TBTL /1- Libre choix

 

Pour commencer 2018, j’ai choisi de parler d’un livre dont j’ai discuté assez souvent avec mes proches récemment (ça les fera sourire ):

Été 1914, dans la campagne anglaise. La gentry de Rye reçoit pour un pique-nique sur le gazon fraîchement tondu. Les ombrelles et les chapeaux sont de sortie et c’est l’occasion pour Beatrice Nash, 23 ans, récemment débarquée dans la petite ville pour y prendre le poste de professeur de latin, de faire plus ample connaissance avec toutes les personnalités locales. Béatrice est orpheline de mère, et a grandi auprès de son père, un universitaire qu’elle a accompagné dans ses voyages et secondé dans ses travaux. Décédé un an plus tôt, il l’a laissée sous la tutelle de sa famille bien-pensante alors qu’elle souhaite mener une vie indépendante loin de ces collets-montés qu’elle déteste. Elle est chaperonnée par Agatha Kent qui l’a prise sous son aile : une Anglaise excentrique comme on les aime avec une bonne dose d’humour, quelques idées progressistes et une grande habileté diplomatique. Agatha a deux neveux : Daniel, qui rêve de lancer un journal de poésie à Paris, et son cousin Hugh, timide étudiant en médecine, qui courtise la fille un peu écervelée de son patron. Tous deux adoptent d’emblée la nouvelle venue. Et bientôt Hugh rougit un peu trop souvent en sa compagnie…
Mais Béatrice veut rester célibataire et devenir écrivain : deux choix difficiles pour une jeune fille instruite et sans le sou dans la société misogyne et conservatrice de ce début du siècle. Surtout, l’entrée en guerre de la Grande-Bretagne vient bouleverser la petite communauté. Des réfugiés belges sont recueillis à Rye et les hommes s’engagent : Daniel, le colonel Wheaton et son fils, Snout, le petit-fils des tsiganes qui vivent en marge de la ville, et Hugh, que Béatrice voit partir avec un sentiment qu’elle peine encore à nommer….

 

 

« L‘été avant la guerre » est un beau pavé écrit par une auteure née en Angleterre mais vivant aux USA depuis de nombreuses années. Il y est question de thèmes tels que: la condition de la femme,la guerre 14/18, la condition des réfugiés , le viol , l’homosexualité , les classes sociales etc…
J’ai envie de dire que cela fait beaucoup car, même si le livre est épais, il est compliqué de tout aborder sans se perdre. Et c’est ce qui arrive au fil d’une narration qui est tout à fait limpide, pourtant. L’intrigue en elle-même est simple, la romance est présente, même si elle est évacuée en quelques pages à la fin du roman .
C’est dommage car  le parti-pris du ton adopté par Simonson très austenien séduit vite. La galerie de personnages est bien décrite – même les plus mesquins d’entre eux.
Je suis restée très ambivalente en refermant ce livre. Il me semble que le désir de mettre en avant la nostalgie d’une autre époque (« ah, c’était mieux avant »), d’évoquer un certain charme suranné à la Downton Abbey touche à un passéisme tellement peu réaliste (c’est aussi mon bémol pour la série).

Pour autant, il serait dommage de passer à côté de cet agréable roman même si le dénouement des  dernières pages est assez mal conçu.

Pour faire un lien autre que Jane Austen et Downton Abbey:

Margaret Powell a été domestique dès l’âge de 14 ans et a publié ses mémoires en 1968. Ce livre a été une grande inspiration pour les séries « Downton Abbey » et « Upstairs Donwstairs« .

Même époque, la série d’Anne Perry qui commence avec « Avant la tourmente » (10/18).
Avant d’être une reine du polar, Anne Perry est surtout une habile romancière qui décrit avec justesse la société anglaise (cf. série des Monk et des Pitt, même éditeur).

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Un livre jeunesse: Thorgal

 

Cette semaine, place aux livres jeunesse!
Un livre jeunesse (peu importe l’âge, album, roman, BD, manga…)

J’avais très envie d’emprunter les séries annexes de l’un de mes héros d’enfance, Thorgal.
L’enfant des étoiles adopté par les vikings, je l’ai découvert lors de la première publication dans le journal de Tintin.

La magicienne trahie

J’ai du lire à peu près toute la série principale – fan du dessin de Rosinski, enchantée par les idées de Van Hamme au scénario.
Cette fois, c’est à la série parallèle Louve que je me suis attachée, intriguée par les développements apportés par un nouveau scénariste et….un nouveau dessinateur. (pour résumer, j’ai fait ma curieuse).
Louve

Louve prend pour personnage principal la fille de Thorgal et de sa femme Aaricia. C’est le deuxième enfant du couple (l’aîné est Jolan qui a aussi sa série). Née lors d’une période troublée (mais c’est toujours le cas dans la famille Thorgal), Louve a le pouvoir de communiquer avec les animaux.

