L’as-tu lu ou le liras-tu ? Love, Simon -Becky Albertalli

 

« Moi, c’est Simon. Simon Spier. Je vis dans une petite ville en banlieue d’Atlanta. J’ai deux sœurs, un chien, et les trois meilleurs amis du monde. Je suis fan d’Harry Potter, j’ai une passion profonde pour les Oréo, je fais du théâtre. Et je suis raide dingue de Blue.

Blue est un garçon que j’ai rencontré sur le Tumblr du lycée. Je le croise peut-être tous les jours, mais je ne sais pas qui c’est. On se dit tout, sauf notre nom. À part Blue, personne ne sait que je suis gay. »

 

Le roman est sorti en 2016, sous le (vilain) titre « Moi, Simon, 16 ans, homo sapiens » , en anglais: « Simon vs. the Homo Sapiens Agenda »  – ce qui n’a pas grand chose à voir puisque la référence du titre est ici une parodie de l’expression péjorative « homosexual agenda » utilisée par les homophobes et autres anti-gays. 

Avec l’adaptation cinématographique prochaine, le roman est réédité avec une nouvelle couverture et un titre plus sobre (Love, Simon, pour le film et le livre).

C’est un joli roman pour ados, une romance surtout, qui aborde des thématiques comme l’identité sexuelle, l’acceptation de soi, d’hétéronormativité, de sexisme, etc … sans entrer dans les clichés. L’écriture est simple (un peu trop, à mon sens), l’intrigue n’est pas la plus recherchée qui soit mais le tout est bien mené. Les personnages sont bien campés et en deviennent attachants. C’est drôle, tendre, touchant et souvent bien rafraîchissant. Ce n’est pas le roman du siècle, certes mais « Love Simon « reste très agréable à lire.

 

Merci à Netgalley et aux éditions Hachette pour cette lecture.

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Premières lignes #17juin

 

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit.
Les premières lignes rendez vous créé par le blog, Ma lecturothèque .

 

C’est un livre que je désirais lire depuis quelques années et ce, pour diverses raisons: il est écrit par Patti Smith, l’une des poétesses américaines actuelles que j’aime le plus, la papesse du punk rock. Et, pour couronner le tout, Patti relate sa jeunesse et sa relation avec Robert Mapplethorpe, un immense photographe, décédé trop tôt.

En voici les premières lignes:

 

 

Just kids est un régal; récit d’initiation, d’amitié, galeries de portraits, « Just kids » est tout sauf une autre autobiographie rock’n’roll. Ecrit avec justesse et sincérité, le style de Patti Smith évite les grands passages lyriques qu’elle a su développer par ailleurs dans sa poésie. Inutile de dire que je le conseille ….

C’était l’été de la mort de Coltrane, l’été de l’amour et des émeutes, quand une rencontre fortuite à Brooklyn guida deux jeunes gens dans la vie de bohème, sur la voie de l’art. Patti Smith et Robert Mapplethorpe avaient vingt ans ; elle deviendrait poète et performeuse, il serait photographe. À cette époque d’intense créativité, les univers de la poésie, du rock and roll et du sexe s’entrechoquent. Le couple fréquente la cour d’Andy Warhol, intègre au Chelsea Hotel une communauté d’artistes et de marginaux hauts en couleur, croise Allen Ginsberg, Janis Joplin, Lou Reed…
Just Kids commence comme une histoire d’amour et finit comme une élégie, brossant un inoubliable instantané du New York des années 1960-1970. Avec pudeur et émotion, Patti Smith retrace l’ascension de deux gamins inséparables qui insufflèrent la même énergie à leur vie qu’à leur art.

 

 

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Premières lignes #10juin

 

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit.
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Ce sont les premières lignes d’un roman jeunesse que je vous propose de découvrir cette semaine.

