est riche et bien construit.

Les personnages sont, à mon avis, de très belles réussites.
J’ai particulièrement aimé le background de chacun et chacune, même celui des personnages secondaires (la capitaine Kreed, par ex. dont l’histoire donne un très bon éclairage sur l’univers auquel appartient l’île ).

C’est une belle découverte que j’ai faite, du genre coup de coeur, et s’il reste quelques petits points un peu faibles, ils sont mineurs ( ex: relater trop d’atrocités et de tortures accumulées desservent un peu le propos si bien qu’ on en arrive plus à l’écoeurement qu’à l’effet recherché.)

Une lecture que je conseille vraiment ( en plus, c’est un poche ! ) 👌❤️ 

Premières lignes — 29 mars

Premières lignes pour le Masse Critique Babelio (et sans traîner, je n’en reviens pas !)

« Le camp bourdonnait d’activité. Encore bien emmitouflés dans leurs manteaux en peau lainée, les enfants jouaient entre les habitations temporaires. ils imitaient leurs aînés et le bruit de leurs petites épées de bois se mêlait aux rires moqueurs des vainqueurs. Les perdants se retrouvaient à terre, dans la boue et se faisaient tirer les oreilles en regagnant leurs yourtes, moins pour leurs affaires crottées que pour les défaites qu’elles trahissaient. « 

Voilà des premières lignes parfaites qui illustrent assez bien la vie du peuple des steppes ( les Tstets ) : la guerre de conquête est leur quotidien. Leur chef, Khazan, est d’ailleurs un jeune homme qu’on imagine bien, quelques années en arrière, jouant dans le camp temporaire au milieu des yourtes avec ses futur.e.s meilleurs guerriers — et guerrières. Mais Khazan doit faire face à d’autres responsabilités alors que le roman s’ouvre : la perte d’une compagne, la naissance d’un fils et un combat à mener. Pour mener à bien sa conquête, il a besoin d’un apport : une technique que son peuple ne maîtrise pas mais qu’il sait trouver auprès de ceux de la Montagne, des êtres étranges qui vivent dans une Ruche.

L’histoire est carrée et fonctionne bien. On se bat, on aime, on découvre de nouveaux et nouvelles alliées. Les trahisons et les ennemis sont présents. Les rebondissements se situent au bond moment et le roman se lit de façon agréable. Les chapitres sont très courts — j’en ai même été surprise au départ mais je dois être habituée aux chapitres longs comme des boas, ce qui n’est pas forcément plus efficace, parfois.

Je dirais que ce qui fait la force de ce premier tome des Royaumes ennemis, ce sont les personnages. Je suis assez contente d’écrire cette ligne, d’ailleurs car je râle suffisamment sur les personnages laissés de côté et qui sont sans épaisseur dans bon nombre de romans en fantasy (particulièrement en fantasy Y.A, même si ce tome n’est pas du Y.A, ici — mais pourrait presque appartenir au genre).
Le peuple de la Ruche est vraiment bien trouvé, et les êtres humanoïdes qui ressemblent à des insectes sont parfaitement caractérisés ( je ne me suis pas demandée qui était qui ni emmêlée les pinceaux — ou les antennes, du coup ). Les propos qu’ils peuvent tenir au sujet des humains sont bien vus — tout cela avec humour.
Je dois aussi et surtout parler de la place des femmes dans ce livre qui est importante — et réussie. Toutes connaissent une évolution particulièrement intéressante et ne restent jamais en arrière.
Iridiane la guerrière et Lulaï la rêveuse sont deux personnages forts qui réservent de belles surprises. Et j’aurais bien applaudi durant une scène entre ces deux-là : le soutien d’une femme envers une autre, voilà qui est intéressant à lire!.

