Premières lignes – 22 juin

Premières lignes 

 

Même si j’avais été déçue par le premier roman de Stuart Turton « Les sept morts d’Evenlyn Hardcastle » pourtant annoncé comme exceptionnel (mais longuet, poussif et pas très étonnant, comme dénouement ), je me doutais que certains éléments pouvaient conduire à une intrigue bien plus intéressante (tous ces secrets les uns dans les autres, par ex.). J’ai donc tenté « L’étrange traversée du Saardam »et cette fois, ce fut une lecture… d’enfer, c’est le cas de le dire !
Le roman se déroule dans un tout autre cadre que celui des « 7 morts… » : nous voilà au XVII ème, sur un navire quittant l’Indonésie (alors Indes orientales néerlandaises) pour rallier Amsterdam. A son bord, divers personnages dont Turton se plaît à retracer le parcours afin de mieux tisser sa toile.  Les uns et les autres semblent dissimuler des secrets mais lesquels ? De la femme du gouverneur à sa fille, de la maîtresse au prisonnier-enquêteur, du capitaine au simple marin, bref, la liste est un peu plus longue mais n’empêche pas de s’intéresser à chaque caractère. D’étranges phénomènes surviennent, inquiétants, puis, un cadavre est retrouvé dans la cale ! Serait-ce une malédiction ? un pacte avec l’obscur a-t’il été noué ? Qui saura trouver les bons indices au sein de la population en ébullition du navire ? Et s’il était déjà trop tard ?
La tension grandit, savamment orchestrée.
Tous les personnages se croisent, interagissent dans un huis-clos (et le navire est un bon prétexte pour cela) qui devient vite un enfer. Or, on sait bien que l’enfer, c’est les autres, (merci Jean-Paul). Et sans doute pas une intervention extérieure pseudo-maléfique.
Je n’en dis pas plus mais le roman oscille entre le fantastique et le thriller, avec une touche de  drame psychologique et de roman historique — et c’est passionnant.
Une réussite qui tient en haleine.

1634. Le Saardam quitte les Indes néerlandaises pour Amsterdam. À son bord : le gouverneur de l’île de Batavia, sa femme et sa fille. Au fond de la cale, un prisonnier : le célèbre détective Samuel Pipps, victime d’une sombre affaire.
Alors que la traversée s’avère difficile et périlleuse, les voyageurs doivent faire face à d’étranges évènements. Un symbole en lettres de sang apparaît sur la grande-voile, une voix terrifiante se fait entendre dans la nuit, et bientôt on retrouve un cadavre dans une cabine fermée de l’intérieur. Le bateau serait-il hanté, ses occupants maudits ? Aucune explication rationnelle ne semble possible. Et l’enquête s’avère particulièrement délicate, entre les superstitions des uns et les secrets des autres.

L'étrange traversée du Saardam par Turton

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Premières lignes — 14 février

C’est peut-être la St Valentin mais il n’est pas question de romance dans les premières lignes qui vont suivre  – ah, oui, et comme je l’ai lu en anglais, premières lignes aussi en anglais, du coup :

 » Sometimes, in that split second when Ray Levine snapped a picture and lots the world in the strobe from his flashbulb, he saw the blood. He knew, of course, that it was only in his mind’s eye, but at times, like right now the vision was so real he had to lower his camera and take a good hard look at the ground in front of him. « 

 

« Résumé : Megan est une mère et une épouse modèle, qui cache une sulfureuse jeunesse – une vie excitante qu’elle a dû abandonner 17 ans auparavant.
Ray est un paparazzi qui regrette son statut de photo-reporter et sa gloire d’antan, volatilisés à la suite d’un drame 17 ans auparavant.
Broome est un commissaire obsédé par une vieille affaire : Stewart Greene, disparu à la sortie d’un club d’Atlantic City, 17 ans auparavant.
Une nouvelle disparition – même lieu, mêmes circonstances – et quelques photos anonymes vont venir réveiller les crimes passés et révéler, derrière les blanches palissades, l’envers du rêve américain. »

C’est bien la curiosité qui a fait que je suis allée à la médiathèque emprunter « Ne t’éloigne pas/ Stay close » de Harlan Coben parce que ce n’est pas exactement le genre de polars dont je raffole : intrigues trop faciles à décrypter, style à l’avenant, etc…
Mais il faut dire qu’après avoir vu l’adaptation très…. déconcertante sur Netflix, je me suis demandé comment il était possible d’arriver à un résultat aussi bizarre. Pour ne pas tout révéler, dans la mini-série, l’intrigue est doublée de sous-intrigues emberlificotées qui ne servent à rien, desservie par des incohérences évidentes, par exemple :   vas-y que je rentre dans un commissariat de police comme dans un moulin ! et vas-y que j’oublie qu’il existe la vidéo-surveillance ; etc, j’en passe encore et des meilleurs. Les personnages principaux s’agitent dans tous les sens et se font voler la vedette par des personnages secondaires qui, eux non plus, ne servent à rien du tout, mais alors, vraiment à rien.
Au final, il se dégage une grande impression de gâchis, même si la mini-série a été numéro 1 sur la plateforme un peu partout.

