L’atelier des sorciers – Kamome Shirahama

L’Atelier des Sorciers, tome 1, Kamome Shirahama

 

Tongari Boshi No Atelier est un manga magique. Déjà, il s’agit d’une histoire de sorciers et de sorcières. On vole, on dessine des sorts ( bonjour Ewylan !), on apprend à maîtriser des sorts dans un atelier avec l’aide de professeurs ( pas trop de Harry Potter même si on y pense toujours un peu ).
Magique aussi est le dessin de Kamome SHIRAHAMAqui avait déjà commis le superbe Divines. 

 

Divines, tome 1 par Shirahama

Kamome Shirahama ne se contente pas de dessiner divinement bien, elle brosse le portrait de personnages attachants dont l’héroïne, Coco. Quant Kieffrey, le professeur,  c’est un maître bienveillant et mystérieux à la fois ( j’ai lu aussi ici et là : « et quel beau gosse ! » )

Atelier des sorciers visual 1

 

Atelier des sorciers visual 3

Atelier des sorciers visual 5

Kieffrey 

Atelier des sorciers visual 4

Mais il y a aussi des personnages secondaires très bien caractérisés, des  élèves atypiques. On les cerne aisément et on a envie  de s’intéresser à l’évolution de leurs personnalités. Pas seulement à l’apprentissage de la magie, et des péripéties, donc,  mais aussi à leurs expériences personnelles. Un peu comme dans un roman d’apprentissage.

Par exemple : Tetia, est  elle qui aide Coco à s’intégrer à la vie dans l’atelier. Pour elle, la magie existe pour rendre heureux les gens et son rêve est de réaliser une magie utile pour tout le monde.


Trice, elle,  ne veut pas se voir obligée de dessiner des sorts dont elle n’a pas envie.  Si c’est cela, être adulte,  autant  qu’elle reste une enfant ! De plus, Trice n’a aucune envie d’utiliser la magie d’autrui : cela ressemble à souiller sa propre magie. Mais on verra qu’elle va évoluer au fil du temps.

 Agathe Achrome, incarne la persévérance, la rigueur et la recherche de l’excellence et une certaine idée de la compétition !  Elle est le pendant de  Coco ( toutes les deux  veulent  tout connaître de la magie). Mais Agathe est plus rationnelle. Elle se met aussi une pression   terrible car elle veut devenir bibliothécaire à la Tour Bibliothèque ( là où sont toutes les connaissances du monde). Agathe veut également (et surtout) prouver à sa terrible et puissante famille qu’elle est digne  d’elle.

Comme dans le monde de Harry Potter ( on y revient ), le monde est divisé : d’une part, il y a la majeure partie de la population, qui ne peut utiliser la magie ( des sortes de Moldus) et de l’autre, celle des sorciers. Mais le monde magique n’est pas uni pour autant.
La Milice Magique tente de faire respecter les lois sur l’utilisation de la magie mais surtout,  lutte contre les actes terroristes de la Confrérie du Capuchon.  Cette Confrérie présente un aspect très mystérieux. On la voit apparaître  et s’intéresser beaucoup ( beaucoup trop et de trop près ) à Coco….
Voilà le fil rouge de l’intrigue qui se déroule sur plusieurs tomes ( 7 à ce jour en France chez Pika – 8 bientôt au Japon ).
Un manga pour qui aime la magie, les histoires de  sorts, les dessins fignolés avec chaque détail magnifiquement réalisé, notamment à l’aide des jeux d’ombre et de lumière, un style qui fait penser parfois l’Art Nouveau  ( ces lignes  dans les vêtements des personnages !), le merveilleux mais aussi les histoires d’apprentissage et  les paysages somptueux.

A lire chez Pika éditions.

L'atelier des sorciers © Kamome Shirahama / Kodansha Ltd.

 

L'Atelier Des Sorciers: Chapter 2 - Page 2

 

Kamome Shirahama
diplôm ée de l’école des Beaux-Arts de Tokyo, elle commence sa carrière de dessinatrice dans le milieu des jeux vidéo mais aussi des romans en tant qu’illustratrice. Elle est attirée depuis son enfance par les Comics, tout en ayant grandi avec les œuvres d’Osamu TEZUKA et Moto HAGIO avec notamment Le Cœur de Thomas. Se sentant plus attirée par la bande dessinée, elle décide d’acquérir de l’expérience en travaillant à l’international, et tente sa chance du côté des Etats-Unis en illustrant des Comics pour les éditions Marvel, en réalisent notamment les couvertures des Stars Wars, le dernier en date étant Le dernier Jedi

 

Star wars le dernier jedi© / Marvel LTD

 

Ces six tomes m’ont fait rêver et je les glisse dans le Challenge de l’Imaginaire.