 » – Tu imagines su tu étais comme lui, lance Melinda.
Typique de Melinda. Elle dit ce que tout le monde pense mais que personne ne dit parce que ça crève les yeux. En bref, Melinda parle sans raisons. Je ne réponds pas, je pouffe. M’imaginer comme Nik? C’est juste impossible »

 

Et, de fait, Sera, amie de Melinda, n’a pas grand chose à voir avec son camarade de classe, Nik (-olas). Ou peut-être que si, finalement ?
Nik est le gros dont les autres se moquent. Celui que l’on bouscule, que l’on chahute – bref, Nik survit au collège malgré le harcèlement.
Quant à Sera, la jolie élève populaire, elle aussi, a ses différences: ses parents sont égyptiens (et même si elle revendique son origine, elle précise qu’elle ne ressemble en aucun cas à la reine Nefertiti). Sera aime secrètement l’escalade mais ne l’avoue jamais. Elle tient à faire partie du « clan des plus forts », des harceleurs, des moqueurs.
Et pourtant…
Un jour elle va se rapprocher de Nik – et découvrir la personne, sa beauté, en faisant abstraction des kilos en trop.

Joli roman sur la jeunesse et la différence, « La danse de la méduse » aborde sans approfondir la grossophobie et  le harcèlement scolaire, entre autres.
Facile à lire, il est plutôt bien construit et le style est simple sans devenir simpliste.

 

 

Sera, 14 ans, est la plus jolie fille de sa classe et a quantité d’amies et d’admirateurs. Nikolas 14 ans, est seul, isolé, souvent victime de moqueries et de farces douteuses, parce qu’il est trop gros. Les cours d’éducation physique, le football ou la piscine, sont sa hantise car son rapport à l’espace est difficile. Il est lourd, maladroit et emprunté. Sera est populaire, Nikolas n’a que deux amis. Petit à petit, tous deux s’apprivoisent. Sera est déroutée par ce garçon trop gros à l’imagination fertile, troublée aussi par ses jolies fossettes et ses yeux verts. Nik est fasciné par cette jolie fille sensible, et, en dépit de sa corpulence, se sent devenir plus léger…

Merci à NetGalley et aux éditions Hachette pour cette lecture.

 

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L’as-tu lu ou le liras-tu ? – Comment un adolescent maniaco-dépressif…..- Frank Witzel

 

Un adolescent de treize ans et demi, enfant de chœur souffrant de troubles mentaux, durant l’été 1969. En 98 chapitres et autant de formes littéraires (monologue intérieur, récit d’aventure, traité philosophique, etc.), le romancier allemand Frank Witzel nous raconte son histoire, et à travers elle, celle de la République Fédérale d’Allemagne de l’après-guerre, jusqu’à l’irruption de ce groupuscule terroriste tristement célèbre nommé Fraction Armée Rouge. Un livre-somme, un livre-monde qui relève du roman psychologique autant que de la fresque historique.

 

Il est plus que difficile de chroniquer ce roman, couronné par le German Book Prize  en 2015. Frank Witzel   illustrateur, animateur radio et musicien, est un inconnu quand il publie ce quatrième roman. Depuis, son travail a été salué par la critique. « Die Erfindung der Roten Armee Fraktion durch einen manisch-depressiven Teenager im Sommer 1969″  se déroule à différents niveaux temporels, tout au long de 98 chapitres non-chronologiques. De quoi désorienter le lecteur, certes…
Le roman s’échafaude aussi autour de l’invention du narrateur : est-ce réel ? est-ce fantasmé ? C’est une somme de construction narrative élaborée par l’auteur. 98 chapitres et autant de formes littéraires…
Le lecteur en sort chamboulé, secoué, intrigué et énervé aussi parfois. Ce n’est pas une lecture facile mais, pour qui est intéressé par des formes atypiques, c’est assez passionnant.

Exercice difficile que Frank Witzel réussit avec brio, « Comment un adolescent maniaco-dépressif inventa la Fraction armée rouge au cours de l’été 1969  » est un OVNI, et rien que pour cela, mérite le détour.