J’ai quand même voulu constater si le roman dont était tirée la série contenait tous les défauts cités (enfin, certains, je n’ai pas tout listé, ce serait long) ou s’il en était autrement.
Et ma conclusion va être assez rapide : si « Ne t’éloigne pas » n’est ni le roman du siècle, ni même le polar/thriller de l’année, c’est loin d’être une mauvaise histoire. En fait, ça se lit bien (j’entends : facilement). Tous les éléments étranges qui parasitent la série n’existent pas, tout simplement. Ils ont été rajouté dans le scénario ! Ce qui est, on peut s’en rendre compte, une très, très mauvaise idée.

Juste pour le fun, parce qu’Armitage m’a fait trop rire avec ses faux tattoos. Enfin, à quel moment ça ressemble à des vrais ? On dirait qu’ils ont été faits la veille pour être aussi foncés. 

Le roman suit les points de vue des différents personnages, un moyen simple et efficace : Ray, le photographe (Richard Armitage dans la série — mais que diable est-il allé faire dans cette galère ? ). Puis Megan/Cassie (Cush Jumbo), le détective Broome (James Nesbitt, qui retrouve Armitage, bonjour le casting du Hobbit, tiens) et ainsi de suite, même avec deux antagonistes nommés dans le livre comme dans l’adaptation Ken et Barbie ( à noter que ces deux-là sont un peu plus approfondis dans le roman et moins caricaturaux mais tout aussi violents).


Par contre, et heureusement, l’intrigue va droit au but, sans se perdre dans des impasses comme : la fille aînée de Megan qui ferait connaissance lors d’une fête avec le premier jeune homme disparu  ; ou l’enlèvement rocambolesque de la même fille (qui a d’ailleurs l’air d’être la petite soeur de Megan, vu son âge…).

Si l’une est la mère, alors la seconde aura du mal à passer pour sa fille… 

Exit également les âneries sur la résolution de l’énigme « mais il y aurait un lien entre les différentes disparitions d’hommes depuis des années et je n’aurais rien vu alors que ça se passe à la même époque de l’année ? ». Bien sûr, c’est le détective qui trouve la réponse (genre : il fait son boulot).

Avec un minimum de cohérence apportée par Coben, l’intrigue se tient beaucoup mieux.
C’est pourquoi je me demande encore pourquoi  il a semblé nécessaire de créer un scénario aussi mal fichu avec des trous et des incohérences (j’ai encore lu un article où il en était question) alors que tout se tenait, à la base ?
Telle est la question.
En tout cas, le livre se lit…  sans problèmes. En anglais, aussi : et pourtant, j’avais une édition assez atroce avec des morceaux de traduction dans la marge (pour « aider », mais ça ne m’aide absolument pas, je comprends, merci, surtout quand c’est aussi simple). Pas de quoi devenir fan de ce genre de polars, mais rien à redire, en fait.

Ne t'éloigne pas par Coben

 

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Premières lignes — 6 décembre

Premières lignes 

 » Ma vie s’est réduite à des fragments flottants en noir et blanc, mais je me rappelle en couleurs les instants avec Jack, dans une brume de rouge, jaune et bleu vif. Des détails sensoriels. Le son de sa voix. Son odeur, comme un forêt en hiver. Je le vois couché près de moi, son visage éclairé par la lune. Sa main tient la mienne, et tout mon corps est chaud, malgré le froid. Je sens son souffle sur ma peau. 
Je n’oublie pas tout cela. 
J’avais dit à Jack de garder ses distances. Il te fera souffrir, lui avais-je dit. Il prendra ce à quoi tu tiens le plus. Il le fera avec un sourire, et puis il fumera une cigarette. 
Jack ne m’a pas écoutée. 
Mais je brûle les étapes. Je vais directement à la fin, alors que pour comprendre la vérité, il faut commencer par le début. »

En effet, pour comprendre la fin de ce roman, il m’a fallu relire le texte placé en exergue  et écrit en italique. Car  ce sont ces épigraphes, exprimant le point de vue de l’un des personnages (Ava) qui donnent la clé de ce thriller haletant (la fin étant le début, pour ne pas en dire plus).
Revenons donc au début.
Le Fracas et le Silence (Where Beauty There Is ), premier opus de Cory Anderson, est sorti à la fois en collection adulte chez Fleuve et en YA chez PKJ (l’édition que j’ai reçue).