Louve est la fille de Thorgal. Elle a grandi sans son père, parti peu  après sa naissance et disparu pendant plusieurs années. La petite fille a développé dès l’enfance des pouvoirs mentaux hérités de Thorgal. Elle est capable de comprendre et communiquer avec les animaux.

Aaricia, la femme de Thorgal, est une princesse viking. Il y a bien longtemps, elle a accepté de tout quitter pour suivre l’homme qu’elle aime. Mais elle a souhaité revenir auprès des siens pour élever ses enfants.

Désormais seules au sein d’une communauté qui ne les accepte plus, Louve et Aaricia vont vivre de nouvelles aventures écrites par le scénariste Yann pour le dessinateurRoman Surzhenko.

 

Le dessin est dans la lignée de Rosinski. Bien sûr, il n’est pas identique et, parfois, on sent bien le changement de dessinateur. Mais à part pour les tatillons (j’en suis, pour le graphisme^^), ce n’est pas vraiment dérangeant. Surzheko fait un beau travail sur ces albums.

Ci-dessous: dessin de Roman Surzheko pour « La jeunesse de Thorgal »: 

Il est à noter que toutes les couvertures sont toujours dessinées par Rosinski
(comment dire? on peut s’apercevoir de la différence quand même, mais je chipote)

 

 

Autre point: le scénario.

Yann est un scénariste que je connais bien en BD. La première fois que j’ai lu son nom dans Spirou, c’était pour la série dessinée par Conrad: les Innommables.

Pourtant, dans cette série parallèle qu’est Louve, j’ai trouvé que, même si l’histoire développée est très bien construite, il s’en dégage une sensation de remplissage. Bien sûr, tout cela a pu arriver à la fillette puisque l’action prend place lorsque Thorgal est absent dans l’histoire.
Il existait en effet un vide qui a été comblé avec cette série. Mais le fait de revoir  des personnages croisés lors d’épisodes précédents – et tant aimés par les fans de Thorgal – donne une impression de fan service. On retrouve donc    la Gardienne des Clés (j’ignore pourquoi la Gardienne est servie à toutes les sauces! Serait-ce parce que Madame est fort sexy? …On peut se demander) – ou  Vigrid, le « petit dieu » déjà rencontré (blond, métamorphe, le casting est parfait, apparemment).



la Gardienne des Clés

 



Vigrid

 

Même si on s’embarque pour de nouvelles aventures, il y a comme un sentiment de déjà-vu un peu embarrassant. Mais cela n’est-il pas dû au fait que, Louve est une série annexe,  à la limite du  reboot (et on voit ce que ça donne parfois au cinéma…) ? 


Je n’ai pas lu la série parallèle axée sur Kriss de Valnor mais j’ai bien envie d’y jeter un coup d’oeil . 

Sympa, donc mais pas forcément aussi prenant que la série principale. Je pense que les lecteurs les plus jeunes accrocheront plus facilement que moi aux aventures de Louve.

Bonnes lectures!



 La ,naissance de Louve



Louve par Rosinski - Arachnea









Louve est publié aux éditions du Lombard. Il y a actuellement 7 tomes.

TBTL – Un livre court

 

 

Chaque semaine nous partageons une lecture correspondant à un thème paru chez Bettie Rose Books. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

 

Jeudi 30 novembre : Le livre le plus court de ma bibliothèque

 

Parmi les livres les plus courts bien cachés  rangés dans ma bibliothèque, il y a ce recueil de nouvelles de O.Henry :

 » Les personnages d’O. Henry. sont portés par des passions simples, comme celle du tabac, de la confidence facile » ou, comme dans Le Profil magique, par celle de l’argent… On voit là une Américaine, aussi riche qu’avare, s’éprendre à la folie de la jeune dactylo qui officie dans le « Remingtorium » de son hôtel. Pour l’absurde raison que son profil grec lui rappelle… celui qui orne le dollar d’argent! »

« O. Henry, c’est La Fontaine égaré dans un western ou chatouillant du pied la fourmilière new-yorkaise. Ses contes sont des fables modernes… Soutenue par la bouffonnerie de l’inspiration, une moralité commune s’en dégage où il apparaît qu’O. Henry aura passé le meilleur de sa vie à illustrer Le rat des villes et le rai des champs. » (Antoine Blondin.)

Et qui est O.Henry? (je ne suis pas certaine que ce soit l’écrivain le plus connu..:

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Greensboro,Caroline du Nord , le 11/09/1862
Mort(e) le : 05/06/1910
Biographie :

, William Sydney Porter ,de son vrai nom, est un écrivain américain.
Il est orphelin de mère dès l’âge de trois ans et est élevé par sa grand-mère paternelle et sa tante. Son père, Algernon Sidney Porter, est médecin.

