Throwback Thursday Livresque : session de rattrapage et thème de la semaine

Chaque semaine nous partageons une lecture correspondant à un thème paru chez Bettie Rose Books. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

Cette semaine, le thème est: le livre que j’aurais voulu écrire (mais quelqu’un l’a fait avant moi, donc dois-je m’y coller? )
Mais, puisque jeudi dernier, j’étais dans l’avion pour Berlin lors du TBTL (premières photos sur LeyArts, bien sûr), j’en profite pour faire une séance de rattrapage express? C’est donc non pas un TBTL mais deux que je vous donne aujourd’hui.

Il m’est difficile de me fixer sur un livre en particulier que j’aurais voulu écrire. Je dirais plutôt qu’il existe des livres dont j’aurais aimé avoir l’idée – mais rien ne me dit que je les aurais écrits de cette façon.

J’aurais aimé avoir l’idée de Ténébreuse, des télépathes roux, bref, écrire quelque chose comme : « La tour interdite » même si, je le sais, ce n’est pas forcément un chef d’oeuvre (des répétitions, des longueurs; le style n’est pas toujours géant non plus). Mais il se trouve que je suis en amour depuis longtemps des romans de Marion Zimmer Bradley.

Vu que je n’arrête pas de le répéter à tous les coins de blogs, ça n’est pas une surprise.
Par contre, j’aurais voulu l’écrire avec le style de Pierre Bottero (Ewilan, Ellana):


Mais, bien sûr, tout ça serait encore mieux si j’avais eu les idées géniales de Brandon Sanderson. (la magie dans Fils-des-Brumes, par ex.).
C’est un exemple.
Mais ça ne m’empêche pas d’écrire – à la vitesse d’une tortue, certes.

Pour revenir au thème de la semaine dernière, j’avais un livre en tête (une série de livres, en fait). Il s’agit de choisir l‘OVNI  de ma bibliothèque.

C’est simple.  J’ai reçu en cadeau il y a plusieurs années un premier tome étrange, magnifique, et pas encore traduit en français, à ce moment-là.

L’auteur s’appelle Nick Bantock.

La série? Sabine et Griffon (publiés au Seuil, en France).

Les livres sont en réalité le récit d’une correspondance entre deux personnes qui se cherchent à travers le monde; on peut ouvrir les enveloppes, déplier les lettres.
Les illustrations sont à couper le souffle d’originalité, de beauté, de création.

Le premier tome est paru il y a déjà  25 ans (ouille! je viens de m’en rendre compte). En 2016, le tome « The Pharos Gate  » est sorti pour commémorer cet événement.

Vous pouvez en voir plus sur les vidéos. A découvrir, vraiment…

Voilà pour cette semaine. Bonnes lectures!

 

Throwback Thursday Livresque : Voyages ou road trip

C’est jeudi et c’est , TBTL!

Chaque semaine nous partageons une lecture correspondant à un thème paru chez Bettie Rose Books. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

Cette semaine, vaste programme!

Les candidats étaient nombreux dans ma bibliothèque – et dans ma liste de livres lus (sans compter ceux que j’oublie) mais il me semble que je dois rendre hommage à ceux-ci:

LE road-movie ultime, je veux parler de… (roulement de ce que vous voulez):

Sur la route  – Jack Kerouac

Le roman raconte de manière quasi autobiographique les aventures de l’auteur (nommé Sal Paradise dans le livre) et d’un compagnon de route, Neal Cassady (nommé Dean Moriarty dans le roman). On y croise également Allen Ginsberg (Carlo Marx) et William Burroughs (Old Bull Lee).

Sur la route fut l’un des romans fondateurs de ce que Kerouac nomma lui-même la « Beat Generation ».

Ce qui m’avait poussée à m’intéresser à « Sur la route »  quand j’avais 15 ans  (c’est dire si je m’en souviens…), c’est effectivement parce que Kerouac a écrit un livre-culte.  J’ai enchainé ensuite avec les récits de ces autres voyages à travers les USA (Les clochards célestes, Big Sur, …). « Sur la route » date de 1957 et a influencé la génération des années 1960, ceux qu’on appellera les beatnicks. Lié au poète Allen Ginsberg , à William Burroughs, Kerouac a aussi écrit des poèmes.

Je vais passer sur l’adaptation au cinéma.

Mon deuxième choix concernant les voyages nous emmène en Asie (comme c’est étonnant!) avec Alexandra David-Néel.  Cette dame, non seulement féministe, orientaliste, a été la 1ère femme d’origine européenne à séjourner en 1924,   à Lhassa au Tibet.