Le fracas et le silence par Anderson

D’entrée, le ton est donné : la mère de Jack, l’aîné et de son jeune frère, Matty, se suicide. Les frères sont seuls, leur père purgeant une peine de prison. Jack va tout faire pour éviter de se trouver séparé de Matty par les services sociaux. Mais il manque de tout : d’argent, pour commencer. Et vu la réputation de ses parents, personne ne veut lui confier un petit boulot après les cours. Matty se fourre dans les ennuis, les gros. Il va finir par accepter l’aide d’Ava (la voix des épigraphes, le fil rouge du roman), sans savoir qu’elle est la fille de celui qui autrefois a trahi son père. A partir de là,  ce ne sont plus de gros ennuis qui attendent Ava, Jack et Matty, c’est une succession de catastrophes.
Cory Anderson a signé un roman noir aussi sublime que terrifiant, sans concession, qui fait penser à certains films  : « No country for old men »au hasard – le fait qu’elle ait appelé le père d’Ava, le psychopathe, Bardem doit jouer un rôle dans mon choix, je pense.
La nature glacée joue un rôle fondamentale dans son livre. C’est un personnage à part entière.
De même, elle a su construire habilement une narration ingénieuse avec la boucle dont je parlais au début. Les chapitres sont numérotés dans l’ordre croissant jusqu’à un certain point, suivant le point de vue du jeune Jack puis, tel un pivot, on trouve le poème qu’évoque Ava : Invictus  de Henley. Bien sûr, ce poème n’est pas cité par hasard, ni pour faire joli. Il est cité à un moment-clé  en lien avec le crescendo dramatique (que je ne vais pas révéler sans dévoiler toute l’intrigue du thriller).
Puis, le roman bascule sans qu’on y prête attention à première vue, tant on est pris par les péripéties. Pourtant, les chapitres sont à présent numérotés dans l’ordre décroissant. Et c’est le point de vue de Jack que nous lisons. Le point de vue d’Ava restera toujours jusqu’à la fin visible grâce aux épigraphes. Jusqu’à la fin ? Mais est-ce bien la fin ? Ou doit-on rembobiner le tout ?
Ce livre est intelligent, vraiment. Malgré quelques petites incohérences dans le réalisme des situations (ex:  Jack réussit à tromper le surveillant pour voir son père en prison  en mentant sur son âge alors qu’il montre son permis de conduire… où se trouve sa date de naissance ? Hum… ), tout est bien admirablement bien ficelé, avec une écriture rapide et parfois poétique, surtout dans l’évocation de la nature. Les thèmes peuvent paraître durs (suicide, pauvreté, traîtrise, maltraitance d’enfants, drogue, etc…) et c’est la raison pour laquelle il s’agit bien de YA, voire de roman pour adultes et pas d’un livre « jeunesse » (13 ans et + pour PKJ éditions).
Mais je dois dire que si Cory Anderson continue sur cette voie, elle va être une autrice à surveiller …
Pour les amateurs et amatrices de romans noirs, thrillers, livres palpitants. Je le conseille vivement. C’est une réussite.
Merci encore à Babelio et aux éditions PKJ 

Résumé : C’est l’hiver, quelque part dans l’Idaho. Le ciel est noir et il fait un froid à fendre les os.
Jack, dix-sept ans, n’a plus d’espoir, plus d’avenir, personne sur qui compter. Hormis son petit frère Matty, pour lequel il serait prêt à se sacrifier. Depuis la mort de leur mère, leurs ressources sont de plus en plus réduites. Jack n’a plus le choix : pour éviter de devoir confier son frère à un orphelinat, il doit trouver l’argent sale qui a envoyé son père en prison.
Ava a le même âge. Sa vie n’est que solitude, secret, silence. Son père, qui lui a appris à n’aimer personne, à ne faire confiance à personne, est sur les traces du même butin que Jack. Quand le chemin des deux familles se croise, Ava doit faire face à un dilemme : garder les secrets de son père ou aider les deux frères à survivre…

Lazare – Lars Kepler

Lazare est  donc le septième tome de la série policière Joona Linna, commencée avec L’hypnotiseur. Le couple « Lars Kepler » signe une fois de plus un thriller haletant, plus noir que jamais, tout ce qui a fait leur succès.