Tant que j’en suis à parler des scènes très bien faites : les conversations d’esprit à esprit, particulièrement en lien avec les magiciennes m’ont particulièrement plu ( je ne tiens pas à tout révéler non plus 😉 ). Il y a quelque chose du Bene Gesserit de Dune, un peu comme les voix des Révérendes Mères. (bonjour la Mémoire Seconde )
J’ai été un peu moins convaincue par les femmes tueuses et séductrices de Meri, même si elles suivent une logique imparable. Mais c’est un avis très personnel.
Autre petit bémol complètement lié à mon dégoût du sang : ça égorge et ça éclabousse un peu trop pour moi ( dit celle qui a lu Le Trône de Fer plusieurs fois🤨 🤣) Mais je comprends tout à fait que ce n’est pas un problème pour quelqu’un d’autre.

Je ne vais pas chercher des défauts là où il n’y en a pas. J’ai vraiment passé un bon moment de lecture et je suis très contente d’avoir fait ce choix pour le Masse Critique ( merci les Editions du 38).

Pour finir, je conseille de le lire en écoutant The Hu ( on est fan ou on ne l’est pas). Je rappelle que the Hu est groupe de Mongolie qui joue une sorte de folk-metal en langue mongole et en chant diphonique (throat singing). Il y a d’ailleurs sur l’album « The Gereg » un excellent titre qui s’appelle « Song of women » , un hymne aux femmes. Ils l’ont ré-enregistré avec Lzzy Hale ( de Halestorm) qui a écrit sa propre partie en anglais.


Royaumes ennemis, tome 1 : Les magiciennes par Kaufhold

Résumé : L’hiver s’achève dans les steppes, laissant le Septentrion déchiré en deux territoires ennemis. Khazan, l’ambitieux seigneur des Tsets, est à la recherche d’une nouvelle technologie qui lui garantirait la victoire sur le chef des Araks et sa maîtresse sanguinaire. Il doit pour cela obtenir l’aide d’un peuple étrange, retiré dans les Montagnes de l’Ouest et miné par des conflits internes menaçant sa survie. Trois de ses meilleurs guerriers, dont la solaire Iridiane, le soutiennent dans sa quête. Mais d’autres dangers guettent le jeune chef de guerre, ne lui laissant aucun répit. Le jour, la reine magicienne d’un royaume pirate menace le sud de ses terres et la nuit, ses songes sont le terrain de jeu d’une jeune rêveuse boréale.

Royaumes ennemis – t. 1 Les magiciennes – Sylvie Kaufhold. Editions du 38

Royaumes ennemis, tome 1 : Les magiciennes par Kaufhold

Premières lignes #13janvier

Fantastiques, ainsi sont les premières lignes de cette semaine :

« Quand Makepeace se réveilla en criant, après un troisième cauchemar, sa mère se mit en colère :
– Je t’avais dit d’arrêter de rêver comme ça ! lança-t’elle en baissant la voix pour ne pas réveiller le reste de la maisonnée. Et si jamais ça t’arrive, il ne faut pas crier !
– Je n’ai pas pu m’en empêcher, chuchota Makepeace, effrayée par le ton féroce de sa mère. « 

Et voilà une histoire de cauchemars, de fantômes et d’autres phénomènes étranges qui commence…. Signé Frances Hardinge (L’île aux mensonges, Le chant du coucou, …), ce roman jeunesse installe dès le départ une atmosphère d’angoisse, parfois digne de L’épouvanteur.
Fantastique, étrange, La Voix des ombres nous emmène aussi dans une époque historique bien précise, l’Angleterre de Charles 1er ,ce roi qui sera décapité au moment de la Première Révolution anglaise . 

 

La voix des ombres par Hardinge

Résumé : Dans l’Angleterre du XVIIe siècle, l’esprit des morts se réfugie parfois dans le corps des vivants. La jeune Makepeace est envahie par l’un de ces fantômes, et s’aperçoit que la colère qu’il transporte avec lui lui permet d’affronter la famille de son père.