William lit beaucoup, mais quitte l’école à l’âge de 15 ans. Il s’installe au Texas et accepte toutes sortes de petits boulots, dont ceux de pharmacien, journaliste ou employé de banque. Etabli à Austin, il se marie en 1882. En 1884, il débute une chronique humoristique intitulée The rolling stone. Puis, il intègre le Houston Post où il est reporter et chroniqueur.

En 1887, il est accusé de détournement d’argent par la banque où il travaille. Après trois ans de prison à Columbus (Ohio) il est relâché en 1901. Il part pour New York et embrasse une carrière d’écrivain.

La plupart de ses histoires se déroulent au début du XXe siècle, à New York.

 

En parlant de « livres courts », je me demandais quel pouvait être le roman/nouvelle le plus court – tout court. C’est Hemingway qui, en 1920  aurait écrit  le texte  le plus court du monde.  (il existe une controverse)

Relevant le défi lancé par ses amis d’écrire une nouvelle en 6 mots  il couche sur le papier son célèbre :

« For sale: baby shoes, never worn » (« À vendre: chaussures bébé, jamais portées »).

Hemingway considérait que ces 6 petits mots constituaient la plus belle histoire qu’il n’ait jamais écrite.

Très courte nouvelle aussi pour Bertold Brecht. L’auteur de L’ Opéra de quat’sous boucle sa nouvelle « Guerre dans les Balkans » (in Les crabes du nord et autres histoires) en 16 lignes:

«Un vieil homme malade allait par la campagne lorsqu’il fut attaqué

par quatre jeunes gaillards qui lui prirent son bien. Le vieillard poursuivit tristement son chemin. Mais au prochain coin de rue il eut la surprise de voir trois des brigands s’attaquer au quatrième pour lui prendre sa part. Cependant, au cours de la lutte, ce butin tomba par terre. Tout joyeux, le vieillard le ramassa et s’éloigna en toute hâte. Mais, dans la ville voisine, il fut arrêté et conduit devant le juge. Il y trouva les quatre gaillards, réconciliés pour l’accuser. La décision du juge fut la suivante: Le vieil homme devait rendre aux jeunes gars ce dernier bien qui lui restait. « Car autrement, dit ce magistrat juste et sage, les quatre drôles seraient capables de semer la discorde dans le pays.»

 

Bonnes lectures (courtes ou longues)!

TBTL – Coupable d’insomnie, de book hangover ou troubles divers

Chaque semaine nous partageons une lecture correspondant à un thème paru chez Bettie Rose Books. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

Un livre coupable d’insomnies, de hangover et troubles divers et variés….

 

Me voici de retour avec le TBTL !

Je vais éviter le sujet des insomnies et autres troubles de mauvais sommeil. Même si la lecture occupe bien la nuit, je préfère largement …dormir.
Récemment, les livres qui ont créé chez moi ce syndrôme de « gueule de bois littéraire » – tellement fort qu’on n’arrive plus à passer à autre chose – sont ….rares mais intenses!

Morwenna Phelps, qui préfère qu’on l’appelle Mori, est placée par son père dans l’école privée d’Arlinghurst, où elle se remet du terrible accident qui l’a laissée handicapée et l’a privée à jamais de sa sœur jumelle, Morganna. Là, Mori pourrait dépérir, mais elle découvre le pouvoir des livres de science-fiction. Delany, Zelazny, Le Guin et Silverberg peuplent ses journées, la passionnent.
Un jour, elle reçoit par la poste une photo qui la bouleverse, où sa silhouette a été brûlée. Que peut faire une adolescente de seize ans quand son pire ennemi, potentiellement mortel, est une sorcière, sa propre mère qui plus est ? Elle peut chercher dans les livres le courage de combattre.

Je pense que je vais réserver une place à part à Jo Walton dont les romans me font l’effet d’une sorte d’addiction depuis « Mes vrais enfants ».

Parmi les grands coupables d’insomnies/troubles divers et gueule de bois littéraire, je peux citer:

 

Ou:

 

Bonnes lectures!

Thème : Sanglant ou nocturne

 

 

 

Thème: Sanglant ou nocturne

 

Cette semaine, Halloween avant l’heure avec un « sanglant ou nocturne » !

Catégorie « Petits frissons sorciers »:

 

David Eliot vient d’être renvoyé du collège Beton. En apprenant la nouvelle, son père entre dans une colère folle, contraignant David à aller se réfugier dans sa chambre. Le lendemain matin, un courrier atterrit dans la boîte aux lettres, proposant à David d’intégrer une nouvelle école, bizarrement décrite comme l’établissement parfait aux yeux de M. Eliot. En effet, l’école Groosham Grange dispense notamment des cours d’astronomie, de cuisine, et n’accorde qu’un jour de vacances par an.

David est alors envoyé dans ce nouveau collège où les parents n’ont le droit de pénétrer qu’à la demande des directeurs.  David rejoint l’île du crâne en train. Il fait la connaissance de Jeffrey et de Jill qui sont dans la même situation que lui.

