Tag de fin d’année 2018

Voilà, ça y est ou presque : l’année 2018 se termine !
J’ai envie de dire : « déjà ? »  tellement elle a passé vite.
Et pour cette fin d’année, je m’y colle à nouveau : voilà le tag de fin d’année du Pingouin Vert.
L’an dernier, voilà ce que ça donnait…

  • Selon vous quelle est la personnalité de l’année 2018 ? 

2017 :Toutes les femmes qui on témoigné contre ce …… Harvey Weinstein et toutes les ordures du même acabit. Pour résumer: toutes les femmes qui se font entendre

2018 : Ceux et celles qui ont protesté, se sont montrés constructifs et ne sont pas tombés dans les extrêmes ni dans la haine, ni dans la violence.

  • Quelle personnalité n’avez vous plus envie de revoir en 2019 ? 

2017: Trump et son pote de guéguerre Kim Jong-un
Dans l’idéal, tous les tyrans et dictateurs du monde…

2018 : Les mêmes assortis des extrémistes de tout poil en Europe

 

  • Quelle a été votre plus grosse déception artistique de l’année (livres,films, musique, etc) ?

2017 Film: Guardians of the Galaxy vol. 2

2018 – Côté lectures, une véritable déception après en avoir entendu que du bien: Les fantômes du vieux pays, de Nathan Hill. C’est rare que je m’ennuie autant durant une lecture…

  • Quelle a été votre bonne surprise artistique de l’année 2018 ?   

2017: les concerts de G-Dragon et Post Modern Jukebox

2018: Beaucoup de lectures très agréables, des séries dont j’ai parlé ici – en y ajoutant l’adaptation de L’Amie prodigieuse (une série littéraire que je n’aurais pas forcément lue sans les bons conseils d’une amie de très longue date)

 

  • Une chose que vous n’auriez jamais voulu voir en 2018 ? 

2017: la mesquinerie, les rageux, les chouineurs (tout ça se conjugue autant au masculin qu’au féminin), surtout sur internet et les RS. Les fans de Johnny à son décès

2018 : les haineux, en général. Je ne supporte plus les gens aux comportements inappropriés qui projettent leur mal-être sur les autres (et en l’occurrence, sur moi).
Il est tellement plus simple pour tous d’être positifs, à la fin !

J’ai aussi un message plus personnel à adresser à La Mort: « s’il te plaît, laisse-nous un peu de répit, juste un peu.. ». Parce que ces dernières années, ces derniers mois, les décès autour de moi sont beaucoup trop nombreux…Un processus de deuil est toujours très long.

  • Le nombre de livres/films lus/vus en 2018 

2017 : j’emprunte entre 10 à 25 livres par mois en bibliothèque, ce à quoi se rajoutent les SP, et mes livres personnels.
Je peux dire que je suis dans les 250 à 300 livres/an en moyenne
Films au cinéma: 5 ou 6

Livres : beaucoup (plus de 100 et sans doute, plus de 200).
Films : au cinéma : 5 ou 6, à peu près

 

  • La série TV de l’année ? 

2017 : The handmaid’s tale (la servante écarlate) et Outlander saison 3

2018: Pose – une série que je conseille encore et encore
Très bonne surprise avec : Les nouvelles Aventures de Sabrina
Idem : Killing Eve
Toujours ravie avec : Outlander saison 4
Et je pense que l’adaptation de L’amie Prodigieuse est en train de devenir mon coup de coeur de fin d’année.

 

  • La chanson de l’année ? 

2017: Taemin – Move

2018 : je n’écoute vraiment plus rien  ou presque de ce qui remplit les hits actuels (l’auto-tune aura la peau de mes oreilles)
Mais j’ai mes chouchous pop/rock  et cette année : The Struts

Et Greta Van Fleet (avec un nouvel album) :

  • Vos bonnes résolutions ?

2017 : l’idée était dans l’air concernant mes projets professionnels…
2018 : j’ai eu la chance d’intégrer un parcours numérique passionnant (Digital Job Ambition – pour l’instant, c’est une spécialité nantaise) au cours duquel j’ai rencontré d’excellentes personnes. Un projet avance ….
Ma bonne résolution, c’est de continuer, de croire en moi et de poursuivre aussi le travail sur moi-même qui, lui aussi, avance bien.

