Eurovision 2019

Le mois de mai voit chaque année le retour du fameux concours Eurovision de la chanson, appelé plus simplement: l’Eurovision.

Et chaque année, on a droit au meilleur comme au pire, avec parfois, des chansons complètement décalées qui pimentent cette compétition un peu fade.
Cette année, Israël organisait le concours puisque Netta avait gagné l’an dernier .
Je ne vais pas revenir sur la controverse liée à Israël/Palestine qui a poussé des gens à appeler au boycott de l’émission.
On pourra voir que les représentants de l’Islande ont agité des drapeaux palestiniens. Ils se sont très bien  exprimés à ce sujet (respect, les gars!):

Madonna a tenté de réconcilier palestiniens et israëliens dans sa chanson « Future » lors de sa prestation à l’Eurovision. Que dire?
Son show était à peine passable mais le pire était sa voix sur « Like a prayer »  elle déraillait complètement. Quant à l’auto-tune sur « Future », à moins d’aimer les chansons dont le son semble sortir d’une boîte métallique, C’était proprement insupportable. pas terrible Madonna en 2019….

Mais je reviens au concours en lui-même.
Il y a eu des chansons très fraîches comme celle de Leonora pour le Danemark :

D’autres, très plates (cet ennui avec celle de la Slovénie):

D’autres ont assuré une performance sans bavures comme Tamara pour la Macédoine :

Il fallait parfois aller lire certains commentaires sur Twitter pour se payer une bonne tranche de rigolade.
Ainsi, à propos de la chanson de l’Azerbaïdjan et à sa présentation « robotique » , on a eu droit à : « Laser-baïdjan »

De même, la chanteuse grecque était priée « de retirer la pince à linge sur son nez » . C’est vrai que le son de canard, ça va bien un instant :

Sans oublier une mention spéciale aux gens qui ont tweeté à propos du chanteur estonien :  » On a retrouvé Francis Cabrel, la moustache et trente ans en moins ».
(un peu de Cabrel pour faire le lien)

Dans le genre « surprenant », on a donc vu le groupe islandais, Hatari (= « hater ») tout droit sorti d’une boîte BDSM. Je vous propose leur vidéo officielle, mieux faite que la prestation à l’Eurovision :

Une autre chanson très bien mise en scène et passablement décalée, j’ai bien aimé l’Australie (j’aurais volontiers voté pour elle):

J’ai également apprécié le chanteur italien qui, au moins, chante dans sa langue: »Soldi »

Le gagnant de cette année est le chanteur des Pays-Bas (merci Esther pour l’annonce!). Duncan Laurence a livré une chanson bien ficelée. Ici, la vidéo officielle de « Arcade »:

Mais…mais je n’ai pas parlé de la France !
Bilal, on l’attendait depuis longtemps. Il faut dire qu’il méritait toute cette aventure comme il aurait mérité d’être mieux classé. Depuis des mois, Bilal Hassani se fait insulter, menacer , harceler sur les réseaux sociaux pour son attitude, son homosexualité. Bref, c’est absolument immonde de voir autant de haine  se déchaîner.
Les mots me manquent pour dire à quel point la bêtise ambiante me dégoûte. Quand allons-nous accepter de vivre tous ensemble ?

Sa chanson « Roi »  a été écrite par le duo Monsieur Madame qui étaient à l’Eurovision 2018.
On a pu constater aussi l’évolution de sa prestation:

La chanson n’avait peut-être pas l’étoffe pour gagner mais c’est dommage qu’elle n’ait pas été au moins classée dans les 5 premières.

Pour finir, plusieurs chanteurs de l’Eurovision ont échangé leurs chansons et le résultat était bien plus réussi que le show à moitié raté de Madonna :

Et là, pour finir,  j’ai une demande: pourrait-on voir Måns Zelmerlöw chaque année ?

 

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L’automne en images et en musique – 8

C’est d’une  découverte musicale dont je vais vous parler cette semaine avec un groupe qui a été pour moi un véritable coup de coeur, il y a quelques années et qui a finalement sorti son 1er album cette année.