Quand Horowitz préfigure aussi un collège de sorciers (-il n’a pas été le seul, avant JK Rowling-), cela donne deux volumes sympas à lire (L’île du crâne, suivie de : Maudit Graal).  Ce sont deux romans pour les jeunes, à la base, qui se lisent très bien à l’âge adulte.

Pour: – frémir sans bondir (pour un peu plus de trouille, mieux vaut plonger dans la série de l’Epouvanteur; pour un peu de trouille en étant plus jeune, la série Chair de Poule de R.L Stine)
– pour ceux qui ne sont toujours pas allés à Poudlard

 

Catégorie: « les grands Anciens goûteront à la citrouille »:

« Nyarlathotep . . . the crawling chaos . . . I am the last . . . I will tell the audient void. . »

Difficile d’évoquer le fantastique sans aller tremper le bout des orteils chez Lovecraft.
Difficile de parler de l’angoisse générée par HP Lovecraft sans évoquer Cthluhu , Dagon, Nyarlathotep (le Chaos rampant m’a donné quelques sueurs froides).

Une piste pour lire Lovecraft:
Eviter dans la mesure du possible les récits signés « Lovecraft/Derleth » qui sont plus des oeuvres de Derleth que des écrits de Lovecraft – et totalement inégaux dans la qualité

August William Derleth, né le à Sauk City (en) dans le Wisconsin et mort le , est un écrivain et anthologiste américain. Bien qu’il soit surtout connu pour avoir été le premier à publier les écrits de H. P. Lovecraft et pour ses propres contributions au Mythe de Cthulhu, Derleth est également un écrivain régionaliste notable. Il produit par ailleurs de la fiction historique, de la poésie, des romans policiers, de la science-fiction et des biographies.

Catégorie  » Diablement malin »:

Cette fois, on monte d’un cran sur l’échelle de la damnation (si on y croit…). Enfer et possession! C’est, bien sûr, « Rosemary’s baby » qui est avant tout, un grand classique de l’angoisse et de l’horreur mitonnée aux petits oignons (mais à ne surtout pas lire quand on est enceinte…)

Rosemary Woodhouse, originaire d’Omaha au Nebraska, est une femme au foyer New-yorkaise. Née Rosemary O’Reilly et issue d’une famille irlando-américaine profondément catholique, elle n’a plus guère de contacts avec ces derniers depuis qu’elle a épousé civilement Guy, un protestant non-pratiquant qui espère devenir acteur. Les deux jeunes époux louent bientôt un bel appartement au Bramford, un grand immeuble d’appartements un peu vétuste de New York. Les voisins se montrent charmants à leur endroit, notamment les Castevet, un couple âgé singulièrement excentrique.

Rosemary aimerait avoir un enfant, mais Guy lui demande de patienter, préférant se consacrer à sa carrière pour assurer à sa future famille un revenu suffisant.

A noter: Ira Levin a écrit dans les années 90 une suite à son roman « Le fils de Rosemary », jamais adapté au cinéma.

 

Catégorie: « Vous reprendrez bien un peu de potage de queues de rats en dessert? »:

Ils avaient appris à vivre dans l’ombre, furtivement, à sortir surtout la nuit et à craindre les hommes. Et soudain ils commencèrent à réaliser leur force et à prendre goût à la chair humaine. A leurs dents tranchantes comme des rasoirs, à leur nombre venait s’ajouter une arme supplémentaire: l’horreur et le dégoût qu’inspirait leur multiple grouillante. Bientôt on découvrit les restes ensanglantés des premières victimes…

 

J’ai eu ma période « Rats » . Non que lire le classique de James Herbert soit spécialement ragoûtant (sans jeu de mots voulu, du coup) mais il reste que sa série des Rats reste un monument de l’horreur – et du roman catastrophe, en passant.
C’est étonnant car à chaque livre, on en ressort un peu plus horrifié (dégoûté aussi, souvent) mais on en redemande. Addictif mais sûrement pas pour les estomacs fragiles….

 

Catégorie « Six trouilles sinon rien »

Quels sont les romans qui vous ont vraiment fichu la trouille ? A cette question, beaucoup citent à juste raison  Stephen King, Peter Straub (parfois avec King, d’ailleurs), Dan Simmons, Dean Koontz, Graham Masterton, Clive Barker, voire Anne Rice.

Je pense que mes souvenirs les plus angoissants – sortis des trois premiers auteurs cités ci-dessus – sont liés aux romans fantastiques de Serge Brussolo (pas Chattam, Grangé ou Thilliez, dont l’écriture tellement plate et  l’outrance dans l’horreur me lassent).