Lazare par Kepler

Résumé : 

Un appartement d’Oslo, donc l’occupant a été trouvé mort, dans un état de décomposition avancée. Quand la police investit les lieux, elle fait une autre découverte macabre : la victime était visiblement un profanateur de tombes qui collectionnait des « trophées ». Au nombre desquels le crâne de l’épouse de Joona Linna. Quelques jours plus tard, une inspectrice allemande prend contact avec Joona pour solliciter son aide sur une troublante affaire de meurtre dans un camping aux abords de Rostock. Rien n’aurait pu le préparer au choc qui l’attend, car ce qui n’était d’abord qu’un pressentiment absurde va basculer irrémédiablement vers une certitude terrifiante : le redoutable tueur série Jurek Walter est de retour. L’inspecteur sait qu’il ne lui reste qu’une chose à faire : mettre sa fille à l’abri. Et il ne peut compter sur l’aide de personne, car ses collègues le jugent en plein délire paranoïaque. Qui d’autre qu’un fou tremblerait devant un fantôme ? Mais tout le monde ne vit pas dans la même réalité. Si quelqu’un revenait d’entre les mort, certains criaient au miracle, d’autres évoqueraient un cauchemar. Plus noir que jamais, Lars Kepler, maître incontesté du thriller scandinave, est de retour avec la septième enquête de l’inspecteur Joona Linna.

C’est difficile de juger un roman de Lars Kepler : on se dit à chaque fois qu’on ne va pas se laisser reprendre au jeu, qu’il y a trop d’imperfections, que la recette est toujours la même, sans surprise mais sans génie non plus (ou alors, peut-être est-ce cette solution efficace qui tiendrait du génie, justement…). On se le dit, on se le répète et on se retombe dans le piège dès qu’un nouvel opus sort. Démoniaque…

Pourtant, depuis quelques romans, je trouve que le couple Ahndoril (le véritable nom des deux auteurs ) s’essouffle vraiment. J’avais survolé plus que lu Le Chasseur de lapins ; j’avais trouvé que l’ensemble manquait de subtilité (la fin était un grand n’importe quoi, en particulier).

J’espérais un peu mieux de ce Lazare qui voit le retour de la Nemesis de Joona Linna, à savoir le tueur en série qu’on croyait mort, Jurek Walter. Personnage terrifiant, Jurek Walter tient plutôt du roman d’horreur que du thriller, même si les deux genres peuvent facilement se confondre.
Jurek énonce des prédictions comme un oracle, froidement. Il pousse ses victimes au suicide, entrant dans leurs têtes. Le manipulateur ultime, en quelque sorte.

Jurek Walter se tourna vers Joona. Son visage était sillonné de fines rides et ses yeux clairs vinrent croiser les siens.
— Bientôt les deux fils de Samuel Mendel vont disparaître, dit Jurek d’une voix mesurée. Et Rebecka, la femme de Samuel, va disparaître. Mais… Non, écoutez-moi, Joona Linna. La police va enquêter et quand elle abandonnera, Samuel va poursuivre les recherches, mais il finira par comprendre qu’il ne reverra jamais sa famille et il se donnera la mort.

(Le marchand de sable)

Je dois dire que je n’ai pas trouvé très habile de la part des auteurs d’avoir encore une fois recours à ce grand ennemi ; Jurek Walter est comme Sauron ou Voldemort, il revient toujours… et il recrute des disciples qu’il endoctrine ! C’est un peu éculé comme concept, non ? Bien sûr, cela fonctionne.

Cette fois encore, personne ne croit Joona Linna : on pense qu’il est devenu paranoïaque, il sort de prison, il a sûrement une case en moins !  Cela devient un running gag, à ce stade, mais passons… Et malgré l’évidence qui se profile, personne au sein de la police ne prend les bonnes décisions, multipliant les erreurs qui vont permettre au tueur….de tuer, donc.

Les détails sont toujours aussi sordides, avec Jurek Walter qui enterrent les gens en les maintenant vivants. Il a maintenant un acolyte nommé Beaver qui pourrait être intéressant – et dont on va évidemment entendre parler dans le prochain livre – mais qui n’est guère développé. Pourquoi est-il si instable ? Pourquoi s’est-il laissé recruter par Walter ? On ne sait pas. Il y a très peu d’indices. On nous flanque cela comme une évidence (Jurek le recrute, point).  C’est un peu maladroit et à la limite de l’incohérence.

Pour les points positifs parce que j’ai l’air de tout démonter mine de rien :
on retrouve un très bon découpage de chapitres, des scènes courtes, bien documentées, un rythme qui se maintient tout du long.