En 2015 était déjà sorti un album de reprises mais cette fois, ce sont des compositions originales – et c’est à écouter !

Il était une fois trois filles, trois amies de longue date qui avaient grandi en Seine-St-Denis et qui avaient suivi une formation classique….Il était une fois LEJ (Elijay).

En 2013, trois copines décident de fonder un groupe. Grâce à leur musique atypique, elles remportent un concours organisé par le groupe Tryo, qui leur permet de se produire sur scène avec le groupe lors du Festival des Nuits de Champagne en octobre 2013. L.E.J. (prononcé Elijay) est né. 

LEJ en acoustique (avec les derniers titres) :

Ce qui les a fait connaître :

La reprise de Hanging tree (Hunger Games) :

Parmi les dernières chansons, « Acrobates » ou « La marée », on ne peut qu’admirer la précision et l’originalité des paroles (signées en collaboration avec le slammeur Ozarme), la qualité des compositions et l’interprétation, encore plus aboutie. L’album s’appelle Poupée Russes. Le trio  LEJ est en tournée actuellement.

 

La marée:

extrait des paroles:

« Étrangère à ce que je vois, ça me renvoie dans mes tranchées
Je ne comprends plus rien malgré toutes mes études
Pourtant cartésienne mais, au-dessus du vide, penchée
L’optimiste pourrait disparaître dans le triangle des Bermudes
Bras tendus, boulets aux pieds, je bascule à cause de lests
Debout, seule, et déboussolée, bercée par une chanson de geste
En tête de proue, en proie au doute
J’enlève la cape de bonne espérance
Et si mes rêves clandestins dans la soute
Étaient en train de quitter la France?

Mes livres sont vierges mais leurs pages sont cornées
Je ne distingue plus le nord du sud
Mes livres sont vierges mais leurs pages sont cornées
Les abscisses sont désordonnées »

 

Acrobates :

« Assieds-toi, je t’invite, j’ai un jeu qui pourrait te plaire
Repoussons nos limites, si tu n’choisis pas je te ressers (x2)
Dis-moi c’que tu préfères
Être le sosie officiel de Trump
Ou le sous-officier d’Hitler?
Dis-moi, et tant pis si tu te trompes
Oui, dis-moi c’que tu préfères
Bouffer d’la terre, tomber de haut
Ou attendre patiemment la guerre
Et qu’ils bafouent nos idéaux?

La vie défile vite, on s’épuise à trop s’battre
Viens, on défie l’vide, acrobates  « 

 

Un très bon cru que cet album, décidément.
Et vous, vous connaissiez LEJ ? Envie de les écouter ?

 

L’automne en images et en musique #spécial Halloween

Et oui, c’est Halloween !

Sélection musicale spéciale cette année encore. Vous pouvez retrouver les Halloween précédents ici , ici ou bien ici, sans oublier la sélection de livres. 
Et, bien sûr, en photos, sur mon autre blog LeyArts Photos

La suivante, on  ne s’en lasse pas ….

Très vintage pour celle qui suit puisque elle date des années 1930 :

Et enfin, cette chanson à l’humour noir qui est aussi ancienne (écrite en 1934) et qui relate comment le fantôme d’Anne Boleyn hante la Tour de Londres, sa tête sous le bras:

La playlist en entier est à écouter ici. 

(Chris Dunn illustrations) 

Premières lignes #15août

Avec un peu de retard, voici les Premières lignes de la semaine avec le début d’un roman noir déniché à la bibliothèque :

Larry Speed débarqua à l’aéroport de Majorque le samedi 18 mars 1967 en milieu d’après-midi.
A la sortie de l’avion, il cligna des yeux, chaussa ses lunettes noires et ôta son blouson de cuir. Lorsqu’il avait quitté Tempelhof, quelques heures plus tôt, Berlin se perdait dans la brume et la température ne dépassait pas cinq degrés »

 

 