  • Un mot pour l’année prochaine ?

Continuer toujours, sans me laisser déstabiliser par des personnes qui n’en valent pas la peine.

  • Votre année en images ?

2018 : bilan des films et des séries

Quand je vois mon bilan de l’an dernier et que je me relis : « Je ne peux pas dire que ça soit une année faste. Comparativement, je suis allée 5 fois aussi au cinéma en 2016 avec un taux de satisfaction bien plus élevé« , je ne sais pas si je dois glousser ou m’attrister.
Cette année, je suis allée à peu près autant de  fois au cinéma, ce qui me paraît toujours assez peu, avec une satisfaction assez moyenne.

L’année avait plutôt bien commencé avec Les Heures Sombres, somptueux,   puis, dans un tout autre genre,  Black Panther, l’un des meilleurs films de super-héros actuels.

Par la suite, ça se complique. Nous avons eu droit à un Avengers: Infinity War  un peu bancal – et même si on sait ce qui se passe en réalité dans les comics, on se demande comment tout ça va se résoudre à l’écran….

Le Deadpool 2 ne m’a absolument pas convaincue. Dans le style, « remettez-moi deux louches d’humour lourdingue et pour le reste, on s’en fiche », effectivement, ça fonctionne. Il reste que le scénario est mince et le résultat beaucoup moins percutant que le premier opus.

Je suis aussi allée voir Darkest Minds (j’ai failli oublier celui-ci dans mon bilan, c’est dire…) Là non plus, ce n’est pas une franche réussite (je reste soft). Disons que le film a le travers d’une série Y.A calquée sur tant d’autres, avec peu d’originalité…. Ce qui est le souci des romans d’où est tiré le film (les romans étant encore plus mauvais que l’adaptation cinématographique) !

J’ai aussi vu BlackkKlansman, qui lui, est une réussite, heureusement. Je sais que j’ai un faible pour les films de Spike Lee mais même sans cela, j’ai vraiment apprécié.

Et pour finir l’année, il y a eu LE film que j’attendais : Les Crimes de Grindelwald (les Animaux Fantastiques 2). Et là….comment dire ? Je reste mitigée.
Il y a trop d’incohérences et, pour une fan de l’univers de Harry Potter, c’est plus que gênant. Sinon, le film est assez bien fait même si on se demande encore où sont les fameux animaux fantastiques que l’on voit très peu (et c’est dommage). Eddie Redmayne campe un très bon Newt. Johnny Depp est plutôt bon, en Grindelwald. Jude Law est convaincant en jeune Dumbledore.  Le troisième volet a intérêt à être nickel pour rattraper tout cela….

Je passe donc aux séries avec beaucoup plus d’enthousiasme !

Et je commence par ma série chouchou de 2018 : Pose

C’est la série la plus humaine, réussie, émouvante de ces dernières années. Rien que ça… Une saison 2 est prévue.

L’autre série qui m’a bluffée, c’est Killing Eve, une adaptation des romans de Luke Jennings : Nom de code Villanelle.

J’ai aussi beaucoup aimé les Nouvelles aventures de Sabrina   – oui, cette Sabrina apprentie sorcière qui revient pour la onzième adaptation télévisée. Et cette fois, le choix a été d’adapter le spin-off horrifique des comics, Chilling Adventures of Sabrina. Si vous aimez les sorcières et vous faire peur un peu, c’est gagné !

Et enfin, dans mon top 4, il y a cette autre adaptation : A discovery of witches d’après la trilogie de Deborah Harkness (Le livre perdu des sortilèges, en français). J’avais apprécié la série de romans, malgré la présence de vampires (et je déteste vraiment ce type de personnages). La série est fidèle aux livres et a le mérite d’aller à l’essentiel, alors que souvent Harkness se perd dans des longueurs complètement inutiles.

Du surnaturel, de la romance, de superbes paysages et un casting aux petits oignons :

Vu aussi et apprécié

  • L’aliéniste – une honnête série qui se regarde bien
  • Patrick Melrose
  • La catedral del mar (les « Piliers de la terre » espagnol– très bien à lire aussi)

J’ai aussi visionné l’intégrale de Girls (dont j’ai parlé ici).
Et comme je suis The Walking Dead, j’ai enfin vu les premières saisons que je n’avais pas eu le temps de voir. J’en ai parlé dans un article.