Brussolo a un style particulier, un sens de la formule et une imagination …sans bornes. Ses romans des années 80 et 90 (avant que l’auteur ne connaisse des soucis avec des satanistes, ce qui le forcera à laisser de côté les sujets  propres au fantastique) sont de réelles réussites. (Catacombes, Docteur Squelette, La Nuit du venin, …)

« Serge Brussolo développe souvent des sociétés évoluant dans un milieu coupé du monde, une sorte de huis clos à l’échelle d’une petite civilisation (Les Prisonnières de Pharaon, La Fenêtre jaune, Rhinocérox, etc.). Ses héros sont souvent des êtres en rupture avec la société, proches de la déchéance la plus totale, et les moindres efforts qu’ils entreprennent pour s’en sortir les enfoncent généralement un peu plus encore. La plupart des romans de Serge Brussolo sont empreints d’un fatalisme viscéral teinté d’humour noir. Ses thèmes les plus abordés, tous genres confondus, sont le corps humain, ses transformations et ses mutations, la dégénérescence inéluctable de tout système sociétal, l’illusion religieuse, « l’enfermement et la folie sous toutes ses formes.

 

 

Bonnes lectures! Et bons frissons !

TBTL : Une histoire d’amour

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Un amour qui finit mal:

 

C’étais en 1912, dans la vallée de la Chautauqua, au nord de l’état de New York.
La belle Calla aux longs cheveux roux vivait les jours sans les voir, prés d’un mari qu’elle n’aimait pas.
Cette année-là, pour Calla, la réalité existe comme un rêve. Un amour noir comme l’homme dont son corps épouse le corps, noir comme un rêve de nuit et de mort.

Un roman court nourri par l’écriture brillante de Joyce Carol Oates .
Passion, racisme (homme noir, femme blanche), mort. Superbe.

 

Amour tous genres confondus

avec Les Chroniques de San Francisco (il faut les lire, vraiment!). Maupin nous raconte les années 70, la communauté LGBT , les amours;  l’amour, simplement:

Mary Ann débarque à San Francisco pour fuir la vie ennuyeuse de sa ville natale. Elle emménage chez Anna Madrigal, qui tient un petit immeuble sur Barbary Lane et cultive de la marijuana. Elle y fait la connaissance des colocataires : Michael « Mouse » jeune homosexuel, Brian Hawkins le séducteur, et Mona jeune femme assez mystérieuse très amie avec madame Madrigal.

Mary Ann trouve un travail de secrétaire dans la société de publicité de monsieur Halcyon, dont la famille est aussi spéciale que les colocataires de Barbary Lane : sa femme vit une vie de société bourgeoise, sa fille couche avec le livreur asiatique car son mari la délaisse, mais elle ne sait pas que c’est pour son gynécologue.

(à notre que les derniers tomes sortis « Mary Ann en automne » et « Anna Madrigal » ont un ton beaucoup moins léger)

 

L’amour qui se termine

Une nouveauté, lue dans le cadre de la rentrée littéraire 2017. Je l’ai chroniqué ici. 

« Un garçon, une fille, une histoire universelle. Ils s’aiment, se déchirent, elle s’en va. Lui s’écroule. La jeunesse et l’innocence avec. Un roman qui frappe, âpre, enlevé, emporté, qui ne s’oublie pas. Une signature, une écriture, une voix, une époque, une génération.
« Pendant un temps, tout reste normal. On saute et on rebondit, on s’élance et on atterrit, pourtant la fin est proche, très proche. Lorsqu’on en prend conscience, qu’on réalise que l’on ne saute plus aussi haut qu’avant et qu’on peine à atteindre les sommets que l’on caressait du bout des doigts en se hissant sur la pointe des pieds, il est déjà trop tard. Le fil se détache, et il faudrait courir s’agripper là ou on le peut, mais on ne le fait pas, et on s’élance, certain que tout va rentrer dans l’ordre. La chute n’en est que plus douloureuse. Mort d’inquiétude à l’idée de heurter le sol qui, seconde après seconde, se rapproche, on hurle, on se débat, et plein d’espoir, on attrape le fil encore pendu à notre coeur, mais ce fil, ah ! ce fil, il n’est plus relié à rien. «

 

Un rapide survol aujourd’hui pour ce TBTL… le sujet est inépuisable.
J’aurais pu rajouter: une romance bien faite et historique: « Outlander », bien sûr!

 

Bonnes lectures!

TBTL : Un livre qui n’est pas votre genre (mais que vous avez aimé)

 

C’est jeudi, c’est TBTL!

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Cette semaine:

T’es pas mon genre, mais je t’ai quand même aimé
( ou savoir sortir de sa zone de confort)

 

Ouh, que c’est difficile… – et ceci pour une simple raison: je n’ai pas de « genre » attitré. Certes, j’aime beaucoup la fantasy, la SF, mais si vous jetez un coup d’oeil dans ma bibliothèque, vous remarquerez que j’ai autant polars (plus même!) que de fantasy – et encore bien plus de littérature générale (française et étrangère en parts égales).
Idem pour la poésie, le théâtre, les contes, et la psycho, les arts, j’en passe….