Back up est une découverte, et une très bonne surprise !
Roman sex (un peu), drugs (beaucoup) et rock’n’ roll (l’essentiel), Back Up est un roman noir, plus qu’un polar qui retrace le parcours de la musique depuis les années 60 et celui d’un personnage au fil de ses errances en Europe : Bruxelles, Paris,  Londres version swinging London, Berlin – oh, merci pour cette description de Berlin que j’adore!
L’auteur relate qu’il a été influencé par une émission de radio sur les morts suspectes dans le rock (Brian Jones, Kurt Cobain, j’en passe). Paul Colize fournit un récit à l’écriture serrée, très bien documenté.
Mieux que cela, le texte est truffé de petites anecdotes et de clins d’oeil à la petite histoire du rock.

A la fin, vous trouverez une playlist, ainsi qu’une bibliographie (que je connais bien …).
Dans un certain sens, ce roman m’a fait penser à Armageddon Rag de GRR.Martin (sans la dimension fantastique).

A lire pour en savoir plus sur le rock ou parce que vous aimez àa

 

Résumé : En 1967, les quatre membres du groupe de rock Pearl Harbor meurent les uns après les autres, tous dans des circonstances étranges.
En 2010, un SDF est renversé par une voiture à la gare du Midi à Bruxelles. Diagnostiqué souffrant du Locked In Syndrom, X Midi est transporté dans un centre spécialisé au sein duquel Dominique, kiné, va tout faire pour découvrir l’histoire de son patient.
Deux histoires différentes ? Non, des destins fortement liées qui nous entraînent à travers l’Europe, sur les traces de Chuck Berry, des Beatles et des Rolling Stones.

 

L’auteur à St Maur (le roman a reçu le prix St Maur en poche):

 

La playlist:

 

 

 

Back Up – La Manufacture des Lettres

Folio 

 

Participations des autres blogueurs/blogueuses à Premières lignes :

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Light and smell

 

On remet le cover #8

Voici un nouveau volet de « On remet le cover »   dans lequel je vous propose des reprises musicales variées

Il s’agit d’une reprise assez controversée ( cf. les commentaires sur les réseaux sociaux) dont je vais parler cette semaine. Elle a été faite par Shaka Ponk et elle est récente (2018). 

La version originale, elle, date de 1991 et a été un très gros hit:

 

Et la version de Shaka Ponk :

 

Alors, on remet le cover ?

On remet le cover #7

Bel exercice de  cover avec un groupe anglais bourré de talent : The Struts. 

Les voici dans une reprise de Bowie – « Rebel, rebel »:

The Struts est un groupe de rock anglais, créé à l’initiative de Luke Spiller au chant, et Adam Slack à la guitare, en 2009. Rejoints à la basse par Jed Elliott et par Gethin Davies à la batterie trois ans plus tard, le quatuor se taille une réputation scénique exceptionnelle, allant même jusqu’à faire la première partie des Rolling Stones au Stade de France le 13 juin 2014

D’ailleurs, avec cette reprise des Stones, c’est aussi bien fait. Luke Spiller, le chanteur, est aussi connu pour ses prouesses vocales, aussi proche d’un Freddy Mercury que d’un Steven Tyler mâtiné d’un Jagger.

 

 

Et quand The Struts reprennent Queen, ça donne ça :

Là, c’est sûr, on en redemande !

On remet le cover #6

 

C’est une grande dame du rock qui se colle cette semaine – et pour la Fête de la musique –  à l’exercice du cover.  Patti Smith    a repris au début du mois de juin 2018 une chanson légendaire: « Beds are burning » de Midnight Oil.

 

Enorme tube de 1987, chanson engagée réclamant la restitution des terres natales aux aborigènes australiens, « Beds are burning » a fait connaître le groupe australien au grand public.

 

Cette fois, on remet le cover, non ?

 

Bonne fête de la musique à tous.tes!

On remet le cover #5

 

Parce que (re-) découvrir des reprises faites avec intelligence, brio ou humour, c’est un peu comme tomber sur une pépite.
Alors, on remet le cover  ou pas ?