D’autres séries que je suis :

  • Doctor Who saison 11
    Si j’ai apprécié le nouveau docteur, les compagnons, je me suis franchement ennuyée durant cette saison que j’ai laissée de côté. Trop d’épisodes bancals, peu aboutis. Le premier épisode de la saison commence très fort mais je n’ai pas trouvé que la suite tenait ses promesses.
  •  Outlander saison 4
    J’ai l’impression que la série va vraiment en se bonifiant. Elle était déjà très juste dès la première saison, mais les acteurs ont trouvé leurs marques. C’est de mieux en mieux !

Quelques séries en vrac

  • Krypton – S.1
    La série remonte aux origines de Superman. On suit les aventures de son grand-père. C’est correct, ça ne casse pas de pattes aux canards non plus….

T’as pas vu ma pop (le retour): vous avez dit « trilogie »?

 

Dans le premier volet de T’as pas vu ma pop, j’avais parlé de la structure narrative du Voyage du héros. 
Aujourd’hui, je vais aborder la construction en 3 parties de Star Wars….

 


Rappel du monomythe et du voyage du héros

Construite selon le modèle du Voyage du Héros de Joseph Campbell, l’oeuvre de Lucas se découpe en trois parties (et en 3 trilogies) dans lesquelles nous verrons que les duos  sont des constantes pour la narration.

C’est donc une narration en 3 trilogies de 3 épisodes chacune, chaque épisode étant construit en 3 actes.

Par exemple, dans « Un nouvel espoir »:

  • 1er acte: c’est l’exposition  – on  installe l’histoire , les principaux personnages et le personnage qui la portera, le protagoniste.
    Au début, on rencontre Vader, Leia, Obiwan Kenobi, Luke Skywalker. On comprend très vite quel sera le but du protagoniste: Luke doit apprendre à utiliser la Force (ou non). Luke refuse en premier lieu et aussi reste-t’on dans ce premier acte d’exposition jusqu’à ce qu’il retourne sur Tattoine et trouve son oncle et sa tante assassinés (mésaventure suscitant la compassion du public qui en vient à s’identifier au héros). Là, on bascule dans la seconde partie.
  • 2ème acte: c’est le voyage du héros. Pendant cet acte,   les obstacles et les embûches  se multiplient et s’intensifient autour du personnage. Grâce à l’identification préalablement établie, le public ressent de la peur pour le protagoniste, mais aussi pour lui-même.

 

  • Le 3ème acte :  c’est le point culminant, le climax, et la solution. En effet,  c’est dans ce  troisième acte que se trouve le plus haut point de tension du drame (climax).  Avec la décision d’attaquer l’Etoile de la mort (l’étoile noire en VF), Luke détient la solution ( se confronter, utiliser la Force, rétablir la paix).

C’est une structure classique, mais efficace, qui est utilisée là.

Avant Star Wars, les trilogies telles que nous les concevons actuellement n’étaient pas de mise à Hollywood ( nous avons des exemples dans le cinéma français, par contre: Fantomas, la Trilogie marseillaise, les Bronzés – et oui !)
Dans le cinéma américain, il y avait des suites numérotées, comme pour le Parrain (1, 2 – le troisième sera réalisé après Star Wars, ce n’est pas un hasard). Mais on évitait à Hollywood, de produire des films découpés de cette sorte. Ainsi, « Autant en emporte le vent » (Gone with the wind), souvent diffusé à la télé en deux parties, est bien sorti sur les écrans en un long film de presque 4h!
Star Wars impose une autre structure : une structure en trois parties ou plutôt en: 1+2.
Cela signifie que le premier épisode se suffit à lui-même (Un Nouvel espoir; la Menace fantôme; beaucoup moins flagrant pour Le réveil de la Force qui appelle une suite). Les deux films suivants sont reliés, le second contenant un véritable appel à suivre.
La seconde partie reprend les éléments dans la première mais les intensifie. La structure scénaristique est plus complexe- ce qui fait que les seconds films sont souvent plus sombres, plus denses (L’empire contre-attaque). Les deuxièmes et troisièmes épisodes paraissent souvent ne former qu’un seul bloc narratif scindés en deux; c’est particulièrement visible avec L’empire contre-attaque et Le retour du Jedi. Il en est de même avec L’attaque des Clones et La Revanche des Sith, qui, de plus, sont séparés temporellement du premier film par une ellipse de plusieurs années.