Les personnages  (Joona Linna, sa fille Lummi, Saga Bauer, sa soeur… et même des personnages secondaires) sont toujours très bien décrits, avec suffisamment d’épaisseur pour être crédibles.

Pour le plus négatif :
une tendance au porno qui se s’accentue avec une scène  lors du tournage d’un film X du point de vue d’ une actrice dont on se demande encore l’utilité. Je n’en vois aucune sinon la complaisance pour les scènes de sexe décrites par le détail (et dont on se passerait, surtout avec des remarques dignes d’un porno lourdingue dont je vous passe les citations mais qui m’ont bien agacées à la lecture). Je n’ai rien contre les scènes de sexe mais quand elles sont utiles pour l’intrigue ! Et aussi quand on peut éviter les phrases sorties de 50 nuances de Grey … 

Une lecture finalement mitigée puisque j’ai été tenue en haleine (je voulais vraiment savoir où tout cela nous menait) mais qui ne m’a pas rassurée sur le chemin que prend la série. Dommage parce que j’avais plutôt de la sympathie et de l’indulgence pour les enquêtes de Joona Linna….

 

 

Lu à l’occasion de l’opération Masse Critique – merci à Babelio et aux éditions Actes Sud  » Actes Noirs » 

Premières lignes : Les Nocturnes – Tess Corsac

 Premières lignes tout de suite :

« Ces derniers temps, mes nuits sont courtes.
Le robinet couine et pleure son eau glacée dans la cuvette de céramique. Mes doigts frissonnent. J’asperge mon visage avant de me regarder dans le miroir. Mes cernes sont lourds, les lèvres abîmées, mes traits affaissés. J’essaie de sourire et mon reflet se tord. « 

J’avais beaucoup entendu parler de ce roman YA à sa sortie (avril de cette année) puisque la maison d’édition (Editions Lynks) avait alors fait un gros travail de teasing. Avec une superbe couverture créée par Miesis , qui ne pouvait qu’attirer l’oeil, je dois dire que j’avais vraiment envie de savoir ce que ce roman avait dans le ventre. D’un autre côté, j’avais aussi peur d’être déçue…

Les Nocturnes par Corsac

De quoi parle donc Les Nocturnes ? Résumé tout de suite avant de dire ce que j’en ai pensé :

Résumé : Nous avons cherché par tous les moyens à découvrir pourquoi nous étions enfermés ici. Si seulement nous avions su… Aurions-nous quand même été jusqu’au bout ?

Un nom, un bloc, une couleur d’uniforme : Rouge ou Vert. Ce sont les seules informations dont disposent les deux-cent-cinquante pensionnaires de la Croix d’If, entrés dans l’institut sans le moindre souvenir et sans opportunité de sortir.
Natt Käfig est un Rouge du bloc 3A. Il est le dernier à avoir vu Laura, une Verte, avant sa mystérieuse disparition. Il se fait approcher par un groupe d’élèves… Qui sont ces « Nocturnes » qui ont besoin de son aide et qui pensent que Laura avait découvert les raisons de leur présence dans l’institut ? Rouges et Verts vont devoir collaborer pour percer le secret de la Croix d’If et échapper à l’administration. Y parviendront-ils en apprenant qu’ils sont prisonniers pour des motifs différents ?

Avec un résumé intrigant à souhait, on s’attend à découvrir de sombres secrets dans cet institut perdu au milieu de nulle part et, surtout, on s’attend  à haleter tout au long de la lecture. Certes, on est tenu en haleine, mais en raison de la grande révélation : on est vite fixé sur ce qui distingue les Verts des Rouges – et c’est bien trouvé. J’apprécie beaucoup ce genre de trouvaille : l’autrice ne cherche pas à être la plus originale qui soit (à ce sujet, le roman m’a fait penser à Caïn, de Dario Alcide)  mais elle vise juste, elle est bien renseignée et sait mettre en place un système, des personnages qui trouvent leur place et évoluent de façon cohérente. Et ça fonctionne !
L’atmosphère devient de plus en plus sombre, de plus en plus pesante. Le danger finit par se situer au sein de l’institut, lorsque les Verts et les Rouges, livrés à eux-mêmes, commencent à se battre entre eux pour des raisons que je ne vais pas révéler ici.
La fuite devient la seule solution…
Mais l’extérieur est-il plus accueillant ? Quel est le danger ? Les autres ? Eux-mêmes ? Car si ces jeunes adultes se sont retrouvés un jour dans cet institut, privés de leurs souvenirs, n’était-ce pas parce qu’ils le souhaitaient ? N’était-ce pas pour oublier une partie d’un passé traumatisant et traumatique ?
Les questions posées,  comme dans Caïn, même si le thème diffère,  sont ici aussi cruciales.