1924. Pour la première fois, une femme étrangère réussit à entrer dans Lhassa, capitale interdite du Tibet !
Huit mois auront été nécessaires à Alexandra David-Néel pour relever ce défi extraordinaire ! Huit mois d’un long périple à travers les immenses solitudes du « pays des Neiges ». Huit mois d’une vie rude et dangereuse sous l’apparence d’une mendiante tibétaine! A une époque où personne ne parle de « raid », et encore moins quand il s’agit d’une femme, c’est un magnifique exploit et une aventure exceptionnelle que nous décrit ici l’auteur ! Elle y ajoute sa propre quête spirituelle, et ce regard fasciné qu’elle porte sur la civilisation tibétaine.

C’est un merveilleux récit de voyage qui se lit aussi bien qu’un roman.

Je vous souhaite de bonnes lectures.
J’ignore si j’aurais le temps de préprare le TBTL en avance pour jeudi prochain car, pour une fois, c’est moi qui voyagerai un peu…

Throwback Thursday Livresque: Noir et sans espoir ou Lumière et plein d’espoir

C’est jeudi, c’est TBTL:

Chaque semaine nous partageons une lecture correspondant à un thème paru chez Bettie Rose Books. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

Here we go! 
Cette semaine:

Autrement dit: roman désespéré, sombre (« noir  » concernant le polar donc pas forcément « sombre » ^^) ou/et livre lumineux, feel-good etc…

Je dois dire que, cette semaine, c’est encore un peu dur, dans le sens où, pour ma part, un roman « sombre » n’est pas sans espoir. J’apprécie énormément les livres aux histoires dites dures, difficiles et cie sans pour autant sombrer dans le marasme. De même, je ne suis pas fan du « tout sombre ou tout clair », mais je m’égare…
Ceci dit, après avoir tergiversé, j’ai fini par arrêter mon choix sur  La nostalgie de l’ange d’Alice Sebold. (Lovely bones en V.O, de même que l’adaptation ciné, d’ailleurs).

 » Nom de famille : Salmon, saumon comme le poisson ; prénom : Susie. Assassinée à l’âge de quatorze ans, le 6 décembre 1973. […] C’est un voisin qui m’a tuée. Ma mère aimait ses parterres de fleurs et un jour, mon père et lui avaient parlé engrais.  »

Le viol et le meurtre de la petite Susie sont sans doute les souvenirs les plus effroyables qu’elle ait emmenés au paradis. Mais la vie se poursuit en bas pour les êtres que Susie a quittés, et elle a maintenant le pouvoir de tout regarder et de tout savoir. Elle assiste à l’enquête, aux dramatiques frissons qui secouent sa famille. Elle voit son meurtrier, ses amis du collège, elle voit son petit frère grandir, sa petite sueur la dépasser. Elle observe, au bord du ciel, pendant des années, la blessure des siens, d’abord béante, puis sa lente cicatrisation… Habité d’une invincible nostalgie, l’ange pourra enfin quitter ce monde dans la paix.

 

A ce stade, on va me dire « et bien , c’est d’une gaieté folle, Niess! Tout va bien dans ta vie? » (^_^). 

Ce à quoi, je réponds: attention, chef d’oeuvre! Livre somptueux, récit dévastateur.

Ce roman est tout simplement magnifique.
Bien sûr, le début est sans doute dur à lire pour certains mais le récit entier en vaut la peine. Car la  tristesse s’efface peu à peu, les émotions se multiplient.
Et si je continue, je vais tout raconter….

Extrait:

« Si tu arrêtes de te demander pourquoi c’est toi qui as été tuée et non quelqu’un d’autre, si tu arrêtes d’explorer le vide que ta perte a laissé, si tu arrêtes de te demander ce que ressent toute personne laissée sur la Terre, tu pourras être libre. Dit plus simplement, il te faut abandonner la Terre. »

 

Il est à noter que l’auteure-l’autrice , s’est inspirée de sa propre expérience (laissée pour morte après un viol quand elle avait 18 ans). Alice Sebold nous prouve qu’il est nécessaire d’écrire sur la violence, la souffrance, en parlant d’espoir.

Lovely bones a été adapté par Peter Jackson en 2010.

 

THROWBACK THURSDAY ( TBT L ) :Dans la peau d’un personnage

 

C’est jeudi et, logiquement, c’est le jour du TBTL !

Le thème? Si je devais vivre dans la peau d’un personnage…

Chaque semaine nous partageons une lecture correspondant à un thème paru chez Bettie Rose Books. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

Et là, à l’instar de Mme. Tanuki qui s’est très bien exprimée à ce sujet, je sèche complètement…

Pourquoi? Parce que je refuse d’être un perso de fiction, manipulé (e) par l’un-e de ces sadiques d’auteur-e. Et je suis bien placée pour parler: j’écris des histoires et, oui, j’adore « torturer » mes personnages, voire ceux des autres quand je donne dans la fan-fic’.