Exemples:

la fin d’Un Nouvel Espoir – happy ending, tout aurait pu s’arrêter là. 

 

Fin de l’Attaque des clones (si, avec ça, on n’a pas compris que les ennuis ne faisaient que commencer!):

 Autre exemple d’un « à suivre » dans la scène finale de The Last Jedi :

Il est quand même intéressant de constater que la forme de la trilogie adoptée par Lucas servira pour de nombreux films. On ne compte plus les films en 3 parties qui sortent actuellement… à tort ou à raison. Une fois de plus, Star Wars a su influencer une partie de la pop culture, n’inventant pas grand chose puisque, avant lui, la littérature  fantasy avait connu son maître de la structure ternaire avec …JRR.Tolkien.
Pourrait-on dire alors, que Star Wars tient plus de la science fantasy que de la science fiction? Je vous laisse réfléchir sur cette idée et vous donne rendez-vous très bientôt.

 La prochaine fois, nous poursuivrons ensemble ce voyage  dans les étoiles et en compagnie de héros de la pop culture: des couples, des duos, des tandems, des jumeaux….

T’as pas vu ma pop #5

La semaine passée dans T’as pas vu ma pop, je me suis intéressée à la recette campbellienne – ou comment faire une bonne soupe au monomythe- avec la structure du Voyage du Héros (Ulysse nous aura bien aidés longtemps avant Bilbo et Luke Skywalker).

Aujourd’hui, entre les bagages et un rhume des foins carabiné, je vais continuer mon propre voyage – et le vôtre – en direction du mythe, de la croyance et de la prophétie. Ce sera un peu plus court pour les raisons évoquées sur ce blog.

Crois-en moi, crois-en toi: croyance et prophéties auto-réalisatrices

On entend souvent que la pop culture est un pillage continuel sans foi ni loi (si possible). Et aussitôt, certains se mettent à pousser de grands cris, tentant, en quelque sorte,  de comprendre la pop culture en dehors d’elle-même, et non pas en interne. Renvoyer la pop à ce qui ne peut pas être saisi, le moment, l’époque, l’instant, c’est vraiment chercher à s’arracher les cheveux – ou à enrager.

La pop culture pille la culture populaire, tranquillement, et fournit son propre mythe. En fait, elle opère un retour sur soi, une réflexivité plus qu’une révolution: une forme d’autoprophétie.
On observe le même scepticisme chez le chef d’orchestre  Leonard Bernstein (qui aimait le rock et la pop) en 1967 dans le documentaire« Inside pop » qui ne croit pas à la rébellion mais loue la créativité.

Prophétie, mais de quelle prophétie parle-t’on?

En premier lieu, de ce que Robert K.Merton nomme la prophétie autoréalisatrice.
Je rappelle ce qu’est une prophétie autoréalisatrice – selon Merton, il s’agit de:

 La prophétie auto-réalisatrice est une définition d’abord fausse d’une situation, mais cette définition erronée suscite un nouveau comportement, qui la rend vraie »

Si je reviens à notre Héros de la semaine dernière, je peux alors dire: « Bon, je ne vais pas me casser la tête pour inventer un quelconque motif à son aventure, il y a beaucoup plus simple »  Il y a longtemps, une prophétie raconte qu’il devait y avoir un Elu (tout se transpose au féminin, j’ai oublié de préciser). Comme par hasard, l’Elu est le héros de mon histoire mais voilà, il ne le sait pas encore – et c’est parti…
Tiens, ça ne vous rappelle pas un/des films? Un/des romans? Des jeux vidéo?

 

Star Wars? Un enfant destiné à rééquilibrer la Force. Matrix? Un homme élu… Harry Potter? Un jeune garçon dont on a prédit qu’il devait tuer ….etc…

 

Star Wars: Prophétie de l’Elu

 

Prophéties chez Harry Potter

J’en reparle la semaine prochaine….