  • Broché : 512 pages
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (24 janvier 2019)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2075080585
  • ISBN-13 : 978-2075080583

Les autres premières lignes sont chez :

• Au baz’art des mots
• Light & Smell
• Chronicroqueuse de livres
• Les livres de Rose
• Le monde enchanté de mes lectures
• Cœur d’encre
• Les tribulations de Coco
• La Voleuse de Marque-pages
• Vie quotidienne de Flaure
• Ladiescolocblog
• Selene raconte
• La Pomme qui rougit
• La Booktillaise
• Les lectures d’Emy
• Songes d’une Walkyrie
• Aliehobbies
• Rattus Bibliotecus
• Ma petite médiathèque
• Prête-moi ta plume
• L’écume des mots
• Chat’Pitre
• Pousse de ginkgo
• Ju lit les mots
• À vos crimes
 Mille rêves en moi

 

 

 

Il entre aussi dans mes lectures pour le challenge de l’Imaginaire 2020

Challenge de l’Imaginaire – 2020

2020, nouveaux projets et … allez, pourquoi pas un petit challenge ? (petit, pourquoi, petit? )

Celui-ci me convient bien : je ne vais pas m’appesantir sur ma prédilection pour la littérature de l’imaginaire ( comme dirait l’autre, je suis tombée dedans quand j’étais petite). C’est le moment d’en profiter avec ce très beau challenge : toutes les modalités sont clairement définies chez Ma Lecturothèque et pour s’inscrire, c’est aussi sur son blog que ça se passe. 

Je me suis inscrite dans une catégorie un peu au pif : je vais dire que je suis allée au plus simple en pensant surtout que je changerais tranquillement au fil de l’année selon mes lectures. Je n’avais pas spécialement envie de (re) lire des classiques en ce moment, donc  pas de « Catégorie D : Elfe de l’incontournable «  (j’ai hésité mais je ne suis pas très elfique moi-même, je suis plutôt Hobbit, chut.. 😁). Je vais donc opter pour la  catégorie A.

Voilà un challenge qui commence bien, avec de belles bannières.

Si ça vous tente, lancez-vous !

Mes lectures pour le challenge

  1. La voix des ombres – Frances Hardinge 
  2. L’enfant de poussière – Patrick K.Dewdney (Le Cycle de Syffe 1)
  3. La peste et la vigne – Patrick K.Dewdney(Le Cycle de Syffe 2)
  4. Feu et sang. T1 – GRR Martin
  5. Hazel Wood – Melissa Albert 
  6. Semiosis – Sue Burke 
  7. Le chant du coucou – Frances Hardinge
  8. L’ours et le rossignol – Katherine Arden 
  9. L’Héritage de l’Epouvanteur – t.16 – Jospeh Delaney 
  10. Pierre-de-vie – Jo Walton
  11. Soeur des cygnes 1 et 2 – Juliet Marillier
  12. La tempête des échos – Christelle Dabos
  13. L’espace d’un an – Becky Chambers
  14. La chanson de l’exil – MZ Bradley
  15. La matrice fantôme – MZ Bradley
  16. Une histoire naturelle des dragons (Mémoires par Lady Trent . 1) – Marie Brennan 
  17. Cheyenne 6112 – Camus & Grenier 
  18. Les neuf princes d’Ambre – Roger Zelazny 
  19. Tigre, feu et flamme – Bradley, Lackey, Norton 
  20. La fileuse d’argent – Naomi Novik 
  21. L’option Excalibur – David Weber 
  22. Libration – Becky Chambers 
  23. Station eleven – Emily St John Mandel 
  24. Archives de l’exode – Becky Chambers 
  25. Dark matter  – Blake Crouch
  26. Filles de la Walïlü – Cécile Roumiguière
  27. Thunder – T1 Quand la menace gronde – David S. Khara
  28. Mers mortes – Aurélie Wellenstein 
  29. Minuit jamais ne vienne – Marie Brennan
  30. Une cosmologie de monstres – Shaun Hamill 
  31. L’atelier des sorciers – Kamome Shirahama
  32. La Chose du MéHéHéHé – Sigrid Baffert 
  33. Wyld – T.1 La mort ou la gloire – Nicholas Eames 
  34. Aberrations – T.2 L’avertissement de la sorcière – Joseph Delaney 
  35. Les sept morts d’Evelyn Hardcastle – Stuart Turton 
  36. La lanterne de Nyx – Kan Takahama 