Par contre, je peux parler de personnages qui sont en quelque sorte mes favoris – et non, je ne ferais pas de liste exhaustive.
L’un d’entre eux se trouve chez Harry Potter. Même s’il n’a qu’un rôle secondaire et qu’au final, on en sait peu sur lui, j’ai beaucoup d’affection pour lui: Sirius Black, svp.

Il y a aussi des personnages qui m’ont touchée parce que je me suis certainement identifiée à eux à un moment ou à un autre.
Je pense à Siddalee dans « Le Divin secret des petites Yaya » de Rebecca Wells. Je suis fan de ce livre que j’ai sûrement relu plusieurs fois. J’ignore si je continue à considérer Siddy Walker comme une soeur ou un double lointain, les années passant Mais je peux dire que le roman est à lire (femmes/famille/amitié, etc…). Le  titre original comprend le mot « sisterhood » qui me paraît vraiment importan (Divine secrets of Yaya’s sisterhood). On pense à Fanny Flagg, effectivement – et « Beignet de tomates vertes » pour ne citer que celui-ci est aussi l’un de mes livres préférés (et film!).
Par contre, je ne recommande en aucun cas l’adaptation ciné des « Divins secrets… ».

« Quand Vivi Walker lit dans le  » Sunday New York Times  » le portrait que brosse d’elle sa fille Siddy, metteur en scène à succès, elle la renie sur-le-champ. Afin d’aider à renouer le dialogue entre la mère et sa fille, les amies intimes de Vivi finissent par la persuader d’envoyer à Siddy son album souvenir :  » Les divins secrets des petites ya-ya « .
Siddy va alors plonger dans l’univers des ya-ya, du nom cajun que les quatre amies se sont donné lors de leur folle jeunesse en Louisiane. Elle découvre un petit groupe à part, soudé par une amitié que rien n’a jamais su affaiblir. À travers ces souvenirs fragmentés, Siddy découvre une image inattendue de l’exubérante Vivi, une femme meurtrie que seul le soutien indéfectible de ses amies a pu maintenir debout. »

Throwback Thursday Livresque: Spring, printemps, renouveau, belle saison

 

 

C’est jeudi, c’est Throwback Thursday Livresque, dit le TBTL:

Chaque semaine nous partageons une lecture correspondant à un thème paru chez Bettie Rose Books. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

Le thème? 

 

Je n’avais aucune idée pour ce thème, vraiment aucune. J’ai regardé sur mes étagères mais le printemps n’avait pas l’air de faire fleurir mes livres…

Et puis…
Je me suis souvenue que cette saison était aussi celle du Printemps des Poètes.
Comme j’aime aussi la poésie, on peut dire que ça tombe bien

Le Printemps des poètes s ‘est déroulé du 4 au 19 mars 2017. Cette manifestation nationale et internationale a pour vocation de sensibiliser à la poésie sous toutes ses formes. Pour sa 19e édition, le Printemps des poètes invitait à explorer le continent de la poésie africaine francophone.

Entre autres, j’ai choisi de citer le recueil  de Léopold Sédar SENGHOR: « Poèmes Perdus » (« Oeuvre poétique « ) dans lequel se trouve ce poème:

« Des nuages s’étirent, s’étirent irréels,
Entre les branches noires enlacés.
Tout l’hiver devant ma fenêtre, qui s’en va
Et la danse de lumière sur les crêtes lointaines.

Cet oiseau jamais aperçu !
Et le printemps et mon amour.
Mes yeux qui s’éclairent, mes lèvres qui éclosent,
Mon corps …

Il fait très doux et très clair.
Le monde est calme autour, en tendresse.
Oh ! un moment, rien qu’un moment de calme pour
toute souffrance.
Car Dossie pleure les cris matinaux de ses enfants.

Du monde je ne vois qu’un rectangle bleu
Strié de noir luisant.
Les branches tendent leurs bourgeons au soleil,
Lèvres ouvertes, lèvres offertes.

Je n’entends que le chant de l’ami inconnu,
Le pas monotone d’un pion
Et mon amour qui pousse dans le silence
Du printemps. »

Pour en savoir plus sur Léopold Sédar Senghor.

 

Bonnes lectures!

Throwback Thursday livresque: la plus belle couverture

Jeudi, bonjour TBTL!