Pour aller plus loin:

 

Retour vers le passé : 12/1976

Depuis la semaine dernière (ici), faisons un tour dans le TARDIS mis à notre disposition (non, ce n’est pas un traîneau, là , dehors! ) et embraquons -nous pour un voyage temporel, bien sûr: destination: décembre 1976 

Pour préparer cet article, je dois dire que je me suis bien amusée. En effet, même si je garde un souvenir souvent confus de cette période (  1976, j’étais en CM1), je me souviens très bien de la  période disco. Puis, plus tard, ce qui m’a largement influencée dans mes goûts musicaux: l’émergence du punk.

Donc, en décembre 76, je ne vais étonner personne en citant le N°1:

Boney M

Côté mode, on pense souvent à ça:

Mais on oublie souvent ça:

76, c’est l’année de:

(et la coiffure de Farah Fawcett devient celle qu’il faut copier; les petites filles, quant à elles, rêvent d’être de « Drôles de Dames »)

Pendant ce temps, ABBA aligne les tubes:

D’autres titres sont des hits  de légende:

Queen

Au cinéma,en décembre 76,  sortent:

( je me rappelle que mes parents étaient allés voir certains de ces films)

L’âge de Cristal (avec Farah Fawcett, entre autres):

Dersou Ouzala:

La Rose et la flèche (Robin and Marian)

Intéressant aussi, la suite de « Westworld » – le film original – sort :en français, le titre est « Les Rescapés du futur «  (lol) – le titre original : « Futureworld »:

Si vous aimez la série « Westworld », voilà où tout a commencé….

En musique, dansons, avec :

KC &the Sunshine:

Rose Royce – « car wash »

Il y a quand même un OVNI venu d’Angleterre : « Bionic  Santa » :

Bien sûr, il y en a un autre, plus célèbre celui-ci:
– mais je ne pouvais vraiment pas résister au plaisir de le mettre ici –

Car, évidemment, 1976 c’est l’année punk par excellence.

Pour terminer,  j’ai un tableau sur pinterest consacré au mouvement punk , un autre (un petit, celui-ci) pour 1976 et une playlist sur youtube  intitulée 1976 . Enjoy!

Au revoir, Mr.Rickman

Bien sûr, je n’allais pas laisser partir  Alan comme ça – même si, dans un certain sens , il est immortel. Non, pas avant d’avoir fait un petit tour en images, avant d’avoir évoqué quelques souvenirs  et des extraits de films mémorables.
Alan qui chante, vous connaissez ? parce que la voix de Mr.Rickman, oui, bien sûr. elle fait partie de ce type de voix melliflue qui vous ensorcelle pour mieux vous achever (une voix d’enchanteur, que dis-je ? de sorcier, c’est bien cela). Mais celle qui chante, c’est aussi pas mal.

Truly, madly, deeply (1990)
C’est une  histoire de musique, d’amour perdu, de fantôme,  de souvenir, de violoncelle, signée Anthony Minghella.

Plus amusant, dans « Help , I’m a fish » (Gloups, je suis un poisson , en français ) , la voix de Joe, le méchant poisson est celle d’Alan Rickman. et cette chanson « Intelligence » est chantée par l’acteur:

 

Mais avez-vous déjà entendu Alan Rickman chanter en français ? Et pourtant, il l’a fait sur un audiobook:« The return of the native » Thomas Hardy (et bravo pour les « r » jamais faciles à prononcer pour les anglophones).

Bien sûr, il y a  Sweeney Todd   « Pretty women »:

Dans CBCG (2013)

Dans Snow cake (2006) – l’un de mes films préférés

Quelques moments  sans chansons 

Dans « Close my eyes« (1991):

 

 

Thérèse Raquin – 1980 (série britannique)

N’oublions pas ce grand moment : Dogma : (Metatron)

1978 – Roméo & Juliette 

Et pour conclure, en chanson, dans le clip de Texas, In demand:

 

 

Dear Alan…

J’aimerais vraiment arrêter de faire des articles « en hommage à … » mais  celui-ci me tient particulièrement à coeur.  69 ans, mon cher Alan, ce n’est pas un âge pour mourir. C’est trop jeune. Pas maintenant. 
C’est ce qu’on se dit. On se révolte. Et pourtant, Alan Rickman est décédé ce 14 janvier 2016. 