 

« En racontant des histoires, à la fois déguisées en images, en rêves qui ressemblent à des souvenirs autobiographiques, ce livre dévoile la complexité d’une psyché juvénile qui se brise presque dans le monde réel et dont le seul point de fuite est la dépression . »

 

18/04/2018- Editions Grasset 
Pages : 992
Prix : 29.90 €
Prix du livre numérique: 18.99 €
Merci à NetGalley et aux éditions Grasset pour cette lecture.

Premières lignes #3juin

 

 

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Hob attend la femme dans l’obscurité. Il patiente de l’autre côté de la rivière, dans le sous-bois. Là où la pâle lueur de la lune ne peut l’atteindre. Il hume l’air par deux fois avec hésitation, jusqu’à ce que la brise lui apporte l’odeur pénétrante du sang. La voilà: elle arrive ! Il sent son goût sur sa langue. »

 

Dès les premières lignes, le style de Joseph Delaney (« L’épouvanteur ») est reconnaissable. Une fois de plus, dans cette nouvelle série, on va trembler… Les tomes de l’Epouvanteur (je viens juste de terminer le 14ème volet de la série) ont su planter un univers de terreur, bien dosée ; la série Arena 13 nous emmène dans un tout autre univers. Mais dans les deux cas, Delaney sait décrire des personnages passionnants.
J’ai hâte de commencer le tome 2  et je place une fois encore l’auteur parmi l’un des meilleurs écrivains jeunesse Y.A.

« Les temps sont funestes pour l’humanité qui a presque disparu de la Terre, vaincue par des machines douées de conscience. Les derniers humains vivent confinés dans le pays de Midgard, entourés par une infranchissable barrière de brouillard. Dans une citadelle vit une sinistre créature, Hob, qui exerce une tyrannie sanglante sur la population. Des arènes de combat ont été ouvertes… La plus populaire et terrifiante est l’Arena 13 : c’est là où combat Hob. Un jeune garçon de 16 ans, Leif, décide alors de l’affronter. Pour cela, il va alors convaincre le meilleur des entraîneurs, Tyron, de le former au combat… »

 

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Premières lignes #27mai

 

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit.
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 – Je suis content que tu trouves ça drôle.
– Allez ! La tragédie, c’est drôle.
– On est dans une tragédie ? me demande-t-il, avec un large sourire à présent.
– Bien sûr. C’est ça, la vie, non ? On meurt tous à la fin. »

Ce sont les premières lignes d’un roman jeunesse, cette semaine. « The sun is also a star » de Nicola Yoon (« Everything everything »)  nous propose de rencontrer Daniel, américano-coréen de 18 ans et Natasha, immigrée jamaïcaine sans papiers, 17 ans. Tous les oppose : elle est rationnelle, il est rêveur, elle est noire, il est asiatique, elle va se faire expulser avec sa famille à la fin de la journée, il a la nationalité américaine.
Mais malgré les faits observables et la volonté de trouver une explication scientifique à l’amour, Natasha est attirée peu à peu par Daniel qui, lui, a craqué au premier regard.
Les parcours des personnages s’enrichissent de leurs rencontres : la serveuse, l’assistante, l’avocat, etc, dont les histoires sont évoquées sur un modèle très cinématographique champ/contre-champ.
Il y a peut-être un peu trop de « coïncidences « et une volonté manifeste vers la fin du roman de trouver une alternative happy ending mais pour le reste, le livre se lit facilement.

L’autrice a dit qu’elle avait eu l’idée de ce roman en pensant à l’avenir de sa fille, métisse jamaïco-coréenne (Nicola Yoon est jamaïcaine et a épousé un coréen). C’est un bel hommage à tous les métissages du monde et une jolie romance contemporaine Y.A.