Chaque semaine nous partageons une lecture correspondant à un thème paru chez Bettie Rose Books. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

Cette semaine, c’est:

La plus belle couverture

 

 

 

 

Là encore, je vais avoir un mal fou à me limiter… Je suis en général, très sensible aux illustrations. Je dois dire qu’un livre avec une couverture qui ne me plaît pas ressemble aux manga dont le dessin me rebute (et , donc, que je ne lis pas).

Etant ado, je me rappelle m’être laissée tenter par des lectures encore inconnues, juste parce que j’étais attirée par le dessin, au risque d’être déçue.

J’ai adoré ce que faisaient les éditions  Points :

Celle-ci est l’éditions des années 80

 

Ou Presses Pocket en SF/fantasy:

 

Je n’oublie pas les magnifiques couvertures de la maison d’édition nantaise – ma voisine:L’Atalante

 

Et mes autres voisines proches, les éditions Gulf stream  (excellents  livres pour la jeunesse):

Récemment, voilà ce que j’ai retenu:

 

Confessions d

Toute cette collection est une merveille (Bragelonne – Le Mois du cuivre)

 

Je suis aussi assez fan des couvertures chez 10/18:

Puis, une sélection absolument pas exhaustive:

 

 

 

Et vous, quelles sont vos couvertures favorites?

 

Bonnes lectures!

Throwback Thursday Livresque : 500 pages

Chaque semaine nous partageons une lecture correspondant à un thème paru chez Bettie Rose Books. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

 

Cette semaine (jeudi 23 mars : Un pavé de plus de 500 pages

La notion de « pavé » , à mon avis, rebute pas mal de lecteurs potentiels. J’ai pu le constater en librairie autrefois (« Quoi? Toutes ces pages…. »), plus récemment avec mon ado (« ça va, y a pas trop de pages…. » – remarque qui me fait à la fois sourire et grogner).

De mon côté, le nombre de pages n’est pas un réel problème. Je lis facilement des séries de plusieurs tomes (ah, la fantasy! ah, la SF!…); ce ne sont pas quelques misérables 500 pages qui me font peur… Pour autant, il y a un détail qui peut me dégoûter d’un pavé: si la police de caractères est minuscule. Je pense à nos amis anglo-saxons qui n’ont aucune pitié pour nos yeux.  Je viens de rencontrer le problème avec ma relecture d’Outlander: migraine ophtalmique, merci…

 

Mon choix va se porter sur une lecture récente: Nos premiers jours de  Jane Smiley. (592 pages dit le site de l’éditeur, Rivages).

 

Walter Langdon rêve d’avoir sa ferme et d’obtenir son indépendance, loin du regard paternel. Avec sa femme Rosanna, il décide d’acheter une exploitation agricole dans l’Iowa. Sur cette terre, sa famille connaît les grands bouleversements historiques de la première moitié du XXe siècle, de 1920, à l’aube de la dépression, jusqu’en 1953.

Jane Smiley est une auteure que je connaissais déjà (« Un appartement à New York » – rivages aussi -est depuis longtemps dans ma bibliothèque). C’est donc avec plaisir que j’ai retrouvé la romancière pour cette saga familiale à la Ken Follett. Jane Smiley connaît bien l’Iowa, où elle a étudié puis enseigné la littérature. Elle  avouait récemment, lors d’une table ronde au Festival America, être « obsédée » par ses personnages, « pas parce que je les aime ou pas, mais parce qu’ils sont complexes ». À sa manière, cette trilogie est bien une histoire du peuple américain. On pense à  Faulkner, Steinbeck et Dos Passos , par exemple.

Nous sommes en 1920 au début de ce tome qui sera le 1er d’une trilogie nommé « Un siècle américain ». Nous refermons le livre en 1953: la grande dépression, la 2nde guerre mondiale,l ‘après guerre, la chasse aux sorcières (Hoover et les communistes).
Roman de filiation, d’apprentissage, « Nos premiers jours » sait s’attacher aux personnages et nous captiver. Comment, plus de 500 pages et c’est passé si vite?

Je dois dire que j’attends la suite, à présent….

 

Bonnes lectures, à bientôt!

Jeudi: pas de TBT livresque mais …

Aujourd’hui, jeudi, exceptionnellement:

pas de TBTL (Throwback Thursday Livresque)

Promis, je serais de retour avec un livre/des idées et du temps! dès jeudi prochain
(le thème me plaît beaucoup).
Ce matin, j’ai lu une sélection qui m’a particulièrement fait plaisir sur le blog du Tanuki .

Et tout à l’heure, en pause, j’ai trouvé ceci dans ma boîte mail.