 

Premières lignes #9septembre

Un roman précurseur de la fantasy, cette semaine avec ces Premières Lignes :

« L’Etat indépendant du Dorimare était un pays minuscule. Bordé au sud par la mer, au nord ainsi qu’à l’est par des montagnes, et tapissé en son centre d’une vaste plaine luxuriante irriguée par deux rivières, ses paysages et ses végétations ne manquaient pourtant pas de diversité. « 

Lud-en-Brume

 

Lud-en-Brume (Lud in the Mist) est sorti avant le Hobbit : il date de 1926On ne parle pas encore de fantasy, bien sûr et pourtant, avec ce roman de Hope Mirrlees, on plonge dans la faërie. Tour à tour conte, comédie, roman policier, critique sociale, Lud-en Brume dégage un charme certain (le trafic de fruits féeriques, quand même !). On peut parfois avoir de la peine avec les envolées lyriques ou quelques digressions qui nous semblent d’un autre âge mais je pense que tout cela fait partie du charme parfois suranné du roman. Il ne faut pas s’attendre à un rythme palpitant ni à une intrigue complexe et mieux vaut savoir prendre son temps pour apprécier les tribulations de Nathaniel Chantecler. Un roman à découvrir pour qui s’intéresse au merveilleux, à l’imaginaire et à la fantasy. 

A lire en parallèle :

  •  Stardust – Neil Gaiman
  • Jonathan Strange & Mr.Norrell – Susanna Clarke

 

Lud-en-Brume
Hope MIRRLEES,
Préface Douglas A. ANDERSON, Neil GAIMAN
CALLIDOR
360pp – 20,00 €

 

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi au RDV Premières Lignes de Ma Lecturothèque:

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Mille rêves en moi

 

Premières lignes- 4août

Premières lignes pour un coup de coeur, cette semaine ❤️

« C’était le genre de vieille usine qu’on ne trouve que dans les pires quartiers des grandes villes; Des années de crasse et de pollution avaient terni ses briques autrefois rouges et tirant désormais sur le gris-brun. L’enceint extérieure était surmontée de torsades de barbelés acérés. Le métal avait rouillé et cédé à certains endroits sans jamais être réparé, comme si les propriétaires avaient décidé qu’à défaut de pouvoir repousser les cambrioleurs, ils s’efforceraient au moins de leur transmettre le tétanos. »

Ainsi débute  la série Alex Verus, de Benedict Jacka, une série de fantasy urbaine, classée en Y.A en France (chez les adultes, en Angleterre). Attention, ce livre est une pépite !
Les personnages sont intéressants, jamais manichéens. Le monde magique présenté ici est d’ailleurs peuplé de mages et créatures magiques qui ne cessent de surprendre le lecteur. L’action est vraiment bien menée (on est accroché du début à la fin, encore plus pour le deuxième tome que pour le premier). Et malgré des scènes plus sombres (combats, tortures, …), il y a beaucoup d’humour.
A ce jour, cinq tomes ont été traduits ici en France. Neuf sont parus en anglais (le dixième est annoncé pour septembre prochain).
Certains ont voulu y voir des liens avec Harry Potter, (?) mais, à part le fait qu’un monde magique soit évoqué, je ne vois vraiment pas le rapport. Nous avons ici des personnages adultes, une magie différente – et  le personnage principal est un devin, non un petit  sorcier à l’école.

Faut-il le lire ?
Oui, si on aime la magie, la fantasy, Londres, la mythologie, les intrigues  – et même si on est arachnophobe.