J’ai passé un bon moment avec Les Nocturnes et j’ai particulièrement apprécié le développement des personnages (avec un bonus pour celui de La Chouette).
Tess Corsac est une jeune autrice. J’espère sincèrement qu’elle continuera sur cette voie car elle nous promet de bonnes surprises dans ce cas.

Tess Corsac – Les Nocturnes
Editions Lynks – 16, 90€

Premières lignes #16septembre

J’avais le choix, cette semaine, pour ces Premières lignes. Contrairement à la semaine passée où j’hésitais beaucoup …. Parler une nouvelle fois d’un tome d’une série ou mettre l’accent sur une lecture qui ne m’a pas forcément emballée. J’essaie, avec ce rendez-vous hebdomadaire de présenter des Premières lignes lues récemment.

 

« Les deux amoureux regardaient par la fenêtre de leur chambre d’hôtel. Ils rayonnaient de bonheur, mais pour différentes raisons.
Les chutes de neige annoncées depuis près d’une semaine étaient enfin arrivées dans la nuit. « 

Attention, derrière ces lignes totalement innocentes, se cache un polar très bien ficelé et documenté, comme sait le faire Peter James.  L’auteur anglais poursuit ici sa série des Roy Grace entamée en 2005 avec Comme une tombe (Dead simple). Toucher mortel, le 12ème tome,  nous plonge dans une histoire de veuve noire (au sens propre comme au figuré) et de venins… Pour les habitué.es de Roy Grace, on suit sa trajectoire ainsi que sa vie à Brighton. Bref, Toucher Mortel tient en haleine jusqu’au bout et, sans être révolutionnaire, est un très bon thriller hautement venimeux.

 

Vilain petit canard lorsqu’elle était enfant, Jodie Bentley a deux rêves dans la vie : être belle et devenir riche. Le premier réalisé – avec un petit coup de pouce de la chirurgie plastique –, elle travaille désormais ardemment sur le deuxième. Sa philosophie concernant l’argent est simple : on peut soit le gagner, soit se marier avec. Le mariage, facile. C’est se débarrasser du mari après coup qui s’avère compliqué, et qui requiert un réel talent. Rien de mieux que la pratique pour se perfectionner…
De son côté, le commissaire Roy Grace subit la pression de la part de son supérieur et sa précédente affaire lui donne encore des insomnies. De plus, l’enquête sur la disparition de sa femme Sandy est relancée grâce à de nouveaux éléments, alors qu’un ancien adversaire fait son grand retour. Mais pire que tout, il est convaincu qu’une veuve noire opère en ville. Une femme à l’esprit venimeux et mortellement efficace. Grace réalise bien vite qu’il a sous-estimé sa dangerosité…

 

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Premières lignes #15juillet

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. J’en profite pour chroniquer le livre également.
Les premières lignes rendez vous créé par le blog, Ma lecturothèque.

« Jeremy Harrington sourit devant son rosier, car il a toutes les raisons d’être heureux. dans deux jours, Il fêtera ses cinquante ans. Iris va enfin mettre un pied hors de sa maison de Pittsburgh et venir lui présenter le petit Lucas. »

Ce sont des #Premièreslignes bien trompeuses qui introduisent ce (très bon) thriller. Vincent Hauuy signe ici son quatrième roman: le 1er,  Au-delà du cercle est sur Wattpad; le 2nd, Bribes électriques, sur Scribay et le 3ème, Le loup du Saguenay, sur Fyctia, une plateforme que je ne connaissais pas.
Le tricycle rouge entame un cycle qui met en scène Noah Wallace, génial profileur bien cabossé, Sophie Lavallée, journaliste-blogueuse et Clémence Leduc, enquêtrice de la police canadienne.
Que dire sinon que ce thriller est une réussite ? Les chapitres sont courts, efficaces, servis par une écriture  limpide et particulièrement agréable, parfois nerveuse aux bons moments. L’intrigue découpée en deux enquêtes sont très habilement menées pour nous mener à un dénouement étourdissant. Les codes du genre sont bien vus et respectés.
Les meurtres sont brutaux (le « âmes sensibles s’abstenir » est de rigueur); on y retrouve la force d’un James Ellroy, voire d’un Stephen King (l’un des inspirateurs de Vincent Hauuy).

Le petit plus des « mots difficiles » utilisés par le protagoniste est un coup de génie (ayant la version papier puisque j’ai lu Le tricycle rouge pour le Prix Polar Livre de Poche, j’ai noté quelques mots particulièrement intéressants !).

