Premières lignes — 9 mai

Premières lignes

« Je suis le produit d’une expérience éducative.
Une expérience telle qu’il n’aurait pu en exister que dans ma ville et pour ma génération. Car c’est à peu près à l’époque de ma naissance que les choses se mirent à changer pour Dehaven. A force de s’étendre, chassant la population dans les Faubourgs, elle finit par déborder de ses propres fortifications. « 

J’ai déjà parlé du projet ambitieux édité aux Forges de Vulcain nommé La Tour de Garde : une trilogie consacrée à la capitale du sud, Gemina, et  signée Guillaume Chamanadjian ; une trilogie pour celle du nord, Dehaven, écrite par Claire Duvivier dont je viens de lire Un long voyage (que j’ai adoré).
Amalia est au centre de cette histoire, comme Nox l’était pour Le sang de la cité. Elle appartient aux riches familles de la ville, tout comme son ami Hirion, héritier de la famille de Wautier.
Mais la famille d’Amalia a des idées progressistes et met en place un programme d’éducation inédit pour Amalia et Hirion afin d’en faire des  » citadins de demain ». Certains événements  interviennent dans les familles et les deux enfants sont rejoints par la suite par Yonas,   destiné à prendre la suite de son père à la tête de l’écluse.
L’enseignement est basé sur les faits ; rien que du factuel, pas de contes, ni de légendes. Aucune fiction.
Cet aspect m’a semblé un peu tiré par les cheveux, d’ailleurs…
Et… comme par hasard, l’un des personnages pourtant formé à cette rigueur s’empresse de se pencher sur le surnaturel, partant à la recherche d’objets magiques. Hirion  découvre les objets et…. cela fonctionne.  Surtout  le miroir, qui permet d’apercevoir une autre ville, vite  surnommée Nevahed, la ville-miroir de Dehaven.
Bien sûr, on pense tout de suite à l’univers que Nox arpente dans le Sang de la Cité.
De là, les ennuis commencent. A Dehaven comme à Nevahed…

J’avoue que le début m’a paru un peu long ; la mise en place des personnages, le manque d’action … Non que cela soit désagréable, mais j’ai ressenti un tout petit peu d’ennui. Puis, les choses se précipitent, trouvent leur rythme en allant crescendo. Et quel final !
Donc, malgré quelques petites interrogations, j’ai vraiment hâte de connaître la suite…
Claire Duvivier a su une fois de plus le registre de langage exact pour distinguer les familles nobles comme celles d’Amalia et d’Hirion en employant le passé simple, Yonas ayant tendance à se montrer plus familier.

Une fois de plus, une très bonne surprise.

Capitale du Nord, tome 1 : Citadins de demain par Duvivier

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