Alex Verus, tome 1 : Destinée par Jacka

Alex Verus, tome 2 : Malédiction par Jacka

Résumé : Alex Verus vit à Londres et il est devin. Il peut voir le futur comme un faisceau de probabilités. Pour le commun des mortels, c’est un don impressionnant, mais pour les autres mages, c’est le bas de l’échelle des arts occultes. De toute façon, Alex a tourné le dos à cette confrérie. Trop de rivalités, de secrets, de complots, trop de morts… Sa seule ambition est de mener une existence sans histoires, caché dans sa petite boutique d’accessoires pour magiciens amateurs. Dans l’arrière-salle, il continue à faire un peu de marché noir, c’est risqué mais le commerce des vrais objets magiques lui permet de payer le loyer

Les blogueurs et blogueuses qui  participent aussi  aux Premières Lignes : 

• Vie quotidienne de Flaure
• Au baz’art des mots
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• Chronicroqueuse de livres
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• Au détour d’un livre
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Premières lignes #14juillet

Les premières lignes de la fête nationale n’ont rien à voir avec le 14 juillet (je ne suis pas très portée sur les feux d’artifice, la foule et le bal des pompiers, non merci), mais sont très en lien avec les livres et la magie, ce qui me correspond tout à fait !

« Certains prétendront que c’est une mauvaise idée d’amener une araignée-flamme dans une bibliothèque. Ils auront probablement raison, mais cela valait mieux que de la laisser seule chez moi pendant neuf heures d’affilée. J’avais essayé une fois, et Titache avait exprimé son déplaisir en brûlant le couvercle de son vivarium, se forant un terrier dans mon panier de linge sale et incendiant l’équivalent de deux semaines de vêtements. « 

C’est le genre de livres qui fait mouche : avoir le pouvoir magique de tirer des livres des objets ou des êtres puis les faire apparaître dans le monde réel.  Une potion de Narnia, le gâteau d’Alice, une épée, un sabre-laser…  C’est cela, être un.e bibliomancien.ne – et il faut avouer que lorsqu’on s’est suffisamment perdu dans les livres, on a tous rêvé d’avoir un don pareil !
Le héros de l’histoire a un penchant certain pour la SFFF, un côté geek prononcé et des ennuis en pagaille. Le voilà embarqué aux côtés d’une dryade et de son araignée-flamme fétiche dans une course-poursuite musclée au cours de laquelle il va se confronter à des vampires et d’autres  créatures sorties des livres. Les références sont plus qu’amusantes et jamais envahissantes, ce qui n’alourdit pas la lecture.
Certes, il y a beaucoup d’informations sur les lois qui régissent la bibliomancie mais elles sont nécessaires (c’est un premier tome). Tout n’est pas parfait (re-c’est un premier tome) mais le rythme est soutenu et maîtrisé.

Pour faire court:  si vous aimez la magie, les livres
Si vous avez toujours eu envie d’entrer dans un livre
Si vous attendez encore votre lettre pour Poudlard, si vous cherchez le passage pour le pays des Merveilles, l’armoire de Narnia, le TARDIS, l’entrée de la Terre du Milieu, etc
c’est pour vous.

Magie ex libris, tome 1 : Le bibliomancien par Jim C. Hines

Jim C. Hines – Le Bibliomancien – T.1
L’Atalante
trad. Lionel Davoust

Site de l’auteur

Résumé : Isaac Vainio est un bibliomancien. Membre de Die Zwelf Portenære, les Douze Gardiens des Portes, une organisation secrète fondée par Johannes Gutenberg, il dispose d’une magie très particulière : il peut puiser à volonté dans les livres et en tirer n’importe quel objet du récit. Et Isaac, en vrai fan de science-fiction et de fantasy, préfère par-dessus tout utiliser des pistolets laser, des ceintures-bouclier de Dune et des sabres laser de Star Wars quand les Gardiens l’envoient sur le terrain combattre les menaces magiques qui guettent la Terre.
Sauf que, deux ans plus tôt, manquant perdre la raison et la vie au cours d’une mission qui a mal tourné, Isaac a été mis au placard. Réduit au rang de simple catalogueur, il ne conserve de son ancienne vie d’agent de terrain que Titache, sa fidèle araignée-flamme, qui a la particularité de prendre feu en présence d’un danger.
Son existence rangée bascule le jour où trois vampires débarquent dans sa bibliothèque pour le tuer. Les Gardiens auraient déclaré la guerre aux morts-vivants…

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