Je pense que je ne vais pas tarder à me procurer la suite (Le Brasier) …et conseiller aux amateurs du genre autour de moi cette lecture, bien entendu.

Résumé:

Noah Wallace est un homme usé, l’ombre du brillant profileur qu’il était jusqu’à ce qu’un accident lui enlève à la fois sa femme et sa carrière. Mais une carte postale trouvée sur le lieu d’un crime atroce au Canada l’implique directement et le ramène à une série de meurtres commis cinq ans plus tôt. Dans le même temps, à New York, la journaliste-blogueuse Sophie Lavallée enquête sur un reporter disparu dans les années soixante-dix. Et si les deux affaires étaient liées par le même sombre secret ?

D’autres blogueuses ont également eu un coup de coeur dont: Isa , Alec à la Bibliothèque,et ManedWolf.

 

 

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Sekt – l’origine du venin – Vincent Ravalec

 

 

Le chef gendarme y va de son laïus. Ils ont toutes les raisons de penser qu’il est arrivé quelque chose au fils de la femme ici présente et il précise qu’il serait dans l’intérêt de tous de collaborer. Aucune réponse. Silence de mort. Le jour se lève. Les yeux de la femme s’agrandissent d’horreur, ceux de Serge et de Marie-Hélène de stupeur. Dans le jardin, flottant sur des lambeaux de brouillard, scène d’épouvante, un homme est crucifié. On voit qu’il est encore vivant.

Pour Serge, flic déclassé et Marie-Hélène juge fautive, c’est la possibilité du rachat. Résoudre ce mystère démoniaque c’est la rédemption ; échouer, la plongée professionnelle aux enfers.

 

J’étais ravie de me plonger à nouveau dans un roman de Vincent Ravalec qui a été l’un de mes auteurs français préférés pendant longtemps ( Cantique de la racaille(prix de Flore 1994)  ; Un pur moment de rock’n’roll ; Vol de sucettes et recel de bâtons, et même : Wendy).
Cette fois, c’est un thriller sur fond de secte qui démarre assez fort.
L’intrigue est bine ficelée, les personnages bien dessinés; tout est mené tambour battant sans tomber dans les travers d’un Dan Brown, pour rester dans le genre.

J’ai trouvé le style un peu moins concluant : l’auteur sembla avoir opté pour un détachement, à la limite du journalistique – et ce n’est pas vraiment ce à quoi je m’attendais de la part de Ravalec.
Mais « Sekt, l’origine du venin » reste un bon thriller, un premier tome qui donne envie d’attendre la suite.

 

Merci à Net Galley et aux éditions Tohu Bohu pour cette lecture.

Sekt tome 1/3
● Genre Thriller ésotérique
● Format Grand format – Broché
● ISBN 978-2-37622-041-1
● Date de parution 6/04/18
● Nombre de pages 470
● Prix 22€

Écrivain, réalisateur, scénariste et producteur, Vincent Ravalec a choisi le train comme résidence principale.
Il y travaille dans le calme à ses multiples projets.
Tous genres confondus, Vincent Ravalec a publié une cinquantaine de titres depuis Un pur moment de
rock’n’roll (1992) et Cantique de la racaille (Prix de Flore 1994),

 

 

Maharajah — MJ Carter

 

« Inde centrale, juin 1837

A l’instant où il émerge en titubant du verger de manguiers, les lourds nuages de mousson qui revêtent la nuit d’anthracite mat s’écartent. Les lames courbes brillent sous la lune. »

Maharajah (The Strangler vine) , c’est une couverture réussie, un livre qu’on a envie d’ouvrir, de feuilleter (peut-être d’autres illustrations s’y cachent-elles? ). A la fois roman d’aventures, roman historique, récit initiatique pour l’un des protagonistes, Maharajah fait un carton plein.

On y apprend beaucoup d’éléments  à propos de l’Inde du XIXème, en particulier des subtilités sur les thugs, longtemps considérés à tort comme une secte d’assassins particulièrement cruels dévoués à la déesse Kali.
Dans Maharajah, les pendules sont remises à l’heure sur cette fausse croyance qui a fait les beaux jours du cinéma ou de la littérature.

Je pense à Indiana Jones et le temple maudit, par exemple, où les Thugs sont montrés comme des arracheurs de coeur.
La scène de l’exécution par l’éléphant (le condamné est placé sous la patte de l’animal qui est dressé pour l’écrabouiller, mais quelle horreur!) m’a rappelé une lecture d’enfance: Natacha et le maharadjah  – même scène mais qui s’arrête à temps.