Le genre qui m’attire le moins est…l’essai politique – ce qui ne veut pas dire que je n’en lis jamais.
Les essais, voilà sur quel terrain je vais vous emmener aujourd’hui.
Il y a quelques mois, je me suis plongée dans un essai écrit par un prof de philosophie, Richard Mèmeteau (aussi l’auteur de ce blog).

Et j’ai adoré ! Tellement aimé que j’en ai tiré une série d’articles sur ce blog (T’as pas vu ma pop? )

« Avant d’être un truc jeune et sexy, un graphismesimplifié à l’extrême ou un genre musical, la pop est une stratégie, un calcul industriel alimenté par une seule obsession : savoir ce que veulent les masses. Quels en sont les ressorts, mais aussi les implications existentielles ? Une approche philosophique originale et  » pétillante  » de la  » culture de masse « .

De Star Wars à Lady Gaga, du Seigneur des anneaux à
Game of Thrones, tubes, blockbusters et best-sellers forment aujourd’hui les facettes d’une culture de masse omniprésente. Un philosophe analyse le phénomène : qu’est-ce que la  » pop culture  » ? Quels en sont les ressorts, mais aussi les implications existentielles ? Avant d’être un truc jeune et sexy, un graphisme quadrichromique simplifié à l’extrême ou un genre musical qui présente en quantité anormalement élevée des sons de synthétiseur, la pop est une stratégie, un calcul industriel alimenté par une seule obsession : savoir ce que veulent les masses. La pop culture est un ogre qui ingère tout ce qu’il trouve. Mais cette logique de réappropriation l’ouvre paradoxalement aux déclassés, aux freaks et aux minorités en tout genre. Pour l’auteur, ce qui s’y joue est d’abord l’invention de nouvelles identités. Il conduit sa réflexion à partir d’analyses fines de chansons, de films, de comics, de romans et de séries, multipliant les digressions érudites en réponse à des questions aussi essentielles que : jusqu’à quel point peut-on détester un ancien groupe indé devenu commercial ? Comment Harry Potter peut-il survivre à l’Avada Kedavra de Voldemort dans la Forêt interdite ? La catégorie de mythe fonctionne-t-elle pour la pop culture ? Par ailleurs, si Obi-Wan Kenobi est si malin, pourquoi laisse-t-il Luke Skywalker faire tout le boulot ? »

Pari réussi, donc. Je recommence dès que possible….(en fait, j’ai plusieurs essais en vu dont celui-ci ).

 

Bonnes lectures!
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Thème : Continent

 

C’est jeudi, c’est TBTL!

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Aujourd’hui: Continent (un livre d’un continent différent du vôtre)

 

J’ignore si c’est le fait de m’être replongée dans mes vieilles éditions de SF (couvertures Presses Pocket dont je parle ici) ou si c’est une vague de nostalgie due à Valérian -(qui est, contrairement à ce que certains esprits un peu obtus propagent, un sacré bon film… – du moins si l’on sait y voir toutes les références de SF qui s’y cachent – on en reparle dans 10 ans, comme pour le « 5ème élément » )- mais quand j’ai cherché « un livre qui se déroule sur un autre continent« , une seule idée m’est restée: si on part, partons loin, sur des continents inconnus ….et extra-planétaires.

Direction la planète géante de Majipoor!
Le cycle de Majipoor est une série mêlant fantasy et science-fiction (science fantasy).

Le 1er tome a été publié en 1980.

Majipoor est une planète gigantesque où des colons humains se sont installés après avoir quitté la Terre. Ce monde géant et fantastique sert de cadre à la série de romans écrits  par  Robert Silverberg.

Initié par « Le château de Lord Valentin », le cycle de Majipoor offre un cadre splendide et vaste (les continents sont gigantesques)

Les humains qui s’installent sur cette planète doivent composer avec les indigènes : les Piurivars, appelés communément changeformes ou métamorphes en raison de leur faculté à modifier leur apparence,

D’autres races extra-terrestres intelligentes arrivent sur Majipoor,  puisqe  les humains ne sont pas assez nombreux pour remplir les immensités de la planète :

-les Vroons, minuscules créatures possédant de nombreux tentacules, un bec et des yeux dorés ;

-les Skandars, géants hirsutes à quatre bras ;

-les Hjorts, à la peau grumeleuse couleur de cendre, à l’allure de crapaud et à la bouche remplie de cartilages masticatoires plutôt que de dents ;

-les Ghayrogs, créatures d’allure reptilienne, mais en réalité mammifères ovipares ;

-les Liis, une race à la tête large, à la peau noire et possédant trois yeux rouges ;

– les Su-suheris bicéphales

Géographiquement, Majipoor est formé de trois continents :

Alhanroel est le plus grand et le plus peuplé, Zimroel compte quelques grandes cités au milieu de forêts gigantesques tandis Suvrael, le continent du Sud, n’est qu’un vaste désert torride.