Alan Rickman est l’un des rares acteurs (heu…le seul) à qui j’ai un jour envoyé une carte d’anniversaire qui était en février.  Oui. Un jour, j’ai bien écrit cette carte et je l’ai postée. Une carte que j’avais moi-même illustrée plusieurs années auparavant. Et pour la petite histoire, j’avais reçu une réponse de son attachée de presse. 
Car Alan Rickman est (était, donc)  certainement le 2ème acteur dont je suis vraiment admirative — la 1ère place est depuis longtemps prise par Gary Oldman, ce n’est pas un secret — 
J’ai vu un nombre considérable de films dans lesquels il a joué, en V.O pour profiter de voix inimitable (et superbe).
Et voilà, je suis triste. C’est con. C’est humain, mais c’est con. Quand on ne connaît pas personnellement la personne qui vient de mourir. 
Bref. Les articles de journaux se succèdent:

Ici

Le Parisien

The Guardian

Ici

Ici

Ici

Long-time friend and frequent co-star Emma Thompson wrote: « Alan was my friend and so this is hard to write because I have just kissed him goodbye.

« What I remember most in this moment of painful leave-taking is his humour, intelligence, wisdom and kindness. His capacity to fell you with a look or lift you with a word. The intransigence which made him the great artist he was – his ineffable and cynical wit, the clarity with which he saw most things, including me, and the fact that he never spared me the view. I learned a lot from him.

Alan Rickman and Helen Mirren in Anthony and Cleopatra in 1998

Sir Ian McKellen, who appeared with Rickman in the 1996 TV movie Rasputin, wrote on Facebook:

« There is so much that is matchless to remember about Alan Rickman. His career was at the highest level, as actor on stage and screen and as director ditto. His last bequest of his film A Little Chaos and his indelible performance as Louis 14th, should now reach the wider audience they deserve.

« Beyond a career which the world is indebted to, he was a constant agent for helping others. Whether to institutions like Rada or to individuals and certainly to me, his advice was always spot-on. He put liberal philanthropy at the heart of his life.

 

« He and Rima Horton (50 years together) were always top of my dream-list dinner guests. Alan would by turns be hilarious and indignant and gossipy and generous. All this delivered sotto, in that convoluted voice, as distinctive as Edith Evans, John Gielgud, Paul Scofield, Alec Guinness, Alastair Sim or Bowie, company beyond compare.

« When he played Rasputin, I was the Tzar Nicholas. Filming had started before I arrived in St Petersburg. Precisely as I walked into the hotel-room, the phone rang. Alan, to say welcome, hope the flight was tolerable and would I like to join him and Greta Scacchi and others in the restaurant in 30 minutes? Alan, the concerned leading man. On that film, he discovered that the local Russian crew was getting an even worse lunch than the rest of us. So he successfully protested. On my first day before the camera, he didn’t like the patronising, bullying tone of a note which the director gave me. Alan, seeing I was a little crestfallen, delivered a quiet, concise resume of my career and loudly demanded that the director up his game.

« Behind his starry insouciance and careless elegance, behind that mournful face, which was just as beautiful when wracked with mirth, there was a super-active spirit, questing and achieving, a super-hero, unassuming but deadly effective.

« I so wish he’d played King Lear and a few other classical challenges but that’s to be greedy. He leaves a multitude of fans and friends, grateful and bereft. »

Alan Rickman and Emma Thompson

C’est un sentiment étrange, quand même, de me dire: « Voilà,  je ne le verrais plus dans un nouveau film, seulement dans les anciens ».

Alan Rickman in 1978's Romeo & Juliet

Alan Rickman in Romeo and Juliet

Linsday Duncan and Alan Rickman in Private Lives

Juliet Stevenson as Nina and Alan Rickman as Jamie in Truly, Madly, Deeply

Mary Elizabeth Mastrantonio and Alan Rickman in Robin Hood Prince of Thieves, 1991
Tim Allen, Alan Rickman, Sigourney Weaver and Patrick Breen in galaxy Quest, 1999

16/12/ 2015: La Force est réveillée!