 

Natasha: I’m a girl who believes in science and facts. Not fate. Not destiny. Or dreams that will never come true. I’m definitely not the kind of girl who meets a cute boy on a crowded New York City street and falls in love with him. Not when my family is twelve hours away from being deported to Jamaica. Falling in love with him won’t be my story.

Daniel: I’ve always been the good son, the good student, living up to my parents’ high expectations. Never the poet. Or the dreamer. But when I see her, I forget about all that. Something about Natasha makes me think that fate has something much more extraordinary in store—for both of us.

 

Daniel, 18 ans, est fils de coréens immigrés à New York. Il passe un entretien pour entrer dans la prestigieuse Université de Yale. Natasha vient de la Jamaïque. Sa famille, immigrée illégalement aux États-Unis, est sous le coup d’une procédure d’expulsion et devra quitter le pays le soir même. L’adolescente tente par tous les moyens de trouver une solution. Sous l’effet d’un enchainement d’évènements dus au hasard (ou au destin), Daniel et Natasha se rencontrent et vont vivre, le temps d’une journée, une belle histoire d’amour. Une histoire à laquelle viennent se mêler le jeu des coïncidences, la menace de l’exil et le poids des différences culturelles.

 

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L’as-tu lu ou le liras-tu ? Allô, Major Tom ? – David M.Barnett

 

 

 

Être tout seul, loin des autres et de leurs problèmes, voilà qui convient très bien à Thomas Major. Aussi, lorsque par un curieux concours de circonstances, le jour de la mort de David Bowie, l’occasion se présente à lui d’être le premier homme à aller sur Mars, il n’y réfléchit pas à deux fois. Sauf qu’il ne s’attendait pas à ce que ce voyage improbable mène sur sa route Gladys et sa famille.Gladys, avec l’âge, perd un peu la tête. Pourtant, quand elle reçoit un coup de fil de Tom Major, elle mesure bien sa chance  : parler à un vrai astronaute  ! Ses deux petits-enfants ne croient bien sûr pas un mot de cette histoire. Mais alors qu’ils sont en difficultés et risquent de tout perdre, un petit coup de pouce venu de l’espace pourrait bien changer la donne.Car, si sous ses airs grognons Tom est en fait un homme abîmé par la vie, la rencontre déroutante avec cette famille est sur le point de bouleverser sa vision du monde.

L’auteur, David Barnett a 46 ans lorsqu’il apprend le décès de David Bowie ; son personnage, Tom, aussi. Pourtant, « Allo, Major Tom ?  » n’est pas un roman au sujet de Bowie. C’est un roman qui parle d’un personnage grincheux et quelque peu décalé (Tom Major), le futur « 1er homme sur Mars » et d’une famille atypique (certains diront dysfonctionnelle), les Osmerod. Gladys, la grand-mère, vit dans le passé, oubliant régulièrement le présent; James, 10 ans, son petit-fils, est victime de harcèlement  et Ellie, sa petite-fille de 15 ans, tente de faire vivre sa famille avec le salaire de plusieurs petits boulots tout en continuant d’aller à l’école.
Je n’en dirais pas plus sur le lien qui va se créer entre Tom et les Osmerod sous peine de trop en dévoiler.

Ce livre parle autant de solitude, de tristesse que d’affection, d’amitié et finalement, d’espoir, le tout sur un ton aigre doux mais comique.
L’auteur fait de multiples références à la pop culture – non seulement Bowie mais aussi Star Wars et bien d’autres clins d’oeil amusants voire même nostalgiques.
On ne s’y ennuie pas. Et finalement, on se laisse prendre par la tendresse sous-jacente que diffuse Barnett au travers de ses personnages.

 

A noter que David Barnett est aussi l’auteur de la série steampunk Gideon Smith – non traduite en français à ce jour. Dommage, non ?