 

Aujourd’hui, il s’agit  d’une chanson qui a connu une multitude de reprise. Entre autres, on connaît celle de Pink ou de Lady Gaga. Mais celle qui suit est bluffante, interprétée lors d’un Serbia Got Talent (3ème place) par Aleksandra Josić  (Aleksandra est la chanteuse du groupe slovène King Foo  à présent):

 

Dans un style un peu différent mais aussi fidèle à la version de Linda Perry, celle de Coco Lee:

 

Alors, on remet le cover?  Ou on garde la version originale ?

 

On remet le cover #4

 

Il n’y a rien de plus frustrant  que d’écouter la reprise d’un morceau et de se dire « mais je te connais, toi ! mais qui es-tu?« . Bien sûr, certaines applications nous donnent la réponse assez facilement. Mais pourtant, il y a un réel plaisir à aller fouiller afin de trouver la – ou les – perles rares.  Si certains artistes ont su faire des hits avec des covers, d’autres restent dans l’anonymat le plus complet (et parfois, ce n’est pas un mal, chut).  Découvrir des reprises faites avec intelligence, brio ou humour, c’est un peu comme tomber sur une pépite.
Alors, on remet le cover  ou pas ?

C’est Robyn Adele Anderson  , vocaliste chez Post Modern Jukebox  qui nous sert cette étonnante version de  » Bawitdaba « , chantée à l’origine par Kid Rock:

On en oublie presque la version originale :

 

Il est à noter que Robyn Adele Anderson a aussi livré un très bon cover (gypsy jazz ) du « Loose yourself  » d’Eminem dont je parlais la dernière fois :

 

Alors, on remet le cover ou pas ?

On remet le cover #3

Il n’y a rien de plus frustrant  que d’écouter la reprise d’un morceau et de se dire « mais je te connais, toi ! mais qui es-tu?« . Bien sûr, certaines applications nous donnent la réponse assez facilement. Mais pourtant, il y a un réel plaisir à aller fouiller afin de trouver la – ou les – perles rares.  Si certains artistes ont su faire des hits avec des covers, d’autres restent dans l’anonymat le plus complet (et parfois, ce n’est pas un mal, chut).  Découvrir des reprises faites avec intelligence, brio ou humour, c’est un peu comme tomber sur une pépite.
Alors, on remet le cover  ou pas ?

 

 

C’est une reprise étonnante que je vous propose cette semaine. Elle est signée Andra Day. 
La chanson originale, un modèle du genre, très bien écrite et construite :

 

La reprise d’Andra Day est un bel acoustique servi par la voix de la chanteuse :

« Andra Day a étudié à l’école des arts du spectacle School of Creative and Performing Arts (SCPA) de San Diego en Californie où elle s’est spécialisée dans le chant. En 2012, Day a réalisé une reprise du titre Mamma Knows Best de Jessie J très remarquée sur sa chaîne Youtube ce qui lui a permis de signer avec le label Warner Bros.

Day est repérée par Stevie Wonder en 2015 et enregistre avec lui un duo sur la chanson Someday at Christmas qui apparaît dans une publicité. Son premier album, Cheers to the Fall , est produit par Adrian Gurvitz et Raphael Saadiq, et regroupe la participation de Questlove, James Poyser du groupe The Roots, DJ Jazzy Jeff et des Dap-Kings du groupe Sharon Jones & The Dap-Kings.

Spike Lee a réalisé le vidéo-clip du premier single, Forever Mine, Andra Day est également présente sur la bande-son du documentaire What Happened, Miss Simone?

Le 24 février 2016, Andra Day se produit devant le président Barack Obama à la Maison-Blanche avec d’autres artistes.

Son style musical allie mélodies soul, jazz et r’n’ b, et sa voix est régulièrement comparée à celle des chanteuses Amy Winehouse et Adele

 

Andra Day a aussi fait cette autre  reprise  dans l’esprit Billie Holiday  – chapeau M’dame !

Alors, on remet le cover ?