Un peu d’humour en ce jour de la Force qui se réveille: le film est donc sorti ici.

 

Après le cast qui chante, les dialogues de Chewie:

 

Puis, les sons de Star Wars:

Sinon, tapez: « a long time ago in the galaxy » dans la barre de recherche sur Chrome , et là, s’ affichent les dernières news sur le sujet façon générique de Star Wars. Allez, ça amuse…

Google propose ceci :
choisir son camp : côté lumineux, ou  côté obscur de la Force. Selon le choix que l’on fait, connecté à son compte Google, plusieurs services tels que Chrome, Gmail,  Google Maps,  la recherche Google , Google Traduction, YouTube… etc…modifient leur apparence pour refléter le choix. Sympa!

Sinon, je vous suggère, pour le fun aussi une version disco de la musique de Star Wars. En 1977, lors de la sortie du 1er film, nous étions alors en pleine vague disco (entre autres…). Je me souviens parfaitement de cette version que j’appelais alors (j’avais 9 ans): « la musique de la Guerre des Etoiles » et que j’ai gardé sur une de ces antiques cassettes (audio). Si, si.

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30 Day Movie Challenge – Jour 29

Jour 29 – Les films les plus  obscurs , les plus incompréhensibles, que vous ayez vus

 

Je ne peux pas vraiment dire que j’ai en tête un film que je n’ai pas compris. J’ai déjà évoqué le cas de Tree of Life. Je ne vais pas y revenir. Sinon, il y a une partie de 2001, Odyssée de l’espace qui m’a toujours laissée perplexe ( le début et …une partie de la fin, vraiment longuette). Mais, en règle générale, j’ai préféré (et de loin), le roman d‘Arthur C.Clarke.

Mais on peut aussi essayer de le regarder comme ça:

 

Cependant, ce n’est pas réellement de l’incompréhension. Bien sûr, ce sont des passages un peu… obscurs. Mais il y en a aussi dans Matrix (particulièrement dans le 3 ème, qui est loin de valoir le 1er, à mon sens). Ensuite, de là à dire: « je n’ai rien compris », à moins d’avoir dormi durant la majeure partie du film ou de ne pas aimer les films un peu  complexes, (je n’ose pas dire : ou d’avoir le Q.I d’une huître cataleptique – mes plus plates excuses auprès des huîtres, cataleptiques de surcroît) ,   il y a un grand pas (que je ne ferai pas).

Un film complexe ou qui demande de la réflexion ne signifie pas « incompréhensible ». Et, pour enfoncer des portes ouvertes (ou des fenêtres), ce qui est difficile à comprendre pour l’un ne l’est pas forcément pour son voisin /sa voisine. (donc, cesse de bailler au cinéma et de geindre, va manger tes pop-corns dehors si tu ne piges rien à…..) Décidément, je suis habitée par un mauvais génie, aujourd’hui…. Je reprends: 

Par contre, je vois bien un film, qui a mal tourné. Il  avait bien commencé et par je ne sais quel mystère, le voilà perdu!

The Box

« Norma et son époux mènent une vie paisible dans une petite ville des Etats-Unis jusqu’au jour où une mystérieuse boîte est déposée devant leur domicile. Quelques jours plus tard, se présente l’énigmatique Arlington Steward qui leur révèle qu’en appuyant sur le bouton rouge de la boîte, ils recevraient un million de dollars, mais cela entraînerait la mort d’un inconnu… »

L’idée est bonne mais voilà, le film s’égare. Il y a eu des critiques assez mitigées ça et là.

 

Et dans le genre  » mais pourquoi ? « , j’ajouterais aussi :

Cube –  Vincenzo Natali (1997)

J’étais allée voir celui-ci au cinéma avec un ami et ex-collègue. J’ignore pourquoi ce film en particulier mais ça nous semblait une bonne idée, sur l’instant: « Six personnes enfermées dans une pièce cubique se réveillent. Celle-ci compte six sorties, une sur chaque face, mais certaines pièces sont mortellement piégées. Comment trouver la sortie ? » Intéressant, non?