La géographie de Majipoor

version BD:

Dans le cycle de Majipoor, Silverberg nous fait découvrir un monde dépaysant tout en abordant des questions bien humaines (quête de l’identité, de soi-même; pacifisme; pouvoir et institutions, etc…)

« Avec Majipoor,  Silverberg a puisé dans l’histoire de l’humanité et dans sa culture ethnologique pour en tirer un monde incroyablement éloigné de la sf classique », argumente Gérard Klein dans sa préface au premier volume. En effet, institutions aristocratiques, magie et sorcellerie, bande de saltimbanques parcourant la planète, dès les premières lignes, le lecteur comprendra pourquoi l’ambiance médiévale de Majipoor, n’échappe à personne. Et qui dit médiéval, dit Fantasy. Et la SF dans tout ça ?

On compare souvent Majipoor à l’oeuvre d’un autre grand de la science-fiction, Jack Vance, qui cultive aussi depuis ses débuts, un goût marqué pour le dépaysement (cycle de Tschaï, (Le Chasch 1968, Le Wankh et le Dirdir en 1969, et le Pnume 1970), (source )

C’est aussi ce qui m’avait amené à lire « Le château de Lord Valentin » (et donc, à me faire happer par cet univers): étant tombée quasi en amour des romans de Jack Vance quand j’avais 14/15 ans, j’avais cherché un univers aussi passionnant. « Le Château de Lord Valentin » venait alors de paraître (nous sommes dans les années 80) et, logiquement, je m’embarquai alors pour un voyage direct pour Majipoor.
Entre fantasy et SF, le cycle de Silverberg est dense et intelligemment pensé.

Je ne peux que le recommander ( à lire aussi en BD).

 

Bonnes lectures et à bientôt!

Thème : Fais-moi lire !

Chaque semaine nous partageons une lecture correspondant à un thème paru chez Bettie Rose Books. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

 

Cette semaine, « fais-moi lire! »

Je peux comprendre que ce thème (conseiller 1 livre – 1 seul – à quelqu’un qui lit peu ou pas) peut faire peur. Il est beaucoup plus aisé à aborder quand on est habitué à le faire, grâce à sa formation initiale.
Par contre, il est illusoire de croire qu’on peut proposer un seul livre. Un truc très simple: toujours donner le choix au lecteur potentiel car, au final, c’est lui-elle qui doit en avoir l’idée et se dire « j’ai trouvé! ».
Ensuite, le plus important est d’écouter la personne qu’on a en face de soi (en écoute active ).
Et ceci, sans oublier de poser quelques questions, bien ciblées.
Alors, oui, c’est parfois ardu – et exercer le métier de libraire ou de bibliothécaire, ça ne s’improvise pas. Contrairement à certaines idées reçues, ça ne consiste pas à lire toute la journée, mais aussi à communiquer.

En quelques mots:

Penser aux romans courts pour ceux qui fuient devant le nombre de pages.
(même si un roman court n’est pas forcément plus aisé, mais ceci est une autre histoire). Imaginons quelqu’un qui dit lire peu ou pas parce que « les livres, ça me fait peur quand c’est trop long et en plus, j’ai la flemme/(variante): j’ai pas le temps ».

Eviter de faire l’impasse sur les classiques (certains sont, contrairement aux idées reçues, très accessible).

Proposer plusieurs genres (penser: polars, SF, fantasy….mais aussi: BD, roman graphique, manga)

Eviter de se cantonner aux genres dits « faciles » (chick-lit, YA, jeunesse,  romance) – parce que ça ne l’est pas forcément (facile).

Penser à sortir du modèle « roman »: essai, autobiographies, théâtre (les dialogues se lisent bien pour ceux qui sont rebutés par les descriptions), poésie, etc….

….et si ça ne fonctionne toujours pas, se dire que ne pas lire, ce n’est pas une tare, ce n’est pas une honte ni une malédiction. (je pense aux nombreux d’analphabétisme, en France, par ex. ). Car, dire « tout le monde lit, même un peu » sous-entend que « tout le monde a appris à lire »…
Il est surprenant de constater que, malgré la scolarisation obligatoire, il y a beaucoup plus d’exemples de personnes qui savent lire mais très mal qu’on ne croit. Ceci génère de la honte mais souvent aussi un désir de lire (de savoir lire, mieux ou lire, tout simplement).

Quelques idées en vrac:

Classiques:

  • Le joueur d’échecs  (Stephan Zweig)

Nombre de pages : moins de 100.

L’histoire : Czentowicz, champion d’échecs arrogant, esprit borné à outrance, inculte et étonnamment stupide, occupe le premier plan jusqu’à l’entrée en scène de Monsieur B.