Premières lignes – Magic Charly – T.1

Des Premières lignes 

« Dans la douceur du petit matin, la roulotte rouge embaume les confitures. Un lumière dorée tombe dans le coin cuisine et, comme à leur habitude, les trois marmites de cuivre bouillonnent sur le feu.
Charly se balance sur sa chaise. Il ne quitte pas des yeux l’assiette que sa grand-mère remplit de beignets. C’est déjà la deuxième fournée.
– Je pense que cette fois, ils sont parfaits, dit-elle en posant l’assiette devant lui.
Puis elle tape deux fois dans ses mains :
– Grimoire ?
A son signal, un livre obèse se traîne sur la table et s’ouvre poussivement sur une page blanche. « 

Comme je le disais la semaine dernière, je résiste difficilement à une histoire qui parle de mages/de sorcières et de sorciers, bref, de magie. Et ce roman-là, depuis que j’en avais entendu parler, je le guettais dans les bibliothèques. Le voilà !

Cet apprenti magicier qui a tout oublié de ses propres pouvoirs, qui vit hors du monde magique tranquillement avec sa mère, proviseure d’un étrange collège, complètement non-magique suit un parcours assez classique du héros. Charly redécouvre un jour son appartenance à un monde différent et assez cruel (décidément, jamais sympa, l’univers des sorciers et des mages). Parler de balais, de sorts et d’un univers géré par des mages nous renvoie toujours à Harry Potter, évidemment. Ici, les références sont bien faites (je pense aux balais), assumées mais surtout, traitées avec humour. Car, de l’humour, il y en a ! La plume dAudrey Alwett est bien affûtée, ce qui fait qu’on est souvent plus proche d’un Terry Pratchett que d’une énième histoire de petit sorcier (sans lunettes).
Il y a beaucoup de points forts dans ce premier tome. L’écriture et l’humour en font partie largement. Mais sans dévoiler l’intrigue, des détails sont aussi plus poignants et tout aussi bien traités.

J’ai été conquise par ce Magic Charly. De plus, l’autrice sera à Nantes pour Halloween et des contes de terreur (et des dédicaces). Je crois que je suis restée une grande enfant….

Images source 

Le monde étrange et sombre d’Abigail Larson – L’été de l’art. 38

Je savais que j’allais parler de cette illustratrice un jour ou l’autre puisque je la suis sur Deviant Art et Instagram depuis quelques années maintenant. Et que j’aime beaucoup ce qu’elle fait…

Abigail Larson est donc une illustratrice:

Beetlejuice tribute

« Abigail’s strange and macabre illustrations have been shown in galleries in many cities throughout the US and Europe, including New York City, Los Angeles, London and Paris. She’s worked with DC Comics, IDW Publishing, Titan Comics, Image Comics, Universal, Pelican Books, 3DTotal, SYFY, and Sideshow Collectibles.In 2016 she won the Hugo Award for « Best Professional Artist. »Her fully-illustrated version of H.P. Lovecraft’s « The Cats of Ulthar » was released in November of 2016, and her tarot deck « The Dark Wood Tarot » will be released by Llewellyn Publishing in 2020. » (source)

Le retour de Perspéphone

 

 

 

Son site

FB

Insta

Twitter

Premières lignes

Des Premières lignes avec un roman Y.A/jeunesse, cette semaine :

« Tout le monde au lycée les traitait de sorciers. Et moi, j’avais envie d’y croire. Depuis mon arrivée deux mois auparavant, j’avais déjà compris. Ils arpentaient les couloirs, élégantes sirènes créant des vagues humaines dans leur sillage, les regards s’accrochant à leurs dos, à leurs chevelures. « 

J’ai pris un risque en choisissant ce livre, à la médiathèque. Le risque d’être une fois de plus déçue par un roman Y.A qui tournerait au mieux à la banale histoire de lycéens sorciers au pire à la romance cucul (et je dois dire que la romance des années lycée n’a jamais été ma tasse de thé).
Mais ce roman s’est avéré plus intéressant que je ne l’aurais cru. Ce roman est malin…
L’autrice a trouvé le moyen de tracer une intrigue qui pourrait ressembler à un Twilight chez les sorciers : la protagoniste tombe sous le charme d’un beau gosse et d’une famille élégante et spéciale, refrain bien connu. Et pourtant, l’histoire ne s’englue pas dans une trame vampire/sorcier/amourette. Au contraire, elle frôle l’étrange et le fantastique, faisant douter le lecteur.
Et si Laure Eve nous laisse osciller aussi longtemps, c’est pour exploiter cette hésitation lors du dénouement (et je n’en dirais pas plus).
Un tome 2 est sorti en anglais.