 

#Allô,majorTom? #NetGalleyFrance

Premières lignes #20mai

 

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Je reste dans le domaine du policier, cette semaine, avec un tome des enquêtes de Monk d’Anne Perry

– Ce n’est pas beau à voir, monsieur.
Le policier secoua la tête et fit un pas en arrière pour permettre au commissaire Monk, le chef de la brigade fluviale de la Tamise, de gravir les marches du quai. Hooper, qui avait déjà amarré leur barque, suivait ce dernier de près.

 

 

 

Le commandant Monk a déjà vu la mort. Trop souvent de près. Mais le meurtre de ce Hongrois, retrouvé dans un entrepôt du bord de la Tamise, s’avère aussi cruel qu’atypique. Doigts disloqués, lèvres découpées, cadavre transpercé d’une baïonnette et entouré de dix-sept bougies éteintes dans le sang… Tout évoque un rituel glaçant qui place d’emblée ce crime loin des mobiles habituels. Tandis que sa femme Hester essaie d’aider un homme surgi de son passé qui se trouve mêlé à l’affaire, Monk tente de pénétrer la petite communauté hongroise londonienne, repliée sur elle-même. Et alors que le premier meurtre rituel se mue en une série terrifiante, il va lui falloir combattre la défiance, l’hostilité et les menaces de ceux qu’il est censé protéger.

 

Je connais la série des Monk (à ne pas confondre avec la série TV) depuis le premier tome paru en France « Un étranger dans le miroir ». Cette série suit le parcours de William Monk, devenu amnésique à la suite d’un accident etd’Hester Latterly ancienne infirmière revenue de la guerre de Crimée dans les années 1850/60.
A ce jour, 23 tomes sont parus chez 10/18.
Si les premiers tomes sont axés sur l’amnésie de Monk, la lutte d’Hester pour s’imposer dans le milieu médical et les procès menés par l’avocat Olivier Rathbone, leur ami, les tomes les plus récents s’attachent à la nouvelle carrière de Monk au sein de la brigade fluviale, à son couple formé avec Hester et au garçon des rues qu’ils ont plus ou moins adopté, Scuff.
Malheureusement, lors de ces derniers tomes, il y a une constante chez Anne Perry dont le lecteur se passerait bien : d’incessants retours dans le passé qu’elle a déjà évoqués (parfois, décrits exactement de la même manière, si bien qu’on a l’impression désagréable d’un copier/coller), des digressions et des redites inutiles pour l’intrigue.
Une fois encore, c’est ce qui se passe avec ce dernier tome en date. On a envie de suivre Monk, Hester et Scuff dans leurs aventures mais ces longueurs lassent rapidement.
Un conseil : lisez les premiers tome de la série, vraiment passionnants, très bien renseignés historiquement et mieux, faites-en de même pour l’autre série policière d’Anne Perry, les enquêtes de Pitt.

Quant à Anne Perry, j’avais découvert son histoire dans le film de Peter Jackson « Créatures Célestes (Heavenly Creatures) » qui relate un fait divers qui a secoué la Nouvelle-Zélande dans les années 1950. On y découvre que  la tueuse adolescente Juliet Hulme est devenue la romancière Anne Perry. Aucun de ses amis, et encore moins son éditeur, n’était au courant, paraît-il. Le film vaut vraiment la peine d’être visionné.

 

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L’as-tu lu ou le liras-tu ? Pour que je sois la dernière – Nadia Murad