Miranda Carter a créé deux personnages disparates et non dénués d’humour que le lecteur a envie de retrouver: Avery et Blake. Bonne nouvelle, l’autrice a écrit deux romans qui donnent une suite à ce premier opus.  Il faudra attendre un peu pour avoir une version française compte tenu du décalage (publication 2017 pour Maharajah sorti en 2014)

 

 

« Calcutta, 1837. Le pays est sous la régence de la Compagnie britannique des Indes orientales. Figure haute en couleur chez les expatriés anglais, l’écrivain Xavier Mountstuart vient de disparaître dans les profondeurs de la jungle, alors qu’il faisait des recherches sur une secte d’assassins, les thugs. L’armée de la Compagnie envoie à sa recherche Jeremiah Blake, un agent spécial, grand spécialiste des mœurs du pays, accompagné d’un jeune officier, William Avery. C’est le début d’une aventure passionnante au pays des temples et des maharajahs. En approchant de la région où Mountstuart a disparu, celle des thugs, adorateurs de Kali, déesse de la mort et de la destruction, Blake et Avery vont bientôt découvrir une incroyable conspiration. « 

M.J. Car­ter, Maha­ra­jah (The Stan­gler Vine), tra­duit de l’anglais par Karine Lale­chère, cherche midi, coll. “Thril­ler”, octobre 2017, 480 p. – 23,00 €

 

 

 

 

Dark Net – Benjamin Percy

 

Résumé:

Fermez toutes vos fenêtres !
Le Dark Net, vous connaissez ? Sous les fondations du réseau, un second Internet prospère : un eldorado sulfureux où rien n’est impossible et où on trouve de tout – drogues, armes à feu, instructions terroristes, etc.
Mais aujourd’hui, les forces obscures s’assemblent dans ces profondeurs. Des démons qui menacent d’envahir notre mon physique en « hackant » les esprit des utilisateurs pour les transformer en tueurs psychotiques.
Pour les arrêter, quatre personnages que rien ne destinait à se rencontrer : Hannah, une jeune aveugle de 12 ans ayant récemment recouvré la vue (mais pas seulement) grâce à une prothèse futuriste ; Mike Juniper, un ancien évangéliste qui combat ses propres démons et veille, dans le sous-sol de son refuge pour sans-abri, sur un impressionnant arsenal d’armes à feu ; Derek, un hacker aux allures d’Anonymous qui entend faire régner la justice au sein du réseau ; et Lela, une journaliste technophobe persuadée d’être tombée sur une histoire que personne ne veut entendre.
Bientôt, les portes de l’enfer vont s’ouvrir. Sont-ils prêts ?

 

Le  Dark Net ?  Mais qu’est-ce donc, avant toute chose?

« Un darknet est un réseau superposé (ou réseau overlay) qui utilise des protocoles spécifiques intégrant des fonctions d’anonymisation1. Certains se limitent à l’échange de fichiers comme RetroShare, d’autres permettent la construction d’un écosystème anonyme complet (web, blog, mail, irc) comme Freenet.

Les darknets sont distincts des autres réseaux pair à pair distribués car le partage y est anonyme (c’est-à-dire que les adresses IP ne sont pas partagées publiquement) et donc les utilisateurs peuvent communiquer avec peu de crainte d’interférence gouvernementale ou d’entreprise2. Pour ces raisons, les darknets sont souvent associés avec la communication de type dissidence politique et les activités illégales (ex. : cybercrime). Plus généralement, le « Darknet » peut être utilisé pour décrire tout type de sites non-commerciaux sur Internet3, ou pour référer à toutes les technologies et communications web « underground », plus communément associés avec les activités illégales ou dissidentes

Le terme darknet ne doit pas être confondu avec « deepweb » lequel signifie web profond. « Darknet » ne doit pas non plus être confondu avec le néologisme « darkweb »

 

 

Ceci posé, « Darknet » est un roman qui se lit vite, la cause en étant un rythme très soutenu. De même, les personnages sont abordés rapidement (trop, peut-être) mais ont le mérite d’être intéressants.  Quant à l’irruption du surnaturel, elle est sans doute un peu abrupte. Ceci dit, le fantastique de ce techno-thriller fonctionne bien et on ne s’ennuie pas un instant. Une lecture agréable, qui emporte vite le lecteur.

 

L’auteur:

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : dans l’Oregon , 1979

Benjamin Percy a d’ores et déjà été couronné par plusieurs prix.
« Sous la bannière étoilée » a été adaptée en bande dessinée par Danica Novgorodoff, et est en cours d’adaptation au cinéma. Benjamin Percy enseigne à l’Université de Marquette, Wisconsin.
Merci aux éditions Super 8 et au site NetGalley pour cette découverte