Résumé :

« Comme tout le monde, River Page est fascinée par les Grace, frère et soeurs. Comme tout le monde, elle est persuadée qu’ils ont la magie dans le sang. Et, comme tout le monde, elle brûle d’envie de devenir leur amie. Elle se rapproche de Summer, la benjamine, et tombe sous le charme du ravissant Fenrin, l’aîné. Mais, au grand désespoir de River, la magie ne résout pas tout les problèmes…

Relire : Harry Potter (5)

 

 

 » Chapter 1 – Dudley demented

The hottest day of the summer so far was drawing to a close and a drowsy silence lay over the large, square houses of Privet Drive. Cars that were usually gleaming stood dusty in their drives and lawns that were once emerald green lay parched and yellowing – for the use of hosepipes had been banned due to drought. « 

 

La dernière fois que j’ai compté le nombre de mes relectures de ce cinquième tome des Harry Potter, j’avais dépassé la douzaine. Dire que « L’ ordre du phénix » est l’un de mes romans préférés est une litote.
Et pourtant, ce gros pavé de presque 1000 pages est souvent inégal. Rien que l’intrigue, par exemple: il faut quand même avouer qu’elle est un peu boiteuse. tout au long du tome, on cherche Vous-Savez-Qui. Mais celui-ci ne se montre qu’à la fin, prouvant que, oui, il est bien de retour.
Mais ce n’est pas l’action en elle-même qui nous intéresse ici, car le livre entier instaure une ambiance, tisse peu à peu ce qui sera le décor des deux prochains tomes – jusqu’au dénouement constitué par « Les Reliques de la mort« . On voit la progression des partisans de Voldemort, dans l’ombre et surtout,  la montée d’un régime de terreur – qui n’est sans rappeler la montée du régime nazi, d’ailleurs – les lois injustes promulguées, toute une atmosphère délétère qui s’installe.

« L’ordre du phénix » est aussi l’un des tomes les plus intimistes de la série.  Ainsi, on entre dans le quotidien de Harry, dans ses tourments, sa frustration et sa colère. On ne l’a jamais autant vu de l’intérieur – et ce n’est pas fini.
Mais on découvre aussi d’autres facettes plus personnelles de certains personnages: Sirius et ses états d’âme; les souvenirs de Snape/Rogue, par ex.
Ainsi, pour la première fois, grâce au procédé de la Pensine – qui nous a déjà éclairés sur le passé dans « La coupe de feu », on visualise les parents de Harry alors qu’ils sont encore à Poudlard.
De même, on visite des lieux encore inconnus comme la maison des Black ou l’hôpital de Ste Mangouste, sans parler du Ministère de la Magie ( où nous retournerons dans le dernier tome).

Ce tome est aussi celui de l’adolescence, des questions (Harry au sujet des relations entre ses parents), de la notion de famille (Hagrid et son demi-frère; Ron et sa place au sein des Weasley), du bien et du mal des émotions, du deuil.
Les professeurs de Poudlard ne nous jamais parus aussi humains ( McGonagall en soutien invisible de Harry; la réaction des profs face à Ombrage) – et le monde des sorciers, jamais aussi proche du nôtre.

La grande force de Rowling réside dans ces touches d’humanité, que l’on retrouve depuis dans ses autres ouvrages (je pense aux descriptions plus « noires » d« Une place à prendre »  ; à Cormoran Strike). Elle égrène aussi les indices qui nous permettront à la fin, lors de certaines révélations, de relier tous les éléments (Snape et Lily; Harry et Voldemort). Rowling prend son temps pour peaufiner ses personnages et c’est tant mieux pour le lecteur. D’autre part, c’est exactement ce qui manque à l’adaptation cinématographique….
Tout cela est écrit de main de maître (des Potions) et vaut bien une lecture de plus de 900 pages – particulièrement en version originale, la traduction laissant de côté beaucoup trop de subtilités (je reste presque positive, cette fois).

 

Résumé :

À quinze ans, Harry s’apprête à entrer en cinquième année à Poudlard. Et s’il est heureux de retrouver le monde des sorciers, il n’a jamais été aussi anxieux. L’adolescence, la perspective des examens importants en fin d’année et ces étranges cauchemars… Car Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom est de retour et, plus que jamais, Harry sent peser sur lui une terrible menace. Une menace que le ministère de la Magie ne semble pas prendre au sérieux, contrairement à Dumbledore. Poudlard devient alors le terrain d’une véritable lutte de pouvoir. La résistance s’organise autour de Harry qui va devoir compter sur le courage et la fidélité de ses amis de toujours