La vie de Nadia Murad a basculé le 15 octobre 2014, lorsque les djihadistes de Daech sont entrés dans le petit village de Kocho, en Irak. Ce jour-là, après avoir rassemblé tous les habitants de cette communauté yézidie dans l’école, les terroristes les ont méthodiquement tués ou kidnappés. L’horreur avait été programmée : les hommes qui refusaient de se convertir à l’islam devaient rejoindre dans les fosses les femmes jugées trop vieilles pour servir. Et parmi elles, la mère de Nadia Murad.
La jeune Yézidie est emmenée à Mossoul avec des milliers d’autres jeunes fi lles pour y être vendue. Servante, esclave sexuelle, elle devient la prisonnière de combattants de l’État islamique, jusqu’à sa fuite miraculeuse, grâce à l’aide d’une famille irakienne sunnite.
Nadia Murad, meurtrie par la disparition de tant des siens et par ce qu’elle a subi, vit aujourd’hui en Allemagne. Malgré les humiliations, elle a décidé de prendre la plume pour tout raconter. Pas pour elle, puisqu’il est déjà trop tard, mais pour tous les Yézidis et pour toutes les autres femmes victimes de violences.
Aujourd’hui, Nadia Murad n’a qu’un seul souhait : « Être la dernière fille au monde à avoir à raconter une histoire pareille. »
Ce livre est son histoire.

Ce livre est à lire.
C’est à peine si on ose le chroniquer.
Ce n’est pas un roman, c’est un témoignage.

Je l’avais découvert lors d’une émission TV:

Nadia Murad nous raconte ici, avec simplicité, non seulement son parcours, mais surtout la vie des Yézidis, la montée de la violence envers la communauté yézidie, méconnue, victime des diverses politiques des uns et des autres.

C’est prenant, très intéressant (on apprend de nombreux éléments rarement abordés sur la religion des yézidis, par exemple), terrible et terriblement humain.

Il est difficile d’en dire plus tant ce récit est touchant.
Oui, c’est un livre nécessaire, c’est un livre à lire.

 

Merci à NetGalley et aux éditions Fayard pour cette lecture.

Note: sur ce site, de très belles photos de la communauté yézidie.

 

 

Premières lignes #13mai

 

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« Ce n’est qu’après coup que je pense au sac et aux serviettes ensanglantées roulées en boule. Ils sont trop volumineux pour que je puisse les enterrer, pourtant je ne peux pas les laisser là. J’aurais peut-être dû mieux me préparer. Davantage penser aux détails. Mais difficile d’être prêt pour quelque chose qu’on ne se serait jamais imaginé faire. »

C’est ainsi que débute « Là où elle repose« , polar de Kimberley McCreight, autrice d’un livre que j’avais vraiment apprécié « Amelia ».
Mais si avec « Amelia », McCreight avait su nouer l’intrigue de façon fort habile, reconstituant le parcours d’une ado et de sa mère, « Là où elle repose » se montre beaucoup plus faible. La narration use et abuse des analepses (flashbacks) plus ou moins utiles – souvent moins que plus, d’ailleurs. On se perd dans des détails du passé en se demandant en quoi ceux-ci vont servir l’intrigue  pour se rendre compte, qu’à part à égarer le lecteur (à dessein, peut-être), certains éléments sont quasiment superflus. C’est là que réside la faiblesse de ce roman qui aborde des sujets intéressants comme la loi du silence qui pèse sur les campus américains, par exemple.
Ainsi, en arrivant au dénouement – qu’on devine peu à peu -, on reste vraiment sur sa faim.
J’ai été assez déçue par ce roman, peinant même au cours de la lecture, entre les clichés familiaux et les détails sans intérêt. Dommage, fera mieux la prochaine fois, j’espère !

À Ridgedale, petite ville aisée du New Jersey, le corps d’un bébé est retrouvé dans les bois voisins de l’université. Malgré toutes les rumeurs et les hypothèses que ne manque pas de susciter le drame, personne ne connaît l’identité de la fillette et encore moins les raisons de sa mort. Molly Anderson, journaliste indépendante récemment arrivée avec son mari et sa fille, est recrutée par le journal local pour couvrir le fait divers. Une affaire, pour la jeune femme, qui réveille un tourment douloureux. En effet, elle a perdu un enfant en bas âge et ne s’est jamais vraiment remise de cette épreuve… Or, ses investigations vont mettre à jour certains secrets bien enfouis de cette petite communauté aux apparences si convenables.

 

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