 

  • Exercices de style
    Raymond Queneau

 

Le narrateur prend le bus à une heure d’affluence. Il voit un jeune-homme s’énerver contre un voisin qui, dit-il, le bouscule dès que passe quelqu’un.

Littérature américaine:

Mon chien stupide/ John Fante

« Il était un chien, pas un homme, un simple animal qui en temps voulu deviendrait mon ami, emplirait mon esprit de fierté, de drôlerie et d’absurdités. Il était plus proche de Dieu que je ne le serais jamais, il ne savait ni lire ni écrire, et cela aussi était une bonne chose. C’était un misfit et j’étais un misfit. J’allais me battre et perdre ; lui se battrait et gagnerait. »

Un Fante, ça passe tout seul.

Romance et classique:

  • Le blé en herbe – Colette

« Toute leur enfance les a unis, l’adolescence les sépare ».
Phil, 16 ans, et Vinca, 15 ans, amis de toujours, passent tous leurs étés en Bretagne. Tout naturellement, l’amour s’installe entre ces deux complices inséparables, un amour qui grandit plus vite qu’eux. Et cet été-là, Vinca et Phil découvrent leurs différences et leurs incompréhensions. L’insouciance et la confiance font alors place à la souffrance et à la trahison. Ces amours adolescentes révèlent à Vinca et à Phil ce qu’ils sont désormais et ne seront jamais plus. Et ces vacances s’achèvent sur un adieu à l’enfance, amer et nostalgique.

Avec délicatesse, Colette excelle à évoquer l’éveil de la sensualité, la douloureuse initiation à l’amour et à la vie. »

 

Le fantastique abordé d’une autre façon:(nouvelles)

  • Les âmes secrètes -Julio Cortazar

Ces nouvelles traitent du thème du rêve, du double, du labyrinthe. « Les cinq textes […] révèlent la face démesurée, sublime et horripilante du quotidien

Impossible de résumer en deux lignes cet excellent recueil de nouvelles écrites par un Cortazar captivant (écriture limpide).

Le polar:

  • Six fourmis blanches – Sandrine Collette

Le mal rôde depuis toujours dans ces montagnes maudites. Parviendront-ils à lui échapper ? Dressé sur un sommet aride et glacé, un homme à la haute stature s’apprête pour la cérémonie du sacrifice. Très loin au-dessous de lui, le village entier retient son souffle en le contemplant. À des kilomètres de là, partie pour trois jours de trek intense, Lou contemple les silhouettes qui marchent devant elle, ployées par l’effort. Leur cordée a l’air si fragile dans ce paysage vertigineux. On dirait six fourmis blanches… Lou l’ignore encore, mais dès demain ils ne seront plus que cinq. Égarés dans une effroyable tempête, terrifiés par la mort de leur compagnon, c’est pour leur propre survie qu’ils vont devoir lutter.

SF:

Barjavel, bien sûr

La liste pourrait être beaucoup plus longue mais je vais terminer ici.
En vous conseillant les propositions de mes collègues blogueuses (Tanuki ; June).

Bonnes lectures!

 

Thème : Tatoué(e)

Chaque semaine nous partageons une lecture correspondant à un thème paru chez Bettie Rose Books. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

 

Et cette semaine? Tatoué-e

Les tatouages dont je vais parler à présent sont plus que présents: ils sont le fil conducteur d’une série.
Bien sûr, l’histoire se déroulant dans un univers imaginaires, les tatouages revêtent un caractère magique: ce sont des runes protectrices.

Peter V.Brett - The painted man

Il y a parfois de très bonnes raisons d avoir peur du noir…Dans le monde d Arlen, dès que le soleil se couche, les démons sortent de terre et dévorent les êtres vivants. Le seul espoir de survie : s abriter derrière les runes magiques qui repoussent ces monstres. Seule une poignée de Messagers brave la nuit.Mais lorsqu’une terrible tragédie le frappe, le jeune Arlen décide qu il ne veut plus vivre dans la peur : il quitte sa ferme et part sur les routes en quête d un moyen de vaincre les démons.

Depuis trois cent ans, les démons se lèvent chaque nuit pour attaquer les hommes et semer le chaos. Les perpétuelles offensives ont mené l’humanité à la déchéance, passant d’un âge d’or technologiquement avancé à un âge sombre et peu évolué. Seules les runes magiques protègent les humains des démons. Ces symboles peints ou gravés forment des barrières protectrices autour des constructions humaines. Ces runes sont malgré tout fragiles et faillibles. Deux hommes vont se lever contre cet état de fait et s’opposer pour diriger la guerre qui mettra fin à la présence des démons sur la terre.

Les deux premiers tomes de la série sont terriblement addictifs. Le 3 ème est un cran en dessous. De la fantasy agréable à lire, l’auteur ayant su créer un véritable univers (qui se tient).

 

Bonnes lectures!