Oui, mais non. L’idée était bonne mais très vite, on ne voit qu’un enchaînement de pièges un peu sans queue ni tête. En fait, il ne faut surtout pas chercher ni le comment ni le pourquoi ? Oui, car enfin, pourquoi sont-ils enfermés dans ce fichu cube et par qui? ….et bien, on ne le saura pas ! Voilà!
Je crois que ce sont nos têtes que nous aurions dû prendre en photo à la sortie (mais, non, 1997, pas de selfies! ). Mais le plus amusant, c’est qu’il existe une suite : Cube 2 Hypercube  et ….un Cube Zero qui est une prequelle. Comme quoi, on peut s’amuser longtemps avec ce concept de cube…..

Et demain, j’ignore si mon génie maléfique m’aura quittée mais je finirai ce challenge (qui a été excellent, une source d’échanges fructueux et intéressants tant ici que sur mon profil FB où mon mur a débordé d’idées)

 

30 Day Movie Challenge – Jours 27 et 28

Jour 27 – Vos films étrangers (hors US) préférés

Le Festin de Babette (en danois : Babettes Gæstebud)

Danemark

réalisé par Gabriel Axel et sorti sur les écrans en 1987. Il est inspiré d’une nouvelle de Karen Blixen.

 

 

Tu n’aimeras point 

(Eyes Wide Open)

Un film de Haim Tabakman.
Festival de Cannes 2009 – Un Certain Regard.

« Aaron est un membre respecté de la communauté juive ultra-orthodoxe de Jérusalem. Marié à Rivka, il est le père dévoué de quatre enfants.
Cette vie en apparence solide et structurée va être bouleversée le jour où Aaron rencontre Ezri.
Emporté et ému par ce bel étudiant de 22 ans, il se détache tout doucement de sa famille et de la vie de la communauté. Bientôt la culpabilité et les pressions exercées par son entourage le rattrapent, le forçant à faire un choix… »

J’étais persuadée que ce film était 100% israëlien (et il est aussi français et allemand…). Découvert en DVD en l’empruntant à la médiathèque. Touchant.

 

 

 

 

Épouses et Concubines

film chinois réalisé par Zhang Yimou et sorti en 1991.

 

J’ai envie de dire: encore un très bon film de Zhang Yimou …..

Je reste en Asie et en Chine avec : Adieu ma concubine 

réalisé par Chen Kaige, sorti en 1993.

Un chef d’oeuvre.

Et parce que je ne pouvais pas parler de mes films préférés étrangers sans citer Pedro Almodóvar, j’ai choisi

Volver 

Espagne -2005

Le problème arrive maintenant: non-américain, mais anglais, oui. Et là, ce n’est plus possible car il y en a beaucoup trop.

Je devrais citer Alfred  Hitchcock (celui que vous voulez, j’aime bien  Les Oiseaux, mais en fait, j’aime Hitchcock), Stephen Frears, Alan Parker (The Commitments, Birdy), Terry Gilliam et son Brazil , les Monthy Python, Richard Attenborough (Gandhi, Cry Freedom, Chaplin), James Ivory (Retour à Howard’s End), Christopher Nolan (et oui! Inception, Interstellar, les Darknight…), et pour terminer une liste qui ne sera jamais exhaustive, un film qui me tient à coeur :

The servant de Joseph Losey -1963

 

« À Londres, Tony, un jeune aristocrate paresseux emménage dans une confortable maison de ville, il engage Hugo Barrett comme domestique. Ce dernier se révèle être un valet modèle, travailleur et intelligent. Une certaine complicité s’établit peu à peu entre le maître et son serviteur. Les femmes entrent en jeu : Susan, la fiancée de Tony, et Vera, d’abord présentée comme la sœur d’Hugo. La tension monte inexorablement car Susan, jalouse, détecte la face malsaine de ces intrus. Rapidement les rôles s’inversent et le maître se retrouve l’esclave de son serviteur, abandonnant tout caractère et toute volonté. »

 

Jour 28 – Vos films d’animation ou films pour enfant préférés

Voilà un thème qui est agréable!

 

Allez, c’est Hayao Miyazaki qui commence avec :

Mon voisin Totoro (My neighbour Totoro) :

 

 

Arrietty :

Coraline:

Sans oublier : Les Triplettes de Belleville

Et pour conclure (parce que je le dois):

L’Etrange Noël de Monsieur Jack (Nightmare before Christmas)