Les dates des prochains concerts de Metallica en France!
J’ai vu Metallica une seule fois (si, si) en concert, en novembre 1992. (ParisBercy).

J’ignore si je pourrais être dispo/avoir le budget pour les voir cette année (ils seront en septembre à Lyon, un peu avant mon anniversaire…). Mais je suis quasi honorée de recevoir tout ça :

 

 

Throwback Thursday : Girl power

 

Jeudi: voici le Throwback Thursday Livresque

Le Throwback Thursday Livresque est conçu sur le même principe que le Throwback Thursday d’Instagram mais vraiment concentré sur les livres ! Ainsi chaque semaine Bettie Rose Books fixe un thème et il faut partager une lecture correspondante à ce thème. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

 Pour ce thème, j’avais l’embarras du choix. Un très grand embarras qui m’ayant tellement embarrassée qu’à la fin, je ne savais plus comment m’en débarrasser.

Alors, j’ai failli vous parler de l’une des héroïnes de fantasy française très « girl power » – j’ai nommé Ellana – chez Pierre Bottero (et là, j’ai le sourire de ma Sorcière Isa )

Mais…, j’ai fini par fixer mon choix après de nombreuses et longues délibérations. sur un autre personnage.
Celle qui est restée dans mon esprit (fatigué) se nomme Precious Ramotswe.

 

« Divorcée d’un mari trompettiste porté sur la bouteille, Precious Ramotswe a choisi de refaire sa vie avec un gentleman garagiste nommé J.L.B. Maketoni. Mais ce batifolage ne comble pas le désir d’aventure de cette bouillonnante Lady. Un beau jour, l’inénarrable « Mma » se jette à l’eau et ouvre à Gaborone, capitale du Botswana, un bureau d’un nouveau genre : la première agence de détectives strictement au féminin. En compagnie de son assistante, Mma Makutsi, Precious Ramotswe déclare la guerre aux belles filles têtues, aux maris en fuite et aux escrocs sans vergogne. » (10/18)

Mma Ramotswe est le contraire de la femme « à qui tout réussit et qui a tout pour plaire », selon certains critères très en vogue à notre époque. Mma Ramotswe est une Africaine solidement charpentée (elle préfère parler de « constitution traditionnelle »).

Elle est divorcée d’un mari violent, n’a pas d’enfants, pas de fiancé ni de nouveau mari. Et elle se lance dans un travail auquel personne ne croit: elle a ouvert sa propre agence de détectives! Mais attention ! De Dames Détectives – et ceci, au Botswana.

Mma Ramotswe est le personnage principal de la série d’Alexander McCall Smith : les enquêtes de Mma Ramotswe. L’auteur est  né et a été élevé au Botswana, il aime autant l’Afrique que son Ecosse.

Elle se sort de toutes les  situations avec un sens aigü de l’observation, une connaissance du coeur des êtres humains, entourée par ses amis/alliés: son assistante  Mma Makutsi et  Monsieur Matekoni, garagiste.

«  Madame Ramotswe ne voulait pas que l’Afrique change. Elle ne voulait pas voir son peuple devenir comme les autres, sans âme, égoïste, oublieux de ce que signifiait être africain, ou pis encore honteux de l’Afrique. Elle-même ne serait rien d’autre qu’Africaine, jamais, même si un jour quelqu’un venait la voir en disant : « Tiens, voici une pilule, une invention révolutionnaire. Avale-la et tu deviendras américaine. Elle refuserait. Jamais Non, merci. »

Les enquêtes de la patronne de l’Agence n°1 des Dames Détectives ne sont pas des énigmes compliquées; elles sont « vivifiantes et divertissantes » (comme l’écrit le chroniqueur du Guardian). Elles mettent à l’honneur une femme; pas une super-héroïne, parfois en butte aux doutes, à la tristesse mais sachant toujours se débrouiller.

Mieux que du « girl power », c’est le « woman power » qui s’exprime pleinement ici.

« Tout le monde l’appelait Mma Ramotswe, mais s’ils avaient voulu respecter les convenances, les gens se seraient adressés à elle en disant Mme Mma Ramotswe. Telle est la formulation adéquate pour une personne respectable, mais même elle ne l’avait jamais employée. Ainsi était-elle toujours Mma Ramotswe, et non pas Precious Ramotswe, un prénom que très peu de gens utilisaient. »

A noterMMA RAMOTSWE détective a fait l’objet d’une adaptation télévisée, réalisée par Anthony Minghella, célèbre réalisateur du « Patient Anglais ». La chaîne Arte en a assuré la diffusion du 4 au 25 août 2011.

C’est par ce biais que j’ai découvert la série de livres, d’ailleurs.

 

Bonnes lectures!